mercredi 26 août 2009

Vive les vacances la rentrée

J'ai hâte que l'été se termine. Je n'ai jamais aimé cette période de l'année où j'ai tout le temps trop chaud, où les vêtements de saison m'obligent à découvrir mes bras et mes jambes que je déteste, où je me casse le nez sur la porte de mes restos et de mes magasins préférés "fermés pour cause de congés annuels", où mes amis sont injoignables, où les services de compta fonctionnent au ralenti et ne me paient pas ce qu'ils me doivent avant la rentrée (alors que le Trésor Public, l'AGESSA et la société de crédit immobilier continuent à se servir sur mon compte avec une régularité de métronome), où les trains et les avions sont bondés de gens qui puent fleurent bon la sueur et d'enfants qui hurlent.

Gamine déjà, je détestais ces deux mois pendant lesquels je savais que je n'irais pas à l'école et n'apprendrais rien, que ma grand-mère me traînerait à la plage tous les jours tant que mes parents bosseraient, et qu'ensuite ceux-ci m'emmèneraient à la campagne où ils insisteraient pour que j'aille m'amuser dehors alors que j'aspirerais seulement à rester dans la fraîcheur bienfaisante du grenier avec la collection de Playboy des années 70 de mon grand-père de vieux romans poussiéreux d'Alexandre Dumas. Je n'avais qu'une hâte: qu'arrive la rentrée avec ses fournitures flambant neuves et son emploi du temps dont je colorierais soigneusement les cases horaires dans mon agenda: bleu pour le français, vert pour l'anglais (et plus tard, jaune pour l'espagnol), rouge pour les maths, marron pour les maudits travaux manuels...

Ma scolarité s'est achevée en juin 1991, et pourtant, chaque année c'est la même chose. J'attends le 1er septembre, les collections d'automne, la sortie de films décents au cinéma et de centaines de romans sur les tables des librairies, la reprise de l'activité citadine et des horaires normaux des transports en commun, le retour d'une température supportable avec une impatience identique à celle de mes 9 ans. Bien plus que le 1er janvier qui ne correspond pas à grand-chose pour moi, cette date marque le commencement d'un nouveau cycle - et en bon Bélier, j'aime les commencements et le renouveau plus que toute autre chose au monde.

Cette année, je suis d'autant plus impatiente que mon été a été sacrifié sur l'autel des attaques de panique et du Xanax qui, conjugués à la canicule, m'ont fait dormir 12 heures par jour et me traîner comme un zombi les 12 autres. Mais là, ça y est, je commence à maîtriser les dosages et mon corps s'est plus ou moins habitué aux effets secondaires. Je suis prête à attaquer ma thérapie comportementale, à mettre les bouchées doubles niveau boulot pour rattraper le retard accumulé en juillet et en août, à me chercher un look sympa pour la saison automne/hiver, à faire des projets de sorties et de voyages avec Chouchou, à reprendre mes cours de japonais en prévision de notre prochain voyage à Tokyo. En fait, la seule chose qui me manque, c'est un nouvel agenda :-)

4 commentaires:

Mlleeli a dit…

Ah non, je ne suis pas d'accord! Même si souvent gamine j'attendais la rentrée pour cause de "trop de vacances amène l'ennui", en grandissant, j'ai définitivement le blues à chaque fois que je vois approcher la fin-août! En été, je revis, j'adore la chaleur, être en robe tout le temps. L'arrivée de l'automne et l'hiver me déprime, les jours qui raccourcissent, le froid, se lever tôt de nouveau, le vent, les feuilles qui tombent... Le pire pour moi? Le mois de novembre, je le déteste! Je trouve toujours ces 2 saisons hyper longues alors que l'été passe très vite!

Ceci n'étant bien entendu, que mon point de vue ;-)

Mandy a dit…

J'adore également la rentrée scolaire et à chaque années où je ne reviens pas aux études (car j'ai un parcours scolaire atrocement chaotique) je m'en ennuie et je suis à la recherche de mon agenda annuel également !!

funambuline a dit…

Me réjouis de lire ton automne. Et la suite.

Mélanie a dit…

Personnellement, j'ai souvent un coup de blues fin août et un rapport un peu ambigu à l'été. Je l'attends impatiemment dès l'hiver, mais le moment venu, difficile d'en profiter. Parce qu'on n'a pas le temps, ou trop de boulot, ou pas l'occasion de profiter des activités d'été dont on rêve le reste de l'année. Cette année, c'est la première fois depuis longtemps que je ne m'absente pas de Paris de tout l'été (à part quatre jours chez mes parents) et je vois arriver fin août avec la sensation d'un été frustrant, sinon gâché. En attendant d'entrer dans l'ambiance d'automne et de passer à autre chose.