lundi 14 décembre 2015

Ice Star Wars à Liège




C'est devenu notre unique "tradition" des fêtes de fin d'année. Samedi, pour la quatrième fois, nous sommes allés admirer l'exposition de statues de glace qui, après Bruges pour "Le seigneur des anneaux" et Bruxelles pour la bédé belge, se tient cette fois à Liège sur un thème incontournable à l'approche de la sortie de l'épisode VII: "Star Wars"!

Comme toujours, les créations sont très finement ouvragées et d'une grande qualité. Comme toujours, elles sont éclairées de lumières à dominantes rose, violette et bleue. Comme toujours, elles sont disposées de manière à ce que même en cas de grande affluence, on puisse prendre des photos sans avoir personne dans le cadre. Comme toujours, il y a un endroit où se faire tirer le portrait assis (cette fois, le trône de l'Empereur) et un toboggan de glace à la fin. Comme toujours, il fait - 6° à l'intérieur du hangar et on a intérêt à venir chaudement couvert. Comme toujours, la visite bien que durant soi-disant une heure est bouclée en 20 à 25 minutes, même en mitraillant à tout va, d'autant que la température polaire n'incite pas vraiment à s'attarder sur les lieux! Comme toujours, à la sortie, il y a un vaste bar bien chauffé où l'on peut boire et manger crêpes, gaufres ou hot-dogs en attendant de retrouver des sensations dans les pieds et les mains. Bref, c'est une formule bien rodée et plutôt satisfaisante même si on déplore toujours le prix peu démocratique de l'entrée (14€ par adulte). 

























jusqu'au 31 janvier 2016
sur l'esplanade de la gare Liège-Guillemins



dimanche 13 décembre 2015

Concours "Touch": les gagnantes!



Premier commentaire tiré au sort par Random: celui de Balise, 
qui ne participe pas parce qu'elle est en Suisse. 
Bon, on reprend à zéro!


La première gagnante est donc Jeanne Blue


La deuxième gagnante est Nelly.  


La troisième gagnante est Solaena

Le hasard fait bien les choses (après un petit cafouillage): 
vous êtes toutes les trois en Belgique, donc je peux vous expédier vos livres rapidement. 
Jeanne, tu es la seule dont je n'ai pas l'adresse postale, merci de me l'envoyer à: l_annexe@hotmail.com

Merci à toutes les participantes et à bientôt pour un prochain concours!

Les brèves de la semaine #48




- Mardi, je suis très déçue par l'achat de "What a Wonderful World !" de Zep. Je pensais y retrouver la même sensibilité que dans son carnet intime, mais non - hormis quelques planches sympas qui expriment clairement son humanisme, ce ne sont presque que des histoires de bite. Et hop, direct dans le sac pour Pêle-Mêle!

- Mercredi, je me bidonne devant la vidéo Instagram Husband à laquelle on participé Emma de A beautiful mess et son mari Trey. Bravo à eux pour leur capacité d'auto-dérision.

- Je reçois ma toute première carte de voeux de l'année, envoyée par une adorable lectrice qui avait participé à l'opération "enveloppes-mystère". Merci, Elise! Mes propres cartes sont prêtes à partir, mais je vais attendre encore un peu pour les poster. 

- Le soir, on teste la boîte-repas chinois pour deux de Marks & Spencer: c'est moins réussi que la version indienne (et 2 euros plus cher!). 

- Vendredi matin, suite à la publication de mon billet "Une journée ordinaire", mon beau-frère m'envoie un MP sur Facebook pour me dire "Ben moi, je me suis levé à 8h30 après un horrible cauchemar: j'ai rêvé qu'hier, j'étais forcé d'assister au concert de Maître Gims!". Son MP précédent, bien visible juste au-dessus: "Appelle tes parents STP". Daté du 17 octobre 2012 à 23h40 - le jour de la mort de mon père. Parfois, je hais Facebook.

- Un peu avant midi, j'envoie ma traduction terminée. L'éditrice accuse réception en me disant: "J'ai hâte de relire ça, d'autant qu'on va mettre le paquet sur ce titre!". Gloups. Je croise les doigts et j'espère très fort avoir fait du bon boulot. 

-  Sur une suggestion de Chouchou, j'abandonne Iconosquare pour Squarelovin, qui continue à fournir des statistiques Instagram gratuites. Pour combien de temps? On verra.

- Je n'ai toujours pas reçu le paquet de ma partenaire du swap Perfect Strangers, expédié en milieu de semaine dernière. Le mien lui est parvenu en 3 jours. J'espère que la Poste belge ne s'est pas encore livrée à un de ces escamotages dont elle a le secret... En attendant, Kim de Birmingham semble absolument ravie de ce que je lui ai envoyé. Elle m'écrit que chaque année en ressortant l'ornement de Noël (un lapin en patins à glace, déniché chez Maisons du Monde), elle pensera à ma générosité, et ça me fait hyper plaisir. 

- Samedi, après avoir visité l'expo des statues de glace Star Wars à Liège, Chouchou et moi nous baladons dans le petit centre piétonnier de la ville et faisons un tour au marché de Noël, où nous mangeons la tartiflette la plus dégueulasse que j'aie jamais goûtée. Ce n'est pas la sortie du siècle, mais nous trouvons quand même deux géocaches, et surtout, il y avait longtemps que nous n'avions pas traîné tous les deux un week-end. Ca fait beaucoup de bien! 

- Le lecteur de DVD de l'iMac de Chouchou ne veut plus rien lire du tout. Tant pis pour "Fantastic Mr. Fox", que je viens pourtant à peine de déballer: nous continuons "Jessica Jones".

- Dimanche, après avoir brunché du côté de Bourse, nous faisons un petit tour chez Brüsel, dont je ressors avec 3 bouquins supplémentaires. Ce qui porte à 10 le nombre des entrées dans ma PAL Pour cette seule semaine. Je calculerais bien mon budget bouquins mensuel, mais je crains que mon vieux coeur n'y résiste pas.

Bonne fin de week-end et excellente semaine à tous.

10 suggestions de livres à offrir aux enfants de votre entourage pour Noël



Les mous: guide illustré drôle et tendre pour apprendre à "ne pas mener la vie dure aux mous" (à partir de 3 ans).

Dinomania: magnifique popup book au graphisme légèrement rétro, plein de dinosaures et de tout ce qu'il y a à savoir sur eux (à partir de 6 ans).

Par bonheur, le lait: court roman d'aventure rocambolesque avec un stégosaure, des vampires, des pirates et des extra-terrestres, illustré par Boulet (à partir de 9 ans).

