mercredi 8 juillet 2009

Home sweet home

Rien de tel que débarquer d'un TGV chargée comme un mulet, sous le soleil de plomb, pour voir démarrer le bus qui dessert Sonpatelin et ne passe qu'une fois par heure; rien de tel que tambouriner désespérément à sa porte pendant qu'il est arrêté à un feu rouge et voir le chauffeur secouer obstinément la tête; rien de tel que courir sur 500 m avec tous ses bagages (et un blouson en jean faisant office d'étuve) pour le rattraper à la sortie de la boucle qu'il décrit;

Rien de tel qu'arriver chez soi épuisée, trois quarts d'heure plus tard, et trouver une pluie de terre sur le dossier de son canapé, le sol de son salon jonché d'insectes morts et un début d'infiltration sous la toiture de son duplex; rien de tel qu'appeler le syndic pour qu'il s'occupe du problème et s'entendre répondre qu'il est en vacances;

Rien de tel que se dire qu'on va sans doute être obligée de prolonger son séjour et de racheter un deuxième billet de train pour Bruxelles en pleine période de pointe pour réaliser que l'angoisse qu'on se trimballe comme un linceul étouffant depuis des semaines a au moins un côté positif: elle permet de se foutre des petits soucis matériels.

3 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

Je compatis...
Mais entretemps, à Bruxelles, il pleut et il fait 16°, pfffff

ARMALITE a dit…

Chacun sa croix ^^

bouclesdor a dit…

dis toi que tu vas récuperer joli collier adoré ;o)