vendredi 19 juin 2015

30 new things: week 1


La semaine dernière, je me suis fixé l'objectif de faire une chose nouvelle pendant 30 jours, et de documenter mon expérience sur Instagram. 



Jour 1: Visiter l'église de Monpatelin
Je passe devant chaque fois que je vais faire mes courses; j'admire son éclairage nocturne de loin, mais en bonne mécréante, jamais encore je n'y avais mis les pieds. Bien entendu, le jour où je me décide à le faire, il est aux alentours de 17h15 et je tombe en pleine messe, une affaire un peu tristounette avec juste le prêtre et cinq personnes âgées. Du coup, je ne m'approche pas de l'autel, me contentant d'observer de loin. L'église de Monpatelin est donc étonnamment sobre et lumineuse, on dirait presque qu'elle a été imaginée par des Scandinaves. J'apprends par ailleurs, grâce à un flyer scotché dans l'entrée, que les mariages y coûtent 200€, les obsèques 160€ et les baptêmes 50€ "dans la mesure du possible". 



Jour 2: Tester l'application RealBokeh
J'ai téléchargé cette application de traitement de photos (payante, me semble-t-il) il y a déjà fort longtemps, et je ne m'en suis jamais servie. Je la teste sur une photo pas terrible prise dans mon salon le soir. Les filtres ne sont pas fabuleux comparés à ceux d'Hipstamatic ou même d'Instagram (excepté le OverExposed, que je trouve top), et une des fonctions principales me demeure complètement mystérieuse: ou bien je n'arrive pas à l'utiliser, ou bien le résultat est si subtil qu'il me demeure invisible. Essai modérément concluant, donc.



Jour 3: Vernis mes orteils en bleu à paillettes
Bizarrement, alors qu'aucune fantaisie ne m'effraie pour les ongles de mes mains, j'ai toujours verni ceux de mes pieds dans des couleurs ultra-classiques: rouge, rose ou orange. Mais samedi, j'ai rendez-vous pour une pédicure au Candylicious Spa, et je dis à Jade: "Je veux quelque chose qui change, vous avez carte blanche". Je ressors les orteils peints en Ski Teal You Drop d'OPI, avec une bonne couche de grosses paillettes par-dessus. Je continue à préférer le rouge, mais je suis contente de tester autre chose jusqu'à ma prochaine pédicure. Oui, OK, surtout à cause des paillettes.



Jour 4: Courir en extérieur
Récemment, afin d'avoir mes 10000 pas les jours où le temps me manquait pour sortir, je me suis mise à courir dans mon salon avec mes chaussures de fitness, et je me suis aperçue que je tenais vachement bien. Ca m'a donné envie de tenter le jogging pour de vrai. Alors aujourd'hui, équipée de mes nouvelles baskets et de mon iPod Shuffle flambant neuf, je me lance. Malheureusement, à 19h, il fait encore 27° à l'ombre, et de l'ombre, il n'y en a pas un poil dans la longue avenue qui borde ma résidence. Avec mon T-shirt par-dessus ma brassière de sport, je suis rapidement en nage - et pour ne rien arranger, j'ai négligé de mettre des lunettes de soleil et de l'écran total, pensant à tort que ce serait superflu en ce début de soirée. Je rentre donc penaude au bout d'un quart d'heure à peine, bouillant dans mon jus tel un homard Thermidor. Mais dès demain, je remets ça... vers 21h.



Jour 5: Ouvrir un compte Viméo
Et en profiter pour regarder "Maximize your life", le dernier liveshow de Jillian Michaels, ce qui fera d'une pierre deux coups avec mes objectifs de l'été. Je craignais de devoir fournir tout un tas de renseignements, mais pas du tout: un nom (faux), une adresse mail (pas ma principale), un mot de passe, un règlement par Paypal, et en moins d'une minute, c'est plié. 3,50€ pour louer une vidéo d'1h30 pendant 48h, je trouve que ça n'est pas donné, mais bon. Le spectacle lui-même ne m'apprend pas grand-chose; néanmoins, Jillian est toujours drôle, pleine de bon sens et très motivante à sa façon de sergent-instructeur, si bien que je ne regrette ni mon temps ni mes sous.



Jour 6: Savourer un orage
Depuis toujours, j'ai peur de l'orage, et le mauvais temps fait dégringoler mon moral en flèche. Aujourd'hui, j'ai fini de travailler assez tôt, et j'en profite pour trier le contenu de ma bibliothèque en attendant l'heure d'aller boire l'apéro sur la place du village. Je viens de remplir un énorme carton de comics US à bazarder (toute ma vieille collec' de séries de super-héros Marvel) quand le ciel vire au noir et des grêlons s'abattent bruyamment sur la fenêtre de mon bureau. Un bel orage s'en suit. Et pour la première fois de ma vie, je trouve que ça a quelque chose d'apaisant. Il fait bon chez moi; je me prépare un thé dans la jolie théière orange rapportée de Barcelone, et je poursuis mon rangement en écoutant un peu de musique. Sereine.



Jour 7: Goûter les glaces de Fred
Mercredi, je suis en train de farfouiller chez Contrebandes quand un ami de la libraire se lance dans un vibrant éloge des glaces artisanales fabriquées par Fred, installé depuis peu rue Jean Jaurès. A l'heure du goûter, comme je passe justement par là, je me laisse tenter par un cornet caramel beurre salé-orange sanguine. J'avoue, c'est la meilleure glace que j'ai jamais mangée à Toulon.

jeudi 18 juin 2015

Une liste non-exhaustive de mes peurs




Je ne me considère pas comme particulièrement timorée, et je sais même faire preuve de courage à l'occasion.
Pourtant:
J'ai peur des insectes qui piquent (les guêpes, les frelons, et même les moustiques et les taons) (par contre, je me fiche des araignées et des serpents tant qu'ils ne sont pas venimeux).
J'ai aussi peur des souris et de toutes les bestioles qui grouillent (la scène des "gâteaux secs" dans Indiana Jones et le Temple Maudit me donne des frissons quand j'y repense).
J'ai peur qu'il arrive quelque chose à Chouchou. Tout le temps.
J'ai peur de devenir aveugle et/ou sénile - en tout cas, de perdre mon indépendance quand je serai vieille.
J'ai peur de la souffrance physique. 
J'ai peur d'être obligée de me reconvertir alors que j'aime tellement mon métier.
J'ai peur de la foule, au point d'en faire des crises de panique. 
J'ai peur de l'eau, surtout à la mer, quand je ne vois pas ce qu'il y a sous moi. 
J'ai peur de l'obscurité, et je dors toujours avec les volets ouverts.
J'ai peur des orages; j'ai l'impression que la Nature m'engueule et que le ciel va me tomber sur la tête. 
J'ai peur en voiture; je vois des accidents potentiels partout.
J'ai peur des dégâts irréversibles que l'Homme est en train de causer à l'environnement (le nucléaire, surtout, me terrifie). 
J'ai peur de trop m'attacher aux gens.
J'ai peur de les blesser sans faire exprès.
Parfois j'ai peur de franchir la frontière très mince entre confiance en soi et arrogance. 
J'ai peur de faire des mauvais choix, de ne pas penser à quelque chose d'important, de ne pas voir les signes qui sont juste sous mon nez. 
J'ai peur d'avoir peur. 

...Ils n'auraient jamais voulu de moi chez les Audacieux.

mercredi 17 juin 2015

En juin, j'ai envie...