Mon frère est un super-héros: roman débordant d'humour dont le jeune narrateur estime que c'est lui qui aurait dû se voir confier des super-pouvoirs (à partir de 9 ans).

Ce qu'on a trouvé dans le canapé, puis comment on a sauvé le monde: roman d'aventure loufoque à souhait où un Crayola couleur courgette décide du sort de l'humanité (à partir de 9 ans).

Cartes, voyage parmi mille curiosités et merveilles du monde: superbe atlas qui met en évidence la richesse du monde à l'aide de cartes illustrées à la manière des grands explorateurs, pour les fans de géographie et de voyages (à partir de 9 ans).

Les petites reines: roman intelligent et optimiste sur les thèmes du harcèlement et de l'acceptation de soi (à partir de 11 ans).

Yama: roman d'initiation ancré dans la culture fantastique japonaise, et situé à la période Edo (à partir de 11 ans).

La Balance Brisée: excellente trilogie de romans dont l'héroïne récemment orpheline se découvre des pouvoirs magiques et apprend à les apprivoiser (à partir de 11 ans).

Les enfants d'Evernight: série de romans de fantasy dont l'action se déroule dans un monde onirique (à partir de 11 ans, deux tomes parus à ce jour, également disponibles sous forme de bandes dessinées).

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (13)




1. La Fabbrica di Marco (Toulon) 2. Le Chamo (Toulon) 3. Unami (Bruxelles) 
4 et 13. Filigranes (Bruxelles) 5 et 7. Hôtel Le Berge (Bruxelles) 6. Halle Saint-Pierre (Paris) 
8. Samourai Ramen (Bruxelles) 9 et 14. Marks & Spencer Café (Bruxelles) 
10. Le Chantilly (Toulon) 11. La Théière (Toulon) 12. Takumi (Bruxelles)
14. Comptoir Florian (Bruxelles)

vendredi 11 décembre 2015

"Transparence" (Alex Christofi)


A l'image du verre, dont il porte le nom, Günter Glass est la transparence, la pureté, l'honnêteté même. Dans la ville de Salisbury où il a grandi (un peu), il fait figure de Candide bouboule, myope et accro aux gaufres. Si bien qu'à vingt ans, muni d'un optimisme débordant, d'une frêle culture wikipédiesque et d'une fascination immodérée pour la matière translucide, il se satisfait pleinement d'un emploi de laveur de carreaux - discipline où il excelle au point d'être réclamé sur les plus haut gratte-ciel londoniens...
Mais la vie est compliquée aux ingénus. Entre un patron fasciste, un premier amour désarçonnant, un frère aussi teigneux que sourd-muet et un colocataire aussi allemand qu'ermite, le naïf Günter expérimente les vertiges de l'âge adulte. Comment faire le bien quand tout est si compliqué? Voir au travers d'un monde aux facettes si multiples? Et si la perfection, comme le verre, passait plutôt par des milliards de petites impuretés?

Conquise par les récentes publications de Fleuve Editions, je me suis laissée tenter par "Transparence" que l'on m'avait vanté comme un roman feel good. Et je l'ai refermé franchement perplexe quant à ce qui avait pu lui valoir une telle appréciation. Il est vrai que j'ai suivi les mésaventures du jeune Candide sans déplaisir, en souriant des réflexions très justes qui émergeaient parfois de sa naïveté et en me demandant où sa curieuse fascination pour le verre allait le mener. Mais la vérité, c'est qu'elle ne le mène nulle part sinon à une fin triste, absurde, bâclée et profondément insatisfaisante qui laisse toutes les intrigues secondaires en suspens. Du coup, ce n'est pas une lecture que je recommanderais.

J'étais incapable de parler aux femmes. Je pouvais le faire tant qu'elles restaient des êtres humains. Mais dès qu'elles devenaient des femmes, qu'elles portaient des vêtements sexy et me regardaient dans les yeux, j'étais paralysé. Kali avait déjà cessé de s'intéresser à moi pour parler avec les deux autres. Je m'entraînerais à parler aux femmes une autre fois. Quand l'occasion se présenterait. Une fois que toutes les conditions seraient réunies. Mais dans l'idéal, avant mon rencard de samedi. 

Je me retrouvais confronté à un dilemme - et non des moindres. Les gens illuminés ou délirants me mettaient mal à l'aise. Mais ma modeste expérience en la matière (et par expérience, j'entends les heures passées devant MTV) m'avait appris que le sous-ensemble des femmes que je trouvais sexy recoupait souvent le sous-ensemble des femmes qui avaient l'air folles. 

Le plus effrayant, c'est que la Cagoule semblait entretenir des liens avec les plus grosses sociétés de l'époque: Michelin, la banque Worms et certaines sociétés pétrolières françaises. Le fondateur de L'Oréal avait même été un de leurs leaders. Dire que j'utilisais leurs shampoings tous les jours sans savoir que j'enrichissais une dynastie fasciste. Tout ce que je voulais, moi, c'était me débarrasser de mes pellicules. Ce n'était pas toujours facile de faire le bien, mais c'était en revanche absolument, incroyablement, extraordinairement facile de faire le mal. 

Une journée ordinaire - Décembre 2015


7h00: Mon réveil sonne. Depuis le début de la semaine, Chouchou et moi avons décidé de recommencer à nous lever tôt afin d'avoir des journées plus productives: ces derniers temps, je me sortais rarement du lit avant 9h et lui avant 10 (même s'il est souvent réveillé vers 6h30 et passe les heures suivantes à surfer sur son téléphone ou son iPad). Tout de suite, j'éteins la sonnerie et je diminue l'intensité lumineuse de moitié pour traîner encore un peu sous la couette. 

7h30: J'attrape ma tenue d'intérieur et je file à la salle de bain. Généralement, j'y passe moins de dix minutes, mais aujourd'hui, je dois me laver les cheveux (ce que je ne fais plus qu'un jour sur 5 environ depuis que j'ai découvert les bienfaits du shampoing sec). Pour lutter contre la déprime hivernale, je me suis récemment autorisé quelques achats cosmétiques. La lotion pour le corps à la rhubarbe et au pamplemousse de Pierre Hermé pour L'Occitane est une franche réussite; en revanche, la mousse nettoyante Pulpe de Vie est sans doute responsable de la vilaine éruption le long du côté droit de ma mâchoire. Ce n'est pas sans raison que d'habitude, à cause de ma peau super réactive, je m'en tiens à une routine minimaliste péniblement élaborée à coups d'essais-erreurs.

