jeudi 7 octobre 2010

JDM

Ce matin, j'ai ouvert un oeil en entendant mes parents partir à l'hôpital. Je me suis dit: "8h30, je m'accorde encore un petit quart d'heure à traîner au lit et je me lève pour faire une bonne journée de boulot".
Résultat, c'est le bruit de la porte d'entrée se rouvrant sur les mêmes parents qui a fini par me réveiller à... 11h. Je me suis tirée du lit en catastrophe avec un bon début de migraine. Après avoir avalé un Doliprane et préparé mon thé matinal, je me suis assise devant mon PC pour faire ma petite tournée internet habituelle et commencer aussitôt à travailler.
Oui mais voilà, impossible de me connecter, que ce soit au wifi de mes parents ou au réseau non-protégé de leurs voisins qui me dépanne en cas de caprice de leur Livebox. Et pour bosser, j'ai besoin d'un accès à mes différents dictionnaires et lexiques en ligne, surtout quand je traduis un texte avec du vocabulaire très spécifique comme en ce moment.
Afin de résoudre mon problème, Chouchou m'a demandé de m'installer avec mon portable dans le bureau de mes parents, histoire qu'on puisse utiliser leur PC (très bien connecté à internet, lui) pour communiquer. Mais avant même qu'il puisse me contacter sur Skype, mon ordinateur s'est éteint... et n'a plus voulu se rallumer du tout.
Là, je l'avoue, j'ai eu un moment d'intense désespoir pendant lequel je me suis vraiment sentie maudite.
Jusqu'à ce que mon père me fasse remarquer que je m'étais branchée sur une multiprise éteinte. Et bien entendu, comme le portable que j'utilise est un vieux (étant donné que le dernier en date m'a déjà lâchement claqué entre les pattes juste avant mon départ de Bruxelles il y a presque un mois), sa batterie est morte depuis longtemps: il ne fonctionne que branché sur secteur.
Le temps de sécher mes larmes et de remédier à mon souci de connexion, il était l'heure de déjeuner. J'ai enfin pu commencre à travailler vers 14h.
A 14h15, alors que j'avais traduit environ une page et demie, le courant s'est éteint dans tout le village.
A 15h, n'y tenant plus, je me suis dit: "Tant pis, foutu pour foutu, je vais mettre mon temps à profit en allant chez le coiffeur".
Sauf que bien entendu, sans électricité, impossible d'ouvrir la porte du garage pour sortir la voiture de mes parents. Il a fallu réclamer l'aide d'un voisin qui a peiné un bon quart d'heure avant de réussir à l'ouvrir manuellement. A ce stade, dire que je me sentais persécutée par l'univers serait un doux euphémisme.
Je suis arrivée chez le coiffeur. J'ai expliqué que je voulais changer de couleur, choisi un brun foncé sur le nuancier et, parce que Chouchou avait exprimé le désir que je raccourcisse ma botte de foin, demandé qu'on me coupe une vingtaine de centimètres mais en conservant le même dégradé.
A 18h, je suis ressortie de là délestée de 99€, avec une coupe qui n'est pas forcément la pire de toute mon existence mais qui se classe facilement dans le top 5. C'est trop court, ça ne me va pas du tout, et rien que de me regarder dans la glace, j'ai envie de pleurer.
Il y a des jours comme ça où on ne peut pas gagner.

3 commentaires:

Val a dit…

Bonjour,

Serais-tu intéressée pour couvrir Les Utopiales 2010 pour mon site http://www.shunrize.com
J'ai la possibilité d'avoir une accréditation pour le Festival mais je ne peux malheureusement pas m'y rendre. Si cela te dit, tu peux contacter via le site.

A bientôt
Valérie

Miss Sunalee a dit…

où le libellé "Calimero" prend toute son importance !
il y a des jours comme ça... mais du coup, la chance devrait tourner maintenant.

en tous cas, je te fais un gros câlin (il me faudrait un commentaire automatique qui le fait à chaque article...)

Miss Sunalee a dit…

Oh et sinon, je connais une bon salon de coiffure à Bruxelles. 50€ pour une coupe - les colorations, je ne sais pas: Boomba, rue des Chartreux, à côté du magasin vintage Gabrielle.