lundi 17 mars 2008

Salon du Livre 2008 à la Porte de Versailles

Quand, samedi vers 17h, nous sommes sortis du métro Porte de Versailles avec Hawk, nous avons été accueillis par une bande de manifestants peu nombreux mais extrêmement remontés qui braillaient "Israël, criminels!" planqués sous leurs keffieh. On s'est dit que vraiment, ça commençait bien. On avait déjà une bonne journée de marche dans les pattes, on était complètement déshydratés et j'avais prévenu Hawk que les années précédentes, il faisait 72° à l'intérieur du Hall 1 avec une foule tellement compacte qu'il fallait jouer des coudes pour avancer. Du coup, j'ai presque failli faire demi-tour.
Un Ricqlès à 4,20 euros plus tard (après six mois à Bruxelles, les prix des brasseries parisiennes me font encore plus halluciner qu'avant), nous nous sommes enfin décidés à tenter une incursion. Il a fallu faire une queue immense et passer un portique de sécurité comme dans les aéroports. Super rassurant. Mais une fois dedans, bonne surprise: la température était raisonnable et la foule, bien que nombreuse, permettait une circulation assez fluide dans les allées.
Nous sommes d'abord passés sur le stand d'Editeur Préféré, où nous avons croisé et bavardé brièvement avec plusieurs stars du forum. C'est toujours sympa de mettre une tête sur un pseudo avec lequel on échange des insultes à longueur de journée; ça permet de personnaliser les vannes et de jouer bassement sur le physique d'autrui ^^
Puis nous avons décidé de faire un tour d'horizon et, peut-être, d'essayer de glaner quelques dédicaces. La liste des auteurs présents était impressionnante; il m'a fallu plusieurs minutes pour la parcourir. Chouette, Frédérique Deghelt que j'avais manquée à la Foire du Livre de Bruxelles la semaine précédente se trouvait justement là. Nous avons foncé vers le stand d'Actes Sud où nous avons rencontré une auteure charmante qui s'est gentiment prêtée au jeu du groupie shot avec Régis. Aude Picault dont j'ai adoré les deux "Moi, je" était là aussi, mais beaucoup de filles attendaient devant sa table, et j'avais déjà acheté mais négligé d'emporter ses bouquins. Lola Lafon, hélas, était prévue pour le mardi 18, bien après notre retour à Bruxelles. Et selon le programme Pénélope Bagieu avait commencé sa séance à 15h; nous approchions des 18h30 et je doutais fort qu'elle soit encore là.
Comme toujours, Hawk s'est ri de mon pessimisme naturel et m'a tout de même entraînée vers le stand des éditions La Martinière qui publient le Chama Sutra illustré par Pénélope. Et là, surprise inverse de la Foire du Livre de Bruxelles: sa dédicace avait été déplacée sur le créneau 17-19h, donc elle était toujours là avec son co-auteur! Mieux encore, elle a reconnu Régis pour l'avoir rencontré chez Tropismes et aperçu jeudi soir au vernissage de son expo, et elle lui a fait son premier fan art (que nous publierons très prochainement). Mieux que tout, elle a accepté la proposition parfaitement décente que je lui ai faite. Moins bien, Hawk était tellement sonné par la fatigue et hypnotisé par son décolleté qu'il en a oublié de prendre les photos d'usage, tsss tsss. Pénélope, ceci est un message personnel: pour la paix des ménages, peux-tu envisager de faire tes prochaines dédicaces en burqa, si on t'en trouve une mauve ou bleu Klein? Merci d'avance.
Au final, je suis sortie de là les jambes lourdes et le porte-monnaie plus léger, mais complètement ravie.

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