7h50: Je me prépare un thé, remarquant au passage que ma réserve de You Zi Hua Cha diminue et qu'il faudra en racheter au Nong Cha d'ici la fin de la semaine prochaine. Je le bois en faisant ma tournée des popotes internet, toujours dans le même ordre: d'abord Facebook, puis mes blogs, puis Feedly pour lire les blogs des autres, puis mes différentes boîtes mails, puis Twitter, puis Iconosquare (dont la fonction statistiques est devenue payante au 1er décembre, si bien que je ne tarderai sans doute pas à chercher un équivalent encore gratuit). Je joue un peu à Candy Crush - j'en suis au niveau 1313, et oui, vous pouvez me juger. 

8h00: Chouchou me fait un bisou et part à la salle de gym.


Ca donne hyper envie de se mettre à bosser, n'est-ce pas? 

8h25: Je me prépare un deuxième thé en refaisant passer mon You Zi Hua Cha. Depuis que j'ai découvert qu'on pouvait l'infuser 3 voire 4 fois, ma consommation de feuilles a sérieusement diminué, et je ne bois plus que ça sauf le soir. Du coup, il faudrait que je fasse du tri dans mon placard pour éliminer les autres thés que je n'utiliserai sans doute plus. Je petit-déjeune rarement le matin, mais là, j'ai faim, alors je me fais griller deux tranches de pain aux céréales que je tartine de beurre, et je les mange avec la demi-pomme bio qui traîne au frigo depuis deux jours parce qu'elle ne tenait pas dans ma dernière tarte. 

8h40: Je fais le lit, referme la fenêtre de la chambre, range un peu de linge propre qui a fini de sécher pendant la nuit et me brosse les dents.

8h45: Au travail! Au programme d'aujourd'hui: relecture d'une traduction à rendre demain soir. Mon premier jet est toujours très propre: j'effectue les recherches éventuelles et règle mes problèmes de glossaire au fur et à mesure; donc à ce stade, tout ce que je fais, c'est rajouter des tirets cadratins devant les lignes de dialogue, corriger les coquilles, supprimer une répétitions par-ci par-là et retoucher quelques formulations maladroites.

9h15: Troisième tasse de thé.

9h45: Chouchou rentre du sport et se prépare son horrible shake protéiné.

10h15: Chouchou ressort pour aller chez Exki passer des coups de fil désagréables.

11h15: J'ai bossé à toute allure, dans un état de flow parfait et pratiquement sans décoller le nez de mon texte. C'est à peine si j'ai entendu le détecteur de fumée du hall de l'immeuble se mettre à couiner parce qu'il faut lui changer sa pile - alors qu'en principe je ne supporte pas le moindre bruit quand je travaille. Résultat, j'ai déjà abattu les 160 pages que je m'étais fixé de relire pour aujourd'hui. Et comme il fait beau, je vais pouvoir en profiter pour sortir cet après-midi, hourra!

11h30: Je me pose la question du repas de midi. Pas des pâtes, parce qu'on a déjà prévu d'en manger ce soir. Une quiche courgette-feta-citron? Oui, mais il n'y a plus de feta. J'envoie un MP à Chouchou pour lui demander d'en rapporter quand il rentrera de l'Exki.

11h55: Un livreur DHL sonne à l'interphone. Il m'apporte un bouquin en anglais commandé sur Amazon. C'est la 7ème addition à ma PAL depuis le début de la semaine; il faut vraiment que je me calme sur les achats de livres.

12h00: Chouchou rentre avec la feta et un air navré. On discute un peu de ce qui est en train de se passer. J'essaie de ne pas stresser mais c'est dur.

12h20: En attendant que la quiche finisse de cuire, je poursuis ma lecture de "Literary Life", qui ne m'enthousiasme pas plus que ça au final - et pas seulement parce qu'en petit format, il est quasiment illisible.

12h40: La quiche est prête, et nous déjeunons rapidement à la table de la salle à manger. Puis, le lave-vaisselle étant plein comme un oeuf et le repas de ce soir devant générer pas mal de vaisselle sale, exceptionnellement, je le fais tourner sans attendre 23h.

13h00: J'envoie un MP groupé à ma soeur et mon beau-frère. "J'ai vu que le concert de Maître Gims au Zénith de Toulouse, c'était ce soir. Condoléances à celui de vous deux qui s'y colle." (Ils ont offert deux places à Attila, qui est un grand fan, pour son dernier anniversaire.) La réponse de David ne se fait pas attendre: un sobre "C'est moi", suivi de trois smileys pleurant à chaudes larmes. Je lui souhaite "Force, courage et boules Quiès". J'ai dit que ma famille me manquait affreusement?

13h20: Je m'habille chaudement pour sortir: collants en laine épais et pull en cachemire noir. Il fait soleil aujourd'hui à Bruxelles mais pas super chaud (ce que je préfère largement à l'inverse).

13h30: Oh, j'allais oublier! La vente privée Whittard! Je n'ai pas commandé chez Vente Privée depuis plus de deux ans, mais là, je connais les produits, je sais que je les consommerai et surtout, la date de livraison prévue tombe à un moment où je serai à Toulon. Hop, une jolie boîte en métal de chocolat en poudre blanc, la même en version noir, et une boîte d'Earl Grey en sachet.

13h40: Toujours par MP, je tente de fixer une date pour la prochaine troc party. Il semble que le 17 janvier convienne à tout le monde.

13h50: Je quitte la maison avec Chouchou, qui s'arrête place du Luxembourg où il a rendez-vous avec quelqu'un. Moi, je descends à pied jusque dans le centre.


Riante atmosphère de préparation des fêtes - si, si, je vous jure. 

14h20: Je passe un long moment chez Tropismes à faire un repérage de bouquins pour une future liste sur L'Annexe. Puis je flâne un peu dans les Galeries Royales presque désertes.

14h50: J'enfile la rue du Marché aux Herbes jusque chez Cora Kemperman, où je craque pour une robe qui me fait une ligne sublime (avec une culotte ventre plat, elle sera carrément parfaite). J'hésite entre la rouge et la gris anthracite, jusqu'à ce que la vendeuse m'informe qu'à partir de 2 articles, il y a -25% sur tous les achats. Bon, ben à 40€ la seconde robe, je vais prendre les deux. Me voilà habillée pour l'hiver.

15h30: Après avoir fait une boucle bd Anspach, je remonte vers les Galeries Royales et entre chez Pierre Marcolini acheter les fameux éclairs qui me font baver depuis des semaines. Un aux marrons pour moi, un au chocolat noir pour Chouchou, et puis, comme ils sont tout petits, un à la crème brûlée pour partager.

15h35: Je remonte à pied jusqu'à la Chaussée d'Ixelles. Avec ça, je devrais avoir mon quota de pas pour la journée!


