lundi 19 septembre 2011

Où nous tentons de nous cultiver à Stockholm


Hier matin, nous avons pris deux bus pour nous rendre sur Skeppsholmen dite "l'île aux musées". Une première géocache sympa nous attendait non loin du Musée d'Art Moderne, planquée entre les racines d'un arbre; il fallait tirer sur une "lifeline" pour la faire sortir. Après une flopée de micro caches, c'était sympa de trouver un petit Tupperware avec quelques bricoles dedans. Puis nous avons visité le musée. La partie "expos temporaires" était actuellement vide. La collection permanente se divise en trois parties. La première, et celle qui m'a le plus intéressée, est consacrée à l'identité et à la façon dont elle a été redéfinie photographiquement dans la seconde moitié du XXème siècle. J'ai beaucoup aimé les portraits d'Irving Penn et surtout le travail de Duane Michals, qui écrit autour de ses photos des histoires inspirées par son sujet. "The man who invented himself", datant déjà de 1975, m'a particulièrement touchée:


J'ai moins aimé la seconde partie consacrée à l'état du monde, notamment au photojournalisme et au surréalisme. Je suis passée presque en courant à travers la troisième. Picasso, les affiches de propagande, beuark. Je me suis rattrapée en fouillant longuement la boutique très bien fournie en brols colorés de toutes sortes. Et heureusement que j'ai été vigilante: Chouchou s'apprêtait à acheter un set d'aimants alphabet façon "lettres découpées dans le journal", que nous possédons déjà depuis deux ans et avec lequel j'ai écrit "Chouchou à paillettes" derrière la porte d'entrée après notre retour de Gruyérie, en juin. Cela dit, smoked salmon, pas bien placée pour se moquer, toussa toussa.


J'aurais bien visité le musée de l'architecture voisin, mais je craignais que le temps nous manque ensuite pour boucler le programme de la journée. Nous sommes donc descendus jusqu'au bord de l'eau pour chercher une cache située près d'un dykdalb, construction en bois autrefois immergée qui servait à soutenir des ponts ou des chaînes tendues en travers de l'entrée des ports. L'énigme assez subtile m'a conduite à penser que la cache se trouvait dans une des boîtes aux lettres auxquelles ce dykdalb-là sert désormais de support. Mais une boîte à lettres, pour moi, c'est une propriété privée... Après avoir passé une demi-heure à chercher dans un vent froid assez désagréable, et y compris dans le local à poubelle voisin, je me suis résolue à soulever très vite le couverte. Dedans, il y avait un journal qui me masquait le fond. Je n'ai pas osé le sortir. Nous sommes repartis bredouilles et dépités: cette cache compte 100 favorite points, et nous aurions beaucoup aimé l'inscrire à notre tableau de chasse. (Rentrée à l'hôtel, je suis remontée très loin dans les logs précédents, et j'ai acquis la certitude que j'avais vu juste... Du coup, j'ai écrit au créateur de la cache pour, au moins, savoir de quoi il retourne et si j'aurais dû m'asseoir sur mes scrupules.)


Longeant le bord de l'eau, nous sommes arrivés à l'embarcadère du ferry qui, en été, relie Skeppsholmen à l'île voisine de Djurgarden où nous voulions nous rendre ensuite. Par chance, les liaisons se poursuivaient jusqu'au week-end suivant. Au lieu de remonter jusqu'en centre-ville afin de prendre un tram pour redescendre cent mètres plus loin, nous en avons donc été quittes pour attendre une petite demi-heure et franchir le bras de mer en moins de trois minutes. C'est ainsi que nous avons débarqué sur "l'île aux divertissements"... La suite plus tard, je me rends compte que ce post est déjà bien long!

dimanche 18 septembre 2011

CHALLENGE PHOTO Semaine 7: Bleu



1. Pantoufles de toilettes au Kimi Ryokan (Tokyo)
2. Hôtel Chalgrin (Paris)
3. Eventail Totoro rapporté du Musée Ghibli (Monpatelin)
4. Chien en ballons de baudruche (Toulouse)
5. J'ai enfin attaqué "A storm of swords" (Bruxelles)
6. Le flanc du tortillard qui monte jusqu'au pied du mont Fuji (Kawaguchi)
7. Mosaïque à la brasserie La Cigale, souvent filmée par Jacques Demy (Nantes)
8. Fontaine du Lotus Bar (Bruxelles)
9. Rideau de fer décoré (Toulouse)
10. Nazar Boncuk, yeux en pâte de verre censés protéger contre le mauvais sort (Istanbul)
11. Portes (Essaouira)
12. Spectacle à Sea World (San Diego)
13. Le bord du Tage (Lisbonne)
14. Irregular Choice, Chie Mihara, TUK, Sacha (Bruxelles)
15. Les façades colorées du quartier de Brumbleby (Copenhague)
16. Une théière de la collection de Philou (Lille)
17. Parking du Printemps (Lille)
18. Fenêtres (Essaouira)
19. Distributeur de saloperie chimique (Lille)
20. Trop mignon, le carrier bag Irregular Choice! (Monpatelin)

Comme c'était un peu compliqué de compléter et de poster ma mosaïque depuis Stockholm, ceci est un post pré-programmé ne contenant que des photos prises avant jeudi - dont 7 seulement pour ce challenge. Le bleu est sans doute la couleur qui m'aura le moins inspirée; à part le turquoise et le bleu canard, je n'en suis pas très fan et je me suis rendu compte qu'elle était peu présente chez moi.