...d'écrire, beaucoup:
- sur les différentes formes de courage, celles que j'ai, celles dont je manque, 
celles que je ne reconnais pas toujours chez les autres
- une liste de choses petites ou grandes dont j'ai peur 
- sur la façon dont j'ai intégré "Acceptation", mon mot pour l'année 2015
- sur la perception de mon corps, qui a radicalement changé ces derniers mois
- une lettre à une amie qui ne se rend pas compte combien elle est formidable
...de me débarrasser de toutes mes vieilles affaires 
(si je m'écoutais, j'en ferais un grand tas et j'y mettrais le feu)
...de prendre le large pour quelques semaines ou quelques mois
...de retourner en Islande pendant cette étrange saison sans nuits
...d'envoyer du vrai courrier par la Poste
...de dîner en terrasse le plus souvent possible
...d'essayer de nouveaux cocktails
...de regarder la série Sense8
...d'expliquer à tout le monde pourquoi Jon Snow ne peut pas XXXXX
...et surtout, que le traitement du cancer de ma tante se passe pour le mieux

lundi 15 juin 2015

Tracker d'activité UP24: premier bilan


Ca fait maintenant 3 semaines que je porte le bracelet connecté UP24 que j'ai eu tant de mal à me procurer. Comme plusieurs d'entre vous semblaient intriguées par la chose, il me semble intéressant de faire une présentation et un premier bilan. 

La mise en service
Marika m'avait dit: "Tu vas voir, c'est super simple". Alors... oui et non. Effectivement, les instructions tiennent en trois lignes. 
- Télécharger l'application sur un mobile (iPad dans mon cas, puisque je ne possède pas de smartphone): OK.
- Mettre le bracelet en charge sur un port USB à l'aide du câble fourni, et le laisser jusqu'à ce que le petit soleil rouge ait cessé de clignoter: c'est un peu long la première fois, mais pas de problème non plus.
- Appuyer sur le bouton du bracelet pour allumer le soleil rouge et cliquer sur la touche synchroniser dans l'application: et là, impossible d'allumer le soleil rouge; il apparaissait brièvement tant que je maintenais la pression sur le bouton mais disparaissait dès que je la relâchais, ce qui signifie que le bracelet n'était pas allumé et qu'il refusait de connecter avec mon iPad. 
J'ai fini par y arriver, mais je ne sais pas trop comment. Et avant que vous ne me traitiez de truffe: Lady Pops, qui a acheté le même bracelet la semaine d'après, a eu le même problème non pas avec un, mais avec deux d'entre eux. 
Une fois le bracelet en service, il ne reste plus qu'à créer un profil dans l'application (en bonne parano, je n'ai pas donné mon vrai nom pour qu'il soit associé à toutes ces données si précises sur mon état physique), à personnaliser certains paramètres si on le désire et à définir des objectifs.
La batterie tient une semaine entière, et à partir de la deuxième fois, il ne faut plus qu'une demi-heure environ pour la recharger.
Au quotidien, les manipulations à effectuer sur le bracelet sont minimales: il suffit de pousser une fois sur le bouton quand on se couche pour passer en mode Nuit, et une fois quand on se lève pour passer en mode Jour. 

Le suivi d'activité




C'est la fonction pour laquelle j'ai fait l'acquisition de ce bracelet. Suivant les recommandations de Jawbone, je me suis fixé un seuil de 10 000 pas à atteindre chaque jour. Comme je fonctionne beaucoup aux objectifs quantifiés, je pensais que ce serait motivant pour moi. Et de fait, ça a spectaculairement modifié mon activité quotidienne. Avant, je passais mes journées le fondement sur ma chaise de bureau, en minimisant mes efforts physiques. Je ne me levais pas quand j'avais un truc à faire: j'attendais d'en avoir trois ou quatre à regrouper. Pareil pour les sorties: je ne mettais pas le nez dehors pour une seule course, seulement pour plusieurs, et en calculant le circuit de mes déplacements au plus court pour gagner du temps et économiser de l'énergie.
Maintenant... c'est tout l'inverse. Je saisis le moindre prétexte pour me dégourdir les jambes, aller et venir dans l'appartement, descendre et remonter les escaliers de mon immeuble. Et je saute sur toutes les occasions d'aller faire un tour à l'extérieur. Au lieu d'attendre le marché du dimanche matin pour regarder les sorties bédé au Brüsel de la place Flagey, je pousse jusque là dès que j'ai une demi-heure de libre. A Monpatelin, je n'attends pas d'avoir un sac plein de bocaux en verre pour les porter au container: j'y vais au fur et à mesure. Tout cela s'additionne, et si c'est vrai que ça me prend du temps, ça me fait un bien fou en terme de tonicité.
Et puis, le plus étonnant: un jour où je ne pouvais pas vraiment sortir, mais où je tenais quand même à atteindre les 10 000 pas, je me suis mise à courir en rond dans mon salon. Moi qui avais toujours été sujette à des problèmes rapides d'essoufflement, point de côté, poumons en feu et coeur au bord de l'explosion, je me suis surprise à trottiner sans problème pendant une bonne demi-heure. A défaut de me faire perdre beaucoup de poids, les cinq mois de fitness avec Jillian ont donc bien développé mon endurance! Du coup, je me suis acheté une paire de baskets de running et dimanche, pour la première fois, je suis allée courir dehors. J'ose rêver que cela deviendra une pratique régulière. 
Par contre, j'ai été assez déconfite de découvrir que, même en faisant 10 000 pas dans la journée, je ne brûlais pas plus de 1700 calories!

Le suivi du sommeil



Je n'étais pas particulièrement intéressée par cette fonction: après avoir été insomniaque une grande partie de ma vie, je jouis désormais d'un bon sommeil pour peu que personne ne ronfle bruyamment à côté de moi et qu'aucun bébé ne hurle à la mort dans l'appartement voisin. Néanmoins, la curiosité m'a poussée à définir quand même un objectif de 7h30 par nuit et à regarder de quelle façon mon sommeil se décomposait: temps d'endormissement, proportion de sommeil léger et de sommeil profond, réveils durant la nuit... Ca reste très instructif.
Par ailleurs, je n'utilise pas de réveil en ce moment, mais pour les gens dont c'est le cas, le UP24 possède une fonction très chouette: vous réglez l'heure maximale de votre lever - disons, 7h - et dans les 30 minutes précédentes, il choisit le meilleur moment pour vous réveiller d'une impulsion qui fait vibrer le bracelet. Cela vous évite d'être brutalement tiré des bras de Morphée pendant une phase de sommeil profond, à laquelle il est toujours plus difficile de s'arracher.

Le suivi alimentaire
C'est la seule fonction que je n'utilise pas pour le moment, parce qu'il me paraît laborieux de comptabiliser tout ce que j'avale pour savoir combien de calories je consomme chaque jour (sachant que je mange déjà sainement et ne suis pas prête à m'affamer pour maigrir). Je testerai peut-être par curiosité, disons sur une semaine, histoire de mesurer l'ampleur éventuelle des dégâts. Mais même pour avoir une silhouette de sylphide, je refuse de me restreindre à 1200 calories par jour.

Bilan
Pour l'instant, je suis très satisfaite de mon bracelet. Hyper simple d'utilisation, il satisfait mon amour des objectifs quantifiés et me motive énormément pour me bouger. Dès la première semaine d'utilisation, j'avais déjà perdu un kilo (depuis, croyez-le ou non, je ne suis même pas remontée sur ma balance tellement je me sens bien!).
Je n'ai que deux reproches mineurs à lui faire:
- Il est vraiment moche, et bien qu'il ne me gêne pas du tout, ça m'emmerde de l'avoir au poignet en permanence.
- Je regrette de ne pas voir où j'en suis de mes pas au fur et à mesure - pour ça, je dois synchroniser avec mon iPad, que je n'emmène pas avec moi en promenade.
Du coup, à fonctions équivalentes et dans la même gamme de prix, je pense que si c'était à refaire (ou si je cassais/perdais mon UP24), j'achèterais plutôt le Fitbit One qui se clipe aux vêtements et possède un écran.