Du thé, un bon bouquin, what else? 

16h00: Je m'installe au Comptoir Florian avec un kabuse kukicha et me délecte de quelques chapitres de "Ce qui était perdu". Les flacons pharmacie vierges que j'attendais ne sont toujours pas arrivés, il faudra que je repasse une autre fois.

16h45: Je rentre à la maison, où je trouve Chouchou en train de faire des bonds de joie suite à une découverte qui l'enchante et qui devrait partiellement résoudre ses problèmes. Nous discutons de nos après-midi respectifs en engloutissant savourant les éclairs Marcolini. Puis j'enfile la robe rouge histoire de lui montrer ce qu'elle donne sur moi; ses yeux brillent et il commence tout de suite à chercher avec quel type de chaussures il faudrait que je la porte. Un excellent investissement, donc.

17h30: Je pense à vérifier mon compte de pas. Je suis à 11600. Pas sûre que ça suffise à compenser les éclairs, mais bon.

18h00: Rédaction de billets pour les deux blogs, notamment une sélection de très bons ouvrages jeunesse à offrir pour Noël.

19h20: David envoie des signaux de détresse depuis le concert de Maître Gims. Impitoyable, ma soeur lui répond: "Un peu plus d'entrain, s'il te plaît!". Je me marre. En représailles, David menace de pourrir mon mur Facebook avec les vidéos qu'Attila est en train de filmer. On est toujours trahi par les siens.

19h45: Chouchou se lance dans la confection des célèbres spaghetti à l'ail de Funambuline. Il était temps: les éclairs sont loin, et la révolte gronde dans mon estomac.

20h45: Nous nous installons avec nos plateaux devant l'épisode 3 de "Jessica Jones". Je suis normalement peu sensible au physique masculin, mais je dois quand même concéder que le barman noir ne fait pas mal aux yeux.

21h45: Les spaghetti à l'ail m'ont tueR. Il faut m'hélitreuiller pour me sortir du canapé. Je prévois 30 km à pied pour tout éliminer.

22h25: Sur une suggestion de ma soeur et pour ne pas mourir idiote, je viens d'écouter "Sapés comme jamais". J'envisage de me crever les tympans avec un coton-tige émoussé pour m'assurer que ça ne se reproduira plus jamais.

22h45: Avant d'aller dormir, je me livre à mon petit plaisir coupable de ces derniers mois - un tour sur le site "Get off my internets", où les gens viennent juste pour bitcher. Je l'ai découvert à un moment de grande frustration, quand je me suis rendu compte que je ne supportais plus du tout les deux blogueuses américaines que je suivais fidèlement depuis des années et que j'avais presque considérées comme des modèles à une époque. Quand j'ai vu ce que d'autres écrivaient à leur sujet, j'ai eu un peu pitié de la première et ricané bêtement en pensant à la seconde. Je sais, c'est moche.

23h00: Je me brosse les dents, je prends mon Lutényl, je me mets en pyj' et je me fourre sous la couette pour bouquiner une petite heure maxi avant l'extinction des feux, pendant que Chouchou reste au salon pour préparer son rendez-vous de demain matin.

Et vous, elle ressemble à quoi, votre journée de semaine typique? 

mercredi 9 décembre 2015

Christmas wishlist


Je le répète chaque année à cette période: je n'aime pas beaucoup Noël. Dans ma famille comme avec Chouchou, on ne se fait plus de cadeaux depuis des années. Voici tout de même quelques bricoles que je ne brûlerais pas si je les trouvais au pied d'un hypothétique sapin dans les univers alternatifs où j'attache de l'importance à ce genre de choses...












"A bunch of pretty things I did not buy" (Sarah Lazarovic)


Dans ce mémoire illustré, l'artiste Sarah Lazarovic décortique son parcours de consommatrice depuis l'enfance: la recherche de son style, adolescente, et la façon dont ses choix vestimentaires participent à la construction de son image d'elle-même; le départ de chez ses parents et la nécessité d'établir un budget; sa boulimie de shopping et ses regrets consécutifs; sa découverte du minimalisme et, par la suite, la culpabilité associée à la moindre dépense; l'établissement de critères et la liste des achats auxquels cela l'a amenée à renoncer; enfin, une forme d'apaisement vis-à-vis de la consommation. J'ai aimé ses interrogations très proches des miennes, sa façon ludique de les présenter et le ton qu'elle emploie - celui de la confidence plutôt que d'une leçon donnée au lecteur.

"A Bunch of Pretty Things I Did Not Buy" n'est pour le moment pas traduit en français (hélas) (mais je veux bien m'en charger). 






mardi 8 décembre 2015

Un mot pour 2016




Chaque mois de décembre, la scrapbookeuse Ali Edwards propose à ses lectrices un petit exercice que je trouve particulièrement intéressant: choisir un mot qui les guidera pendant toute l'année à venir, un mot qui résume ce à quoi elles aspirent et la direction qu'elles veulent faire prendre à leur vie - une déclaration d'intention réduite à sa plus simple et sa plus mémorable expression. J'ai commencé à suivre cette initiative en 2011, et je n'ai plus jamais arrêté. Pour 2015, mon mot était ACCEPTER, car je souhaitais combattre ma très forte tendance à juger tout et tout le monde et tenter de développer une plus grande tolérance.

Alors que ces douze derniers mois ont été difficile sur beaucoup de plans, j'ai l'impression d'avoir énormément progressé au niveau personnel. Je ne suis toujours pas la personne la plus tolérante du monde, mais j'ai appris à laisser filer des tas de choses qui me faisaient grimper aux murs jusque là. Je me suis convaincue du bien-fondé de cette maxime: "Soyez bienveillant; tous les gens qui vous entourent livrent une bataille dont vous ne savez rien". J'accorde davantage le bénéfice du doute. Je fais preuve de plus d'indulgence envers ce que je considérais jusqu'ici comme des faiblesses méprisables. J'apprends à pardonner. J'arrive à moins m'énerver vis-à-vis de ma mère, à la laisser dire des bêtises sans relever. J'essaie de sortir un peu de ma carapace, de me montrer moins dure, moins exigeante, plus réceptive, voire un poil vulnérable. Je me reproche moins mes propres erreurs. Bref, je suis très contente des résultats obtenus par rapport à mon mot de 2015.