Ont également participé cette semaine:
(Si vous n'êtes pas encore dans la liste, envoyez-moi un lien vers votre blog, votre Flickr ou votre Tumblr pour que je vous rajoute.)

Dernière ligne droite! On termine avec une semaine noir & blanc. Pour moi, ça signifie les deux couleurs sur la même photo; mais vous ferez bien ce que vous voulez de votre côté. A dimanche prochain?

samedi 17 septembre 2011

Où notre brillante carrière de géocacheurs connaît un pic à Stockholm



Aujourd'hui fut une grande journée de géocaching. Dans Södermalm, le quartier bobo situé au sud de Gamla Stan, nous avons commencé par trouver 5 micros en l'espace d'une heure, dont deux situées sur le Millenium Tour: un au pied des bureaux du journal de Mikael Blomqvist, dans Götgatan, et une au pied du nouvel appartement que s'achète Lisbeth Salander dans Fiskargatan. Nous avons profité des boutiques sympas pour faire un brin de shopping: chez Retro Etc, une tirelire hibou fuchsia en silicone pour moi; chez Carlings, un bonnet tête de mort (non, je ne ferai pas de commentaire) pour Chouchou et un gigantesque col/écharpe en maille gris clair pour moi (plus jamais je n'aurai froid au cou ni aux oreilles l'hiver à Bruxelles); au Tea Center, du célèbre mélange Söderblandning - thé noir de Chine et du Sri Lanka aux fleurs et aux fruits tropicaux dans de jolies boîtes en métal. La boutique est très belle mais minuscule et bondée; dommage, j'aurais bien papoté avec le propriétaire pour me faire recommander de nouvelles variétés à découvrir!


Le repas de midi fut l'occasion d'une grande honte. J'ai commandé du smoked salmon en me pourléchant les babines d'avance, et me suis décomposée en voyant arriver une assiette de saumon fumé au lieu du pavé de saumon frais que j'imaginais. 17 ans de métier, plus de 250 romans traduits: c'était bien la peine. Hilare mais compatissant, Chouchou m'a cédé son assiette de pâtes au boeuf et aux noix, qui était fort bonne (mais que j'aurais de toute façon mangé sans moufter tant j'étais marrie). Nous avons ensuite longé le bord de mer, en faisant quelques incursions dans les ruelles en pente de Mariaberget, jusqu'au Fotografiska où nous avons pu admirer des expositions de style et d'intérêt varié. J'ai beaucoup aimé le travail du chinois Liu Bolin, qui peint ses vêtements et se maquille de façon à se fondre dans le décor: une manière d'être à la fois présent sur et absent de ses clichés. Les photos de Richard Mappelthorpe, que Chouchou adore, ne m'ont guère touchée. Oui, c'est techniquement parfait, mais à une ou deux exceptions prèss, je n'ai senti aucune émotion se dégager de son travail. Par contre, des bites, ça, on en a vu, hein... Une petite pensée pour Funambuline, qui aurait sûrement trouvé le moyen de les inclure dans sa mosaïque noire et blanche de la semaine prochaine.


Au sortir du Fotografiska, nous sommes remontés en métro jusqu'à Norrmalm où nous avons trouvé encore 4 géocaches. La première figure dans le Top 10 suédois, et j'y ai déposé un Travel Bug que je traînais depuis notre journée à Ostende le mois dernier; les deux suivantes sont des caches sur lesquelles nous nous étions cassé les dents avant-hier, et qui utilisent toutes les deux le même camouflage extrêmement astucieux; la dernière est notre 100ème cache depuis que nous avons débuté cette activité il y a un peu plus d'un an. En guise de champagne, je me suis offert un thé glacé à la menthe et à la bergamote pour accompagner la grande salade destinée à me servir de repas du soir. Comme hier, nous avons en effet choisi de pique-niquer dans notre chambre: épuisés, nous n'avions pas encore faim mais étions pressés de rentrer à l'hôtel pour ne plus en ressortir. La soirée s'est passée à surfer dans la bibliothèque de l'auberge. Demain, une journée très chargée nous attend; il faut se coucher tôt pour être en forme!

PS: Je publierai ma mosaïque bleue vers 9h du matin, avec les liens qui m'auront été fournis par mail à ce moment. Les autres seront rajoutés dans la soirée.

A fine day in Stockholm



Hier, après un petit déjeuner pantagruélique, au cours duquel nous avons pour la première fois de notre vie mangé du renne fumé (verdict: mwi bon bof), nous prenons le bus pour descendre jusqu'à l'Hötel de Ville. La visite est intéressante; on y apprend pourquoi la salle qui reçoit chaque année le banquet des Nobel s'appelle The Blue Hall alors que ses murs sont de briques rouges, et aussi que les convives du banquet en question sont désormais si nombreux qu'ils n'ont plus que 60cm de largeur de table par personne, à l'exception des lauréats et des membres de la famille royale qui ont droit à 70! La salle du dessus, où on interviewe les lauréats, a des fâmâpoâls plein les murs, Régis est ravi. Nous montons ensuite au sommet de la tour qui culmine à 106m d'altitude, car l'architecte tenait à damer le pion à la mairie de Copenhague dont la tour mesure 105m... L'ascenseur ne va que jusqu'à mi-hauteur et nous nous faisons les muscles des mollets sur la fin de l'ascension. La journée est ensoleillée, bien que couverte et assez fraîche, et la vue porte loin: c'est bon pour les photos!