Edit du 31/10/15: A peine 5 mois après que je l'aie acheté, mon bracelet connecté a perdu son unique bouton. J'arrive encore à le faire fonctionner, mais je ne suis pas bouleversée par la qualité.

Summer To Do List




1. M'inscrire à un MOOC sur la pensée positive
2. Confectionner un beau colis pour le swap Perfect Strangers
3. Ouvrir un compte Vimeo pour regarder le show de Jillian Michaels
4. Observer un mois de no buy en juillet
5. Bruncher au Marcel Burger Bar à Bruxelles
6. Aller voir "Vice-versa", "Tomorrowland" et "Mr. Holmes" au cinéma
7. Tester l'escape game toulousain avec ma soeur et mon beau-frère
8. Courir deux fois par semaine
9. Perdre encore 3 kilos
10. Faire une séance de photos de fitness
11. Prendre rendez-vous chez le dentiste et la dermato pour l'automne
12. Passer un samedi à Anvers
13. Réserver des billets d'avion pour Budapest fin septembre
14. Proposer des enveloppes-mystère sur le blog
15. Changer ma bannière

dimanche 14 juin 2015

"La femme au carnet rouge"


Un matin à Paris, alors qu'il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné. Curieux, il en fait l'inventaire et découvre, faute de papiers d'identité, une foule d'objets personnels: photos, parfum et... un carnet rouge rempli de note. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s'improvise détective. A mesure qu'il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l'inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies.

La romance, ce n'est pas du tout mon truc. Mais dans celle-ci - qui n'est d'ailleurs pas tant une histoire d'amour que son prélude -, il y a: un libraire "à l'ancienne" qui préfère les rencontres provoquées par le hasard à la chasse aux coups d'un soir sur internet, un journal intime dont la propriétaire dresse des listes de choses qu'elle aime et de choses dont elle a peur, un atelier de dorure loin du fracas du monde moderne, deux chats nommées Belphégor et Poutine ainsi qu'un caméo délicieux de Patrick Modiano. "La femme au carnet rouge", c'est une histoire au charme un peu désuet qui se lit d'une traite et dont le happy end prévisible se présente sous la forme d'un court chapitre jubilatoire du point de vue littéraire. J'ai dévoré ce petit roman à la terrasse d'un glacier samedi après-midi, et je l'ai refermé le sourire aux lèvres.

Les brèves de la semaine #24




- Lundi soir, je tente un pastasotto aux asperges avec de petites pâtes en forme de grain de blé rapportées du Portugal début janvier. Et ben, c'est vachement bon aussi (et ça va plus vite que le risotto). Prochain essai culinaire: un quinotto!

- Comme on le craignait, ma tante a bien un cancer du sein. Petit et "pris à temps", apparemment; elle devrait s'en tirer avec une opération et de la radiothérapie, plus six mois d'arrêt de travail. Comme quoi, l'auto-palpation, c'est super important.

- Mardi, je suis bouleversée par l'affaire des migrants que les CRS ont chassés avec tant de violence de leur camp de fortune. Quand on imagine ce qu'ils ont dû endurer pour arriver jusqu'ici et être traités comme moins que des chiens... Et surtout, quand on pense que notre gouvernement est théoriquement de gauche... A ce stade, je ne vois plus guère de différence avec le FN, et je me sens tout à fait en paix avec ma décision de ne plus voter. Si vous aussi, vous avez envie de les aider et que vous n'êtes pas sur Paris pour le faire en direct, une cagnotte a été créée sur GoFundMe.

- Mercredi, mon train arrive à Toulon avec 25 minutes de retard, et je rate encore le bus de 18h55. Un jour, la SNCF me mènera à destination à l'heure annoncée - mais sans doute pas dans un futur proche. Du coup, je mets à profit mon attente forcée pour aller me chercher des maki et des california rolls au Sushi Shop de la place de la Liberté.

- Parmi la montagne de courrier qui m'attend chez moi, l'enveloppe-mystère commandée le mois dernier à Michelle de Seaweed Kisses. J'adore son contenu, et je suis bien décidée à proposer la même chose sur le blog durant l'été si des lectrices se montrent intéressées. 

- Jeudi matin, je me traîne à jeun jusqu'au labo d'analyses le plus proche de chez moi pour faire une prise de sang, histoire de vérifier mon taux de THS. Les résultats tombent le soir même: je suis parfaitement dans les clous. Il va falloir trouver une autre excuse que ma thyroïde pour justifier la lenteur de ma perte de poids.

- Un apéro-lecture en solo sur la terrasse du bar de la Place. Le punch n'est pas terrible, et mon bouquin m'ennuie carrément, mais c'est quand même le bonheur d'être là à glander sous les platanes par une température idéale.

- Dans la nuit de jeudi à vendredi, combo gros orage + bébé des voisins d'en face qui hurle à la mort + chien de la voisine du dessous qui aboie en continu. Je réussis à engranger exactement 32 mn de sommeil, durant lesquelles je rêve que mes voisins de droite jouent au Pictionnary en gueulant très fort.

- Vendredi, je passe chez Maisons du Monde en espérant y dégoter une jolie boîte pour mes coton-tiges. J'en ressors avec une corbeille à papier funky, un verre à mojito, un bol et une tasse ambiance "océan Atlantique", et zéro boîte à coton-tiges. Maisons du Monde is the new Ikea.

- J'appelle l'Etablissement Français du Sang en vue de prendre rendez-vous pour un don de plasma ou de plaquettes. "Vous mesurez combien?" "1m54." "Vous pesez combien?" "65 kilos." "Ca n'ira pas; vu la quantité prélevée en ce moment, on recherche de plus gros gabarits." Je n'aurais jamais cru m'entendre dire un jour, en substance: "Désolée, vous n'êtes pas assez grosse."

- En allant chercher du pain dans le centre de Monpatelin, je m'arrête à un passage piétons pour laisser tourner un Kangoo. Le conducteur me regarde bizarrement, me fait un signe de tête sans desserrer les lèvres et s'éloigne. Je mets au moins 5 secondes à percuter que c'était mon ex. Enfin je crois. Je n'ai vécu que 7 ans avec lui, je n'ai pas eu le temps de bien le regarder.

- Samedi après-midi, dix minutes après avoir parlé d'elle avec le réceptionniste du Candylicious Spa, je croise Julie du blog From Toulon With Love, que je n'ai jamais vue en vrai et qui, pas maquillée-sapée décontractée, est assez différente des photos qu'elle publie. Pourtant, je la reconnais tout de suite, elle. Note à moi-même: Penser à revoir les réglages de mes capteurs de physionomie. Note à moi-même, II: Lors de mon prochain rendez-vous pédicure, essayer de causer d'une très grosse somme tombée du ciel, juste pour voir.

Bonne semaine à tous.

samedi 13 juin 2015

La revue de presse du week-end #25




[ANIMAUX] Rigolo et inspiré: un refuge met des chiens dans un Photomaton pour les faire adopter.

[ART] A quoi ressemblerait le squelette de célèbres personnages de dessin animé.

[CULTURE] Un état des lieux du métier de traducteur littéraire qui expose très bien les raisons de mon pessimisme actuel et de mes velléités de reconversion.

[DEVELOPPEMENT DURABLE] "On roule sur la réserve, on ne peut pas aller au-delà": la fin annoncée de la civilisation industrielle.

[FEMINISME] Bonne nouvelle: l'excision enfin interdite au Nigéria.

