dimanche 13 octobre 2019

La semaine en bref #92




Lundi:
 Après le climato-scepticisme, le mansplaining grammairien. Et hop, un vieux pote de moins dans mes contacts Facebook. Marre de répéter toujours les mêmes choses à des gens qui ne veulent pas comprendre. 
Généralement, il fait beau jusqu'à la Toussaint dans la région toulonnaise, mais c'est la première année où je dois mettre de la crème solaire avant de sortir au mois d'octobre.
 Arrivée à la fin de mon puzzle "Merveilles d'Europe", je m'aperçois qu'il manque deux pièces. J'ai beau retourner mon salon (petit et peu encombré), je ne les trouve nulle part. Dommage: ce puzzle est  joli et instructif, et je me suis beaucoup amusée à le faire. 

vendredi 11 octobre 2019

Où je cesse de m'en vouloir pour mon décalage




Il y a quelques mois, ma copine Mélanie se lançait dans une démarche pour diagnostiquer un éventuel autisme, et j'expliquais dans ce billet pourquoi je n'avais pas l'intention d'en faire autant. L'analyse était assez claire dans ma tête. Je n'avais pas envie d'investir mon temps, mon argent et mon énergie (trois choses que je refuse de dépenser à mauvais escient) dans un processus réputé long et pénible en France. Je savais que le résultat, même positif, ne résoudrait en rien mes difficultés relationnelles ni ne diminuerait mon hypersensibilité à certains stimuli, deux des choses qui ont eu le plus d'impact négatif sur ma vie. Le seul bénéfice éventuel que je pouvais y voir, ce serait que mettre un nom clinique sur ces symptômes me débarrasserait de la culpabilité qu'ils m'inspirent depuis toujours. Je serais certaine que non, ils ne sont pas juste le produit de ma mauvaise volonté, d'un tempérament capricieux ou d'une incapacité à prendre sur moi. Qu'ils font partie de mon câblage originel, et que lutter contre eux serait aussi vain que me rebeller contre ma petite taille en espérant que ça me fera prendre quelques centimètres. 

jeudi 10 octobre 2019

Courageux Hongkongais


Photo Nicolas Asfouri/AFP

L'an dernier à cette époque, j'étais en voyage à Hong Kong, et j'avais du mal à gérer ma déception. L'écart entre mon imaginaire et la réalité. La chaleur moite qui m'accablait à longueur de journée et de nuit. Mon profond malaise à me trouver au milieu de gens qui criaient beaucoup, souvent, et n'hésitaient pas à me bousculer sans un regard ni un sourire d'excuse. Tout m'agressait dans cette ville, et je regrettais de ne pas avoir plutôt consacré l'essentiel de mes vacances à explorer la plus paisible, moins grouillante Singapour.

dimanche 6 octobre 2019

La semaine en bref #91




Lundi:
 Sophie-Grosquick me propose un déjeuner. Je l'informe que je serai à Toulon puis à Vienne presque tout le mois d'octobre. Elle me traite de Niels Holgerson. Je réponds qu'à mon avis, Niels Holgerson ne filait pas un rein chaque mois à la SNCF et/ou à Brussels Airlines, mais qu'une oie géante me semble un moyen de transport fortement écologique et que je vais envisager de demander ça pour Noël.
 Comme je proteste que l'à-valoir est mal calculé sur le dernier contrat qu'il m'a fait établir, un de mes éditeurs me téléphone pour me rassurer sur le fait que cette fois, il honorera le nombre de feuillets français final. Il en profite pour me dire qu'il a adoré mes deux dernières (très grosses) trads de fantasy, qu'elles auraient pu partir à l'imprimerie sans correction, que je fais toujours du boulot génial et qu'il est extrêmement content de travailler avec moi. Regonflée à bloc je suis.
 Darklulu a le blues. Je lui envoie des encouragements sur Instagram, ainsi qu'une courte vidéo où Chouchou et moi lui faisons des bisous. Il répond: "Merci beaucoup, vraiment,  je vous aime", et mon petit coeur de Tatie se change instantanément en Chamallow fondu. 

vendredi 4 octobre 2019

25 ans de traduction littéraire, veine et déveine




Le mois d'octobre est celui de tous les anniversaires les plus importants de ma vie. Le 19, ma rencontre avec Chouchou. Le 17, la mort de mon père. Et le 4, le début de mon activité de traductrice littéraire. Cette année, cela fait 25 ans que j'exerce ce métier pour lequel je n'ai pas le moindre diplôme. Dans ce laps de temps, j'ai traduit près de 300 ouvrages, essentiellement dans le domaine de l'imaginaire, mais aussi des thrillers, des romans jeunesse, des guides de séries télé et même quelques bédés. Si, crise de l'édition oblige, remplir mon planning devient difficile depuis deux ans, je continue à aimer profondément ce travail et à penser qu'aucun autre ne me conviendra jamais aussi bien.