samedi 6 octobre 2012

Le vice de la lecture




Cette semaine, j'ai lu:
- un roman ("Barococo", acheté en poche à la Fnac) et les cent premières pages d'un autre ("Odd Thomas", acheté en poche sur Amazon)
- trois bédés (le tome 1 des "Carnets de Cerise" et le tome 2 de "Bienvenue" chez Filigranes sans les acheter, mais je m'offrirai le premier le mois prochain; "Dessous", achetée chez Brüsel)
- deux ouvrages de non-fiction ("Breakfast at Tiffany's: The Official 50th Anniversary Companion", offert par Chouchou, et "Comment j'ai arrêté de CONsommer", acheté environ la moitié de son prix initial sur Amazon Marketplace).
Ce qui nous fait pratiquement un livre par jour, sans même compter celui sur lequel je bosse en ce moment.
Et on s'étonnera que mon budget lecture frôle le PIB d'un pays en voie de développement.

Les solutions pour réduire le budget en question existent pourtant:
- Passer aux livres électroniques: testé et rejeté. J'abhorre les liseuses. J'y viendrai un jour si je n'ai plus le choix. Jusque là, je continuerai à lire sur papier. Désolée, petite forêt amazonienne: mon abnégation a ses limites. 
- Emprunter en bibliothèque: oui, mais non. Déjà, il faudrait qu'il y ait les livres que je cherche (je lis beaucoup en anglais). Ensuite, je n'ai pas la patience d'attendre que les ouvrages désirés soient disponibles. Enfin, devoir rendre un livre au bout de trois semaines m'oblige à le lire plus ou moins tout de suite, même si je ne suis pas d'humeur pour lui à ce moment précis. Je préfère me constituer une PAL avec un large choix de bouquins dans lequel je peux piocher au gré de mes envies. 
- Acheter d'occasion chez les bouquinistes: mwi bon bof. Il m'arrive de faire l'emplette de certains ouvrages chez Pêle-Mêle. Mais l'offre est toujours aléatoire, et il faut beaucoup fouiller. En général, les achats que je fais chez eux sont du type "opportuniste" - des bouquins qui ne figuraient pas dans ma liste de priorités et dont je me serais passée si je ne les avais pas trouvés là. Quand je cherche un titre précis, 9 fois sur 10, ils ne l'ont pas en magasin. 
- Arrêter de lire et racheter une télé: ha ha ha ha ha. 

Blague à part, j'utilise déjà quelques petits trucs qui fonctionnent bien:
- Attendre la sortie d'un ouvrage donné en poche.
- Si je suis trop pressée pour ça, attendre au moins que le grand format commence à faire son apparition à moitié prix sur Amazon Marketplace.
- Revendre les livres que je ne souhaite pas garder... et réinvestir immédiatement les sous dans d'autres!
- Utiliser le programme Amazon Partenaires (j'avais expliqué son fonctionnement ici).

Que mes collègues se rassurent: même ainsi, je continue à faire plus que ma part de dépenses pour soutenir l'industrie de l'édition qui nous nourrit tous. Malgré mes principes, je craque plusieurs fois par mois pour des grands formats, surtout s'ils sont publiés par de "petites" maisons de qualité qu'il me semble important de soutenir (Zulma ou Philippe Picquier sont parmi mes préférées). Et bien que je commande beaucoup de choses sur Amazon, VO oblige, je suis une fidèle cliente de moult librairies indépendantes: rien qu'à Bruxelles, les vendeurs de Filigranes, Cook&Book, Brüsel et Peinture Fraîche se frottent les mains chaque fois que j'entre dans leur magasin.

En fait, si tout le monde dépensait autant de sous que moi en bouquins, mes collègues et moi-même serions tous riches depuis belle lurette. Et autant j'ai mauvaise conscience d'acheter des fringues alors que mes placards débordent déjà et qu'il me faudrait douze vies pour les porter toutes, autant je ne culpabilise jamais d'investir dans des livres (même s'il arrive que certains ne me plaisent pas et que je regrette de les avoir achetés). Je ne joue pas aux jeux d'argent; je ne fume plus depuis 7 ans; je n'ai pas dû consommer de substances illégales depuis le millénaire dernier; je bois avec modération et je suis monogame. La lecture reste mon seul vice. Franchement, je pourrais faire bien pire, non?

13 commentaires:

isabelle a dit…

ca me parle mais je n' ai plus les moyens de mon vice , hélas !
donc bibliothèque et achat de livre poche de temps en temps

EmilieSunny a dit…

Je lis aussi énormément! donc merci pour tes petits trucs pour les économies :-)

Tasha a dit…

Je me retrouve en tous points dans ton billet, sauf sur la liseuse (30% de mes lectures en e-books désormais, je m'y suis rapidement faite). Je suis d'une mauvaise foi absolue pour justifier mes (trop) nombreux achats de livres. J'ai tout tenté pour réduire ces dépenses, rien n'a marché. Je crois que la seule solution serait de me faire interdire de librairie (comme d'autres se font interdire de casino). Et encore, avec internet, ce serait facile à contourner...
Chacun son vice! A 15 ans, mon argent de poche passait là-dedans, je suis prête à manger des nouilles et des patates tous les jours pour continuer à acheter les livres qui me plaisent... Tiens, d'ailleurs je retourne à ma lecture! (Nord et Sud d'E. Gaskell)

Kleo a dit…

C'est un vice que nous partageons ! A tel point qu'en ce moment je dois m'interdire d'entrer dans les librairies et que j'entasse des titres dans ma liste d'envies Amazon... Comme toi, je commande beaucoup chez eux, mais j'adore les librairies indépendantes, spécialisées ou généralistes. A Paris, mes préférées sont l'Arbre à lettres et l'Ouvre-boîte.