[FEMINISME] "Je voudrais être un homme. Juste un moment. Pour me reposer." Parce que même en Occident, la lutte est loin d'être terminée. 

[SOCIETE] En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté.

[SOCIETE] L'expulsion musclée des migrants qui s'étaient réfugiés à la Halle Pajol, dans le nord de Paris. Et le mouvement de solidarité des gens du quartier.

vendredi 12 juin 2015

3 bonnes adresses à Maastricht



Un café typiquement bobo, situé sur la droite de l'avenue qui descend de la gare vers le centre-ville, au dernier carrefour avant le pont. On y mange des salades, des soupes et des tartines à prix plutôt doux; on y boit le meilleur jus de poire et la meilleure limonade très peu sucrée que j'aie jamais goûtés. Quelques tables en "terrasse" (sur le trottoir, quoi), mais j'aime surtout la salle hyper lumineuse et pas trop bruyante. C'est bien pour déjeuner, et c'est encore mieux pour boire un verre au calme l'après-midi en bouquinant. 



La grande découverte de notre dernier passage à Maastricht. Situé dans la rue perpendiculaire qui part à gauche du croisement où se trouve le Zondag. Dans un décor à dominante de bois clair, on savoure des burgers au boeuf, au poulet, à l'agneau, au veau, aux crevettes ou au cabillaud, mais aussi trois recettes végétariennes dont une absolument géniale, avec un steak de soja légèrement frit, de l'avocat, du kombu, du wakamé et une mayonnaise au wasabi. Attention: tous les accompagnements, même la sauce, sont en option, si bien qu'au final ce n'est pas si bon marché qu'on pourrait le croire au premier coup d'oeil. Mais ça vaut son prix.
Enfin, ZE adresse shopping de brols diverzévariés, mais qui font tous envie. Belle sélection de carnets, de magnifiques livres de cuisine (hélas tous en néerlandais), de tasses, d'objets de déco, de sacs, de jouets, de bijoux et autres menus cadeaux hyper originaux. J'ai craqué pour un bocal rempli de petits mots inspirants, écrits sur des matériaux recyclés et pliés en forme d'origami, à ouvrir au rythme d'un le premier de chaque mois pendant un an. Il est pratiquement impossible de ressortir les mains vides de cette caverne d'Ali Baba du bon goût. Possibilité de se poser à l'intérieur pour boire un rafraîchissement autour d'une grande table.

Sans oublier bien sûr la fabuleuse librairie Selexyz dont j'ai déjà parlé ici!

jeudi 11 juin 2015

30 new things




Inspirée par la lecture de "Dix minutes par jour", j'ai décidé de me lancer dans une micro-aventure du quotidien: pendant 30 jours, j'essaierai quelque chose de nouveau, et je le documenterai sur Instagram avec le hashtag #30newthings. Contrairement à l'héroïne du roman, je ne patauge pas dans un marasme dont j'aimerais m'extraire à tout prix; j'ai juste, comme beaucoup de gens sans doute, tendance à m'enfermer dans une routine confortable mais un peu ennuyeuse à la longue. Donc, je ne cherche pas à changer ma vie qui va très bien - merci pour elle -, mais juste à me motiver pour faire de petites découvertes: nouvelles bonnes adresses, nouvelles recettes, nouvelles activités... Les beaux jours sont là, c'est le moment ou jamais! Je commence aujourd'hui même. Si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à me suivre.

mercredi 10 juin 2015

Spring To Do List: bilan




1. Changer de lunettes
C'est fait, comme vous avez pu le voir notamment sur ma photo de profil dans la colonne de droite. J'adore mes énormes hublots rouges Caroline Abram. Je regrette presque que ce soit des lunettes pour voir de près, car je les porte essentiellement à la maison: pour sortir, j'ai toujours besoin de mes vieilles lunettes à monture Prada noire, que j'attendrai 2016 pour changer.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

2. Vérifier si je n'ai pas de problème de thyroïde

J'ai l'ordonnance, et je passe au labo faire ma prise de sang demain matin.
Taux de réussite: en attente, taux de satisfaction: N/A

3. Me débarrasser de tous les vêtements d'hiver qui ne me vont plus
C'est fait. J'en ai donné une grande partie et mis quelques-uns sur ma page vide-dressing. Je m'approche tranquillement du dressing optimal: celui qui ne contient que des pièces jolies, confortables et à ma taille.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%


4. Commencer le Body Revolution de Jillian Michaels
C'est fait, mais... j'ai arrêté le programme au milieu du deuxième mois (sur trois), car le niveau montait beaucoup trop rapidement, et mon généraliste m'ayant dit que ce n'était pas le bon type d'exercices pour moi, je n'étais plus du tout motivée pour me taper des séances aussi frustrantes que risquées pour mes articulations. Je continue le fitness, mais à un rythme et avec des exercices différents.
Taux de réussite: 33%, taux de satisfaction: 33%

5. Lancer un projet dessiné
Il y a eu une amorce de quelque chose, que je prendrai peut-être le temps d'explorer plus tard, mais rien de bien convaincant pour le moment.
Taux de réussite: 20%, taux de satisfaction: 10%

6. Aller me faire masser par M. Oh en avril
C'est fait, et c'est toujours un moment d'intense bien-être, au point que je me dis que je devrais budgéter des visites plus fréquentes au Serendip Spa.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 100%

7. Me commander cette robe "planisphère"
C'est fait. Elle est très belle, je suis ravie. Par contre, je pense y faire rajouter des bretelles fines par sécurité.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

8. Organiser une rencontre de lectrices pour les 10 ans du blog
C'est fait, j'en ai même organisé deux! La première, plutôt intimiste, a eu lieu le mois dernier au bar de l'hôtel Le Berger, à Bruxelles; la seconde se déroulera à Paris le samedi 27 (n'oubliez pas de vous inscrire ici si vous êtes intéressée!).
Taux de réussite: 200% (à terme), taux de satisfaction: en attente!

9. Trouver au moins une géocache lors de notre séjour en Suisse
C'est fait. Après avoir renoncé à chercher celle que nous visions (près d'une cascade) pour cause de pluie battante, nous nous sommes rattrapés la dernière demi-journée en loguant 2 caches faciles, une à Morges et l'autre en face de l'aéroport de Genève.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 50%

10. Essayer cette recette de gâteau aux framboises simplissime
C'est fait. J'ai eu un peu de mal pour la cuisson, parce que je n'avais que des moules soit trop grands, soit trop petits. Et au final, le résultat était beaucoup trop sucré pour moi: je n'ai pas pu en avaler plus de quelques bouchées.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 10%

11. Tester le Escape Hunt Brussels
Nous n'avons pas trouvé le temps avec toutes les autres activités prévues ce printemps, mais ce n'est que partie remise!
Taux de réussite: 0%, taux de satisfaction: N/A

12. Visiter le bar à chats de l'Ultieme Hallucinatie
C'est fait, comme je l'ai raconté ici.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

13. Aller bruncher au Kitchen 151 et au 2ème Yéti
Nous avons effectivement testé le brunch du 2ème Yéti, qui est le meilleur rapport qualité-prix trouvé sur Bruxelles jusqu'à présent. Nous avons seulement dîné au Kitchen 151, et pas été particulièrement emballés; comme de plus, ils ne servent de brunch que le samedi alors que pour moi, c'est un moment-plaisir du dimanche, je pense que nous nous en tiendrons là.
Taux de réussite: 75%, taux de satisfaction: 75%

14. Retourner à Maastricht pour la journée
C'est fait, et c'était très chouette! Je publierai sans doute prochainement un billet avec quelques bonnes adresses.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

15. Mettre en ligne d'autres carnets de voyage
J'ai pris des photos de mes carnets du Maroc (2009) et d'Helsinki (2013), mais Chouchou a eu trop de boulot ces derniers temps pour que j'ose lui demander de m'en faire des diaporamas. Encore un peu de patience, donc...
Taux de réussite: 30%, taux de satisfaction: N/A

lundi 8 juin 2015

Paris: rencontre de lectrices le 27 juin




J'avais promis de vous en reparler: samedi 27 juin, je serai à Paris pour fêter les 10 ans du blog avec celles d'entre vous qui auront envie de se joindre à moi. J'attends donc que les intéressées se signalent dans les commentaires. Si en plus, vous avez une idée de lieu sympa qui pourrait nous accueillir (un salon de thé, au hasard...), je suis tout ouïe! A très vite. 

