mardi 8 décembre 2009

Facebook, c'est formidable

Je sais, j'ai résisté très longtemps aux sirènes de Facebook que je trouvais futile et sans intérêt. Je ne me souviens plus pourquoi j'ai fini par craquer. Sans doute parce que j'en avais assez d'entendre Chouchou se marrer comme une baleine en lisant et en commentant les statuts de ses potes. Je devais me sentir exclue. Et puis, le même Chouchou (avec sa façon habituelle de revenir par la fenêtre quand je lui claque la porte au nez, et de tenter la cheminée si la fenêtre est fermée aussi) me faisait miroiter tout un tas d'applications rigolotes, notamment Visual Bookshelf et World Travel. Moi qui adore tenir des listes et archiver le moindre de mes mouvements, comment aurais-je pu ne pas craquer?

Ca fait maintenant un peu plus d'un an que j'ai ouvert un compte Facebook, et je m'en félicite. C'est vrai, j'ai perdu un temps considérable à remplir des testalakon, aligner des anagrammes aussi vite que mes doigts pouvaient voler sur un clavier, faire exploser des bouboules aux couleurs des cinq éléments ou, depuis trois mois, traire des vaches roses et cultiver des petits pois virtuels. Mais ce n'est pas comme si, connectée à internet toute la journée, je manquais de moyens de procrastiner de toute façon.

Quant aux photos honteuses qui vous cassent une réputation professionnelle, j'ai résolu le problème en ne chargeant rien d'autre sur Facebook qu'un portrait de temps à autre, histoire de varier mon icone de présentation. Et puis bon, dans le secteur où je bosse, tout le monde se fout que vous soyez un(e) ivrogne ou que vous pratiquiez le pole dancing plutôt que le Pilates du moment que vous rendez votre boulot à l'heure. Par ailleurs, j'ai bien été contactée par des gens que j'avais perdus de vue pour une très bonne raison, mais il m'a suffi de cliquer sur "ignorer" et de procéder à quelques réglages de mes paramètres pour qu'ils n'aient jamais accès à mon profil.

Ces inconvénients-qui-n'en-sont-pas mis à part, Facebook a très vite remplacé la plupart des autres formes de contact social que j'entretenais. Moins coûteux que le téléphone, plus spontané qu'un mail, plus informel qu'un forum, plus convivial qu'un blog, il me permet d'échanger en direct avec des gens que j'apprécie beaucoup et que, pour cause d'éloignement géographique, je ne peux voir "en vrai" que deux ou trois fois par an. Grâce à lui, j'ai approfondi des contacts professionnels ou amicaux esquissés ailleurs, renoué avec d'anciens copains/copines qui me manquaient et constaté que je n'avais aucune raison de regretter la plupart de mes ex. Grâce à lui, je peux en un clin d'oeil communiquer mes bonnes nouvelles ou faire part de mon profond énervement à 90% de mes connaissances, qui aussitôt se réjouissent pour moi ou m'envoient des petits coeurs de soutien. C'est con, un petit coeur, mais quand on passe toute sa journée isolée dans son appart' et que presque tous les gens qu'on aime vivent dans un autre pays, voire sur un autre continent, et ben ça fait chaud au coeur.

Sans Facebook,
...Je ne saurais pas que mon grand amour de jeunesse Legolas est devenu bouffi et bigleux, ni que ma très studieuse petite cousine élève avocate n'est "pas libre ce soir parce qu'elle a orgie". Je n'aurais pas découvert que MotherFucker hante les soirées SM coiffé d'une perruque rose. Ni, dans un autre registre, que ma copine virtuelle Citrouille est renversante de beauté à 47 piges.
...Je n'aurais pas suivi en direct les démêlés de copine Ando, apprentie scénariste de bédé, avec son boulet de dessinateur - à la clé, plus palpitant encore que "Qui a tué J.R.?", la réponse à la question "Evernight finira-t-il par être publié un jour?". Et j'ignorerais que le quotidien d'un ingénieur en informatique comme copain Kettch peut être aussi ubuesque.
...Je ne serais pas membre de groupuscules hautement intellectuels tels que "J'adore les enfants mais je foire toujours leur cuisson", "Sauvez l'orthographe, mangez un jeune!", "Si je suis toujours fatigué(e), c'est parce que la nuit je suis un super-héros", "Tu insultes la mère des objets quand ils ne fonctionnent pas" ou "Je suis plus diplômé(e) que Jean Sarkozy".
...Je n'aurais pas le bonheur de lire les coups de gueule passionnés de Lola Lafon qui m'émeut tant.
...Je n'aurais pas découvert l'hilarant "Francis blaireau farceur" recommandé par copine Clémence, ni mesuré dans quel engrenage je mettrais le doigt si je commençais la série du "Trône de fer". Je n'aurais pas non plus reçu plein de gentils messages de fans de Série Préférée me remerciant pour mon travail.
...J'aurais raté quelques fou-rires et un paquet de "Awwwwwww!" attendris devant des vidéos de Lolcats.



...Enfin, je ne n'aurais pas fait fuir le +1 de BBL en lui proposant, s'ils venaient nous rendre visite à Bruxelles, de leur montrer les boîtes échangistes du coin. Reviens, +1; c'était une blague!!!

6 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

miaw, pitichat

ARMALITE a dit…

oué, j'avoue que je suis pas bon public pour les trucs cucul, mais ce chaton-là me fait complètement craquer! ^^

bbl a dit…

Parce que tu crois que ça lui fait peur???? Taaah...

FraiseDesBois a dit…

Ca me rassure, je ne suis pas la seule à utiliser Visual Bookshelf qui me permet de ne pas oublier les trop nombreux bouquins que je dévore, ce qui est dommage c'est que personne ne s'en sert et que donc je ne sait pas ce qu'ils auraient en stock à me prêter, recommander et du coup ma bibliothèque se remplis trop vite...

Le Nordiste a dit…

Addictif en effet...

Anonyme a dit…

Tu va être fier : on étudie ton témoignage en Histoire Géo