jeudi 15 octobre 2009

A birthday and an anniversary

Hier, c'était le 43ème anniversaire de l'Homme. Le 4ème qu'il fêtait (ou pas) sans moi.
Je ne me rappelle même plus la dernière fois que je l'ai vu. Je crois que c'était il y a un an et demi.
Cette nuit, j'ai fait un cauchemar dans lequel il m'annonçait qu'il me quittait - chose qu'il n'a jamais eu le courage de faire dans la réalité. Et j'avais mal à en crever, vraiment. Ce qui n'a pas été le cas dans la réalité, car je savais que cette histoire était arrivée à son terme et que nous aurions déjà dû nous séparer depuis longtemps.

Si la vie était un roman, à un moment, j'aurais eu un déclic qui m'aurait libérée de son souvenir et mise en paix avec notre rupture foireuse. La vie n'est pas un roman, et ce détachement s'est fait de façon graduelle, imperceptible. Sans qu'il se produise la moindre épiphanie, un jour j'ai réalisé que j'avais cessé de me sentir dans une vie qui, bien que beaucoup plus heureuse que celle que je menais avec lui, n'était pas la mienne. Désormais, je n'ai plus l'impression d'avoir été projetée par erreur dans un univers parallèle à la Sliders. Ce serait même plutôt l'inverse: il me semble avoir enfin trouvé la place qui devait être la mienne depuis le début.

Lundi prochain, ça fera 3 ans que je suis avec Chouchou. C'est le temps qu'il m'aura fallu pour ne plus nourrir aucun sentiment équivoque même dans les recoins les plus secrets de mon coeur.
Le temps guérit tout, oui. Mais on ne peut pas dire qu'il se presse, le salaud.

4 commentaires:

Ingrid a dit…

C'est le même salaud qui se fait des manteaux, le temps ?
Ok, je sors (si t'as pigé ma bête feinte ce sera même à coup de talon Mademoiselle François, je l'assume)

ARMALITE a dit…

Oué, j'aimais bien Carla avant qu'elle épouse notre présipotent.

Sylvie a dit…

Mon homme est parti il y a un mois et demi. On vivait ensemble depuis 22 ans. On ne se voit plus depuis 4 jours. Je n'y ai pas pensé depuis 6 minutes. (...)

ARMALITE a dit…

Sylvie: je compatis et te souhaite d'être heureuse même sans lui.