lundi 31 août 2009

Bad timing, good inspiration

Les idées pour mon futur roman se bousculent dans ma tête... pile au moment où je n'ai pas du tout de temps à leur consacrer. J'ai une trad à rendre fin septembre, et pour la première fois de ma vie (ou du moins de ma carrière de traductrice, qui a fêté ses 15 ans en juillet), je suis très en retard sur mon planning. Oh, j'ai une très bonne excuse: quand on prend des médocs qui vous font dormir 12 heures par jour et vous transforment en zombi les 12 autres, on ne risque pas d'être super productive. N'empêche qu'il faut quand même que j'honore mes engagements et, accessoirement, que je paie mes factures. Le mois qui s'apprête à commencer sera donc tout entier dédié au travail. Et je crains que, pour cause de retard accumulé cet été, le dernier trimestre 2009 suive plus ou moins le même chemin. C'est assez rageant que le moment où je me décide ENFIN à écrire coïncide pile avec une des rares périodes où je ne peux pas me le permettre. Life is a bitch sometimes.

Pour l'instant, je vais donc me contenter de prendre des notes que j'exploiterai plus tard, probablement à partir de début 2010. J'ai déjà un titre qui me plaît beaucoup et qui me fournit plus ou moins la structure du récit, ainsi qu'un thème directeur: la quête d'identité. Les personnages principaux commencent à se dessiner dans ma tête. J'examine différentes possibilités de parcours pour mon héroïne, en rejette certaines et décide d'en conserver d'autres. Je peux déjà vous dévoiler qu'Alice Tanaka sera née à Paris en juin 1980, d'une mère au foyer française et d'un père japonais diplomate. Jusqu'ici, le plus difficile a été de décider si j'emploierais la première ou la troisième personne. En m'exprimant à la place de l'héroïne, je craignais d'une part de trop l'identifier à moi, d'autre part d'écrire comme je parle - ce que j'appelle "le style Cosmo". En prenant de la distance, il me semblait que j'allais céder à la tentation de singer Paul Auster ou de faire du sous-Yoko Ogawa. J'ai finalement opté pour la deuxième solution qui me répugnait tout de même moins, et je m'en félicite: depuis, Alice est devenue un personnage beaucoup plus distinct. Elle se dessine chaque jour davantage, et elle n'a pas grand-chose de commun avec moi sinon sa boulimie d'expériences.

5 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

C'est souvent comme ça: les périodes les plus créatives sont aussi celles qui sont le plus occupées par d'autres choses !

Anonyme a dit…

L'inspiration a souvent l'art de choisir les plus mauvais moments pour pointer le bout de son nez ;) D'un autre côté, si les idées restent et grandissent alors qu'on n'a pas beaucoup de temps à leur consacrer, c'est plutôt bon signe pour la viabilité du projet.

Mélusine

Mandy a dit…

Je suis d'accord avec Mélusine, c'est même surement mieux comme ça, tout va prendre sa place tranquillement et prendre réellement vie dans ton inspiration; ce qui nous donnera un merveilleux roman j'en suis sûr. La précipitation n'est pas l'alliée de l'écrivaine !!

Eve a dit…

Comme on ne peut pas commenter la vidéo postée ci-dessous je te réponds ici : c'était un plaisir ♥

Sinon, en ce qui concerne l'écriture de ton futur roman je te souhaite pleins que ça se concrétise. Ca n'étonne pas que toutes les idées te viennent alors que tu n'as pas le temps d'écrire. L'essentiel c'est de les cultiver et de les laisser mûrir pour pouvoir t'y mettre quand tu auras enfin le temps.

Bonne chance ;-)

diane cairn a dit…

http://ableandbaker.net/index.php?comic=203