dimanche 28 septembre 2008

Maigre butin

Hier après-midi, comme Chouchou travaillait (il avait vraiment la semaine la plus merdique possible niveau boulot), qu'il faisait soleil et que je craignais que ce soit une des dernières belles journées de l'année, je suis sortie me promener. Enfin, soyons honnêtes: faire les magasins pour trouver deux-trois sapes de saison à me mettre sur le dos. Et bien après avoir descendu la chaussée d'Ixelles et remonté la rue Neuve en fouillant toutes les boutiques pas trop chères du coin, je suis rentrée avec trois sacs à peine, donc un de la Fnac qui ne contenait que des bouquins et ne compte donc pas, et un autre de chez Etam lingerie. J'ai bien trouvé, chez Pimkie, un petit blouson marron qui devrait combler le vide actuel de ma penderie entre les vestes en toile d'été et les anoraks fourrés, mais pour le reste... Malgré des vitrines alléchantes, je n'ai rien vu qui me plaise, qui ne me donne pas l'air enceinte de triplés et qui cadre avec mon style de vie.

Il faut dire qu'une fois de plus, la consommatrice lambda est particulièrement gâtée cet automne. L'an dernier à la même époque, je vitupérais contre les pulls sans manches. Ma plainte a dû être entendue en haut lieu: cette année, la tendance s'est généralisée aux manteaux. Franchement, à quoi sert un manteau qui ne tient chaud que jusqu'aux coudes? C'est à peu près aussi utile que si on inventait une culotte qui ne couvre pas les fesses. Pardon, ça existe déjà - ça s'appelle un string. Je reste également perplexe devant la mode des pantalons carottes et des sarouels: ça va à qui, ces horreurs? Aux filles très bien foutues, sûrement. Mais elles seraient beaucoup plus jolies avec... je sais pas moi, à peu près n'importe quoi d'autre. Côté chaussures, les derbies reviennent en force. Ce n'est pas vilain, mais je ne me vois pas avec ça aux pieds. Et oui, lectrice, lecteur, il existe quand même des catégories de godasses que je me refuse à porter (ou à acheter juste pour le plaisir de les regarder). Personne ne me verra jamais avec des mocassins, des espadrilles, des plimsols, des Crocs ou des sandales en caoutchouc qui se ferment par scratch. Le bon sens - ainsi que mon 1,54 m et mes mollets de footballeur - voudrait que je fasse également l'impasse sur les ballerines, mais j'ai du mal.

Le butin est maigre, donc. En même temps, un bon tiers de ma garde-robe n'a encore dû voir la lumière du jour qu'entre le magasin où je l'ai achetée et la penderie où je l'ai enfermée quelques heures plus tard. Il devrait donc être possible de renouveler mon look sans faire de folie avant les soldes d'hiver. Ca tombe bien: j'ai un appart à meubler et je doute qu'Ikea accepte de me sponsoriser à titre gracieux.

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