Joelle a dit…

J'ai le même vice, mais il est hors de question que je me fasse interdire de librairies. Ce serait franchement inhumain, parce que je n'ai aucun autre vice "grave".
Bon week-end.

Anonyme a dit…

Fini cette semaine, "Les enfants des cornacs", je me demande bien qui m'avait soufflé ce titre...

La bibliothèque a longtemps été une solution qui ne me satisfait plus. Ce sera mon plan de repli si mon budget s'effondre, mais j'aime avoir et acheter MES livres. À moi. Que je range dans l'étagère trop petite une fois que je les ai lus, quand ça a été le moment d'y venir. (Maintenant que tu le dis, c'est peut-être pour ça aussi que je ne fréquente plus les bibliothèques...)

Je lis moins en période de travail, peut-être parce qu'il me faut faire un choix le soir venu entre la lecture, l'écriture et d'autres activités de temps à autres.
Ça ne m'empêchera pas pour autant d'aller faire coucou à mon libraire avec un liste "pour le mois". C'est ma manière de brider un minimum mes achats de bouquins, y aller une seule fois par mois après avoir pioché dans ma liste de livres à ouvrir un jour ou l'autre. Je voulais réduire ce poste de dépenses, mais c'est peine perdue, ma barrière psychologique ne se déclenche qu'à l'approche des 100€ -__-
(Et j'adore de plus en plus Zulma.) :)

Mélusine

ARMALITE a dit…

Tu l'as aimé, "Les enfants des cornacs"?

Anonyme a dit…

Plus que "La petite fille silencieuse" du même auteur :)
Je râle pour le principe sur ta contribution à l'augmentation de ma PAL ^^ Aller fureter en dehors de ses sentiers battus en lecture en écoutant les avis des autres est une très bonne chose :)

Mélusine

ARMALITE a dit…

J'ai abandonné "La petite fille silencieuse" au bout de 50 pages, pas accroché du tout non plus.
"Odd Thomas", que je lis en ce moment, est un bouquin de Dean Koontz dont j'ai lu une bonne critique sur le blog de Sun-Jae. Pas non plus mon genre du tout a priori et... j'adore. Comme quoi, faut pas être borné.

Le yuzu quimpérial a dit…

Si cela peux t intéresser mais le concept vaux le coup

http://www.recyclivre.com/

Anonyme a dit…

Je change juste le "b" et le "h" contre un "d" : j'aDore ma liseuse chérie! Je lis encore plus depuis que je l'ai car je l'ai toujours sur moi,c'est pas grave si mon bouquin fait 700 pages,elle ne pèse pas plus qu'un petit livre de poche,tant pis si je suis à 5 pages de la fin ,j'en ai plein d'autres téléchargés d'avance.
Le seul défaut: c'est si facile d'acheter un livre à toute heure,mes coordonnés bancaires sont enregistrés d'avance,je fais ma recherche,je télécharge et hop,je l'ai dans la minute,c'est très tentant.
Je résiste d'acheter le dernier Philip Roth là maintenant tout de suite..!

ANNESO

Anonyme a dit…

J'ai le même vice mais des moyens financiers désormais plus limités ainsi qu'un espace de stockage non extensible. Donc pour moi c'est bibliothèque (mais le fonds est très riche et ils achètent les nouveautés y compris en langue étrangère plus vite que moi !) et réseau d'échanges : je donne les livres que j'ai finis et réciproquement, ça permet de découvrir des livres que je n'aurais pas forcément essayés et de discuter de ses coups de coeur.
Bretonne en mal de pluie

Ln de Mtl a dit…

J'adore lire, j'adore acheter les livres, mais après avoir déménagé de l'autre côté de l'Atlantique, je me suis rendu compte que posséder mes propres livres était plus une entrave qu'autre chose. Les caisses et les caisses de livres qui sont restées en Belgique me déchiraient le coeur le jour du déménagement et aujourd'hui je pense qu'une dizaine de livres seulement me manquent vraiment. Ma nouvelle résolution donc dans ma nouvelle vie: ne plus acheter de livres (sauf pour les ouvrages illustrés ou les livres de cuisine etc. qui sont typiquement des livres à consulter plus qu'à lire).

J'avoue que je suis bien aidée avec la bibliothèque nationale du Québec au bas de ma rue. Une super bibliothèque à plusieurs étages....tout s'y trouve, les nouveautés aussi...je suis sur la liste d'attente pour plein de bouquins ! Je n'ai jamais autant lu que depuis que j'emprunte. Je peux prolonger par internet, le prêt est totalement gratuit...le pied.

Ma seule exception: la littérature québécoise ! Je l'achète pour promouvoir les auteurs d'ici et pour exporter leurs livres en Belgique. Je les fais circuler dans la famille ou chez des amis. En librairie, je prends en photos ce qui me tente et je les commande à la bibliothèque en rentrant ! :-)

Pour garder une trace de tout ce que je lis mais ne possède pas, j'utilise un moleskine prévu pour ça et j'ai maintenant un beau répertoire de toutes mes lectures !

Bises