mercredi 3 juin 2009

Une parfaite journée parfaite (3/3)

18h30 approchant en même temps que la fin de mon Elle, je me décide enfin à payer mon Coca light... et parmi la monnaie de mon billet de dix euros, le serveur me rend une pièce de Malte flambant neuve. C'est Père qui va être content! Je m'arrête chez Paul pour acheter un gâteau et, aucun de ceux qui restent à cette heure tardive ne m'inspirant, je me rabats sur une demi-douzaine de tartelettes aux fruits. Puis je me dirige vers la boutique Swarovski.

Christine n'a pas tout à fait fini de travailler; je l'attends dehors en téléphonant à mes parents. Soeur Cadette se trouve justement chez eux et s'empare du combiné. Elle vient de signer son contrat d'expatriation pour deux ans, mais ce dont elle est le plus fière... c'est qu'à la boutique MAC de Toulouse, une autre cliente lui a demandé aujourd'hui si elle était maquilleuse professionnelle. Je suis morte de rire. Apparemment, le tiercé de fàp gagnant était Yogurt/Contrast/Nylon. J'adore la vitesse à laquelle Soeur Cadette est passée de "Mais je saurais jamais faire ça... Et pas de couleurs trop flashy, hein!" à "Je me colle du rose et du bleu marine sur les yeux, et il ne reste déjà plus que deux emplacements vides dans ma palette de 15". Bon sang ne saurait mentir.

Pendant que je termine mon coup de fil, Raf, le fils de Christine, vient se planter devant moi. Quand je l'ai connu, il avait quatre ans et il était grand comme ça (oui évidemment sur le blog on voit pas bien); maintenant il en a 14, il fait une tête de plus que moi, il chausse du quarante-douze et il joue à Magic que je ne pratique plus depuis... hum, un peu avant sa naissance. Tout ça ne me rajeunit pas. Pendant que nous discutons devant la vitrine, mon regard est irrésistiblement attiré par un collier auquel je me retiens de jeter des coups d'oeil trop fréquents. Jusqu'à ce que j'interrompe Raf au beau milieu d'une phrase avec un: "Rhaaaa, excuse-moi mais il me le faut!" et fonce à l'intérieur de la boutique avant que Christine et sa collègue Véro arrêtent la caisse.

Véro nous ramène tous en voiture chez Christine, où nous retrouvons la seconde moitié de la famille. L'élément paternel a le bon goût de ne pas trop changer d'une fois sur l'autre, contrairement à sa fille de six ans et demi qui me montre fièrement ses premières pointes. Ce qui me renvoie, euh, 27 ans en arrière. Je suis un brontosaure. Le progrès n'épargne pas la confection des chaussons de danse classique: maintenant, on peut les acheter avec une semelle souple, ou disons semi-rigide, qui évite de se massacrer les pieds à les "faire". C'est toujours ça de gagné sur le mal aux arpions des petits rats d'aujourd'hui.

Nous dînons d'une salade composée avant de nous vautrer dans le canapé pour regarder la retransmission du concert de Johnny au Stade de France. Personnellement, je ne suis pas fan, mais je me rends compte qu'il y a quand même tout plein de ses chansons que j'aime beaucoup. "Gabrielle", "Allumer le feu", "Sang pour sang", "L'envie", "Requiem pour un fou"... Au bout d'un quart d'heure, Christine et moi meuglons les paroles de ses plus gros succès en jouant, elle de la batterie invisible, moi de la guitare dans les airs, sous le regard impassible de son mari (qui en a vu d'autres) et amusé de son grand fils (qui en verra d'autres, ou du moins je le lui souhaite).

A la fin du concert, vers minuit, Christophe me raccompagne. C'est seulement deux jours plus tard que je me rendrai compte que le sac contenant mon collier Swarovski ne se trouve pas chez moi et n'est jamais arrivé jusque là. Au moment où j'écris ces lignes, j'attends toujours qu'il refasse surface.

4 commentaires:

Gabrielle a dit…

Tiens nous aux courant pour le collier Svarowski ;-)

ARMALITE a dit…

Il a été retrouvé dans la voiture de Véro. Ouf!!!

bouclesdor a dit…

un petit auto portrait avec le collier Svarowski serait le bienvenu ;o)

ARMALITE a dit…

Oui, ben ce sera le mois prochain car du coup, le collier est resté à Monpatelin tandis que je suis rentrée à Bruxelles :-(