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jeudi 11 juillet 2019

J'ai (enfin) testé la couverture lourde




Il y a un peu plus d'un an, j'entendais parler pour la première fois des couvertures lourdes (ou couvertures lestées) utilisées dans le traitement des troubles du sommeil et de l'anxiété chronique, particulièrement chez les autistes. Ma première réaction a été un peu sceptique, de l'ordre de "Mouais, je ne vois pas comment c'est censé fonctionner". Puis je me suis rappelé le bien-être inexplicable que je ressentais, enfant, en me glissant sous le lourd édredon en satin safran qui recouvrait le lit de mon arrière-grand-mère. J'ai pensé à mes difficultés d'endormissement toujours plus grandes en été, non seulement à cause de la chaleur elle-même, mais parce qu'elle me dissuade de me couvrir, ce qui entraîne un sentiment de vulnérabilité aiguë et m'empêche de mettre ma vigilance suffisamment en veille pour basculer dans le sommeil. J'ai pensé qu'en effet, ça pouvait être intéressant, mais que le résultat n'était pas garanti. J'ai tendance à rester hermétique aux formes de thérapies alternatives qui fonctionnent pourtant bien sur la plupart des gens - à titre d'exemple, l'hypnose, dont je ne conteste pas l'efficacité dans l'absolu, est absolument sans effet sur moi. Dans ces conditions, j'hésitais à dépenser entre 150 et 200€ pour me retrouver avec un objet encombrant qui ne me servirait peut-être à rien. Mais ces derniers temps, les problèmes liés à mon travail ont poussé mes troubles psychiques et comportementaux à un niveau difficilement gérable, et je me suis enfin décidée à essayer. 

vendredi 4 mars 2016

Miracle Morning: quand le mieux est l'ennemi du bien




Vous commencez à me connaître. Vous savez que je suis hyper branchée développement personnel et constamment en train de faire des efforts pour m'améliorer, devenir une meilleure personne et mener une vie plus riche (au sens non-financier du terme, même si je ne refuserais pas une fortune tombée du ciel). Je trouve merveilleux que beaucoup de gens commencent à s'intéresser, entre autres choses, à la psychologie positive, de sorte qu'on voit fleurir les magazines, les bouquins, les stages et les formations sur le sujet. On est en droit de trouver ça superficiel et inutile, un truc de bobo par excellence; personnellement je pense que tout ce qui peut aider au mieux-être et à l'accomplissement de soi est une initiative à encourager. Pourtant, de temps à autre, je suis obligée de m'énerver devant les nouvelles" modes" en la matière. 

En ce moment, par exemple, le grand truc, c'est le Miracle Morning popularisé par Hal Elrod. Le principe? Régler son réveil une heure plus tôt pour, au choix, faire un jogging ou une séance de yoga, méditer ou tenir un journal au calme avant d'attaquer sa journée normale. Soyons clairs: toutes ces activités sont très saines et/ou enrichissantes, et je ne peux que vous recommander de leur faire une petite place dans votre journée si elles vous tentent. Mais au détriment de votre sommeil? Quelle hérésie! Un sondage rapide sur la page Facebook de mon blog, hier, a confirmé ce que je pensais: environ deux tiers des lecteurs qui ont répondu estiment ne pas dormir assez par rapport à leurs besoins, l'autre tiers pense dormir juste ce qu'il lui faut (pas forcément très bien, mais ceci est une autre histoire). Donc, l'idée, c'est d'inciter les gens à rogner sur un temps de sommeil insuffisant à la base, afin de caser deux ou trois activités supplémentaires dans des journées déjà trop remplies, tout cela dans le but de s'accomplir et de devenir plus heureux? Franchement, la logique m'échappe. 