Pour 2016, mon mot s'est imposé de lui-même mi-novembre, au cours de la sinistre période qui a suivi les attentats de Paris et durant le lockdown bruxellois. Plus que jamais, j'ai eu conscience que la vie ne tenait qu'à un fil et que le monde pouvait être excessivement affreux. Que la seule grâce susceptible de dissiper tant de ténèbres - notre seule vraie richesse - c'était la bienveillance avec laquelle nous prenions soin les uns des autres. J'ai eu envie, à ma petite échelle, de contribuer à répandre un peu de lumière autour de moi. Alors, j'ai choisi le mot DONNER. Donner du temps, de la patience et de la compréhension à mes proches. Donner des sourires et de la bonne volonté aux inconnus. Donner de l'argent ou de l'énergie aux causes qui m'importent et aux projets qui m'enthousiasment. Donner des encouragements chaque fois que je peux. Donner des attentions minuscules pour embellir le quotidien. Donner les choses dont je ne me sers pas mais dont d'autres peuvent avoir envie ou besoin. Bref: aborder la vie avec un esprit de générosité plutôt qu'avec le nombrilisme qui m'a essentiellement caractérisée jusqu'ici. J'ai déjà plein d'idées en tête, et hâte de les mettre en application.

Et vous? Tenté(e) de choisir un mot pour 2016? Lequel? 

lundi 7 décembre 2015

"Les nuits de laitue" (Vanessa Barbara)


Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Sans compter qu'Ada participe intensément à la vie du voisinage, microcosme baroque et réjouissant.
Il y a d'abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables; Anibal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour favoriser le lien social; Iolanda et ses chihuahuas hystériques; Mariana, anthropologue amateur qui cite Marcel Mauss à tout-va; M. Taniguchi, centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre Mondiale n'est pas finie.
Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat ses insomnies à grandes gorgées de tisane tout en soupçonnant qu'on lui cache quelque chose...

Premier roman de la chroniqueuse brésilienne Vanessa Barbara, "Les nuits de laitue" dissimule derrière une galerie de portraits savoureusement barrés une intrigue policière qui sème ses indices ça et là, l'air de rien, pour ne se dévoiler réellement qu'à la toute fin. On s'attache très vite au couple singulier formé par Otto et Ada, deux caractères totalement opposés mais aux goûts similaires qui ont choisi de ne pas avoir d'enfants pour mieux profiter l'un de l'autre, et on s'amuse des excentricités pas-si-anodines-que-ça de leurs voisins. L'atmosphère presque fantasmagorique du village, ainsi que l'absence de références géographiques, placerait l'histoire hors du monde et même hors du temps sans les références à la Seconde Guerre Mondiale. Bref, un roman inclassable mais très réussi, et une auteure à suivre!

Certaines lettres passaient entre les mains de tous les habitants du quartier, sauf de ceux qui auraient dû les recevoir; elles décrivaient ainsi de drôles de loopings avant d'être finalement ouvertes et jetées au panier, le délai de paiement ayant expiré - "Regardez-moi ça, une facture d'électricité de 1997! s'exclamait Nico, à la lumière d'une lanterne. Mais il ne faut pas voir tout en noir. Certains j-habitants, n'ayant pas la force de se révolter, finirent par entamer une correspondances avec les enfants, neveux et nièces d'inconnus, nouant ainsi des relations sincères et diffusant les nouvelles autour d'eux. 

Si l'idée était pour chaque année de mariage supplémentaire, de trouver quelque chose de plus noble pour symboliser leur union, alors les tulipes et le chou-fleur étaient tout indiqués. Il y avait eu les noces de gâteau à la carotte et aussi une année où ils avaient décidé de fêter leurs noces d'os, juste pour le plaisir de l'assonance, tout en reconnaissance volontiers que l'os n'était en rien supérieur à la turquoise, à l'argent ou au corail. L'année de la disparition d'Ada, ils auraient célébré leurs noces de couverture à carreaux. 

Cet hiver-là, Otto fut contraint d'avaler une tisane de laitue tous les soirs, sans le moindre résultat concret, si ce n'est des douleurs au ventre ainsi qu'une progressive et totale aversion pour les légumes-feuilles. Le soixante-dixième jour, il fut mis fin à l'expérience pour cause d'échec et de soulèvement du public cible, de sorte qu'Ada nota en conclusion de son compte-rendu l'observation suivante: "Hypothèse réfutée. A bas la lactucine. La seule vue d'une laitue est devenue insupportable au cobaye."

"Bron/broen" saison 3




Deux ans. Deux ans que j'attendais la suite de cette magistrale série policière, partagée entre l'impatience et l'appréhension: sans Martin Rhode, la moitié danoise du duo d'investigateurs dont la bonhommie venait contrebalancer l'extrême rigidité de la Suédoise Saga Noren, que resterait-il de Bron/broen? L'alchimie des deux héros comptait pour bonne part dans la qualité de la série, plutôt glauque à la base, à laquelle elle venait apporter son unique touche de légèreté. Autant dire qu'à la base, je n'étais pas très bien disposée envers Henrik Sabroe, le nouveau partenaire danois de Saga au comportement plus que louche. Mais les scénaristes ont réussi le tour de force de créer un personnage aussi tourmenté que Saga, bien que pour des raisons très différentes, et qui tisse peu à peu avec elle une relation encore plus intense et intéressante que son amitié avec Martin. Franchement, chapeau. 

Par contre, pour la légèreté, mieux vaut oublier. Cette saison 3 est sans doute la plus plombante de toutes. Copenhague et Malmö restent filmées à leur plus gris et à leur plus moche; l'intrigue (un chouïa moins passionnante que les précédentes, mais toujours très bien construite) continue à mettre en évidence les travers de la société scandinave considérée par beaucoup comme la plus progressiste et la plus juste du monde. Comme si ça ne suffisait pas, Saga est mise à rude épreuve par la disparition de la seule personne qui compte encore pour elle, au moment même où sa mère tant haïe refait surface pour la tourmenter. L'actrice Sofia Helin, déjà formidable dans les deux premières saisons, se surpasse d'épisode en épisode. Sans cesse plus mutique, plus renfrognée, plus contractée, elle suinte la souffrance et l'impuissance par chacun de ses pores. On la voit approcher mentalement du point de rupture en se demandant ce qui pourrait bien la sauver - Bron/broen n'ayant pas pour habitude de donner dans la facilité de la guimauve. 

En résumé et sans trop vous spoiler, je dirais que cette saison 3 reste tout aussi passionnante que les précédentes, ce que la télé produit actuellement de plus intelligent et de plus prenant à mon goût. Je croise les doigts pour qu'on ait droit à une saison 4 de la même qualité - même si je dois l'attendre encore deux ans.




dimanche 6 décembre 2015

Les brèves de la semaine #47




- Lundi, le facteur m'apporte une mignonne tasse blanche à pois doré avec l'intérieur rose et un chat assis dans le fond, création de la marque anglaise House of Disaster. Cadeau surprise de mon amie Isa pour bien commencer la semaine!