"The versions of us"


Version Une: En 1958, Eva et Jim sont tous deux étudiants à Cambridge lorsqu'un jour, cherchant à éviter un chien, la jeune fille qui circulait en vélo roule sur un clou et crève. Le jeune homme qui passait justement par là, un livre de poche à la main, s'approche pour lui proposer son aide. Très vite, ils tombent amoureux et se marient dès l'obtention de leur diplôme.
Version Deux: Le chien s'écarte au dernier moment, et la rencontre n'a pas lieu. Eva et Jim font tous deux leur vie avec quelqu'un d'autre, mais se croisent périodiquement grâce à des amis communs et à chaque fois, éprouvent une connexion inexplicable...
Version Trois: La rencontre a lieu, mais Eva se découvre enceinte de son ex et décide de retourner avec lui - sans pour autant cesser de penser à Jim. 

Parfois, il suffit d'un instant, d'un détail en apparence insignifiant pour changer le cours de notre existence. Dans cette uchronie personnelle, Laura Barnett choisit d'explorer trois des chemins alternatifs que pourraient emprunter ses héros - en partant du principe qu'ils sont faits l'un pour l'autre et que leur amour doit s'accomplir d'une façon ou d'une autre, à un moment ou à un autre. Je ne crois pas à la prédestination ni aux âmes soeurs, mais en tant que prétexte littéraire, ici, cela fonctionne très bien. J'aime aussi le fait que, si la Version Une pourrait d'abord être considérée comme "la bonne", et les autres comme de regrettables erreurs de parcours, il apparaît assez vite que pour Eva et Jim, il n'existe pas de moyen de réussir sur tous les plans. Aucun choix ne leur permet de cocher toutes les cases: heureux en amour et en famille, accomplis sur le plan créatif et professionnel... Dans chaque version, les écueils sont différents, mais il est impossible de les éviter tous. On pourrait trouver cette vision des choses un peu décourageante; personnellement, elle me semble juste réaliste et touchante. 

D'habitude, j'accroche fort à un roman quand je reconnais certains de mes traits de caractère ou de mes préoccupations personnelles chez les héros; ici, ce n'est pas franchement le cas. Ce dans quoi je me suis reconnue - ce dans quoi tout lecteur devrait se reconnaître -, c'est dans l'universalité des situations, la valse perpétuelle des choix décisifs, des satisfactions et des regrets, des triomphes et des erreurs, des anniversaires en famille et des deuils successifs. Laura Barnett évoque nombre de sujets douloureux: ici, la maladie mentale et le suicide, là, l'échec et l'alcoolisme; ici, le sentiment que la vie s'écroule quand un conjoint tombe amoureux de quelqu'un d'autre, là, la difficulté de devenir le soignant de l'être aimé dont l'état se dégrade un peu plus chaque jour. Elle réussit à mettre des mots très justes sur toutes les formes de chagrin, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou la dramatisation. Bien que je l'aie terminé en larmes, "The versions of us" n'est pas un roman que l'on referme en voyant la vie en noir; il donne, au contraire, le sentiment libérateur que quoi que l'on fasse, on n'aura jamais tout bon - mais jamais tout mauvais non plus, et qu'au final, aucun chemin ne vaut réellement mieux que les autres: ils sont juste tous différents.

dimanche 7 juin 2015

Selexyz: à Maastricht, une des plus belles librairies du monde




Des librairies insolites et magnifiques, je commence à en avoir visité un certain nombre. A Bruxelles, nous avons le Cook & Book; à Paris, je citerais Shakespeare & Co; à Porto, j'ai adoré la livraria Lello. Et à Maastricht, où nous nous sommes rendus samedi pour la deuxième fois, nous avons pu admirer Selexyz, installé dans une ancienne église dominicaine... 








Cette librairie - la plus grande de la ville - se situe en plein centre historique. Bien qu'elle ferme généralement à 18h (aux Pays-Bas, on arrête de bosser et on dîne tôt), elle propose une nocturne le jeudi, et est ouverte le dimanche après-midi. On peut y acheter toute sorte d'ouvrages en néerlandais, bien sûr, mais aussi de la presse, un peu de papeterie et des livres en anglais. Il y a même, dans le fond, un espace café qui propose des boissons et tout un tas de douceurs appétissantes. Nous avons beaucoup apprécié que, au contraire de nombre de librairies spectaculaires, les photos n'y soient absolument pas interdites! 


Cette photo et la suivante ont été prises par Chroniques du Dragon



Dominicanerkerkstraat 1
6211 CP Maastricht

Les brèves de la semaine #23




- Lundi, je m'inscris au swap Perfect Strangers organisé par le magazine Oh Comely et rassemblant des participantes du monde entier. L'an dernier, il y avait eu pas mal de déceptions suite à des paquets jamais reçus, mais les règles ont été modifiées cette année et... après plus de 6 mois sans swaps, je me sens prête à retenter l'aventure avec une inconnue du bout du monde. (Si quelqu'un d'autre est intéressé, les inscriptions courent jusqu'au 15 juin, et la date d'envoi du paquet est fixée au 29.)

- Malgré un sujet qui m'intéresse vraiment, et le succès que remporte sa version originale néerlandaise depuis plus de 30 ans(!), le nouveau bimestriel Psychologie Positive ne m'a pas convaincue.

- Mardi, je commence à bosser sur le prochain roman de Trudi Canavan, et je me coule immédiatement dans son style que je trouve toujours si facile et plaisant à traduire - un vrai bonheur.

- C'est rare que les produits offerts avec nos commandes Delhaize Direct m'intéressent, mais ce fromage à griller Salakis est une tuerie.

- Apparemment, si j'ai besoin d'un rein un jour, j'en ai un qui m'attend en Suisse (a.k.a.: la déclaration d'amitié qui m'a tellement prise au dépourvu que les mots m'ont manqué pour répondre, et croyez-moi, ça ne m'arrive pas souvent).

- Mercredi, je tente: le jogging, l'activité que je n'ai jamais réussi à pratiquer de ma vie parce que d'habitude, au bout de 200 m, j'ai un point de côté, les poumons en feu et le coeur prêt à exploser. Ben là, je tiens 25 minutes à bonnes petites foulées régulières, sans essoufflement et sans que mon coeur ne s'emballe. Si ma cheville gauche ne commençait pas à tirer, je pourrais sans doute continuer comme ça encore un bon moment. A défaut de faire fondre mon gras, les séances de Jillian auront quand même servi à quelque chose...

- Jeudi matin, je me pèse et malgré les Imaginales au milieu, j'ai perdu un kilo en 8 jours depuis que j'ai mon bracelet connecté. Je crois que je tiens le bon bout!

