lundi 16 avril 2007

Un long dimanche de fiançailles

Mettre le réveil à 10h même si c'est dimanche, pour ne pas perdre la moitié d'une de ces journées rares et précieuses qu'on passe ensemble. Et puis paresser au lit jusqu'à midi trente en se faisant des câlins; n'en sortir qu'à regret pour remédier aux gargouillis stéréophoniques de nos estomacs. Se croiser dans la salle de bain. Se sourire. Ne pas dire grand-chose - juste apprécier de partager ces petits gestes quotidiens.
Aller bruncher à l'Amour Fou. Hésiter devant le menu: qu'est-ce qui concilie le mieux gourmandise et diététique? Savourer thé, jus de fruits pressés et salade Penjab (lui) ou croque végétarien (moi) avec des soupirs de bien-être. Goûter le calme dominical du lieu et même l'indolence des serveuses. En profiter pour photographier les bêtises de Régis.
Descendre à pied jusque chez Filigranes, dans une chaleur estivale tout à fait incongrue pour l'endroit et la saison. Regretter de ne pas s'être habillés plus légèrement. Respirer à fond; même l'air a le goût du soleil. Penser que ça serait quand même drôle de commencer à bronzer à Bruxelles mi-avril. Se dire que la vie est bien belle parfois.
Passer deux heures à flâner parmi des milliers de livres. Se perdre et se retrouver au détour d'un rayon. Se chuchoter des souvenirs et des mots doux inspirés par les ouvrages qui nous entourent. Pousser des petits cris de joie devant nos trouvailles - un manuel de photo longtemps cherché en vain et récemment réédité, une série d'une mangaka adorée dont on n'espérait plus qu'elle soit traduite en français. Feuilleter des bouquins à une table de l'indoor café en sirotant un jus de fruits, sans rien dire - juste, de temps en temps, lever les yeux et s'adresser un sourire qui signifie "Tu es bien?" "Oui, je suis bien".
Aller finir l'après-midi au Parc du Cinquantenaire. Faire poser Régis parmi les tulipes sous le regard amusé des amoureux allongés non loin de là. S'arrêter quelques minutes pour écouter des musiciens qui font un boeuf près de l'arche. S'assoir sur une pelouse et s'affaler l'un contre l'autre. Essayer de faire des auto-portraits de famille avec Régis et avoir toujours un détail qui cloche sur la photo. Rajouter le Parc du Cinquantenaire sur la liste des endroits où "là, c'est fait".
Rentrer à la maison. Avoir une discussion d'adultes très sages autour d'un repas très sage. Puis jeter la Sagesse aux orties avec ses soeurs la Décence et la Normalité et ne pas voir passer la soirée. S'endormir à regret car demain matin, il faudra se séparer.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

la journée entre les tulipes...
... le soir entre cuir et fouets...



... telle est la vie de nos amoureux !

ARMALITE a dit…

T'étais cachée où? ^^

Anonyme a dit…

Ah, le 50naire, c'est fait aussi ...
( mais tout en haut :) )