Quels que soient les bienfaits du sport, de la méditation ou de l'écriture, jamais ils ne compenseront le manque de sommeil. Une personne fatiguée est moins concentrée, moins productive, profite moins du présent, prend de moins bonnes décisions et grossit plus facilement, puisqu'elle mange davantage pour avoir assez d'énergie. Dormir suffisamment, si vous avez la chance de pouvoir (et j'ai bien conscience que ça n'est hélas pas possible pour tout le monde), est le truc le plus simple et le plus bénéfique que vous puissiez faire, pour votre santé comme pour votre bien-être général. Si vous êtes au nombre des rares chanceux à qui 4h de sommeil suffisent pour péter la forme, comme c'était paraît-il le cas de Napoléon, faites-vous plaisir: sautez hors du lit à 5h30, chaussez vos baskets pour aller courir en regardant le soleil se lever et rédigez dix pages de votre premier roman avant que le reste du monde n'ouvre un oeil. Dans le cas contraire, pitié - ne vous laissez pas culpabiliser par les âneries énormes dont accouche parfois le mouvement du développement personnel. 

EDIT: Un excellent article sur le sujet, signalé par Kleo, et un autre signalé par Gasparde.

vendredi 29 janvier 2016

La fable des trois semaines




Des études scientifiques très sérieuses affirment qu'il faut trois semaines pour instaurer une nouvelle habitude. Les bouquins de développement personnel comme les magazines contenant le mot "Psycho" dans le titre le répètent à l'envi: il suffit de tenir 21 jours, et ensuite, roule ma poule!

Bande de menteurs. 

En décembre, j'ai effectué ma ixième tentative pour avancer mon heure de réveil à 7h. J'ai vaillamment tenu un gros mois à 7h30, ce qui n'était déjà pas si mal. Et j'en retirais de vrais bénéfices: je me sentais plus alerte et surtout je finissais de bosser plus tôt, ce qui me permettait de sortir en fin d'après-midi à une période de l'année où se motiver pour affronter le froid et le manque de lumière n'est pas évident du tout. 

Malgré ça, début janvier, j'ai recommencé à glisser. Le réveil sonnait toujours à 7h, mais moi, je n'étais pas debout avant 7h40... 7h50... 8h... 8h20... 8h30... Là, je suis de nouveau rendue à 9h, l'heure à laquelle je me levais début décembre. Pourquoi? Je n'en ai pas la moindre idée. J'étais vraiment contente d'avoir réussi à me recadrer, mais une fois de plus, ça n'a pas suffi. 

C'est d'autant plus énervant que globalement, je considère 1/ que je suis quelqu'un de très discipliné par rapport aux objectifs que je me fixe moi-même 2/ qu'on peut toujours changer si on le désire vraiment, évoluer dans le bon sens à condition d'être motivé. J'ai arrêté de fumer sans grosses souffrances; je bosse à la maison depuis plus de 20 ans et suis toujours d'une ponctualité impeccable dans le rendu de mes traductions. 

Néanmoins, il y a deux-trois trucs sur lesquels j'achoppe constamment. Le fitness, ça me fait du bien, mais ça ne produit pas chez moi de perte de poids significative et ça m'emmerde royalement: je n'arrive pas à m'y tenir. Le réveil matinal, ça me fait du bien aussi, mais pas assez pour que je lutte contre le rythme naturel de mon corps qui est de s'endormir vers 1h du matin et d'avoir besoin de 8h de sommeil. 

Ayant passé une grosse quinzaine d'années à ne pas du tout trouver le sommeil le soir et à émerger péniblement aux alentours de midi, je vais m'accorder avec moi-même pour dire que la situation actuelle devrait me sembler satisfaisante. Après tout, le plus gros avantage d'être free lance et nullipare, c'est bien de n'avoir aucune contraire horaire et aucune nécessité de s'en imposer...

Mais j'avoue que la crédibilité des études scientifiques très sérieuses en a pris un coup. La vérité, c'est que si t'as pas envie, t'as pas envie, et que tu pourras peut-être te forcer 3 semaines ou même 3 mois, mais éternellement? Je n'y crois pas.