- L'après-midi, je sors pour marcher, et je rentre avec 12000 pas au compteur, mais aussi un lapin-bandit à moustache made in Belgium, une petite robe Cora Kemperman en coton bio bleu canard et un roman en grand format acheté chez Waterstones. Il ne faudrait pas que mes sorties ravivent mon penchant pour le shopping et fassent fondre mon compte en banque en même temps que mon gras...

- Le dilemme des repas au resto les soirs d'été: mourir de chaud en salle, ou mourir étouffée par la fumée de clope en terrasse?

- C'est quand même ballot d'aimer autant les pivoines et d'être si incommodée par leur parfum.

- Samedi, journée à Maastricht sous un soleil éclatant et à une température idéale. Nous déambulons pendant des heures et des heures dans le centre piéton. Je reviens avec la marque de mes sandales et 22000 pas sur mon application UP24: un record qui s'annonce difficile à battre!

- La seule cache que nous cherchons (et ne trouvons même pas!) ce jour-là est planquée dans l'endroit le plus moche et le plus inintéressant où le géocaching nous a jamais emmenés. J'ai envie de laisser au créateur un commentaire de l'ordre de: "Seriously, WHY?".

- Un peu déçue par le n°3 du Flow français, qui même en faisant abstraction des articles déjà parus dans la version internationale manque un peu de substance comparé aux deux précéents, je trouve.

- Dimanche, je comptais aller courir dans le parc voisin pendant que Chouchou serait à la muscu, mais j'ai les jambes franchement endolories et je décide que le tour habituel au marché Flagey sera une activité suffisante pour aujourd'hui.

Bonne semaine à tous.

samedi 6 juin 2015

La revue de presse du week-end #24




[ANIMAUX]  La corrida radiée du patrimoine culturel immatériel de la France - c'est pas trop tôt!

[DEVELOPPEMENT DURABLE]  Le Costa Rica sera le premier pays neutre en carbone.

[ECONOMIE]  Alexis Tsipras signe l'échec du "noeud coulant" européen.

[FEMINISME]  Un personnage féminin réussi doit-il forcément être viril?

[HUMANISME]  Existe-t-il un point Godwin de l'empathie? (En anglais)

[HUMOUR]  Une liste de faits tristes au sujet de différentes espèces animales - je me reconnais totalement dans la méduse, la pieuvre et le blobfish, ce qui est quand même ballot pour quelqu'un qui déteste l'eau! (En anglais)

[TRANSPORTS] Les trains Intercités bientôt abandonné au profit d'autocars? Depuis 80 ans, le réseau ferroviaire français ne cesse de se réduire.

vendredi 5 juin 2015

Folle de carnets


Celles qui me suivent depuis un certain temps auront sans doute remarque ma légère (hum hum) addiction aux jolis carnets. Certes, j'en utilise beaucoup, mais j'en achète encore bien davantage. Et j'ai mes fournisseurs fétiches que je voulais partager avec vous... 




J'aime:
- la diversité des formats, des types de reliure et de papier
- les illustrations jolies et colorées
- les prix raisonnables
Où je les ai découverts: à Londres, dans la boutique-mère de Tottenham Court Road (mais désormais, je me fournis dans celle de la gare St-Pancras, même si elle est ridiculement petite par comparaison).

Te Neues
J'aime:
- leurs city journals, parfaits pour réaliser des carnets de voyage (à condition de ne pas vouloir dessiner, car ils sont lignés)
- leurs illustrations très variées: il y en a vraiment pour tous les goûts
Où je les ai découverts: dans une des nombreuses papeteries qui les vendent; à Bruxelles, on peut notamment les trouver chez Filigranes.




J'aime: 
- leur arc-en-ciel de couvertures avec inscriptions et, parfois, illustrations dorées embossés
- l'épaisseur de leur papier qui rend l'écriture très agréable
- leur côté luxueux
Où je les ai découverts: à Bruxelles, on trouve quelques modèles à la boutique Rose.

J'aime:
- leurs gammes thématiques (en ce moment, je craque sur la Alice in Wonderland)
- leurs petits carnets deux tons assortis, que j'utilise pour mes voyages
Où je les ai découverts: je ne m'en souviens plus, ça fait si longtemps que je les utilise! Mais on les trouve dans toutes les papeteries dignes de ce nom, et parfois aussi en boutiques de loisirs créatifs, dans les librairies ou les Relay. 




J'aime:
- leurs illustrations originales, rétros et fantaisistes à la fois
- le fait qu'ils sont disponibles en deux format: petit reliure cousue, ou grand à spirale
Où je les ai découverts: à Toulon, ils sont vendus chez Charlemagne.

J'aime: 
- leurs magasins où tout est rangé par couleur
- leurs agendas à couverture de cuir, disponibles dans toutes les teintes de l'arc-en-ciel
Où je les ai découverts: dans leur magasin parisien, avant de les retrouver un peu partout en Scandinavie d'où la marque est originaire. 




J'aime:
- les prix minuscules
- les couvertures en kraft ou de couleurs gaies, avec des motifs géométriques ou des inscriptions calligraphiées
Où je les ai découverts: dans les magasins du même nom, à Bruxelles - mais on commence aussi à en trouver en France, notamment à Paris dans la gare du Nord.

Ikea
J'aime:
- les prix minuscules
- les modèles à illustration rétro ou bulle de bédé
- leur papier de bonne qualité
Où je les ai découverts: dans les magasins du même nom (attention, tous n'ont pas un rayon papeterie).




J'aime:
- les couvertures avec des inscriptions calligraphiées pleines de peps, en français aussi bien qu'en anglais
Où je les ai découverts: sur internet, mais à Bruxelles, ils sont en vente à la Fnac Toison d'Or.




La Mucca
J'aime:
- leurs couvertures ornées d'animaux un peu barrés
Où je les ai découverts: dans la boutique du 23 rue des Lois, à Toulouse, car ils n'ont malheureusement pas de site internet! 

jeudi 4 juin 2015

"Dix minutes par jour"


Chiara traverse une TRES mauvaise passe. Après l'avoir obligée à quitter sa maison chérie à la campagne pour s'installer à Rome, son mari l'a plaquée par téléphone depuis Dublin, et on lui a brutalement retiré la chronique qu'elle tenait dans un grand quotidien depuis huit ans. Un an plus tard, elle a toujours du mal à s'en remettre. Jusqu'au jour où sa psy lui propose un petit exercice anodin en apparence: pendant un mois, Chiara devra consacrer dix minutes par jour à faire quelque chose de nouveau pour elle...

Certes, ce récit autobiographique ne remportera pas de prix littéraires pour son style fabuleux, et certes, en matière de quête intérieure qui va révolutionner la vie de l'auteur, on n'est pas tout à fait au niveau de "Mange, prie, aime". Pourtant, j'ai dévoré "Dix minutes par jour" en moins de deux heures, séduite par la franchise de Chiara Gamberale, par l'émotion perceptible lorsqu'elle évoque sa relation dysfonctionnelle avec son mari, par cette femme si imparfaite qui tente bon gré mal gré de retrouver un sens à sa vie, et surtout par cette expérience dans laquelle j'ai très envie de me lancer moi aussi, juste pour voir. (Ca pourrait même faire un bon défi Instagram, non?)

mercredi 3 juin 2015

L'expérience n'est pas une maladie transmissible




Choses que j'aurais pu lire dans n'importe quel bouquin de développement personnel, ou entendre de la bouche de n'importe quel adulte de la génération au-dessus, au lieu de payer le prix fort pour l'apprendre par mes propres moyens: 
- Sortir avec un jeune homme très empressé pour qui on éprouve beaucoup d'affection mais zéro attirance physique, c'est le meilleur moyen de lui briser le coeur au bout de 3 mois. 
- Epouser un type qui veut absolument des enfants quand on est soi-même certaine de ne pas en vouloir, c'est un chemin très sûr vers le désastre. 
- Epouser un type qui a une conception hyper machiste du couple quand on est soi-même une féministe endurcie, c'est un autre chemin très sûr vers le désastre. 
- Il est parfaitement possible de cumuler les causes de désastre. 
- L'amour ne suffit pas. 
- Le divorce: sur le coup, ça fait tellement mal qu'on croit qu'on va en crever, mais en fait non. 
- ...Et rares sont les gens dont la vie amoureuse est terminée à l'âge canonique de 27 ans. 
- Un homme qui a trompé sa femme avec moi six semaines avant de l'épouser me trompera certainement aussi une fois que je serai devenue sa partenaire officielle. 
- Parfois, la personne que l'on cherche n'est pas la personne qu'il nous faut. 