En sortant, alors que nous cherchons une géocache toute proche, nous tombons sur deux Finlandaises qui furètent dans le même but que nous. C'est toujours marrant de rencontrer des "collègues". Nous franchissons à pied le pont qui mène à Gamla Stan, l'île sur laquelle se trouve le centre historique de Stockholm. Dans la rue à touristes, je fais le plein de magnets trolls chevelus et renonce à acheter un des mignons petits chevaux de Dalécarlie en bois peint, que je trouve vraiment hors de prix même pour de l'artisanat local! Nous mangeons à la terrasse d'un café très sympa sur la place Stortorget, à côté du musée Nobel. Puis nous retournons fouiner dans une librairie fantasy/SF aperçue en passant. Elle est immense et très bien achalandée en ouvrages anglais. Je cherche une édition locale de "Game of Thrones", pour faire une photo avec, mais elle est en rupture de stock depuis des années, argh. Je bavouille un peu devant une intégrale de Lovecraft avec couverture tissée et Cthulhu embossé en vert, une merveille, mais seulement disponible en rollmopsien, hélas. Je me console avec une peluche My First Cthulhu au regard craquant. Oui, j'ai cinq ans d'âge mental.

Nous nous mettons en quête d'une série de géocaches. Echec sur Stockholm Spring qui semblait pourtant très intéressante, mais réussite sur les deux suivantes (dont une que nous n'avions pas trouvée la veille: comme quoi, il faut parfois faire preuve d'insistance). Un coup d'oeil à quelques boutiques, dont Odd Molly qui est une marque que j'adore et dont Graphie Sud vend les vêtements à un prix exorbitant sur Bruxelles. Vérification faite, c'est la même chose à la boutique mère. La mort dans l'âme, je renonce à une sublime jupe violette et fuchsia, dans le plus pur style "cute scandinave", qui coûte quasiment 200 euros. Chez Panduro Hobby, grand magasin dédié aux loisirs créatifs, je m'offre deux petits coupons de tissu adorables et des grelots miniatures pour orner le doudou que j'envisage de réaliser pour le swap de Lady Pops. La fermeture des magasins approche; nous marchons depuis le matin et nos pattes arrière commencent à tirer sérieusement. Pause glouglou, encore une géocache, et direction le resto Swak repéré dans mon guide. Le prix des menus nous pousse à faire demi-tour devant la porte, d'autant que nous avons déjeuné à 15h et pas franchement faim là tout de suite. Nous optons pour la solution "achetons des salades et des yaourts au 7-Eleven, et pique-niquons dans notre chambre d'hôtel sans wifi".

Aujourd'hui, nous descendons plus au sud, sur l'île de Södermalm qui est la plus grande de Stockholm. Au programme: géocaching, notamment à des adresses rendues célèbres par Millénium; musée de la photo; passage dans une boutique de thé, une autre de jeunes designers scandinaves, et balade dans le quartier coloré de Mari... Marikelkechoz.

vendredi 16 septembre 2011

Stockholm: the good and the bad



Good: le voyage sans histoires. Réveillés à temps, bus et train à l'heure, vol pépère, arrivée dans le minuscule aéroport de Bromma, mangé sur place un plateau de maki très convenable, pris un taxi qui roulait tout peinard et ne nous a pas escroqués.

Bad: les prix au Starbucks de Zaventem. Plus de 5 euros le petit chocolat chaud à emporter, vraiment? Vous utilisez de la poudre d'or à la place du sucre?

Good: notre hôtel, la plus vieille auberge de Stockholm, situé dans un grand parc au nord de la ville. Un peu excentré, mais très joli et beaucoup plus abordable que les hôtels design des quartiers branchés qui me faisaient envie à la base.

Bad: 150 euros la nuit, quand même (petit déjeuner compris). Et le wifi gratuit dans les chambres? Il ne marche pas. Je rédige ce post assise en tailleur sur un canapé dans le hall. Contente je ne suis pas.

Bad: les tickets de bus et de métro ne peuvent pas être achetés à bord. La seule épicerie du quartier (Ica) qui en vendait était en rupture, et l'employé s'est montré limite poli avec nous. Non, il ne savait pas où nous pouvions trouver des tickets. Dans un autre magasin, sans doute. Lequel? Aucune idée. Du coup, nous sommes descendus à pied jusqu'à la station de métro la plus proche. Qui ne l'était pas tant que ça.

Bad: une carte de 8 voyages prépayés coûte plus de 20 euros. Bon, ben on va beaucoup marcher pendant ces cinq jours, hein. Ca tombe bien, je suis tellement grosse en ce moment que je ne me supporte plus en photo.

Good/Bad: sur les 5 géocaches tentées, nous n'en avons trouvé que 2. Mais les fiches uniquement en rollmopsien, ça limite un poil la compréhension des indices, et les Muggles partout, ça ne facilite pas les recherches. Ne me regardez pas comme ça les gens, je palpe ce panneau de signalisation et l'examine sous tous les angles parce que je sens qu'une grande histoire sensuelle est en train de démarrer entre lui et moi. Le fameux charme suédois, sûrement.

Bad: en plus, il pleuvait par intermittence. Ca ne nous a pas beaucoup changé de Bruxelles. Ouvrir parapluie, faire 100m, refermer parapluie, faire 200 mètres, rouvrir parapluie...