- Je réussis à faire mes 10000 pas dans la journée sans jamais pousser plus loin que le local à poubelles à l'entrée de ma résidence, décrochant ainsi mon niveau 42 en classe Ermite.

- Mardi, je passe la barre des 500 abonnés sur mon compte Instagram. J'organiserais bien un petit concours pour fêter ça, mais je manque d'idées.

- J'aimerais qu'on m'explique pourquoi, face à mes cheveux ondulés, les coiffeuses n'ont que deux réactions possibles: vouloir absolument les lisser, ou vouloir absolument les friser. Je les aime bien au naturel, merci. Par contre, les 10 cm en moins, c'était pas du luxe.

- Nouveaux commerces remarqués dans le centre de Toulon: un Burger King (beurk), un Monoprix (youpi), un Comptoir de Mathilde (miam). La curiosité me pousse à acheter un pot de pâte à tartiner lait noisette pétillant sans huile de palme; je suis sûre que ça ira très bien sur les crêpes de Chouchou.

- J'essaie de bouquiner tranquillement au salon de thé; pas de bol, la serveuse tient absolument à me faire part de ses théories détaillées sur les attentats. Il y a un an, j'aurais levé les yeux au ciel intérieurement en me disant qu'elle était bête comme ses pieds et qu'elle me gonflait; là, je l'écoute avec un vague sourire en me disant qu'elle est gentille et qu'elle doit avoir besoin de parler. On progresse.

- Dîner avec Fleur au Bistro des Artistes. Elle me raconte les tensions entre elle et son chéri (elle: atteinte du syndrome de la Super Woman qui veut assurer sur tous les plans; lui: très très décontracté par rapport aux tâches du quotidien). Je lui prêche les vertus du lâcher-prise en espérant ne pas être trop chiante.

- Jeudi, en utilisant mon "passage secret" gare de Lyon (les escaliers situés sur les quais qui descendent directement dans le métro au lieu d'obliger à faire un grand détour par le hall principal), je tombe sur une échoppe bien planquée dans un coin, où un adorable monsieur prénommé Mustapha vend des gobelets de pâtes en sauce. Rien de gastronomique, mais comme j'ai cinq minutes pour me poser avant de filer prendre ma correspondance gare du Nord, le plat chaud bon marché à la place du sandwich SNCF hors de prix est extrêmement bienvenu!

- Vendredi, je me réveille de fort mauvais poil après une semi-nuit blanche due au fait que Chouchou a bossé jusqu'à 6 heures du matin. Heureusement, j'ai prévu un après-midi shopping avec Gasparde. Pas de grosses folies étant donné l'état pitoyable de mes finances, mais un chouette déjeuner au Peck47 (où ils vendent un délicieux sandwich appelé Wild Belgian!), deux des produits de la gamme de cosmétiques maison & other stories (tout petits prix, odeurs fantastiques), la fameuse bougie parfumée Au coin du feu que je guignais depuis octobre, le dernier Vogue avec Vanessa Paradis déguisée en Palpatine sur la couverture, et pour finir, un long moment à papoter devant un thé chez Unami. Je rentre chez moi à pied, sérieusement requinquée.

- Samedi soir, nous fêtons l'anniversaire de Sara qui arbore une sublime nouvelle coupe de cheveux et des Chie Mihara dont je serais jalouse si je n'en portais pas moi-même une très chouette paire. (A ceci près que les miennes sont beaucoup plus hautes, et que vers 23h20 je prends le métro pour rentrer chez moi en boitant comme une chèvre à trois pattes.)

- Dans la nuit, je suis enlevée par des terroristes cagoulés qui m'emmènent dans un entrepôt où les attend leur chef King-Kong. Pour détendre l'atmosphère, je lance une conga sur "Little green bags". Je pense qu'il y avait de la drogue dans les rillettes de Maman Gasparde.

- Dimanche, journée difficile avec une très grosse prise de tête entre Chouchou et sa Cliente de l'Enfer. Pour oublier, je me lance dans la rédaction de mes cartes de voeux. Choisir le bon motif pour chacun et passer un petit moment à penser à tous les gens qui embellissent ma vie me fait beaucoup de bien.

Bonne fin de week-end et excellente semaine à tous.

En ce moment sur l'Annexe, un concours pour gagner 3 exemplaires du roman "Touch" de Claire North! Pour y accéder, cliquez sur le lien dans la colonne de droite. 

samedi 5 décembre 2015

La revue de presse du week-end #50




Concours: gagnez 3 exemplaires de "Touch" (Claire North)


Kepler est un fantôme, une entité désincarnée. D'un simple contact peau contre peau, il "saute" d'une personne à l'autre, utilisant le corps de ses hôtes aussi longtemps qu'il lui plaît avant de les laisser sans aucun souvenir de ce qu'ils ont fait durant la période où il les possédait. Jusqu'au jour où un assassin mandaté par une organisation mystérieuse commence à le traquer à travers ses hôtes successifs. S'engage alors une folle course-poursuite à travers toute l'Europe, durant laquelle Kepler convoque ses souvenirs pour tenter de comprendre qui peut bien chercher à l'éliminer...

Qui sommes-nous au-delà du corps que nous portons, de sa position sociale et de ses biens? Telle est la question que pose Claire North, la très talentueuse auteure de "Les Quinze Premieres Vies d'Harry August", à travers ce nouveau roman fantastique cette fois décidément mâtiné de thriller. Non seulement elle livre une histoire haletante, construite de façon très habile avec ses chapitres courts et ses multiples aller-retour passé-présent, mais elle se paye le luxe d'une vraie réflexion sur la notion d'identité. Son méchant est l'un des plus flippants que j'aie jamais rencontré dans un bouquin. Quant à son style, je le trouve toujours aussi percutant. Peu d'auteurs savent aussi bien qu'elle croquer une situation en quelques phrases lapidaires d'une justesse criante, ou manier l'ironie pour la faire claquer comme un coup de fouet. 

Accessoirement, c'est moi qui ai traduit ce roman - en transpirant à très, très grosses gouttes du fait qu'on ne sait jamais si Kepler est un homme ou une femme, ce qui passe très bien en anglais mais pas du tout en français où les adjectifs s'accordent avec le genre du nom auquel ils se rapportent. Et comme mon éditeur a été très généreux en m'envoyant mes exemplaires, je peux exceptionnellement vous en faire gagner non pas un, mais trois! Avant dimanche 13 décembre à midi, laissez-moi un commentaire en me disant de quelle personne vous aimeriez occuper le corps l'espace d'une journée, et pour faire quoi. Je procèderai ensuite à un tirage au sort. Ouvrages expédiés uniquement en Belgique (dans la foulée des résultats) ou en France (début janvier). Bonne chance!

vendredi 4 décembre 2015

En décembre, j'ai envie...




