lundi 30 juillet 2007

Traces de lui

Petit à petit, je me débarrasse de toutes les traces de lui.
D'abord l'appareil numérique Samsung trop encombrant et trop compliqué pour moi, le dernier cadeau qu'il m'a fait quelques mois avant de commencer à me tromper. Je l'ai donné à mon père, le fan de modes d'emploi. Il était ravi.
Ensuite, les autres cadeaux, ceux qu'il m'avait offerts les premières années, quand il essayait encore de me faire plaisir. La parure collier et boucles d'oreilles Agatha en cristal rose et vert, que je n'aimais pas et que j'ai dû mettre une fois. Le sac Lancel rose Malabar, very cute mais pas du tout pratique. Ca se revend très bien sur eBay.
La bague avec un minuscule rubis en forme de coeur et les clous d'oreille assortis, je les ai donnés vendredi soir à sa filleule. Ce sont des bijoux qui conviendront très bien à une gamine de cinq ans. Pour une femme de trente, c'était juste d'un nunuche absolu.
L'immonde nounours en peluche acrylique blanche qui tenait un coeur marqué "je t'aime" entre les pattes, et que j'avais reçu pour le premier Noël passé ensemble chez mes parents (à l'époque, il vivait toujours avec sa femme), a échoué dans une poubelle peu après notre rupture. Le joli pendentif rose et la chaîne en or reçus le Noël d'après, en revanche, sont toujours dans ma boîte à bijoux. C'était un chouette cadeau: normal, c'est moi qui l'avais choisi.
[En fait la seule fois où il a vraiment été inspiré, c'est pour le petit Minolta rouge qui était un appareil parfait pour moi. Mais je reconnais que ce n'est pas évident de me faire des cadeaux: j'ai des goûts super pointus et les moyens d'acheter moi-même ce qui me fait envie dès que ça sort en magasin.]
Je ne peux pas jeter tous les albums photo sur lesquels il figure - juste éviter de les regarder en attendant que ma rancoeur s'estompe, ce qu'elle tarde à faire comme les lecteurs de ce blog auront pu le constater. Mais je commence à envisager de revendre cet appartement qu'il m'avait aidé à repeindre, dont son pote menuisier a fabriqué la bibliothèque sur mesure, et surtout qui se trouve à un kilomètre à peine de chez lui. Il me semble que je n'aurai vraiment tourné la page que lorsque je n'aurai plus à craindre de tomber sur lui en faisant mes courses chez Champion ou en allant chercher un recommandé à la Poste.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ha ba on est bien content de voir que tu as arrêté de raconté ta vie depuis quelques années !

ARMALITE a dit…

Mmmmh plaît-il?