dimanche 7 septembre 2008

Soirée fromage chez les Poulpe

Chouchou et moi-même n'avons pas précisément une vie sociale trépidante. Nous sortons pas mal, mais toujours en amoureux. Je ne connais guère de monde sur Bruxelles et à vrai dire, ça ne me manque pas. J'ai eu deux épisodes "bande de potes" qui ont duré chacun trois ans, pendant lesquels j'étais constamment fourrée avec les mêmes gens. Mais je n'ai jamais réussi à faire cohabiter dans ma vie un amoureux et un groupe d'amis. Quant aux amitiés "one on one" fusionnelles comme en ont la plupart des filles, ce n'est juste pas ma tasse de thé. Je préfère tenir les gens à bout de bras de peur qu'ils deviennent trop envahissants et commencent à empiéter sur ma sacro-sainte indépendance. Et puis rien à faire: ma famille mise à part, Chouchou est de loin la personne avec qui je préfère passer du temps. Je ne m'ennuie jamais quand je suis avec lui; on se marre beaucoup et il est toujours partant quand je suggère quelque chose. (J'aimerais pouvoir dire que la réciproque est vraie, mais ce serait un mensonge. Pour l'expo Korperwelten, par exemple, il ne faut pas qu'il compte sur moi - yuck!)

Une fois de temps en temps, néanmoins, nous essayons d'organiser une soirée avec les amis de Chouchou ou avec d'autres blogueurs bruxellois déjà rencontrés (et appréciés) IRL. Hier, nous nous sommes ainsi retrouvés chez M. et Mme Poulpe pour un barbecue qui, temps maussade aidant, s'est transformé en repas fromage arrosé de deux-trois bouteilles de bon rouge. Ce fut l'occasion de tester d'une part M. Poulpe que j'avais vu une seule fois auparavant; d'autre part le canapé Ektorp en velours rouge sur lequel je lorgne pour notre futur salon; et enfin une spécialité de la région liégeoise appelée le Herve. Verdict? Le premier peut dormir tranquille: je ne dirai pas de mal de lui dans son dos. Le second est très confortable et je m'y vois bien vautrée avec Chouchou devant une de nos séries télé préférées. Le troisième a un goût, euh, un peu particulier que j'ai dû effacer à grands renforts de ciabatta aux noix, de salade à l'huile de truffe et de Domaine Saint-Emilion. Je sais: j'ai de vrais problèmes existentiels. Nous avons passé une soirée fort agréable et emporté une partie des restes dans lesquels j'ai joyeusement tapé pour mon petit déjeuner de ce matin (ou de ce midi - whatever). Invitation de retour dès que nous serons installés dans notre nouvel appart' de la chaussée de Wavre. Après tous ces mois passés à ne pas oser faire venir quiconque dans notre taudis biscornu, je vais enfin pouvoir dépoussiérer mes recettes de gâteaux, youpi!

5 commentaires:

oloncin a dit…

Eh là-bas, on ne dit pas du mal du herve, c'est compris !
Te l'ont-ils proposé avec un peu de sirop de Liège ?

Ah, le herve... Digne compère du maroille... Il enorgueillit la noble lignée déjà composée par l'époisse, le munster ou le livaro : la lignée des fromages qui puent.

Un jour je te ferai goûter l'"odorant trou du cru" (si, si, y a ça chez mon fromager). Une bombe !

ARMALITE a dit…

J'ai déjà goûté le trou du cru. Cet été chez ma soeur (cf mon post du 17 juillet). C'est une expérience que je ne souhaite pas renouveler. En matière de fromages qui puent, je n'aime que les bleus.
PS: et, oui, il y avait du sirop avec.

Christophe a dit…

J'aime le fromage qui pue, mais je maintiens aussi que le herve, beurk.

Poulpy a dit…

mmmm gateauuuuuuuu

ARMALITE a dit…

oui oui j'ai bien compris que le gâteau serait l'attraction principale de la soirée ^^