...d'une seconde paire de boots Coqueterra, mais noir irisé ou marron cette fois
...de dégoter le Lola de Nat&Nin en kaki sur eBay (même si je n'y crois pas trop)
...d'ajouter Carl et Trinity à ma mini-collection de FunkoPop à lunettes
...que ma partenaire du swap Perfect Strangers apprécie son paquet dans la confection
duquel j'ai mis beaucoup de soin
...d'avoir des nouvelles de l'achat des droits du 3ème roman de Claire North
...de regarder la suite de "Jessica Jones"
...de voir "Hector and the search for happiness"
...d'organiser un concours pour fêter mon 500ème follower sur Instagram
...d'aller photographier les statues de glace Star Wars à Liège
...de retourner à Mons visiter les archives interdites au public du Mundaneum
...de manger une crêpe géante au marché de Noël
...de goûter les éclairs aux marrons et à la crème brûlée de Pierre Marcolini
...de recommencer à faire de la brioche perdue aux framboises
...d'envoyer (et de recevoir) plein de jolies cartes de voeux
...de finaliser mon agenda 2015 avant de l'archiver
... et surtout, de passer une fin d'année apaisée et pas trop triste, 
bien que je ne puisse ni voir ma famille ni partir pour le jour de l'An comme je l'espérais

jeudi 3 décembre 2015

8 désastres diététiques auxquels je suis incapable de résister


C'est pas moi, c'est mini-MTLM qui a tout mangé!

- Le poulet général Tao du China Fast Food, à Toulon. Glacé dans une sauce à l'orange légèrement gluante et d'une belle couleur rose vif, à la fois hyper grasse et hyper sucrée. Non, je n'ai rien à ajouter pour ma défense. 

- La mayo avec les frites. Une sale habitude prise en Belgique: avant, je mangeais mes frites nature ou, au pire, avec du ketchup. 

- Les donuts Krispy Kreme, qu'on ne trouve heureusement pas sous nos latitudes, mais qui font partie des plaisirs coupables obligatoirement associés à un road trip américain. 

- Un repas-fromage arrosé de bon vin. Surtout si les fromages viennent de chez Xavier, à Toulouse. Je n'en dors pas la nuit qui suit, mais quel bonheur pour mes papilles! 

- Les rillettes de canard de la mère de Gasparde. Théoriquement, je suis contre. Dans la pratique, c'est souvent moi qui finis le pot. 

- La pizza tartiflette de mon dealer préféré, à Monpatelin. Pommes de terre, lardons, crème fraîche, reblochon. Même en version géante, ne se gaspille jamais. 

- Le poulet frit du KFC. C'est la faute à la panure, je suis sûre qu'il y a de la drogue dedans (en plus du poivre dont je raffole). Du coup, je ne mets plus les pieds au KFC; je me contente de saliver de loin. 

- Le beignet à la crème de marron qu'on vend pendant la fête à la châtaigne de Collobrière, chaque dernier week-end du mois d'octobre. Mais bon, ça doit faire dix ans que je n'y suis pas retournée. 

Et vous, c'est quoi, les trucs pour lesquels vous craquez même en sachant que vous feriez mieux de vous abstenir? 

"Broadway Limited: Un dîner avec Cary Grant" (Malika Ferdjoukh)


"Normalement, Jocelyn n'aurait pas dû obtenir une chambre à la pension Giboulée. 
Mrs Merle, la propriétaire, est formelle: cette respectable pension new-yorkaise n'accepte aucun garçon, même avec un joli nom français comme Jocelyn Brouillard. 
Pourtant, grâce à son talent de pianiste, grâce, aussi, à un petit mensonge et à un ingrédient miraculeux qu'il transporte sans le savoir dans sa malle, Jocelyn obtient l'autorisation de loger au sous-sol. Nous sommes en 1948, cela fait quelques heures à peine qu'il est à New York, il a le sentiment d'avoir débarqué dans une maison de fous. 
Et il doit garder la tête froide, car ici il n'y a que des filles. 
Elles sont danseuses, apprenties comédiennes, toutes manquent d'argent et passe leur temps à courir les auditions. 
Chic a mangé tellement de soupe Campbell's à la tomate pour une publicité que la couleur rouge suffit à lui donner la nausée. 
Dido, malgré son jeune âge, a des problèmes avec le FBI.
Manhattan est en proie à l'inquiétude depuis qu'elle a cinq ans. 
Toutes ces jeunes filles ont un secret, que même leurs meilleures amies ignorent. 
Surtout Hadley, la plus mystérieuse de toutes, qui ne danse plus alors qu'elle a autrefois dansé avec Fred Astaire, et vend chaque soir des allumettes au Social Platinium. 
Hadley, pour qui tout a basculé, par une nuit de neige dans un train. 
Un train nommé Broadway Limited." 

J'ai lu beaucoup de romans de Malika Ferdjoukh, et "Quatre soeurs" est l'un de mes principaux doudous littéraires comme je vous le rappelais encore avant-hier. Alors, quand j'ai vu qu'elle avait sorti au printemps dernier un pavé de 600 pages qui n'était que la première moitié d'un diptyque, je me suis ruée dessus immédiatement, et je l'ai dévoré en trois jours pourtant bien remplis par ailleurs.

J'avoue avoir eu quelques difficultés à rentrer dans l'histoire au début, essentiellement parce qu'il y avait trop de personnages à mon goût. Les filles de la pension, en particulier, me semblaient trop nombreuses, et jusqu'à la fin de la première moitié du roman, quand on aborde leurs histoires individuelles, j'ai eu beaucoup de mal à les distinguer les unes des autres - d'autant qu'elles pratiquent toute la même forme d'humour à froid hyper littéral. Pour la première fois, les libertés que prend Malika Ferdjoukh avec la langue française m'ont aussi un peu agacée; jusqu'ici, j'avais trouvé ça charmant; là, ça devenait un peu convenu, presque forcé. Un moment, j'ai cru que j'allais abandonner ma lecture en cours de route.