Good: bien qu'ayant déambulé un peu au hasard pendant cette première après-midi, nous avons réussi à faire un brin de shopping sympa. Enfin, je. Dans mon panier: d'adorables brols de cuisine hyper bon marché de chez Lagerhaus, où j'avais déjà fait une razzia à Malmö il y a 3 ans; un vernis de chez Face, marque locale qui possède plusieurs boutiques en Suède mais aussi à l'étranger (oui, vous aurez droit à un article illustré dans les jours qui viennent); un bonnet en grosse maille beige de chez Urban Outfitters (installé ici dans un ancien cinéma carrément somptueux); un essuie-mains Moomin rouge et rose; quelques articles de papeterie colorée Ordning&Reda; un T-shirt H&M génial que j'avais déjà en vieux rose et qui, soldé à - 50%, ne coûtait plus que 5 euros. Bref, des bricoles pas ruineuses mais avec lesquelles je me suis bien fait plaisir.

Bad: le Hard Rock Café. Là-bas, ils passent du R'n'B et de la dance; il n'y a pas de Cobb Salad sur la carte et le Rock Shop n'est qu'un misérable corner où on ne peut rien toucher ni essayer. Mais que fait la police? Sans doute est-elle occupée à donner un avertissement aux employés d'Ica pour non-assistance à touristes pleins de bonne volonté, ou à surveiller les étrangers chelous qui rôdent autour des panneaux de signalisation locaux.

Good: des galères avec Chouchou, c'est toujours dix fois plus amusant que le meilleur parc d'attractions du monde avec n'importe qui d'autre. Et aujourd'hui, il fera soleil sur Stockholm; nous ne nous serons pas levés à 5h30 et nous pourrons bien profiter de nos déambulations, youpi!

jeudi 15 septembre 2011

Cakes aux fruits secs sans sucre


Pour 8 mini-cakes:
- 100g de farine
- 50g de flocons d'avoine
- 1 oeuf
- 1 yaourt bulgare
- 4cl d'huile végétale
- 1/2 sachet de levure chimique
- sel, poivre
- 8 abricots secs coupés en tout petits morceaux
- 1 poignée de noisettes concassées

Dans un saladier, fouetter l'oeuf avec le yaourt et l'huile. Ajouter la farine, la levure, le sel et le poivre, puis les flocons d'avoine et les fruits secs. Verser dans des moules en silicone. Faire cuire 30 mn au four préchauffé à 180°.

J'avoue que le goût de ces cakes surprend un peu au début... Mais on s'y fait assez vite, et ils font un goûter ou un en-cas très diététique!

PS: On admire le travail de la profondeur de champ sur ma photo d'illustration. Merci.

L'angoisse du départ


A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai quelque part dans les airs entre Bruxelles et Stockholm, prête à savourer mes brèves vacances suédoises.

Ou pas.

Je suis toujours hyper stressée les veilles de départ en voyage. Qu'il s'agisse d'un road trip de trois semaines aux USA ou d'un simple week-end prolongé dans une capitale européenne, le scénario est toujours le même. Craignant d'avoir mal programmé mon réveil¹ ou de ne pas l'entendre quand il sonnera, je n'arrive pas à m'endormir. Je me tourne et me retourne dans mon lit comme aux plus belles heures de ma période insomniaque, pour finir par sombrer dans un sommeil superficiel trois quarts d'heure avant le moment où je devrai me lever. Ce sont les seules occasions où à peine les yeux ouverts, je suis déjà verticale et en mouvement. Ma valise est bouclée depuis belle lurette, mais je dois encore boire mon thé en surfant sur internet, me laver et enfiler les vêtements préparés la veille. Je pense d'ailleurs que ma salle de bain a été construite sur une fissure de l'espace-temps: chaque fois que j'en sors, je jurerais que j'y ai passé dix minutes montre en main; en général, c'est près du triple.

Donc, je commence à stresser. J'ai prévu très large pour me rendre à l'aéroport, mais... Et si le bus est retardé par des embouteillages? Et si un égoïste s'est jeté sur les rails du métro? Et si un arbre s'est couché en travers de la voie de chemin de fer qui relie Bruxelles à Zaventem? Sans compter qu'à peine l'escalier descendu, alors que je suis en train de remonter la rue en traînant ma valise (alias "le monstre turquoise") derrière moi, je commence à douter d'avoir bien verrouillé la porte de l'appartement. Je flippe à l'idée que le congélateur soit mal fermé et que tout son contenu pourrisse en notre absence. Je me demande si je n'ai pas oublié un truc essentiel, genre passeport ou carte Visa².

Arrivée à l'aéroport, je regarder le monstre turquoise disparaître sur le tapis roulant avec l'angoisse qu'il s'envole pour Tombouctou plutôt que pour la même destination que moi³. Et après avoir longtemps été d'un zen inébranlable en avion, y compris pendant les grosses turbulences ou les annonces que "nous allons devoir nous poser en catastrophe à Toronto parce qu'un de nos réacteurs est en panne et que les autorités américaines nous refusent la permission d'atterrir sur leur sol", je tends depuis quelques années à imaginer mon avion se crashant au milieu de l'océan. Oui, même entre Bruxelles et Genève.

