mercredi 22 juillet 2009

De la lumière au bout du tunnel?

Je voudrais commencer ce post en remerciant tous les gens qui m'ont envoyé des petits mots de soutien et d'encouragement, sur ce blog ou par mail. Amis ou simples connaissances virtuelles, vos messages m'ont énormément touchée. Je remercie aussi ceux qui ne se sont pas manifestés parce que, peut-être, ils ne savaient pas quoi dire, mais qui continuent à me lire malgré le tour un peu déprimant que "Le rose et le noir" a pris ces deux dernières semaines. Je traverse définitivement une période plus noire que rose... mais je fais tout pour en sortir au plus vite. En attendant, j'apprécie votre fidélité - fût-elle silencieuse - à sa juste valeur.

Après une semaine à un Deroxat par jour, au terme de laquelle je commençais à récupérer physiquement, et trois jours à deux Deroxat qui m'avaient laissée anéantie physiquement ET moralement, j'ai décidé de faire marche arrière et de m'imposer une période transitoire à un Deroxat et demi par jour, jusqu'à ce que je cesse de dormir seize heures sur ving-quatre. Généraliste Adoré m'avait prévenue que les effets variaient d'un sujet sur l'autre et laissé une certaine latitude pour moduler mon dosage à l'intérieur de paramètres bien établis. Le but est d'arriver à deux Deroxat bien supportés par jour et un état mental stabilisé vis-à-vis de mes crises d'angoisse; alors je pourrai débuter la thérapie qui est censée résoudre le problème au lieu de se contenter de traiter les symptômes. Mais je ne veux pas non plus me bousiller la vie par trop de précipitation. Maintenant que je me suis engagée sur ce chemin, je vais aller jusqu'au bout, et ça prendra le temps que ça prendra.

Depuis quatre jours, je suis donc revenue à un Deroxat et demi chaque soir. Et aujourd'hui, j'ai passé ma première journée à peu près normale depuis deux semaines. Elle a débuté par une bonne nouvelle: un coup de fil d'Etre Exquis qui sortait de l'appart' de Monpatelin après la visite de l'expert en bestioles grignoteuses de maisons. Selon lui, il ne s'agit que de simples fourmis qui ne s'attaquent pas aux charpentes - seulement aux matériaux isolants. Il faut donc quand même traiter la résidence, mais cela se fera par l'extérieur et les fondations. Du coup, c'est le syndic qui gèrera la suite, et je n'aurai qu'à m'occuper de faire reboucher à mes frais les trous apparus entre les poutres et le plafond de mon duplex. Soulagement intense.

En principe, le mercredi est ma journée créative et sociale, celle que je garde de côté pour déjeuner avec des amis, écrire ou scrapper. Mais comme j'avais pris du retard dans mon boulot et que je tiens à rendre ma trad à l'heure quoi qu'il arrive, j'ai travaillé jusque vers 14h pour rattraper une partie des pages que je n'avais pas réussi à faire ces derniers jours. Après ça, vu qu'exceptionnellement il faisait beau, j'ai décidé de tenter une petite sortie dans le vaste monde hostile le centre de Bruxelles. Je me suis fait un shampoing avant que ma coiffure vire aux dreadlocks, j'ai mis un peu de fond de teint pour ne pas faire peur aux gens que je croiserais, ma jolie jupe en soie grise Noa Noa parce que je me sens toute légère dedans, et je suis partie sans autre but que de m'aérer un peu.

Au final, je n'ai pas glandé grand-chose. Descendue du 95 à la Bourse, j'ai continué à pied jusque chez Sterling Books où j'ai acheté le dernier numéro de Real Simple. Puis j'ai remonté la rue Neuve, fait un crochet par Waterstone pour embarquer deux féminins anglais, poussé jusqu'au Veritas de City 2 où je me suis laissée tenter par un mignon béret gris clair en grosse maille, arpenté sans conviction les rayons de la Fnac et, sentant mes jambes commencer à flageoler, j'ai pris le chemin du retour. J'ai hésité un instant à descendre chez Mamma Roma prendre des pizzas pour mon dîner, mais la flemme l'a emporté. Après avoir savouré, en guise d'apéritif, deux de mes magazines vautrée sur notre lit avec les chats qui ronronnaient à qui mieux mieux, j'ai dîné d'un bagel toasté garni de Philadelphia, de Serrano et de roquette: heaven in a bun. Là, je surfe avec une tasse de genmaicha fumant à côté de moi en attendant le retour de Chouchou qui bosse jusqu'à 22h cette semaine. Cette journée a été encourageante, et j'espère qu'elle est le signe que je commence à remonter la pente.

9 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

Wéééé, je crois que c'est un signe !
Il va encore certainement y avoir des bas mais ce petit haut est un bon début ! Je me disais d'ailleurs après t'avoir lu depuis quelques mois que Mamma Roma pouvait être un bon médicament (même si tu ne l'as pas utilisé aujourd'hui) !

Bisous

ARMALITE a dit…

Mamma Roma est un médicament à utiliser avec modération! Sinon, hanches de vache normande et déprime assurée! ^^

Miss Sunalee a dit…

Ne t'inquiète pas pour ça ! Si le Deroxat agit comme le Prozac, tu risques bien de perdre quelques kilos (j'en ai perdu 7-8 à l'époque, que j'ai tous repris évidemment mais j'ai mis à peu près autant d'années pour les reprendre...).
N'empêche, je n'y ai jamais été, un trou certain dans ma culture culinaire !

ARMALITE a dit…

Bon, on va être obligés d'y emmener les petits un de ces 4 alors ^^

soeur cadette a dit…

comment ça la flemme d'aller chez mamma roma? sacrilège! moi si j'avais mamma roma à portée de bus je pourrais pas résister. Bon, on va mettre ça sur le compte du Deroxat. Big up sister et t'inquiète pas, on va pas se laisser aller à Toulouse!

funambuline a dit…

Je te souhaite de nombreux, très nombreux petits moments de "heaven in" petits moments de la vie !

antonia a dit…

Je fais partie de tes lectrices silencieuses, Armalite, parce que je ne sais tout bonnement pas quoi te dire. Je n'ai jamais pris d'antidépresseur de ma vie parce que je suis viscéralement contre (ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas eu de très sérieux coups de déprime moi aussi), alors je me sens un peu démunie pour t'encourager dans ta démarche. Mais une chose est sure, même si nos choix diffèrent, je souhaite que tu retrouves ta joie de vivre (et ton foutu caractère !) le plus vite possible. J'espère sincèrement que nous aurons l'occasion de refaire un trajet volubile et côte à côte un jour ! (bon d'accord avec Régis et ton Chouchou si tu veux aussi)
Je t'embrasse FORT.
Courage,
antonia

Gabrielle a dit…

Va falloir que j'aille faire un tour à Mamma Roma, moi !! ;-)

Gren a dit…

Coucou,
je fais aussi partie de ces "lectrices silencieuses" de peur d'être maladroite et ne sachant trop quoi dire sur le sujet, ni comment le dire.
Je pense bien fort à toi et il me tarde d'être fin octobre.
Bisous