lundi 20 mai 2013

Journal d'une retraite de yoga (suite)





Cher journal, 

Désolée de n'avoir pas eu de temps à te consacrer depuis 48 h, mais j'ai été trop occupée à vivre pour trouver le temps de raconter ce que je vivais. Comme ça ne m'arrive pas souvent, ça méritait - tu en conviendras - d'être respecté. 

Dans la nuit de vendredi à samedi, il a fait un très gros orage et je n'ai de nouveau pas bien dormi du tout. Après la méditation silencieuse de 7h du matin, pour commencer à réveiller notre corps, Giorgia nous a demandé de lever et de baisser les bras au rythme de notre respiration "comme un aigle qui bat des ailes". Je te prie de croire que j'étais l'aigle le plus grognon et le plus somnolent du monde. Heureusement, juste après ça, Claudia nous a fait un cours sur les méridiens en s'appuyant sur la médecine chinoise - les saisons, les organes et les émotions qui leur sont associés, et les étirements qu'on peut faire pour agir dessus. Très intéressant même si on a manqué de temps pour approfondir. Après le petit-déjeuner de 9h, on a enchaîné sur un atelier massages où on s'est réparties par binômes pour alterner les rôles de "patient" et de "thérapeute". Comme j'ai beaucoup de mal à laisser quelqu'un d'autre que mon amoureux me toucher le visage, je me suis mise avec Maria qui est la personne du groupe que je connaissais le mieux. J'ai accepté de me laisser aller, et finalement c'était très agréable et relaxant. Je me demande si Chouchou accepterait qu'on fasse ça à la maison...




Pendant le déjeuner, j'ai extorqué à Claudia la recette de sa vinaigrette au gingembre qui est une vraie tuerie. Puis, comme il faisait grand soleil (l'orage de la nuit avait eu le mérite de dégager complètement le ciel), nous sommes descendus tous ensemble à la plage. En principe, notre hôtesse Inès coupe à travers les bois sans problème, mais cette fois, le "chemin" était inondé, et j'ai ruiné mes Campers en cuir blanc. Crois-le ou non, je n'ai même pas râlé. J'ai pensé que ce n'était pas comme si je manquais d'autres chaussures, et j'au mentalement passé les Campers en pertes et profits. Il y avait vraiment beaucoup de vent et nous ne sommes pas restés longtemps sur la plage, mais quel bonheur de respirer les embruns, me remplir les poumons de l'odeur iodée de la Méditerranée, tremper mes pieds dans l'eau en poussant de petits cris, me faire arroser le jean par une vague plus forte que prévu, éviter une méduse échouée parmi les coquillages qui jonchent le sable, lever mon visage vers le soleil et juste fermer les yeux...




En remontant à la villa, Giorgia nous a donné un cours sur la philosophie du yoga et la façon dont on pouvait utiliser notre pratique pour changer ce qui ne nous plaisait pas dans notre vie, nos réactions et jusqu'à notre personnalité. Depuis le temps que je fais du yoga, j'ai rarement eu l'occasion de discuter théorie, et j'ai trouvé ça passionnant même si je ne suis pas d'accord avec tout (notamment l'idée de la permanence de l'esprit). Nous avons enchaîné sur quelques exercices pratiques. Puis le soir, après le repas, nous avons fait un atelier créativité, soit du coloriage de mandalas devant un feu de bois, vu qu'il caillait encore pas mal dans la maison. Les cheminées, c'est le Bien. Et cette activité apparemment enfantine s'est révélée elle aussi très intéressante, sans compter qu'elle nous a permis de bavarder tout en nous chipant le feutre rouge ou le crayon de couleur bleu marine. Chacune s'est repliée dans ses appartements vers 22h, épuisée mais ravie. 

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Gingembre ? *Vivement intéressée* (Pardon, c'est du commentaire largement à côté de la plaque ^^°)

Mélusine

mmarie a dit…

Ce compte rendu fait drôlement envie, et à vrai dire me donne conscience du besoin que j'aurais d'ainsi oeuvrer activement à sinon l'établissement du moins la quête d'un bien-être.

Et sinon, cette vinaigrette au gingembre, alors ?