mercredi 25 juin 2008

"Forgetting Sarah Marshall"

La journée ne m'avait apporté que des contrariétés. Ca avait commencé par une prise de tête avec ma banque au sujet de prestations dont je n'ai pas l'usage et qu'ils me facturent depuis dix ans. Ca s'était poursuivi par la nouvelle que l'éditeur de Maudite Série n'avait pas reçu les contrats signés et la facture envoyée au début du mois, et que par conséquent j'allais devoir lui renvoyer tout ça et attendre encore trois semaines un paiement d'une demi-douzaine de milliers d'euros - glups. Ca s'était achevé par un mail de Hawk m'annonçant que son boulot lui refusait la journée du 8 août, et que le week-end à Londres pour lequel nous avions pris des billets d'Eurostar non-remboursables tombait à l'eau.
Comme toujours quand je suis fortement contrariée, je sentais poindre un délicieux début de migraine assorti d'une jouissive nausée. J'ai failli envoyer un mail à Hawk pour lui dire qu'on ne se retrouvait plus au ciné après son boulot, que je préférais passer la soirée à la maison. Mais parce que j'avais fait une réservation, la place avait déjà été débitée de ma carte UGC; et surtout, j'ai pensé que l'atmosphère moite et étouffante de l'appartement n'arrangerait sans doute ni mon état ni mon humeur. Je me suis donc forcée à sortir, et j'ai bien fait.
Autant le dire tout de suite: je déteste les comédies. Surtout les américaines et les françaises. En règle générale, je trouve le scénario indigent et les gags affligeants de lourdeur. Une seule raison m'a poussée à aller voir "Forgetting Sarah Marshall": le manque sévère induit par l'arrêt de la série "Veronica Mars", et la présence de l'héroïne d'icelle au générique du film. Malgré la bonne critique lue sur AICN, je m'attendais à m'ennuyer de pied ferme et à m'excuser humblement auprès de Hawk à la sortie pour lui avoir fait perdre deux heures de sa vie avec un tel nanar.
Et puis non. J'ai passé un bon moment. A plusieurs reprises, j'ai même ri tout haut des déboires de ce nerd au coeur brisé par une star de la télé, qui partant à Hawaii pour se changer les idées se retrouve dans le même hôtel que son ex et le nouveau petit ami de celle-ci. Jason Segel, l'excellent Marshall de "How I met your mother", a écrit le scénario de "Forgetting Sarah Marshall", dont il interprète également le héros malheureux. Il réussit ce tour de force de faire hésiter en permanence le spectateur entre le rire et la compassion, et d'imaginer des gags basés sur le sexe et/ou la nudité qui ne sont ni grotesques ni éculés. Chaque fois qu'il s'assied devant un piano pour composer ou chanter, le résultat est épatant de drôlerie - du moins, en VO. Il réussit même à donner à Kristen Bell une scène émouvante qui évite à son personnage de passer pour une bitch caricaturale. A noter également, une floppée de seconds rôles savoureux autour du quatuor principal.

4 commentaires:

sandradebruxelles a dit…

j'ai failli decrocher apres le 1er episode et c'est Hom qui m'a dit qu'on allait quand meme regarder le 2 et le 3 eme pour voir si ca allait s'améliorer .
du coup on a regarde toute la 1ere saison +- d'une traite ... avec un ah ben ca alors !!!!! au dernier episode et une grande attente de la 2eme saison..

ARMALITE a dit…

tu parles de quelle série au juste? veronica mars?

sandradebruxelles a dit…

rhaaaaaaaaa, c'est un vieux post pour Dirt que Roboform a ressorti ...

je t'avais fait un long post sur les soldes

en belgique c'est le 1er juillet, et ca commencait ce matin à Lille...

ARMALITE a dit…

Ok merci pour la confirmation!