vendredi 2 septembre 2005

I left my heart in San Francisco

Venise: la ville soi-disant la plus romantique du monde est affreusement sale et nauséabonde. En plus j'ai réussi à me perdre dans les petites rues derrière la place Saint-Marc et à me faire ramener à mon prof d'histoire de 5ème par les gendarmes italiens... La honte. Mauvais souvenir.

Londres: c'est un peu comme Paris, à force d'y aller, j'ai du mal à avoir un avis objectif. Les distances qui séparent les stations de métro sont vraiment trop grandes à mon goût, mais elle abrite quelques vénérables institutions parmi mes préférées, comme le salon de thé de Fortnum & Mason ou Harvey Nicholls. Elle cristallise un peu tout ce que j'aime chez les Anglais malgré le temps dégueulasse qui y règne onze mois et demi par an. Un plan shopping très sûr, en tout cas.

New York: un vrai choc. Je me rappelle mon étourdissement quand, me demandant pourquoi les trottoirs étaient plongés dans l'ombre même en plein jour, j'ai levé la tête et à peine réussi à voir le ciel entre les buildings. Ma surprise (agréable) de découvrir une population aussi mélangée. L'énergie perceptible qui crépite dans l'air 24h/24. New York, c'est vraiment la ville qui ne dort jamais. Elle vous électrise. Je pense cependant avec le recul que j'y trouverais la vie trop codifiée et trop stressante.

Bruxelles: j'ai passé trois jours là-bas et je n'en garde guère de souvenirs. La piste de danse du Fuse. Une grande place avec un beau vieux bâtiment d'un côté et de l'autre, un café avec mezzanine où j'ai bu un excellent chocolat chaud. Le musée de la BD où j'ai failli m'écrouler après 72h sans dormir quand les X ont subitement cessé de faire effet. Pas grand-chose d'autre.

Amsterdam: une adorable "petite grande ville". Les gens parlent tous anglais (et même français en prime, parfois), et surtout ils prennent le temps de vivre. J'ai adoré les canaux et leurs péniches, le foisonnement des bicyclettes, la terrasse en surplomb d'eau à l'arrière du Hard Rock Café, le quartier rouge où les jeunes discutent avec la police locale un pétard à la main, et surtout la carte des shits dans les coffee shops - j'avais l'impression de rêver. La meilleure herbe de ma vie, c'est là que je l'ai fumée.

Florence: des églises, des magasins hors de prix, des musées et encore des églises. C'est censé être un joyau, je m'y suis profondément ennuyée. La campagne toscane qui l'entoure, en revanche, est une pure merveille.

Vienne: absolument charmante. Le centre-ville recèle des trésors architecturaux à tous les coins de rue ou presque. J'ai craqué pour la Hundertwasser Haus et pour le chocolat chaud avec chantilly maison de chez Demel (oui, la recherche du parfait chocolat chaud est une obsession chez moi).

Tokyo: écrasante à l'arrivée, elle m'a ensorcelée assez rapidement. Je ne connais pas d'autre ville de cette taille où les gens soient aussi aimables et disciplinés. Et où on puisse, dans un décor urbain pourtant familier à quelques détails près (la profusion des néons dans Shinjuku, les temples bouddhistes et shintoistes...) se sentir en terrain aussi inconnu - à l'autre bout du monde, et pas juste en termes géographiques. Partout, on sent un mélange harmonieux entre la tradition et la modernité. Et j'aime la folie latente qui pointe sous le conformisme des Japonais.

J'ai visité tous ces endroits et bien d'autres encore... Mais mon plus grand coup de foudre à ce jour, c'est San Francisco. Immédiate et inexplicable sensation d'être dans une ville qui me correspond, une ville en résonnance avec mon âme. Pour le mélange hétéroclite des gratte-ciels et des "painted ladies" (adorables petites maisons victoriennes aux couleurs de dragée). Pour les hippies qui continuent à vivre comme dans les années 60 en se moquant qu'on soit en 2005. Pour les ponts majestueux dont les piliers se perdent dans la brume; pour les pittoresques cable cars qui gravissent poussivement les collines; pour l'animation de Fisherman's Wharf; pour le temps improbable - vent et froid glacial en plein été dans une baie californienne; mais surtout pour l'originalité et le caractère qui se dégagent de la ville comme de ses habitants. C'est un endroit où on ne doit pas avoir peur d'exprimer son excentricité, et mieux, où on doit exulter dans sa différence. Et qui figure donc désormais en tête de ma liste de voeux pour une éventuelle émigration. En attendant, je vais me relire les chroniques d'Armistead Maupin, tiens.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

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Moi a dit…

(on peut faire de la pub ?? lol)
La première fois que j'ai visité San Francisco, je n'ai eu qu'une envie y retourner ! C'est chose faite et à présent ... je veux y retourner lol ! ;)

Somebaudy a dit…

Tiens ? Blogger est spammé ? Mon commentaire précédent a été censuré ?