Puis le charme a opéré. Je me suis laissée gagner par l'atmosphère de New York au croisement de deux axes forts: la saison (automne-hiver) et la période historique. Au sortir de la guerre, l'Amérique, pays d'abondance et de coutumes exotiques aux yeux du jeune Frenchie expatrié, est surtout gangrenée par la ségrégation raciale et la chasse aux communistes. Et si les jeunes femmes de la pension Giboulée évoluent dans un milieu chic et clinquant, elles connaissent surtout l'envers du décor - les aspects peu glamour, les couleuvres à avaler, les fins de mois difficiles. Bien que ce soit peu réaliste, j'ai trouvé jubilatoire la façon dont les histoires des unes et des autres se recoupent de manière parfois très inattendue. Face à elles, Jocelyn pose sur tout un regard parfois perplexe mais généralement émerveillé; il fait son apprentissage de la vie et connaît ses premiers émois amoureux, apportant une indispensable touche de fraîcheur. Quoi de plus romantique qu'un premier baiser dans les rues enneigées de New York?

Au final, malgré un démarrage qui m'a désorientée autant que son jeune héros débarquant en pays inconnu, j'ai beaucoup aimé cette première partie de "Broadway Limited" et j'attendrai avec impatience la sortie de la seconde!

mercredi 2 décembre 2015

Le difficile équilibre




Se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde sans se laisser bouffer par l'angoisse. 
Profiter pleinement du présent sans négliger de préparer l'avenir. 
Se faire plaisir avec son argent tout en économisant assez pour encaisser les coups durs. 
Développer son autonomie sans avoir honte de réclamer de l'aide quand il le faut. 
Arriver à se faire respecter sans hausser le ton ni se montrer désagréable. 
Goûter le plaisir apporté par les choses matérielles sans trop s'attacher à elles. 
Manger avec gourmandise sans prendre (trop) de poids. 
Effectuer un travail de qualité sans s'embourber dans les sables mouvants du perfectionnisme. 
Prendre soin de soi sans devenir obsédé par son apparence. 
Faire preuve de générosité sans culpabiliser pour les fois où on ne donne pas.
Assumer ses responsabilités sans se laisser écraser par elles.
Trouver la juste frontière entre le pas assez et le trop.

Certains jours, j'ai l'impression d'être une équilibriste. 

mardi 1 décembre 2015

Ici et là-bas


Derrière Sherlock, une partie de ma PAL


10 CHOSES QUE JE FAIS A BRUXELLES MAIS PAS A MONPATELIN
- Acheter presque uniquement des produits bio
- Pester contre l'humidité de notre appartement
- Stocker les bouquins que je n'ai pas encore lus
- Manger des pad thai, des ramen et des donburi
- Aller boire des cocktails avec mes copines
- Regarder les saisons en cours des séries télé que j'aime
- Déprimer à cause de la météo
- Voir plein de chouettes expos
- Organiser des troc party
- Prendre le train pour aller me balader le samedi


Derrière Bernadette, une étagère de ma bibliothèque

10 CHOSES QUE JE FAIS A MONPATELIN MAIS PAS A BRUXELLES
- Remplir le congélateur de soupes et de pancakes Picard
- Guetter les souris du coin de l'oeil
- Stocker les bouquins que j'ai lus et que je veux garder
- Prendre un petit-déjeuner à la place du dîner
- Avoir une demi-bouteille de vodka au frigo
- Regarder de vieux DVD
- Mettre mon linge à sécher sur le balcon
- Lire jusqu'au milieu de la nuit
- Discuter avec mes voisins
- Parfois, descendre à pied jusqu'à la plage

20 livres qui font chaud au ♥︎



J'ignore ce qu'il en est pour vous, mais en ces temps troublés, j'ai envie de lectures qui me font chaud au coeur et me mettent une peu de baume à l'âme. Des livres-doudous dont l'atmosphère m'enveloppe comme une douce couverture et me fait oublier le reste du monde l'espace de quelques heures. Voici une petite sélection de mes préférés. Pour chacun d'eux, je vous donne quelques termes-clés ainsi qu'un lien vers ma critique détaillée. N'hésitez pas à me laisser vos recommandations personnelles dans les commentaires. Et dites-moi aussi si la forme de cette liste vous convient, ou si vous auriez préféré que je présente ça autrement. Merci d'avance!

ROMANS
Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh: roman jeunesse, cinq orphelines, vieille maison, parents fantômes, atmosphère chaleureuse
Miss Charity de Marie-Aude Murail: roman jeunesse, manoir anglais, fillette solitaire, lectrice avide, ménagerie à domicile, carrière d'illustratrice
La dernière conquête du major Pettigrew de Helen Simonson: petit village anglais, couple mixte, beaucoup d'humour
La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis de Francis Dannemark: bande d'amis, soirées cinéma, entraide
Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman: mère décédée, liste d'objectifs de jeunesse à accomplir, jeune femme qui doit se sauver elle-même
La femme au carnet rouge d'Antoine Laurain: histoire d'amour romantique, Paris, libraire, carnet égaré
N'aie pas peur si je t'enlace de Fulvio Ervas: récit autobiographique, fils autiste, road trip en moto, USA et Amérique du Sud
Le théorème du homard de Graeme Simsion: scientifique psychorigide, recherche de l'âme-soeur, opposés qui s'attirent
Love saves the day de Gwen Cooper (en anglais seulement): New York, deuil, chat, magasin de disques
Et puis Paulette de Barbara Constantine: personnes âgées, vie en communauté, entraide
Rosa candida d'Audur Ava Olafsdottir: Islande, père malgré lui, roseraie fantastique
Spellman & associés de Lisa Lutz: détective privée, travaille en famille, catastrophe ambulante, rigoler tout haut
L'anniversaire de la salade de Tawara Machi: poésie, observation du quotidien, drôle et fin
Jeeves, intégrale T1, de P.G. Wodehouse: jeune noble anglais bon à rien, valet plein de sagesse, tante calamiteuse, maisons de campagne, hilarité garantie

BEDE
Les vieux fourneaux (3 tomes) de Lupano et Cauuet: trio de vieux anarchistes, langue bien pendue, tordant
Un océan d'amour de Lupano et Panaccione: histoires sans paroles, pêcheur disparu en mer, marée noire, mouette moyennement rieuse, bigoudène aux crêpes fabuleuses
Mes petits plats faciles by Hana (2 tomes) de Kusumi Masayuki: gourmande feignasse, improvisations avec fonds de frigo
Eloïza et Napoléon de Cristina Floride et Francisco Ruizge: amour improbable et magnifique
Lydie de Zidrou et Jordi Lafebre: années 30, jeune fille simplette, bébé mort-né, conspiration bienveillante d'une communauté, humain et émouvant
Shä et Salomé: Jours de pluie de Loïc Clément et Anne Montel: couple atypique, univers de geeks tendres et un peu surréalistes, Dieu est un poney