vendredi 19 juin 2009

De l'amitié et des enfants

Suite aux commentaires du post précédent, je tiens à préciser une chose - non pas pour les trolls qui profitent de l'anonymat d'internet pour faire des remarques désagréables au lieu d'employer leur temps plus utilement à suivre des blogs dont les auteurs ne les agacent pas, mais pour ceux de mes amis qui me lisent et que je m'en voudrais de froisser par une phrase maladroite.

Quand je dis que l'amitié n'occupe pas une grande place dans ma vie, ça ne signifie pas que je me fiche des personnes de mon entourage qui ne sont pas soit A/de ma famille, soit B/chauves, belges et surnommées Chouchou. Il existe une courte liste de gens avec qui je ne partage ni mes gènes ni mon lit et pour lesquels je déplacerais tout de même des montagnes en cas de besoin. Simplement, la distance qui sépare nos lieux de vie respectifs fait qu'au quotidien, nous avons peu de contacts. Et mon caractère plutôt sauvage ne m'incite pas à passer des heures pendue au téléphone ou à rechercher constamment la compagnie de mes semblables.

Mes véritables amis peuvent compter sur moi, et j'ai toujours plaisir à passer du temps avec eux. Mais je n'en ai pas besoin. Certaines personnes aiment voir du monde et se sentir très entourées en permanence. Ce n'est pas mon cas. Comme l'activité professionnelle que je me suis délibérément choisie, mes loisirs de prédilection (scrapbooking, lecture, écriture...) se pratiquent en solitaire. La plupart du temps, je me suffis à moi-même. Ce qui ne me rend pas incapable d'apprécier la bonne compagnie et de tisser des liens avec quelques personnes triées sur le volet pour leurs qualités humaines et les affinités que j'ai avec elles.

Par contre, quand je dis que je n'aime pas les enfants, je suis cent pour cent sincère. Je consens quelques exceptions pour mes neveux et de très rares spécimens hauts de moins d'un mètre vingt, mais avec les autres, la communication ne passe tout simplement pas. Je ne me sens ni attendrie ni intéressée par eux. Et je ne vois pas ce que ça a de si monstrueux qu'une artiste et une femme par ailleurs parfaitement accomplie comme Sophie Calle doive s'en justifier.

7 commentaires:

oloncin a dit…

S'intéresser aux enfants n'est pas une obligation. Ca me semble clair.
Je suis convaincu que la maternité n'est pas innée. Et ce n'est donc pas parce qu'on est femme qu'on rêve d'une ribambelle de gamins sautillant dans tous les coins. Mais je voudrais faire la différence entre le désir de maternité et l'intérêt que l'on peut porter aux enfants.
J'aimerais rappeler que les enfants, c'est juste des gens en devenir. Des vous, des nous, des toi, des moi en construction. Autant je peux partager l'aversion légitime vis à vis de parents qui gagatisent face à leurs gosses (et ne tiennent pas leur place de parents), autant je ne comprends pas l'affirmation "je n'aime pas les enfants". L'enfance ne me parait pas un état détestable en soi. Il n'y a pas de bons enfants ou de mauvais enfants en soi. L'enfance, c'est un état de socialisation. C'est le moment dans sa vie où le petit d'Homme apprend à vivre en société. Forcément, en fonction de mille facteurs socio-économico-culturo-affectifs, les résultats seront assez divers. Il y a des gosses insupportables et d'autres fascinants. L'enfance c'est l'âge des possibles. Je suis convaincu que si tu encourages un enfant, il changera le monde.
Quand j'entends - je lis "j'aime pas les enfants", je comprends - j'interprète cette affirmation comme "J'aime pas les gens". Et j'avoue que j'ai un peu du mal. Car malgré le nombre ahurissant de crétins en liberté, je crois profondément que les gens sont formidables. Et qu'ils le seraient d'autant plus s'ils se souvenaient de cette période de leur vie où la créativité la plus brute n'a pas encore été bridée par la peur de vivre.

ARMALITE a dit…

Ben à vrai dire, j'aime pas tellement les gens dans leur ensemble non plus ^^ Bien que j'aie rencontré quelques spécimens formidables pour lesquels je fais volontiers des exceptions.

Blague à part, quand je dis que les enfants ne m'intéressent pas, c'est parce que je ne sais pas quoi faire d'eux/avec eux. Leurs jeux ne m'amusent pas et mes sujets de conversation favoris risquent de leur passer bien au-dessus de la tête. Je commence à savoir communiquer avec quand ils arrivent à l'adolescence.

Cela dit j'ai personnellement eu une enfant assez pourrie et je ne garde pas du tout une bonne image de cet âge; cela joue sans doute.

Moi a dit…

J'apporte de l'eau à ton moulin.
J'ai eu une enfance extra ! Heureuse, aimée, joyeuse etc...

J'ai actuellement 8 neveux et nièces et 3 petits neveux et nièces (je ne suis pas si vieille hein ! C'est juste que je n'ai pas bcp d'écart avec les nains de ma famille et plus avec mes frères et soeurs)

Je ne supporte pas les enfants ! Je ne veux pas d'enfant ! et le fait est que je ne fréquente que très peu de gens avec des enfants.

Moi ce que je ne comprends pas ce sont les personnes qui ne comprennent pas que nous puissions ne pas "aimer" les enfants ! Tout le monde est différent sur terre et c'est tant mieux :D

Ce n'est pas que l'on "n'aime pas", comme on n'aime pas les concombres (je sais certains d'entre vous aiment les concombres mais là je ne comprends pas non plus !! :P). Je ne ferai aucun mal à un enfant et je l'aiderai si nécessaire (mais pas le concombre ! Qu'il crève lui)mais je ne recherche pas leur compagnie. Même si souvent eux recherche la mienne (ça je ne pige toujours pas).

Voilà, je fais donc partie de ces monstres qui n'aiment pas particulièrement les "nains".

En plus ... je n'aime pas non plus les chiens !

(voilà c'est dit. Jugez moi )

ARMALITE a dit…

Ah oui tiens je n'aime pas les chiens non plus. C'est agité, c'est bruyant, ça bave partout, ça sent mauvais, il faut les laver et leur faire faire leurs besoins... Hum un peu comme les bébés humains :-D Mais il paraît qu'en échange on a droit à un amour inconditionnel dans les deux cas ^^

Moi a dit…

Cat's power !

oloncin a dit…

Et les vieux ? Vous aimez les vieux ?...

ARMALITE a dit…

Voui. J'aime beaucoup passer du temps avec les personnages âgées et les écouter raconter leur histoire, je trouve ça passionnant. J'ai même fait du bénévolat dans une assos où chaque semaine je rendais visite à des "personnes âgées isolées en situation de détresse", comme on les appelait. Je trouvais ça très enrichissant.