vendredi 24 septembre 2010

What a difference 24 hours can make

Hier, il faisait un beau soleil sur Monpatelin. Aujourd'hui, la température a chuté de dix degrés et il pleut - fort.

Hier matin, je me suis réveillée bien reposée et de bonne humeur en me disant que le vent du karma était peut-être en train de tourner. Ce matin, je me suis levée sans avoir fermé l'oeil de la nuit, et en craignant que le vent du karma ait forci de façon funeste.

Hier après-midi, je m'accordais une petite sortie au centre commercial voisin pour acheter quelques bricoles: la nouvelle bédé de Margaux Motin, le dernier roman de Sophie Fontanel, une huile démaquillante Séphora pour laisser à l'appartement et deux-trois produits de parapharmacie. Cet après-midi, je lutte pour m'arracher chaque mot que je traduis, pour ne pas faire trop de recherches sur les sites internet médicaux, pour cesser d'espérer un coup de fil de quelqu'un qui sait et à qui je n'aurais de toute façon rien de plus à dire, pour ne pas penser combien Chouchou me manque et me mettre à compter les jours avant qu'on se retrouve. En quatre ans de relation, jamais nous n'aurons été séparés aussi longtemps. C'est secondaire, mais ça n'aide pas à garder le moral.

9 commentaires:

Ladypops a dit…

Si tu as envie d'hurler ta colère ou d'en parler, si je peux t'être d'une quelconque utilité, n'hésite pas...

En attendant, je ne peux que te conseiller une entrevue avec le médecin de ton papa... quand tu sera prête...

Olivia a dit…

C'est dérisoire, ça te fera une belle jambe, mais je t'envoie quand même un bon gros bisou de réconfort, même si on ne se connaît pas.
Un cas n'est pas l'autre évidemment, et je ne veux pas tout ramener à moi, cependant mon "témoignage" peut peut-être t'aider, ne fût-ce qu'un mini-chouia.
Ma mère "s'est fait" 2 saloperies de cancers en 15 ans avec opérations, ablations, chimios insupportables et rayons... malgré les pronostics, elle est toujours parmi nous. Amoindrie, sachant que l'épée de Damoclès est toujours là, elle croque à peu près la vie (comme elle peut, avec des hauts et des bas, mais quand même).
Courage à ton papa ainsi qu'à ta famille et à toi! Vous trouverez j'en suis sûre les ressources nécessaires pour le porter à bout de bras, avec ou sans mots.

Anonyme a dit…

Mon Dieu que j'aimerais prendre sur mes épaules une partie de ta peine...sylvie-québec

ARMALITE a dit…

Vous êtes très gentilles les filles... Des bises.

Anonyme a dit…

Je suis une lectrice "anonyme" de ton blog. Il me fait sourire, rire, découvrir beaucoup de choses et m'aide aussi à relativiser beaucoup de choses. Alors, à mon tout de t'apporter un peu de soutien. Trois personnes proches (dont ma mère) gentilles, adorables, qui se sont toujours occupées des autres avant elles-même, doivent aussi se battre contre une saloperie de maladie.
Je te souhaite beaucoup de courage, à toi et ton entourage), aide ton père le mieux que tu pourras, surtout dans les petites choses du quotidien.
Et s'il est parfois désagréable, t'inquiète, il faut beaucoup de "hargne" pour combattre ..
PS : encore merci pour ton blog

Nathalie - Bruxelles

ARMALITE a dit…

Merci Nathalie, et bienvenue! :-)

Anonyme a dit…

Encore juste un petit commentaire (à ne pas publier peut-être, vu le vocabulaire utilisé) :
j'ai un petit mantra pour ce genre de chose :"Fight and fuck this bullshit of cancer" (peut s'adapter à tout type de maladie, ou de moments désagréables ou d'ex petit copain trop encombrant, faut juste remplacer "cancer" par le terme adéquat ;o) )

Rester zen, c'est bien, mais il faut aussi composer avec son caractère et sa nature profonde et les utiliser à bon escient.

Nathalie

Anonyme a dit…

Salut, je lis maintenant, seulement. Si on allait se manger des crèpes pour parler un peu, rire beaucoup? Biz Sophie

ARMALITE a dit…

Je t'ai envoyé un message privé sur Facebook ;-)