lundi 29 octobre 2007

Paranoïa

Je l'ai rencontré pour la première fois à l'aéroport de T/H l'hiver dernier, au comptoir d'enregistrement de JetAirFly. Le vol pour Bruxelles était une fois de plus en retard et nous pestions solidement tous les deux. 1m90 bien passé, cheveux bruns et drus, menton carré, nez volontaire, teint bronzé et voix forte: il ressemblait, me suis-je dit, à ce dont Manu aurait probablement l'air dans une dizaine d'années.
Je l'ai revu dans le même aéroport vendredi dernier, cette fois flanqué d'une épouse blonde un peu grassouillette et d'une tripotée d'enfants dont un garçonnet à lunettes qui n'a cessé de s'enquérir du nom de mon chat et sa soeur plus âgée qui le sermonnait sur un ton de petite maman. Des habitués du va-et-vient Belgique/Midi de la France, ai-je pensé fièrement avec l'impression que je venais moi aussi d'entrer dans un club un peu select.
Là où j'ai halluciné, c'est quand j'ai recroisé toute la famille hier au rayon BD de Filigranes. Un soupçon m'est venu: et s'ils étaient eux aussi des aspirants maîtres du monde en train d'espionner la concurrence potentielle?

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