Pour me distraire pendant le vol, je liste tout ce qui pourrait clocher à l'arrivée: taxi fou furieux qui manque me tuer en grillant un stop⁴, hôtel ne trouvant pas trace de ma réservation⁵, ville envahie par les touristes⁶ ou horriblement décevante⁷, pluie continuelle pendant tout le séjour⁸... Quand on veut bien y mettre de la bonne volonté, les raisons de s'inquiéter ne manquent pas. Un voyage, c'est toujours une aventure. On ne peut jamais prévoir ce qui arrivera. Parfois, même, tout se passe bien, et c'est l'horreur. Parce qu'on n'a plus qu'une seule envie: repartir.

¹ Paris, novembre 2004. Je devais me lever à 9h pour prendre mon train; j'avais réglé mon réveil sur 09:00PM. J'ai ouvert un oeil à Vitry-sur-Seine, vingt minutes avant le départ de mon TGV gare de Lyon. Fail.
² En mai 2006, je suis partie avec des amis faire Miami-Los Angeles en voiture. Sans mon permis de conduire.
³ Noël 2009, Chouchou et moi avons passé 4 jours à Toulouse sans nos bagages qui n'avaient pas embarqué avec nous. J'adore être obligée d'acheter des packs de culottes et de chaussettes en catastrophe, et devoir emprunter le sweat-shirt Betty Boop qui traîne dans le placard de ma mère depuis 30 ans au bas mot.
⁴ Las Vegas 2005, mais aussi San Francisco la même année ou Istanbul en mars dernier. Toutes les différences culturelles s'abolissent devant la dangerosité universelle de la confédération des chauffeurs de taxi.
⁵ Londres il y a une dizaine d'années. Obligée de repayer une chambre déjà débitée sur ma carte Visa et de me faire rembourser au retour par le site internet négligent.
⁶ Prague, juin 2009. J'ai traversé le pont Charles dix fois sans réussir à en voir les côtés à travers la foule.
⁷ Istanbul en mars dernier, donc.
⁸ Toscane, juillet 2003 (je crois). L'Homme et moi étions partis en moto. L'Italie a connu cette semaine-là des inondations historiques, qui ont fait plusieurs morts. Epic fail.

mercredi 14 septembre 2011

"United States of Tara" saison 3


Comment une idée aussi géniale a-t-elle pu être mal exploitée à ce point?

Voilà ce que je me suis demandé en visionnant la 3ème et dernière saison de "United States of Tara". Il faut dire que les spoilers lus sur internet m'avaient mis l'eau à la bouche. D'un point de vue psychiatrique, l'identité et les motivations du nouvel alter de Tara ne tenaient peut-être pas la route, je n'en sais rien; mais d'un point de vue scénaristique, je trouvais ça carrément brillant.

(Vous sentez comme je me retiens de dévoiler le truc aux lecteurs à qui j'aurais pu donner envie de regarder la série?)

Oui mais voilà: à peine entrevu au tout début de la saison, ce nouvel alter est ensuite "mis en sommeil" pendant plus de la moitié de celle-ci. Lorsqu'il se décide enfin à apparaître pour de bon, c'est d'une manière très brutale, à laquelle le spectateur n'a guère été préparé, et au lieu de révéler progressivement qui il est et ce qu'il veut, les scénaristes balancent tout en 30 secondes à la fin de l'épisode 8. Il reste donc à peine 4 épisodes pour exploiter ce personnage dangereux qui va pousser à bout toute la famille Gregson. Et par la suite, même s'il se révélera malsain à souhait, ses agissements décisifs ressembleront à des tours de passe-passe là où on aurait voulu voir au moins un geste symbolique à l'écran.

Autant dire que cette saison m'a frustrée comme peu de séries télé auparavant. J'ai décroché de "Lost" après la noyade de Charlie, mais d'après ce que j'ai lu ici et là, la conclusion de "United States of Tara" m'a fait le même effet qu'à la plupart des fans du vol 815. Malgré d'excellentes prestations des acteurs, le finale m'a donné une impression de bâclage à peine rattrapée par le long plan fixe sur le visage de Tara écoutant "The logical song", la tête passée par la vitre de sa voiture, tandis que son mari l'emmène vers une nouvelle vie et peut-être enfin une solution à ses problèmes psychologiques.

(Vous sentez comme je brûle de discuter des détails avec quelqu'un qui a vu la série? De lui demander, notamment comment il interprète l'apparition à l'arrière du pickup juste avant que Max et Tara s'en aillent? Rhââââ.)

Malgré tout, "United States of Tara" reste, dans son ensemble, une série extrêmement émouvante, au ton très juste et à l'interprétation magistrale (Toni Collette n'a pas volé son Emmy!). Et bien que sa fin me laisse sur ma faim, je suis contente qu'elle ait été bouclée avant de commencer à péricliter comme tant d'autres.

Concours bédé: qui a gagné?



C'est la quinzième participation enregistrée qui remporte le tome 1 de la bédé Anita Blake: autrement dit, celle d'Eileen, qui est invitée à m'envoyer ses coordonnées postales à l'adresse mail située dans la colonne de droite.

Merci à tous les participants et à bientôt pour d'autres concours, ici ou sur la page Facebook du blog :)

mardi 13 septembre 2011

Neon Red + Neon Orange d'American Apparel




La dernière fois que j'ai porté des couleurs fluo, j'étais en terminale. Imaginez un combo chemise verte ornée de cow-boys et portée avec un bolo-tie, mini-jupe en feutrine vert sapin, socquettes l'une rose fluo l'autre jaune fluo, et mitaines en dentelle avec les couleurs inversées. Si le Sartorialist avait sévi à Monpatelin en 1986, sûr que j'aurais fini dans un de ses bouquins.