lundi 20 juillet 2015

Arrière l'armée des ombres, les monstres à tentacules




Je glisse mon marque-page à la fin du chapitre, referme mon livre et le range dans ma table de chevet, puis tends la main pour éteindre la lampe. 
Près de moi, mon amoureux dort déjà, tout nu sur les draps. Il a toujours trop chaud. Je me colle doucement à lui, mon ventre moulé contre ses fesses, un pied crocheté par-dessus son mollet. Il remue vaguement les orteils pour me faire signe depuis le rivage du demi-sommeil. 
Je pose un baiser dans sa nuque, là où les poils forment un coeur dont je ne me lasse jamais, avant de caler ma joue contre ses omoplates. 
J'écoute mon souffle se faire plus profond et se synchroniser aux battements de mon coeur qui ralentissent peu à peu. 
Je sens l'air sur ma peau légèrement moite. 
Des pensées parasites tentent de m'assaillir; je les laisse passer sans réagir, tel un rocher immobile au milieu d'un torrent. 
Je refuse le tumulte intérieur. 
J'inspire... J'expire... 
J'habite mon corps, un point c'est tout. 
Je suis ici et maintenant. 
Vivante.
En paix.

lundi 26 novembre 2012

Simulateur d'aube: ça marche, ou pas?




Dans ma lutte perpétuelle pour réussir à m'arracher du lit à une heure décente le matin, j'avais décidé de tester un simulateur d'aube. Le principe: 30 minutes avant l'heure à laquelle vous souhaitez vous lever, une lumière s'allume progressivement à votre chevet pour vous réveiller en douceur. Puis, à l'heure programmée, une sonnerie (qui peut être un bruit naturel type cascade ou chant d'oiseaux, ou même une station de radio) se met en marche, elle aussi de manière progressive. 

Avant d'acheter mon appareil, j'ai eu l'occasion de voir celui qu'utilise Lady Pops: un Philips Eveil Lumière milieu de gamme. Il avait l'air sympa, mais je le trouvais un peu massif. Sur la page Facebook du blog, j'ai demandé si des lecteurs avaient un simulateur d'aube et s'ils en étaient contents. Plusieurs personnes m'ont parlé du Lumie commercialisé chez Nature & Découvertes. Je suis allée le voir: en effet, il était plus joli avec sa forme ronde, mais aussi beaucoup plus cher à fonctions égales me semblait-il (jusqu'à 300€ pour le modèle avec lecteur de carte permettant d'utiliser sa propre musique en guise de sonnerie). On m'assurait que ça valait l'investissement. J'ai tergiversé un moment, hésitant à investir très cher dans un appareil dont je n'étais pas sûre qu'il me conviendrait. Et finalement, j'ai fait tout l'inverse: j'ai pris le modèle le plus basique de chez Philips, celui qui coûte seulement 60€ mais n'a ni radio ni chants d'oiseaux et juste une seule sonnerie. 

La mise en service n'a pas été évidente. Même Chouchou a trouvé ça un peu compliqué à régler malgré le petit nombre de boutons - ou justement à cause de ça. Le premier matin, l'Eveil Lumière a bien fonctionné, mais pas le second. C'est là que j'ai découvert qu'après avoir éteint le réveil, il fallait le remettre en service pour le lendemain (avant ça, j'avais toujours eu des réveils qui fonctionnaient par défaut). Le troisième matin, j'ai eu le son mais pas la lumière: avant de me coucher la veille, j'avais éteint la fonction lampe, utilisée pour ma lecture du soir, en baissant son intensité au lieu de la couper d'un coup. Elle était restée sur intensité zéro. 

Une fois que j'ai compris comment fonctionnait la bête, je n'ai plus eu de problèmes. Comme on venait de passer à l'heure d'hiver et qu'il faisait de nouveau jour à 7h30, elle ne m'a pas servi à grand-chose dans les premiers temps (nous n'avons ni volets ni rideaux dans notre chambre; je ne supporte pas de dormir dans le noir). Mais la saison avançant, j'ai fini par l'apprécier de plus en plus. En général, la lumière - ajoutée au bruit de Chouchou se préparant pour aller bosser - me réveille avant que la sonnerie se déclenche. Le soir, elle fait une lampe de lecture plus agréable que celle que j'avais avant. Et même si je la trouve assez moche, j'ai gagné de la place sur ma table de chevet en remplaçant deux appareils (lampe et réveil) par un seul. Je lui ai d'abord reproché un affichage de l'heure minuscule, qui m'oblige à me tordre le cou quand je suis assise dans mon lit et que je veux le consulter. Puis je me suis aperçue que ne pas avoir l'heure en gros chiffres phosphorescents sous les yeux m'aidait à m'endormir plus rapidement le soir. 