...Et je vais me limiter à ma vie amoureuse, parce que la liste est déjà bien assez longue comme ça, mais vous voyez l'idée. L'idée, c'est que toutes ces choses qui me semblent évidentes aujourd'hui ne l'étaient pas DU TOUT avant que je n'en fasse personnellement la douloureuse expérience. Et que si quelqu'un de mon entourage avait tenté de me mettre en garde à l'époque, fut-ce avec les meilleures intentions du monde, je l'aurais vertement rabroué. Comment pouvait-il prétendre savoir ce dont j'avais besoin, moi? N'étais-je pas la personne la mieux placée pour en juger? Et puis, je préférais me tromper à ma façon qu'avoir raison à celle d'un autre. Fin de la discussion. 

Moyennant quoi, la mauvaise foi n'étant pas le moindre de mes défauts, ces jours-ci, je n'en finis pas de dispenser mes bons conseils à des gens qui ne m'ont strictement rien demandé. A ma décharge, je fais ça uniquement avec les gens que j'aime et que je vois malheureux alors que je SAIS, je SAIS très bien ce qu'ils devraient faire pour ne plus l'être. Mettre de la distance entre eux et leur mère toxique, se séparer de ce partenaire avec qui ils sont aussi bien assortis qu'une poule et un rasoir électrique, insister pour qu'on les rémunère convenablement, chercher un autre boulot que celui qui les tue à petit feu, oeuvrer activement à une reconversion professionnelle. Bosser leur estime de soi, car en avoir davantage (voire, en avoir tout court...) leur changerait la vie. Oser, oser, oser, parce que la vie est courte et que c'est idiot de ne pas en tirer le maximum. 

Sauf que ça n'est pas ma vie, c'est la leur, et qu'ils ont bien le droit de la gâcher (selon mes critères) si ça leur chante. 

Sauf que peut-être, pour certains d'entre eux, ça ferait une vraie différence qu'une personne bienveillante mais ferme les harcèle encourage et leur indique la bonne direction. 

Sauf que je ne suis ni coach ni thérapeute, et même pas particulièrement douée pour les relations humaines, alors qu'est-ce qui me fait croire que je pourrais être cette personne-là? 

Sauf que regarder des gens que j'aime souffrir sans rien faire pour tenter de les aider, ça m'est complètement impossible. 

Sauf que tenter de les aider ne sert à rien, parce que comme je suis bien placée pour le savoir, l'expérience n'est pas une maladie transmissible. Chacun doit faire la sienne à son rythme et à sa façon. 

Et je crois bien que c'est l'une des raisons pour lesquelles j'essaye de pas trop m'attacher aux gens. 

mardi 2 juin 2015

"The invisible library"


Irene est un agent de la Bibliothèque Invisible, située dans un espace-temps figé à la confluence de toutes les dimensions existantes. A peine vient-elle de rentrer de sa mission précédente que sa supérieure Coppelia l'envoie dans un Londres steampunk envahi par les fées, les vampires et autres manifestations du chaos afin d'y récupérer une version inédite des contes de Grimm. Déjà mécontente de ne pas pouvoir souffler avant de repartir, Irene est encore plus contrariée lorsqu'on lui adjoint un stagiaire en la personne du mystérieux Kai, puis lorsque Bradamant, une collègue avec laquelle elle est en bisbille, tente de s'en mêler...

Autant le dire tout de suite: j'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman sans prétention qui mélange allègrement urban fantasy et steampunk. Si Genevieve Cogman n'a pas l'humour de Gail Carriger, elle propose ici un récit sans aucun temps mort, avec une héroïne dont j'ai apprécié le peu de sentimentalisme, un méchant très intrigant et des situations parfois rocambolesques mais néanmoins jouissives, comme la soirée chez l'ambassadeur gâchée par une attaque d'alligators téléguidés. Bien que l'histoire se suffise à elle-même, je n'ai pu m'empêcher de penser que le concept de la bibliothèque entre les mondes se prêterait particulièrement bien à une série de volumes indépendants, et je croise les doigts pour que l'auteur écrive une suite. 

Everyday Life Challenge #30


Coucou les Instagrameurs! Aujourd'hui, c'est la fin de l'Everyday Life Challenge, avec comme thème:

 Le moyen de transport que vous employez en semaine

N'oubliez pas d'ajouter le hashtag #ELC30 pour que les autres participants puissent admirer vos photos.


lundi 1 juin 2015

Imaginales 2015: samedi




Aujourd'hui il est censé faire beau: je mets ma jolie robe à cerises Collectif et des peep toes rouges. Sauf qu'une fois sortie de l'hôtel, je me rends compte qu'il pleut et qu'il gèle. Tant pis, je resterai au chaud sous la bulle. Mais le sommier de notre lit était défoncé, et j'ai hyper mal dormi cette nuit - résultat, je passe la matinée à comater à la buvette avec un mauvais Earl Grey à peine tiède, en piquant du nez sur le roman pourtant très chouette que j'ai apporté. Je ne me réveille que pour acheter un badge "I love Ayerdhal" (parmi les grands absents de cette édition pour raisons de santé), puis me traîner péniblement jusqu'à l'espace Cours où Brage organise son pot traditionnel.




Stéphane tarde à faire son discours, dont la teneur me paraît sensiblement différente cette fois - plus axée sur l'idée de communauté que sur des succès éditoriaux de plus en plus fuyants depuis quelques années. Le temps de boire trois coupettes et d'avoir une discussion sur l'oeuvre de Stephen King avec Mélanie, je vois que tout le monde se disperse déjà pour aller manger. Mon blues s'intensifie. Pas de trace d'un pique-nique officiel cette année; mes amis vont s'installer sur les tables en plein air derrière la buvette mais moi, j'ai beaucoup trop froid et je rentre à l'hôtel pour me changer. Le temps que je revienne, ils ont fini de manger et je me rabats sur un poulet rôti de la buvette (froid, figé dans son gras et essentiellement composé d'os - beurk). 




L'après-midi, je reste de nouveau écroulée dans un des fauteuils moelleux de la buvette. De toute façon, je n'ai pas de bouquins à faire dédicacer et aucune des conférences ne m'intéresse. Tiens, et si je faisais pleurer Mélu en tentant de lui imposer mon avis avec toute la subtilité d'un bulldozer? Y'a vraiment des jours où je mérite des baffes. Avant de causer davantage de dégâts, je décide d'aller me dégourdir les jambes en me baladant dans le minuscule centre-ville d'Epinal. Un petit tour au Camaïeu local, au cas où ils auraient encore la jolie robe rayée blanc et rouge dans ma taille - mais non. En regagnant la bulle, je découvre la présence d'Hélène Larbaigt, auteur de "L'étrange cabaret des fées désenchantées" - très beau livre illustré que je comptais me faire dédicacer à Trolls & Légendes, sauf que j'avais renoncé à cause de la file d'attente insensée. Cette fois, il n'y a qu'une seule personne devant elle, j'en profite! Ca m'évitera de rentrer des Imaginales en ayant acheté du thé, une robe, de la papeterie et zéro bouquin. J'aperçois également une éditrice avec qui je me suis un peu pris la tête en début de semaine. J'envisage d'aller la saluer pour dissiper le malaise, mais honnêtement, je n'ai pas le courage de prendre sur moi.