Hum. Bref.

Donc, je ne saurais pas vous dire ce qui m'a attirée dans la collection Neon d'American Apparel. Je peux juste vous promettre que les couleurs sont dix fois plus flashy en vrai que sur mes pauvres photos. Les deux vernis sont bien crémeux, avec une opacité satisfaisante à deux couches, mais attention: le pinceau tend à prendre trop de produit d'un coup. Il faut l'essorer avant application, sinon, gare aux pâtés!

Petits rappels


- Troc party à Bruxelles le 25: il reste quelques places pour les intéressées.

- Concours bédé Anita: vous avez jusqu'à ce soir minuit pour participer.

- Concours Game of Thrones: parce que je pense avoir l'occasion de faire des photos sympas à Stockholm, la date limite est reportée à mardi prochain (le 20), midi. J'espère que ça permettra à celles qui manquaient un peu de temps pour faire la photo qu'elles avaient imaginée, de participer aussi.

- Vide-dressing: n'hésitez pas à faire circuler le lien auprès de vos amies à petits pieds!

lundi 12 septembre 2011

Un swap créatif, ça vous dit?


Si vous êtes douée de vos mains et avez envie de participer à un petit swap, mon amie Lady Pops (celle qui a crocheté Georges-Arthur) en organise un sur son blog. Oubliez les paquets monstrueux du swap d'été; il s'agira "juste" d'envoyer à une autre participante une création maison + une surprise. Ca vous intéresse? Rendez-vous ici pour les inscriptions!

"Moins de biens, plus de liens"


Vendredi soir, conférence sur la Psychologie Positive au théâtre du Petit Mercelis, avec Garulfo qui nous l'a indiquée. L'orateur, Ilios Kotsou, est plutôt mignon chaleureux et éloquent. Je trouve qu'il a vu un peu large pour son sujet et que du coup, il se contente d'effleurer beaucoup de concepts sans en approfondir aucun, mais c'est sans doute parce que le bonheur est une de mes marottes et que je suis déjà bien documentée sur la question. Entre autres choses, il fournit quand même une statistique qui vient illustrer l'étude dont je parlais ici: notre bonheur dépend à 50% de nos gènes, à 40% de nos activités choisies et à 10% des circonstances de notre vie. Il dit aussi cette chose d'une justesse frappante: "La colère empêche de voir autre chose que ce qui nous menace." Cela s'applique aussi, me semble-t-il, à l'angoisse chronique contre laquelle je lutte depuis des années. Bref. Le programme de l'association organisatrice Deltae, dont la devise est "Sois le changement que tu veux voir dans le monde", me paraît tout à fait alléchant malgré un certain racisme anti-vieux (les ateliers sont réservés aux moins de 35 ans, pourquoi?). A explorer. Chouchou est trop crevé pour que nous allions boire un verre ensuite avec Garulfo et ses deux amies retrouvées sur place. Dommage, mais nous avons de toute façon passé une bonne et intéressante soirée.

Samedi matin, tri de ma collection de vernis à ongles. J'en élimine 45 que je répartis entre le sac destiné à la troc party du 25, et le futur giveaway que je publierai le 26. Je fais des tests sur du papier blanc, puis sur les ongles de ma main gauche auxquels j'inflige dix passages d'affilée dans le vagin artificiel. Le choix est cornélien entre deux OPI d'un turquoise relativement semblable (vaut-il mieux garder le plus clair ou le plus pailleté?), ou un Essie et un Catrice aux roses tendres très proches (le premier est de meilleure qualité, mais j'ai une légère préférence pour la teinte du second). Quand j'ai fini, les deux tiers de ma collection subsistent encore. Le dépouillement wabi-sabi, ce n'est pas encore pour demain.

Samedi après-midi, reprise des cours de yoga au Serendip Spa. Après trois mois d'interruption, Chouchou et moi peinons un peu, mais la séance nous fait un bien fou. Claudia m'apprend qu'elle a engagé pour cette année une super prof de Vinyasa - une forme de yoga plus tonique que celle qu'elle enseigne personnellement, et qui pourrait pallier mon manque d'activité chronique. Par ailleurs, Catherine étant déjà trop occupée, elle ne viendra pas faire de stage de visualisation cet hiver; il faudra attendre juin 2012 pour le prochain. C'est à la fois une mauvaise et une bonne nouvelle: pour des raisons indépendantes de ma volonté, les mois à venir s'annoncent un peu raides financièrement. Ca fera toujours une (grosse) dépense de moins.

Samedi soir, dîner chez nos amis Olive et Aurore à Saintes. Leurs enfants poussent à une allure vertigineuse. Pour l'apéro, nous buvons du vin nature dans le jardin, face aux moutons qui paissent de l'autre côté de la cloture. La journée a été douce; il fait encore bon dehors et nous savourons avec délice la quiétude de ce petit coin de campagne. Puis Chouchou se met aux fourneaux pour préparer un pad thaï tandis qu'Aurore couche son petit dernier, qu'Olive émince l'ail et les échalotes avec une dextérité quasi-professionnelle et que je continue à biberonner mon petit blanc sans proposer d'aide à personne. Après le repas, savouré à la bougie dans le jardin sur lequel la nuit est tombée entre-temps, nous nous asseyons à la table de la cuisine pour écouter des vieilles chansons d'Aznavour et des chansons nouvelles de Benjamin Biolay tout en sirotant un thé à la menthe maison. Je ne suis pas du tout dans le trip famille/maison pour moi-même, mais j'aime partager ça avec d'autres de temps en temps. Quelques jolies heures empreintes de sérénité et de chaleur humaine.

