jeudi 11 septembre 2008

Seven years ago

Il est des événements qui impriment la mémoire collective au point que n'importe qui pourra vous dire ce qu'il était en train de faire lorsqu'ils se sont produits. Vous vous souvenez très probablement de l'endroit où vous vous trouviez le 31 août 1997, quand vous avez appris la mort de Lady Diana. Moi, j'étais vautrée devant la télé dans la maison de Lancaster, Pennsylvanie, où j'habitais alors. Il devait être cinq ou six heures du matin et j'attendais que Shawn, qui travaillait de nuit cette semaine-là, rentre du boulot.

Il y a sept ans aujourd'hui, je bossais tranquillement dans l'immense salon/bibliothèque/bureau de l'appart' que je louais alors à Monpatelin. Mon téléphone a sonné.
PERE, sur un ton pressant et sans même me dire bonjour: Allume ta télé!
MOI: Impossible. Je viens d'en acheter une nouvelle et elle n'est pas encore branchée.
PERE, d'une voix blanche: Il faut que tu voies ça. Il vient d'arriver un truc incroyable.
MOI, agacée: C'est un écran 16/9èmes. Elle pèse un âne mort et mon meuble télé est presque aussi haut que moi. Je n'arriverai jamais à la percher là-dessus toute seule. Qu'est-ce qui se passe, exactement?
PERE: Il y a eu un attentat, à New York. Un avion a percuté le World Trade Center. J'étais à la Fnac en train de regarder les téléviseurs, et j'ai d'abord cru qu'ils diffusaient un film-catastrophe. J'ai mis un moment à réaliser que, non, c'était un bulletin d'information spécial. Je te jure, on dirait la fin du monde.

Intriguée, j'ai raccroché et sorti ma nouvelle télé de son carton. Après avoir bien transpiré pour l'installer, j'ai pu l'allumer quelques instants avant que le deuxième avion percute l'autre tour. J'ai passé les heures suivantes assise sur mon canapé, en état de choc, les joues ruisselantes de larmes. Je voyais des gens se jeter par les fenêtres pour échapper aux flammes et j'avais envie de hurler: pourquoi?
Sept ans plus tard, il est indéniable que ce funeste évènement aura marqué un tournant dans l'histoire des Etats-Unis. Jusqu'ici, ses habitants s'étaient plus ou moins sentis invulnérables. Le 11 septembre 2001 a signé la fin de l'innocence de tout un peuple.

6 commentaires:

oloncin a dit…

Et bien non ! Moi, je ne me souviens de ce que j'étais en train de faire lorsque j'ai appris la mort de Lady Di. Pas plus que lors de celle de JFK, mais ça c'est normal, je n'étais pas né.

JF a dit…

pour paraphraser desproges, quand j'ai vu ca j'ai failli pleurer alors que quand Lady Di est morte, j'ai repris 2x des moules...

ARMALITE a dit…

La mort de Lady Di ne m'a pas spécialement touchée, mais je me souviens avoir été stupéfaite par les réactions des gens, notamment sur internet. Beaucoup la considéraient comme une héroïne, un exemple, limite une martyre. Alors que selon moi, elle ne le méritait asbolument pas.

M.Poppins a dit…

Je ne me souviens pas non plus de ce que je faisais lorsque Lady Di est décédée...

Mais pour le 11 septembre, je me souviens parfaitement... Bêtement devant la télé après une journée de boulot non-stop, presque endormie et boum, "flash spécial"... S'en est suivi un appel téléphonique à Mr Poppins pour lui dire à quel point je n'en revenais pas et l'informer. Le tout avec une pointe de panique dans la voix.

Gren a dit…

Pour Lady Di je ne me souviens pas où j'étais.
Mais pour le 11 septembre, je travaillais, les patients qui arrivaient nous donnais des infos au fur et à mesure. J'étais dans un nuage de coton, je n'en ai vraiment pris consience que devant l'horreur des images...

antonia a dit…

Lady Di j'avoue ne pas trop me souvenir moi non plus mais le 11 septembre c'était presque comme si j'y étais. Je travaillais alors à l'Ambassade des Etats Unis à Paris et nous étions tous, diplomates et employés, et ce dès les premières images retransmises sur CNN, prostrés et en état de choc devant les télés. Certains connaissaient des personnes qui travaillaient dans les tours ou avaient des pompiers dans leur famille... Ces heures sont gravées à tout jamais dans ma mémoire. C'était un cauchemar interminable, collectif et éveillé...