samedi 15 mai 2010

Not in a good head space

Depuis mon arrivée ici mardi soir, je rumine. En partie à cause de mon histoire de fourmis envahisseuses et de syndic aux abonnés absents, mais pas seulement.

Deux ans et demi que je fais des aller-retour mensuels entre Bruxelles et Monpatelin. Au début, j'étais ici une semaine sur quatre environ. Au fil du temps, le coût des transports a pas mal augmenté, et la séparation d'avec Chouchou est devenue de plus en plus pénible pour nous deux. (Je sais que ça devrait être l'inverse, et non, je ne m'explique pas pourquoi plus je passe de temps avec lui, plus j'ai envie d'en passer encore. Sur le principe, je trouve ça plutôt chouette. Dans la réalité, c'est quand même un poil gênant.) Donc, la fréquence de mes séjours est passée à quelque chose comme une semaine sur six.

Ce qui n'est pas assez.

En mes absences prolongées, l'appartement se détériore faute d'entretien régulier. Et quand je suis là, je n'ai jamais le temps de rien. J'ai beau être organisée, dresser des listes de choses à faire lors de mon prochain séjour, programmer un maximum de choses à l'avance depuis Bruxelles, je ne parviens jamais à caser tout ce que je voudrais. Dans les six jours pleins que je passe ici, je dois bourrer mes rendez-vous médicaux, les visites à mes amis, les courses et le ménage, mon boulot habituel, et après ça, il ne me reste plus de temps pour effectuer les travaux nécessaires.

Ca fait plus d'un an que ma cuisinière au gaz est HS parce que le détendeur de la bonbonne est foutu et que je n'ai pas encore réussi à trouver de créneau pour faire venir un plombier. Du coup, je ne peux manger que des trucs cuits au micro-ondes ou au four. Je devais faire rénover mon balcon lundi-mardi; j'ai annulé parce que j'ai trop de travail et du coup, ça reporte à début juillet. Quant à mes fameuses fourmis, si j'étais ici en permanence, j'aurais harcelé le syndic jusqu'à ce qu'il finisse par m'envoyer quelqu'un. Là, mes efforts sont trop sporadiques et espacés pour porter leurs fruits.

Résultat, chaque fois que j'arrive ici, j'ai une boule au ventre en ouvrant la porte de l'appart' et en me demandant quelle catastrophe sera encore arrivée en mon absence. Jusqu'ici, il n'y a rien eu de très grave, mais je suis une grande flippée des travaux. Et encore, heureusement qu'Etre Exquis (qui est entrepreneur) peut m'indiquer des gens qui bossent bien et qui ne m'arnaqueront pas. Mais je ne sais pas gérer ce genre de choses; à vrai dire je sens ma tension monter en flèche et mes paumes devenir moites rien que d'y penser. Confrontée à l'éventualité d'un dégât des eaux - par exemple -, j'ai juste envie de me rouler en boule dans un coin, de plaquer mes mains sur mes oreilles et de chanter très fort "LA LA LAAAAAAA" pour nier le monde extérieur jusqu'à ce que le problème disparaisse tout seul.

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