Dimanche, entre les préparatifs du voyage à Stockholm et la fin du ménage hebdomadaire, nous partons rejoindre Ingrid et son amie mexicaine Gisela au Cook & Book pour un goûter gourmand. Je repère plusieurs bouquins qui me font très envie: au rayon bédé, "Les madeleines de Mady" et leur suite, ainsi que "Shä et Salomé"; en littérature générale, "Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre" qui vient de sortir en poche. La vision d'un agenda Moleskine 2012 Pacman (le grand jaune, avec la semaine sur deux pages) me met au supplice. Je ne dois pas dépenser de sous avant de partir à Stockholm. Non, je ne dois pas. Aaaaargh. Je me retiens de justesse.

Dimanche en début de soirée, j'appelle mes parents avec un peu d'appréhension parce que mon père a encore eu un pépin de santé secondaire dans la semaine, et qu'il ne peut pas se faire soigner avant la fin de sa chimio. Il a réussi à aller à la chasse le matin, une petite heure et demie avec un ami qui s'est gentiment dévoué pour le surveiller, et il a abattu deux perdreaux. Du coup, il est crevé mais tout content. Je suis totalement opposée à la chasse que je considère comme une activité barbare, mais ces perdreaux ne sont pas morts en vain. Le week-end s'achève donc sur une note positive.

dimanche 11 septembre 2011

Kiko 337



J'avais été très déçue par mon premier test de vernis Kiko. Ce 337 renverse complètement la vapeur. Belle consistance crémeuse, pose facile, aspect brillant et très jolie couleur violette tirant assez fort sur le bleu (une fois de plus, je n'ai pas réussi à obtenir un bon rendu puisqu'il l'air bleu tout court sur ma photo!). Pour la tenue, ça fait deux jours que je le porte sans top coat et rien à signaler. Autrement dit, je vais être obligée de tester un troisième vernis de la marque avant de me faire une opinion ferme. On n'a pas des vies faciles, je vous jure.

(En guest sur mon annulaire, le glitter topper violet d'Essence.)

CHALLENGE PHOTO Semaine 6: Orange



1. Façade d'un pub irlandais (Ostende)
2. Could 9 de Sinful Colors sur mes orteils (Bruxelles)
3. Les gerberas qui décorent toujours le Serendip Spa (Bruxelles)
4. Mon Billy dans l'herbe, aux Imaginales (Epinal)
5. Le rayon fruits et légumes du Delhaize (Bruxelles)
6. Visite des locaux de Trendy Workshop (Paris)
7. Le rayon fruits et légumes du Tobu (Tokyo)
8. Chouchou à Trolls & Légendes (Mons)
9. Atelier de tanneur (Essouira)
10. Anselme le renard à grosse grande queue (Bruxelles)
11. Déco d'un troquet (Istanbul)
12. L'intérieur du TGV Monpatelin-Bruxelles
13. Pitié, ne nous rajoutez pas de sucre! (Marrakech)
14. Chambre de l'hôtel Pantone (Bruxelles)
15. Fleurs qu'il faut planter près des plants de tomates pour les protéger contre les parasites (Toulouse)
16. Détail de la sculpture Concrete Truck (Bruxelles)
17. Parking du Printemps (Lille)
18. Le T-shirt de Félix (Saintes)

Huit de ces 18 photos ont été prises à l'occasion du challenge. Le orange est, avec le violet, la couleur que j'ai trouvé la moins présente dans mon environnement quotidien, alors que c'est sans doute ma préférée entre toutes pour son côté vitaminé.

Ont également participé cette semaine:
(Si vous n'êtes pas dans la liste, envoyez-moi un lien vers votre blog, votre Flickr ou votre Tumblr pour que je vous rajoute.)

Cette semaine, l'avant-dernière du challenge, sera consacrée au bleu. Je serai à Stockholm dimanche prochain, avec un accès à internet mais pas forcément à mes photos d'archive. Dans le pire des cas, je ferai un post avec tous vos liens et je mettrai ma propre mosaïque en ligne le lundi soir, une fois rentrée chez moi.

Bonne chasse au bleu!

samedi 10 septembre 2011

Concours bédé


Je vous propose de gagner un exemplaire du premier tome de la bédé Anita Blake. Il reprend l'histoire du premier roman de la série, "Plaisirs coupables" - mais attention, il ne va que jusqu'à la moitié, donc si vous voulez connaître la fin, vous devrez vous procurer le tome 2 quand il sortira.

Je suis assez fan des dessins de Brett Booth, qui a su représenter les personnages tels que je me les imaginais. La narration est hyper fidèle au roman, au point de reprendre les dialogues mot pour mot (enfin... parfois, j'ai dû les condenser un peu pour que ça tienne dans les bulles, ce qui est toute la difficulté de la traduction de bédé). Si vous ne connaissez pas encore l'oeuvre de Laurell K. Hamilton, ça peut être une bonne entrée en matière avant de vous attaquer aux bouquins.


