dimanche 18 août 2019

La semaine en bref #84




Lundi:
Plus de deux heures à tuer gare de Lyon et un compte en banque exceptionnellement pas trop dégarni en ce mois d'août: et si j'allais déjeuner au Train Bleu? Oui, c'est cher, et en plus, aujourd'hui, je tombe sur un serveur assez hautain. Mais je me régale avec mon gigot d'agneau à l'ail confit; mon Graves est fantastique, tout comme la crème au chocolat de mon thé gourmand, et j'adore ce cadre au classicisme luxueux si éloigné de mes habitudes. 

vendredi 16 août 2019

Bosser un jour férié




C'est un de mes grands plaisirs de freelance: bosser les jours fériés. 
Quand il n'y a rien à faire à l'extérieur de toute façon.
Quand tout est calme de l'autre côté de mes fenêtres et que le silence facilite ma réflexion. 
Quand je sais qu'aucun mail professionnel ne va venir troubler ma concentration, que mon solde bancaire ne bougera ni dans un sens ni dans l'autre. 
Quand le monde (ou au moins le pays) est à l'arrêt et que je peux me dispenser d'enfiler mon armure au saut du lit.  
Quand je ne dois pas me dépêcher de boucler mon quota de pages pour avoir le temps de caser ceci ou cela en fin d'après-midi. 
Quand je peux prévoir avec délectation ce que je ferai du jour de repos que je prendrai pour compenser. 
Quand je dois me débrouiller avec ce que j'ai dans le frigo, ce qui simplifie la prise de tête de l'avant-repas. 
Quand rien ne m'oblige à prendre de décision importante et à la mettre en oeuvre dans la foulée. 
Quand je me sens tranquille et délicieusement décalée par rapport au reste du monde (ou au moins du pays). 
C'est peut-être curieux, mais les jours fériés où je travaille ont toujours un petit goût de vacances. 

jeudi 15 août 2019

Evolution de la flamboyance


Galway, octobre 2017

Physiquement, s'il y a une chose que j'aime chez moi, ce sont mes cheveux. Epais, ondulés et faciles à vivre, ils sont l'un des rares attributs qui m'a toujours valu des compliments. Et je me suis pas mal amusée avec tout au long de ma vie. A 15 ans, la coupe de Catherine Ringer me valait le surnom de Rita pendant toute mon année de terminale. A 18 ans, une teinture noir bleuté me donnait l'air de Cléopâtre quand j'étais maquillée, et d'une morte-vivante dans le cas contraire. A 20 ans, la première et dernière permanente de ma vie me transformait en caniche (et ne me permettait bizarrement pas de reconquérir mon ex). A 26, un carré rouge et violet accompagnait mon divorce et mon installation aux USA. A 34, un blond malencontreux gâchait les photos de mon premier voyage au Japon. A 41, un splendide ombré hair rose puis violet me coûtait les yeux de la tête juste après la mort de mon père.

dimanche 11 août 2019

La semaine en bref #83




Lundi:
Ce week-end, j'ai découvert l'anime "March comes in like a lion" sur Netflix, et jusqu'à ce que j'aie terminé les deux saisons disponibles, je vais être extrêmement rapide pour boucler mon travail quotidien.

mercredi 7 août 2019

Stratégie de la chute libre




J'émerge d'une période assez difficile. 
Pendant un peu plus d'un an, mon cerveau a oscillé entre "A quoi ça sert de continuer?" les bons jours, et "Tu ferais mieux de chercher la solution la plus rapide et indolore pour en finir" les mauvais. J'ai eu beaucoup de mal à ignorer ses injonctions. 
En cause, mes premières périodes de chômage technique, qui se sont multipliées en s'allongeant à chaque fois. La crainte grandissante de ne plus pouvoir vivre du métier que j'adore. La terreur pure à l'idée de devoir prendre un emploi "normal", avec des gens autour de moi toute la journée et un lieu de travail fixe qui foutrait ma vie en l'air. 
A côté de ça, une actualité de plus en plus anxiogène. L'accélération visible du réchauffement climatique, les mises en garde affolées de la communauté scientifique. La certitude grandissante que nous allons vers un bouleversement total de notre mode d'existence et sans doute une extinction de masse, pas d'ici la fin du siècle comme initialement prévu mais peut-être bien de mon vivant. La rage de voir que les gens en position de pouvoir ne veulent rien faire, parce qu'ils sont assez âgés et assez riches pour penser que les pires effets ne les concerneront pas. 
Bref, une impuissance de plus en plus grande face à des changements tant personnels que généraux qui me terrifient.