Le soir, on rassemble la bande habituelle plus un couple d'amis de Mélu et on se dirige vers le resto bio Sens et Découverte pour le désormais traditionnel dîner du samedi (même si cette année, c'est AnneEli qui s'est chargée de l'organisation). Comme d'habitude, le repas est délicieux et les conversations vont bon train, mais j'apprécierais sûrement davantage si je n'étais pas aussi fracassée et sur mes gardes. Je me pose beaucoup de questions sur l'amitié en ce moment, mon refus de m'attacher trop fort aux gens, ma façon de parler sans réfléchir, la brutalité involontaire de mes propos, et ces trois jours n'ont fait que souligner le problème d'une manière assez flagrante. Si l'on ajoute à ça que je ne suis pas du tout rassurée sur l'avenir de l'édition en général et la pérennité de mon boulot en particulier... Tout ça sent la remise en cause massive, ce qui me fatigue un peu d'avance. Heureusement que, rentrée à l'hôtel, j'ai l'idée de dresser le sommier pourri à la verticale pour poser le matelas par terre: au moins, mon sommeil de cette nuit est sauvé! Demain, nous partirons par le train de 11h sans être repassés par la bulle. Honnêtement, je n'ai pas besoin d'en rajouter une couche dans la déprime.

Imaginales 2015: vendredi


Aujourd'hui il est censé faire un gros orage: emmitouflons-nous un maximum., et n'oublions pas le parapluie. Direction le Monoprix, histoire de faire un repérage pique-nique pour demain. Oh, une robe à imprimé ananas qui m'irait trop bien! Oh, moins 20% sur tous les collants Dim! Oh, de la papeterie avec des étoiles! Oh, un nouveau magazine sur la psychologie positive! Je ressors de là bien chargée, sans même être montée au rayon bouffe. Hum.




Nettement plus de monde à la bulle en ce vendredi matin, mais toujours aucun auteur qui m'intéresse. J'avais demandé 4 tablettes de chocolat suisse à Marika, elle m'en a apporté 10, mais je saurai être courageuse dans l'adversité et les finir toutes. J'assiste à 70% de la conférence sur la transmission orale des contes, parce que c'est toujours chouette d'écouter Pierre Dubois raconter des anecdotes. Ando, Hélie et Mélu arrivent juste avant l'heure du déjeuner; on récupère Kettch et on part manger au Bureau - dedans car la terrasse est prise d'assaut sous un soleil éclatant. Gros orage, mon fondement. Un petit cocktail ne peut pas me faire de mal. Ma Cobb salad est servie dans... une soupière, il n'y a pas d'autre mot, et je n'en viens pas à bout. Discussion sur les casseroles d'enfance. Un jour, j'apprendrai à me mêler de ce qui me regarde - mais pas aujourd'hui, visiblement.







J'arrive à la yourte avec 11 minutes de retard, me faufile à l'intérieur aussi discrètement que possible et, comme c'est bondé, m'assois par terre à côté de la porte. Pierre Dubois est un conteur extraordinaire; il faut le voir imiter le corbeau, l'entendre décrire une immonde ogresse, le regarder à moins de 5 centimètres de distance pendant qu'il vous tonne au visage. La plus belle expérience du week-end, sans doute. Dans un tout autre registre, grosse grosse marrade sur la terrasse en jouant à Cards Against Humanity avec la quasi intégralité de la Brage Team. Débarquement de Chouchou et des Gasparde qui sont venus de Bruxelles en voiture. Comme je suis en train de mourir de chaud, je repasse à l'hôtel déposer mon tombereau de chocolat suisse et surtout me changer - excellente occasion d'étrenner la robe aux ananas! Mais malgré le beau temps, je me sens mélancolique. Trop d'absents cette année...




Ce soir nous dînons à la Cornouaille. La pauvre Kleo qui n'aime pas le fromage se retrouve à côté de la crêpe au roquefort de BBL et face à ma crêpe au munster: bon appétit.  Mélu nous rejoint au milieu du repas après avoir fini son speed dating avec les éditeurs, et elle semble toujours vivante, ouf. Puis ce sont les Tagada-Kaswiti qui arrivent à leur tour et prennent place en bout de table. Cette année, pas de discussion gore, mais des considérations professionnelles un peu déprimantes. Pas assez en forme pour aller boire un verre au Bougnat, je préfère rentrer à l'hôtel vers 22h. 

Imaginales 2015: jeudi


Pas bien dormi du tout cette nuit entre les ronflements de Chouchou et le stress de pré-départ. Je crois que c'est la première fois depuis un an et demi que la SNCF m'amène à destination à l'heure. Si ce TGV avait déraillé, c'est l'ensemble de la fantasy francophone qui aurait disparu d'un coup d'un seul. Arrivée à l'hôtel Azur, j'ai déjà plus de 5000 pas au compteur pour la journée, youhou! Comme d'habitude, le gentil proprio a laissé ma clé scotchée sur la porte d'entrée - j'ai la chambre 4 cette fois. Sur le chemin du parc, mon regard est attiré par un "Mélange Mystérieux" (c'est son petit nom) dans la boutique de thé locale. J'entre, sniffe un coup et, bien que ce soit un thé noir parfumé, en achète 100g. Le visage de la vendeuse me dit vaguement quelque chose: normal, c'est la femme du gentil proprio de l'hôtel. Le monde est petit, et Epinal plus encore.






Pas grand-monde à la bulle en ce jeudi après-midi, ça fait tout bizarre. Par contre, excellente idée d'avoir rapproché le Magic Mirrors 2 qui était toujours perdu au fond du parc, et surtout d'avoir installé une terrasse derrière la buvette, au bord de la Moselle. Mag m'offre un George-Arthur en fil de fer rouge et noir confectionné par ses soins, c'est adorable. Bien que ses raisons soient tout à fait compréhensibles, je suis triste d'apprendre qu'elle compte fermer sa petite mais excellente maison d'édition dans deux ans. "Je suis libraire: et vous, c'est quoi votre super pouvoir?" affichent fièrement les vendeurs sur leur T-shirt bleu. JCD a apporté un masque de troll pour faire la promo de son dernier recueil de nouvelles. Encore Robin Hobb? Décidément, elle est de tous les festivals! Et Christopher Priest aussi, assis pile au même endroit que l'an dernier. Quant à Pierre Dubois, il fume tranquillement la pipe sur un banc dans le parc.




Il ne fait pas si chaud que ça; du coup je repasse à l'hôtel pour me changer avant d'aller dîner. Je n'avais pas porté de pantalon depuis Venise en octobre 2013; j'avais même oublié l'existence de ce slim bordeaux taille haute qui me va pourtant très bien. Resto bio à cinq, avec Mag, Manu, Kettch et une éditrice de livres pour enfants qui habite depuis peu au Puy-en-Velay, dans la région où je passais mes vacances quand j'étais gosse. Le vin bio n'est pas mauvais, et ce crapuleux à la rhubarbe, quelle merveille! Kettch me sert de chien d'aveugle pour rentrer à l'hôtel. Il est à peine plus de 22h, mais les rues d'Epinal sont désertes. J'ai hâte que tout le monde arrive demain et... aujourd'hui, j'ai fait plus de 13000 pas!