lundi 6 juillet 2009

"Dr House" saison 1

A la base, je n'aime ni les séries policières, ni les séries médicales. Je fais pourtant une exception pour NCIS, à cause de ses personnages que j'adore. Et j'avais tellement entendu parler de l'humour sarcastique du héros de "Dr. House" que, profitant d'une promo de la Fnac, j'ai fini par acheter la première saison - pour tester. A la fin du pilote, j'étais déjà aussi accro que le personnage de Hugh Laurie à ses pilules de codéine.

"Dr House" se distingue d'"Urgences" ou de "Grey's anatomy" en ceci qu'il n'est pas centré sur sur tout un groupe de médecins et sur les rapports amoureux, amicaux ou conflictuels qu'ils entretiennent. Chaque épisode est construit à la façon d'une enquête policière. Le pré-générique montre le futur patient du jour vaquer à ses occupations, commencer à présenter des troubles et s'écrouler soudain. A partir de là, le Dr. House, qui ne s'intéresse qu'aux cas apparemment incompréhensibles, s'efforce de poser un diagnostic en utilisant des méthodes dignes de Sherlock Holmes, parfois au mépris de la loi comme de la morale. Il procède par tâtonnements et se trompe en général plusieurs fois avant de parvenir à la bonne conclusion - sur laquelle, assez souvent, il est aiguillé par les patients secondaires qu'il reçoit en consultation. Entre-temps, les traitements inappropriés ont aggravé l'état du patient principal qui frôle la mort mais finit par être sauvé in extremis, à quelques exceptions notables près.

La trame est donc assez prévisible, et j'imagine que si elle le reste, cela pourrait devenir lassant au fil des saisons. Mais le principal intérêt de la série ne réside pas dans ses péripéties médicales - surtout pour quelqu'un qui ne comprend absolument rien à l'avalanche de termes barbares utilisés par les personnages. Il est presque tout entier concentré dans son héros: un médecin sarcastique, misanthrope et accro aux calmants, qui ne doit son maintien en poste qu'à l'efficacité de ses méthodes extrêmement discutables. Les dialogues sont brillants, et le jeu d'Hugh Laurie (à mille lieues ici de ses pitreries dans "Blackadder") frôle le génie pur. Il fallait au moins ça pour convaincre une hypocondriaque comme moi de se farcir un tel catalogue d'abominations médicales.

5 commentaires:

AN a dit…

Il y a eu une polémique l'année dernière avec un Français qui s'est fait passer pour un scénariste de cette série (ainsi que de Grey's anatomy et de Heroes, rien que ça...). Il y a même eu un article complet dans le Figaro à son sujet, mais le site d'Arrêt sur image a enquêté et a complètement démantelé le truc. On trouve facilement les articles en question via google.
Il a été condamné pour fraude fiscale, et j'ai cru comprendre qu'il a produit de faux documents "émanant" d'Editeur préféré, pour avoir un prêt.

Mélanie a dit…

Tiens, moi aussi je suis en pleine découverte tardive de Dr House, et totalement accro. J'adore les personnages, forcément, et je trouve assez fascinant ce "catalogue d'abominations médicales" dont tu parles - comme s'ils voulaient dresser la liste de toutes la manières les plus improbables et les plus atroces dont le corps peut se mettre à déconner. Faut pas être hypocondriaque pour regarder ça (ni avoir la phobie des aiguilles, ce qui est mon cas ;)).

Miss Sunalee a dit…

J'ai beaucoup aimé les deux premières saisons de Dr. House, par la suite, ça se répète un peu: il suffit de regarder l'heure pour savoir si on va avoir le 1er ou le 2e diagnostic ou autres retournements de situation. Disons que je ne regarde plus une saison complète en une semaine mais plutôt un épisode de temps en temps. D'ailleurs j'ai trop de retard dans mon visionnement série-esque et je donne ma priorité à d'autres pour le moment.

funambuline a dit…

""Dr House" se distingue d'"Urgences" ou de "Grey's anatomy" en ceci qu'il n'est pas centré sur sur tout un groupe de médecins et sur les rapports amoureux, amicaux ou conflictuels qu'ils entretiennent."

Je suis navrée de te dire que c'est vrai au début, mais que les coucheries débutent assez rapidement quand même.

ARMALITE a dit…

Funambuline: ah. En même temps, ça me distraira des maladies horribles de leurs patients.