mardi 18 mars 2008

4 jours à Paris : en vrac

JEUDI 13
- J'ai trouvé les Ono de chez Ash au Printemps Haussman. A moins 15% ce jour-là. Mais pas dans la couleur que je voulais, et surtout, pas dans ma pointure: le 36 me tombe des pieds et elles n'existent pas en 35. Uber-déçue j'étais.
- J'ai accepté de faire, pour Editeur Préféré, une trilogie dont chaque tome compte la bagatelle de 660 pages. Et dont la trad doit être bouclée d'ici fin novembre 2009 - en plus des autres séries sur lesquelles je suis déjà engagée. Les vacances ne vont pas me faire mal l'an prochain, c'est moi qui vous le dis.
- La vue de Claire ravissante dans sa petite robe en satin noir et ses jolies sandales m'a dissuadée d'assister à l'inauguration du Salon du Livre. Avec ma tenue spéciale "marchons des heures dans les rues de Paris sans avoir froid ni mal aux pieds", je me sentais limite comme une clocharde à côté d'elle.
- 7: c'est le nombre de vendeurs pakistanais qui sont venus nous proposer des roses, à Kris et à moi, pendant que nous dînions au Paradis du Fruit Bastille. Chaque fois, je leur souriais en secouant la tête. Chaque fois, Kris ronchonnait: "Depuis le temps qu'on s'est pas vus, tu pourrais quand même m'offrir une rose". A la fin, quand j'en voyais un se diriger vers nous, j'avais juste envie de piquer un fou-rire.
- Après le repas, j'ai laissé Kris au bas des escaliers du métro pour reprendre la ligne 5 dans le sens inverse de lui. Pendant que j'attendais mon train, je me suis amusée à photographier, sur le quai d'en face, deux affiches pour les prochains concerts de Kiss et de ZZTop - tout en pestant contre le quidam assis juste dessous. Quand j'ai pu visionner mes clichés sur le MacBook de Hawk, j'ai éclaté de rire: le quidam, c'était Kris.

VENDREDI 14
- J'ai voulu commencer ma journée de shopping dans le Marais. Mauvaise idée: la plupart des boutiques du quartier n'ouvrent pas avant midi. Quelle bande de feignasses ces commerçants parisiens, pffff.
- Le magasin La Redoute des Halles est tout aussi désespérément fermé que celui de Monpatelin. Je sens une conspiration pour m'empêcher d'essayer la petite robe de la page 51.
- Le premier numéro d'Echo, la nouvelle série de Terry Moore, est paru, mais mon dealer de comics ne l'avait pas encore reçu. Damned. Je me suis contentée des 4 derniers Buffy saison 8, en essayant de ne pas rouspéter parce que c'est un éditeur de bédé pour lequel je ne bosse pas qui a emporté la bataille des droits de traduction. Après Harry Potter, je ne suis plus à ça près.
- Deux tops pas spécialement travaillés chez Kookai coûtent 115 euros ces jours-ci. Soit environ le double d'avant le passage à l'euro. Et on essaie de nous faire croire que non, les prix n'ont pas augmenté de façon disproportionnée aux salaires.
- En début de saison, quand je n'avais pas besoin de sous-vêtements, Calvin Klein faisait des boxers en microfibre rouge vif, gris anthracite ou violet foncé. Maintenant qu'il m'en faut, on ne trouve plus que du noir et du chair. Top fun.
- J'ai découvert l'afternoon tea du Virgin Café, sur les Champs-Elysées. Délicieux. Et encore plus quand servi par un charmant jeune homme prénommé Yohann.
- Drôle de dîner que celui de vendredi soir au resto de l'hôtel W. JC et moi, une semaine à peine après les obsèques de sa femme. Le discours est positif mais l'émotion bien présente. Ca me fait du bien de le retrouver même si je déteste ces circonstances.
- Récupération de Hawk sur le quai de la Gare du Nord à presque minuit. La dernière fois que je suis venue le chercher là, c'était en janvier 2007. Comme notre vie a changé depuis... (Nos conditions de séjour aussi, d'ailleurs. L'hôtel des 3 Nations est un bon compromis qualité/situation/prix, mais il ne vaut clairement pas l'hôtel Amour en matière de sexytude.)

SAMEDI 15
- En sortant le matin, je suggère à Hawk de se prendre un Minute Maid à la boulangerie la plus proche de l'hôtel. Il préfère attendre de trouver un café. Après avoir payé un minuscule jus d'orange 4,50 euros au Royal Opéra, il devrait mieux écouter mes conseils la prochaine fois.
- Gap donne toujours les mêmes maudits sacs en plastique bleu marine avec des poignées en ficelle style baluchon de marin. Ils auraient sciemment cherché à faire un truc chiant à trimballer qu'ils n'auraient pas pu mieux inventer. En fin de journée, mains de schtroumpf décoloré et doigts semi-sciés garantis.
- J'ai raté, par manque d'organisation, pas mal d'auteurs que j'aurais aimé voir ou dont j'aurais dû penser à emporter les bouquins pour les faire dédicacer au Salon du Livre. Si je reviens l'an prochain, je me préparerai mieux. Et je penserai à emporter une carte de visite pour ne pas payer l'entrée.
- Chouette soirée chez Editeur Préféré, même s'il manquait quelques têtes que j'espérais voir, comme Barbara ou Mélanie. Je n'ai pas trop eu le temps de discuter avec Bones, mais j'ai eu une première conversation avec Gérard et sa moitié, une deuxième avec Claire-plus-rock'n'roll-qu'il-n'y-paraît et Fred (un collègue traducteur qui a l'immense bon goût de lire et d'apprécier ce blog), une troisième avec Anne que j'aime beaucoup et n'ai guère vue ces dernières années. J'ai également retrouvé le très sympathique Damien et rencontré deux jeunes auteurs anglais charmants, plus un vieil auteur anglais bourru et extrêmement célèbre à qui j'ai eu peur d'adresser la parole. J'ai bu quatre coupes de champagne et je confirme que c'est ma limite avant de me mettre à rire bêtement et à raconter n'importe quoi.

DIMANCHE 16
- Je me suis levée sans torticolis mais avec la gorge qui gratouillait. Restons stoïque (et filons acheter du Codotussyl dans la première pharmacie ouverte).
- Le Paradis du Fruit Saint-Michel où nous avons déjeuné avec Kris et Autre Moi a changé sa recette de marmite rustique, et pas en mieux. La prochaine fois, je reviendrai à mon sempiternel Paradis Terrestre.
- Ca y est, nous avons récupéré notre Guitar Hero spécialement importé pour nous des USA par les VIP. Ca va rocker ce week-end dans les chaumières!
- Je ferais n'importe quoi par amour. Y compris visiter Notre-Dame un dimanche des Rameaux.
- ...Ou la Tour Eiffel un jour de pluie et de vent. Je n'y étais venue qu'une seule fois, lors de mon premier séjour à Paris avec Père quand j'avais 17 ans. Pfiou, tout ça ne me rajeunit pas.
- Hawk a testé le Subway avec moi et trouvé ça crapuleusement bon. Le contraire m'aurait étonnée.

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