mardi 15 décembre 2009

"The L Word" - saison 6

A bien des égards, "The L Word" a été une petite révolution dans le monde de la télé. Première série centrée sur des femmes qui aiment les femmes, elle n'a pas hésité à mettre en scène un personnage transsexuel suivi tout au long de sa lente mutation, une lesbienne sourde ou une lesbienne noire militaire. Elle a abordé des sujets dérangeants comme les abus sexuels ou polémiques comme l'adoption par un couple gay. Parfois, elle a été un peu trop loin dans l'outrancier, jusqu'à devenir totalement caricaturale. Souvent, on a eu envie de mettre des baffes à ses héroïnes qui ne cessaient de répéter les mêmes erreurs. Et beaucoup de lignes scénaristiques sont demeurées irrésolues.

Oui, "The L Word" est loin d'être une série parfaite. Cette 6ème et dernière saison a d'ailleurs de quoi mettre en fureur les fans les plus dévoués, puisqu'elle débute par le meurtre d'un des personnages principaux, nous sert ensuite toute une série de flashbacks destinés à montrer que chacun des membres de son entourage avait un mobile potentiel pour l'assassiner, et se termine sans jamais nous révéler ce qui s'est passé*! De la même façon, le sort de toutes ces filles auxquelles on a fini par s'attacher au fil des ans demeure en suspens: déménagement et mariage potentiel, naissance, réconciliation de couples séparés-mais-c'est-pas-complètement sûr, rien de tout cela ne nous est montré. D'où, honnêtement, une énorme frustration.

Pourtant, malgré ses nombreux défauts, "The L Word" me manquera. Pour les raisons suscitées, mais aussi parce que ses héroïnes parfois épouvantablement irritantes étaient avant tout humaines et passionnées. J'ai aimé le cheminement personnel de chacune et la maturité à laquelle elles parviennent au final sans pour autant renier leur nature profonde. Une exception notable (attention, spoiler!): Jenny Schecter, à qui je m'identifiais beaucoup les deux premières saisons et qui depuis n'a cessé de devenir un peu plus imbuvable à chaque épisode, au point que ma théorie personnelle, c'est que toute ses copines se sont liguées pour l'éliminer de concert. Elle est la seule qui, jusqu'au bout, n'aura pas réussi à surmonter la part de noirceur en elle - et qui l'aura payé de sa vie.

*Même si, de mon point de vue, les deux hypothèses les plus plausibles sont l'accident ou l'assassinat par Bette.

7 commentaires:

funambuline a dit…

The L world va me manquer également.
J'ai adoré cette série, malgré de nombreux défauts.

Et réussir à faire ressentir des émois sexuels à des femmes hétéros convaincues... aaahhhhh, Shane !

ARMALITE a dit…

SHAAAAAAAAAAAAAAAAAANE!
*gros soupir*

Miss Sunalee a dit…

J'ai regardé la première saison et puis je n'ai plus eu trop envie... aussi parce qu'il y a trop de séries à regarder !

l'âne a dit…

oh oui, "shaaaaaaaaaaaane". *bave*

ARMALITE a dit…

Ca fait peur comme nos commentaires sont constructifs ^^

funambuline a dit…

Je crois que Shane, comme peu d'autres êtres catodiques, a le pouvoir de rendre toute tentative d'intellectualisation totalement vaine.

ARMALITE a dit…

oué, pas mieux ^^