Pour participer, laissez-moi un commentaire en me disant:
- si vous connaissez la série, quel est votre personnage masculin préféré, et pourquoi
- si vous ne la connaissez pas, quel est votre livre ou votre film de vampires préféré, et pourquoi
Vous avez jusqu'à mardi minuit. J'annoncerai le nom du gagnant mercredi matin. Bonne chance à tou(te)s!

"My milk toof"

Si vous ne connaissez pas encore le blog le plus drôle et le plus mignon du monde, je vous invite à le découvrir immédiatement ici.

Si vous le connaissez déjà et que vous vous impatientez entre deux publications des aventures d'Ickle et Lardee, les irrésistibles dents de lait d'Inhae Lee, je vous suggère l'achat immédiat de ce livre qui regroupe leurs premières apparitions et tout un tas d'inédits. Hier, j'ai passé un moment délicieux à le feuilleter allongée sur mon lit. La photo où, couverts de bain moussant, ils s'exclament: "We be Bubble Monsters! Rawrrr!" est le truc le plus adorable que j'ai vu depuis longtemps. Quant au cauchemar d'Ickle, pendant lequel il se voit masqué en train de vider le bac à légumes en hurlant: "Death to all carrots!"... Je crains que la réplique soit déjà devenue culte à la maison :)

Pour le fun, un petit making-of:



L'anniversaire de Cahouète approche, et je me demande s'il comprend encore assez bien l'anglais pour que je lui offre ce petit bijou...

vendredi 9 septembre 2011

Vide-dressing #2



Hop, une petite mise à jour pour mettre en ventre quatre autres paires de talons vertigineux :)

Après-midi troc, édition 3.0


Quand: Le dimanche 25 septembre à partir de 14h.

Où: Chez Miss Sunalee, en bordure de Bruxelles, dans un endroit accessible par métro + dix minutes de marche ou en voiture, avec possibilité de se garer assez facilement à proximité.

Quoi: Un "troc" de vêtements, chaussures, sacs à main, bijoux, produits de beauté ou de maquillage et petits brols de déco. Je mets des guillemets à "troc", car il ne s'agit pas d'échange un contre un. L'idée est de vous débarrasser de vos erreurs d'achat ou des affaires qui ne vous vont plus mais qui restent en très bon état, tout en faisant plaisir à quelqu'un d'autre. Vous pouvez repartir plus ou moins chargée que vous n'êtes arrivée... Les affaires qui n'auront pas trouvé preneuse seront données aux Petits Riens (sauf si leurs propriétaires souhaitent les récupérer). Par ailleurs, je demande à chaque participante d'apporter quelque chose à grignoter ou à boire: papoter entre filles tout un après-midi, ça affame et ça dessèche le gosier :)

Comment: Envoyez-moi un mail à leroseetlenoir@hotmail.com pour vous inscrire et me donner une idée de ce que vous pensez apporter comme miam-miam ou comme glou-glou, histoire qu'on arrive à un résultat vaguement équilibré au lieu de se retrouver avec dix tartes salées et rien pour les faire descendre! Les places seront limitées à dix (huit en plus de Miss Sunalee et moi, donc), avec priorité aux filles qui ont déjà participé aux éditions précédentes.

Les compte-rendus des éditions précédentes sont ici et ici.

Participantes: pour l'instant, Sophie, Lady Oscar et Mmarie (sûr), Ingrid et La Princesse (peut-être)

"Le retour"


Je n'aurais sans doute jamais prêté attention à ce roman d'une auteur néerlandaise, paru chez Babel il y a deux ans déjà, si Filigranes n'y avait pas apposé une étiquette "Coup de coeur".

"Au printemps 1775, Elizabeth Cook, 34 ans, seule depuis trois ans, attend le retour de son célèbre époux, James Cook, qui effectue son second voyage exploratoire.
Alors qu'elle se prépare à l'accueillir, qu'elle imagine une vie nouvelle, la reconstruction d'une relation conjugale et familiale authentique, l'angoisse l'étreint. Déroulant le fil de sa mémoire, Elizabeth revisite ses longues années de solitude, ses difficultés, ses douleurs, ses drames vécus dans le secret - et s'interroge sur la possibilité de recréer un lien si ténu.
James Cook revient enfin, mais la mer l'attire plus que tout, et il ne pense bientôt qu'à repartir..."

Malgré sa très grande exactitude historique, ce roman dont j'ai dévoré les presque 500 pages est avant tout le portrait d'une femme extraordinaire. Elizabeth est tout sauf l'épouse effacée et soumise d'un mari célèbre. C'est son caractère qui lui permet de tenir sa maison pendant les longues absences de James et de faire face, seule, au deuil successif de ses six enfants. Anna Enquist la dépeint comme instruite, ouverte d'esprit et résolument moderne. La finesse avec laquelle elle décrit ses doutes, ses interrogations et ses tourments intérieurs n'est pas sans rappeler Virginia Woolf.

Elizabeth reste éternellement à terre, ancrée dans une réalité domestique parfois apaisante et parfois cruelle, tandis que loin d'elle, son époux vogue sur les océans pour assouvir sa passion du voyage et des découvertes. J'ai beaucoup aimé le mélange de réalité historique, qui m'a appris une foule de choses sur la navigation exploratoire, et d'extrapolation psychologique aussi crédible que pleine de sensibilité. "Le retour" est un roman intelligent qui transporte et qui émeut. Et comme il est extrêmement bien traduit, je n'ai même pas eu à regretter de ne pas connaître le néerlandais!