mercredi 28 janvier 2009

Accepter/Ignorer ? Ignorer.

Facebook, ça n'a pas que des bons côtés. Outre les milliers d'applications débiles pour lesquelles on vous envoie des invitations chaque jour, il arrive aussi que vous soyez recontactée par quelqu'un que vous étiez tout à fait contente d'avoir relégué dans les archives de votre mémoire. Pas parce que vous êtes fâchée avec lui, mais parce qu'il représente une période et un pan de votre vie que vous préféreriez oublier.
Ainsi Oisal, avec qui je suis plus ou moins sortie de 16 à 18 ans. Ou devrais-je dire, de qui j'ai profité pendant deux ans du temps où j'étais jeune, idiote et où j'avais besoin de me faire les griffes? Pour une raison qui m'échappe, il était fou de moi. Personnellement, je craquais pour son frère qui se fichait royalement de ma pomme. Parce que j'ai toujours été incapable de feindre, j'avais prévenu Oisal que je ne l'aimais pas et que je me contentais de tuer le temps avec lui, et il avait accepté le principe. Pendant ces deux ans, je suis sortie (et quand je dis "sortie", il faut bien sûr comprendre "rentrée"...) avec un certain nombre d'autres garçons, dont un de nos meilleurs potes, sans me cacher particulièrement. J'ai joué à Oisal tout un tas de coups pendables et même pris un certan plaisir à le torturer mentalement. C'était un garçon très gentil mais de caractère faible, totalement mytho, et qui se cherchait pas mal niveau sexualité. Je pense d'ailleurs que je n'ai pas été la seule à me faire des extras avec certains de nos potes! Néanmoins et malgré toutes les excuses que je peux trouver à mon comportement de l'époque, il me reste un solide sentiment de culpabilité à son égard. La personne que j'ai été avec lui, ou vis-à-vis de lui, me dégoûte pas mal humainement parlant, et je préfère ne pas y être de nouveau confrontée.

3 commentaires:

Fine Bessot a dit…

Bonjour Armalite, je vous ai rencontré sur le blog des filles, j’avais envie de voir votre blog et je tombe sur cet article !!!! Facebook ? A quoi ça sert ? Etre dans l'air du temps ou faire comme tout le monde ? Je m'interroge vraiment sur l'utilité de cet immense fichier. Et voila que vous retrouvez votre "griffoir" de jeunesse. Vous n'allez quand même pas culpabiliser ? J'en ai eu une dizaine pour me faire les griffes de la vie. Maintenant vieux messieurs, avec des femmes aigres de ne pas avoir été capable d’être l’ersatz de l'admirable donzelle que j'étais. Car c’est ce qu’ils ont recherché toute leur vie. Je ne dis pas cela par vantardise, non juste pour souligner que le premier âge de la vie sert à apprendre et marque pour toujours nos aspirations, ce qui vaut pour le fait de ne pas vouloir d’enfant. Personnellement je ne suis pas sûre de voir étalé à la Face du monde ma vie, mes rencontres et mes rejets et de retrouver des ex qui sont dans les limbes de ma mémoire…. A très bientôt.

ARMALITE a dit…

Bonjour Fine, et merci pour votre visite.
Je me suis longtemps posé la question de l'utilité de Facebook et de la pertinence de m'y inscrire (j'en ai d'ailleurs parlé dans plusieurs articles à l'automne dernier). Si je me suis finalement inscrite, c'est d'une part parce que je travaille seule chez moi et n'ai que peu de contacts avec mes collègues et clients, et parce que d'autre part parce que je vis à Bruxelles alors que toute ma famille et mes amis sont en France. De ce point de vue, FB est un très bon moyen de communication instantanée, un outil qui permet de maintenir un petit contact quotidien. Et pour les gens auxquels on n'a pas envie de parler, il suffit d'appuyer sur le bouton "ignorer".
Pour le reste, je suis certaine que vous étiez une donzelle épatante à 18 ans, mais ce n'était pas mon cas! J'ai pas mal lutté pour devenir la personne que je voulais être...
Bien amicalement.

Fine Bessot a dit…

Oh! que non je n'étais pas, pour moi-même, une donzelle épatante. Je me suis charriée des casseroles jusqu'à 40 ans pour atterrir sur le divan d’un psy, et ce n’est que 20 ans après, en revenant dans ma famille pour m’occuper de ma mère que j’ai enfin compris tout ce qui a perturbé mon enfance et qui « ne me concernait » pas. Quel temps perdu ! Depuis 6 mois seulement, je sais à peu près qui je suis et ce que je vaux, maintenant à moi de m’en servir mais est-ce que je vais savoir ? Là est le hic ! Finalement, je ne suis pas si mal que ça et je suis heureuse car c’est maintenant que je suis épatante. A très bientôt.
P.S. Lire « Patience on va mourir » de Sophie Chauveau – qui remet les pendules à l’heure.