mercredi 3 octobre 2012

"Camille redouble"


Camille a 40 ans et le moral dans les chaussettes: sa carrière d'actrice se réduit à des rôles de victime anonyme dans des films d'horreur; le père de sa fille l'a quittée pour une petite jeunette; elle boit pour oublier qu'elle a raté sa vie. Mais lors d'une soirée de Nouvel An trop arrosée, elle se retrouve projetée dans son propre passé, quelques semaines avant ses seize ans, alors qu'elle n'a pas encore perdu sa mère ni rencontré son futur mari... 

J'avais entendu dire tellement de bien de "Camille redouble" que je suis allée le voir en attendant un chef d'oeuvre. Forcément, j'ai été déçue. Certes, le film de Noémie Lvovsky (dont j'avais adoré "La vie ne me fait pas peur") déborde de sincérité; c'est son principal atout, et aussi sa principale faille. Parce que le trip "Si c'était à refaire, pourrais-je et voudrais-je prendre un autre chemin?", en fait, ça ne me parle absolument pas. Et parce qu'à mon goût, l'émotion prend trop souvent le pas sur la structure narrative. Résultat: "Camile redouble" part un peu dans tous les sens, au point qu'on ne sait plus bien où la réalisatrice cherche à en venir. Certaines scènes m'ont fait rire; d'autres ont titillé ma fibre nostalgique ou m'ont pas mal touchée sur le coup, mais 24h plus tard, il n'en restait aucune trace en moi. Pas un film inintéressant, loin de là, mais en ce qui me concerne, un rendez-vous manqué. 

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'hésite...j'hésite...




(un ombré-hair rose vif?? viiiiite!!!)

ANNESO

Nekkonezumi a dit…

Ouais ben pas top du tout pour moi non plus : cette façon de voir le passé tout en rose avec l'air béat, ça m'a énervée, c'est tellement naïf et manichéen...
Très bien joué, en revanche, mais très sentimental (beaucoup trop) et ouais, bien déçue aussi.