Alors, le simulateur d'aube, un appareil miraculeux? Oui et non. C'est vraiment bien pour se réveiller en douceur. Mais ça ne résout pas l'éventuel problème du manque de motivation pour se verticaliser. Surtout chez quelqu'un comme moi qui n'est pas tenu par des horaires de boulot fixe. Me lever le matin réclame quand même une bonne dose de volonté que je n'arrive pas à trouver certains jours. Néanmoins, l'Eveil Lumière a beaucoup facilité mes débuts de journée, et je ne regrette absolument pas de mon achat. Je ne regrette pas non plus de n'avoir pas investi davantage dès le départ, car je ne crois pas qu'une plus grande quantité d'options sonores m'aurait servi à grand-chose. Dans mon cas, c'est la lumière qui fait toute la différence en cette saison. Et l'été prochain? On verra...

mercredi 3 octobre 2012

Cher marchand de sable,


On a toujours eu une relation plutôt houleuse, toi et moi. Petite fille, déjà, je m'abritais de ta pluie de sable sous mes draps où je lisais à la lueur de ma lampe torche jusqu'au milieu de la nuit. Forcément, les réveils à 7h le lendemain étaient un peu rudes. Une fois étudiante, quand je n'ai plus eu personne pour m'imposer un couvre-feu, j'ai pris l'habitude de veiller tard et de sécher souvent le premier cours du lendemain. Les premières années de ma vie professionnelle, je faisais la fête dans les caves d'Aix-en-Provence un soir sur deux et j'arrivais à mon vilain boulot salarié morte de fatigue quelques heures plus tard. Une fois devenue travailleuse indépendante, rien n'a plus bridé mon tempérament d'oiseau de nuit. Je bossais jusqu'à une heure du matin, me couchais au lever du soleil et me levais rarement avant midi. Je ne m'en portais pas plus mal. 

C'est quand je me suis mise en ménage avec un marin dont le réveil sonnait à 6h et qui piquait du nez devant la télé à partir de 22h30 que les choses se sont corsées. Puisque mes horaires étaient plus malléables, j'ai essayé de me caler sur les siens, mais sans succès - une source de conflit supplémentaire s'ajoutant à une liste déjà bien trop longue. Je me suis mise à prendre des somnifères certes efficaces, mais qui flinguaient ma mémoire à court terme d'une façon assez affolante. Ca a continué comme ça pendant plusieurs années. Au moment où je suis venue rejoindre Chouchou à Bruxelles à temps partiel, j'ai réussi à me désintoxiquer petit à petit... puis il y a eu la mort de Brigitte, le début de mes attaques de panique, la mise sous anti-dépresseurs qui m'abrutissaient seize heures par jour, et juste quand j'ai réussi à les arrêter, le diagnostic de mon père. 

Tu ne peux pas savoir combien j'envie ces gens bénis de toi qui s'endorment à peine la tête posée sur l'oreiller pour se réveiller frais et dispos dès potron minet. A force de lutter pour recouvrer (ou découvrir...) un certain équilibre intérieur, j'ai fini par résoudre plus ou moins mes problèmes chroniques d'endormissement et par arriver à me caler sur des horaires vaguement normaux, à défaut d'être très matinaux: extinction des feux vers une heure du matin, lever à 9h sauf les jours où je suis assez motivée pour m'extraire du lit quand Chouchou s'en va, vers 7h30. 

Mais là, ça fait quelques semaines que je recommence à me payer des insomnies. Oh, je sais très bien pourquoi, va. Le prochain scanner de mon père approche, et il précèdera de peu ma visite annuelle chez la gynéco - toujours une immense source d'angoisse même si je ne suis pas assez idiote pour m'y dérober. Et puis, le thé au jasmin dont je raffole au point d'être tout énervée si je n'en bois pas une petite chope le soir après le repas ne doit pas aider beaucoup. N'empêche que. Pour la première fois depuis plus d'un an, j'ai pris un Xanax ce soir, et je ne dors toujours pas. Cher marchand de sable, je sais que j'ai longtemps résisté à tes ministrations, et je conçois que tu me l'aies ensuite fait payer pendant des années. Mais je pense t'avoir largement remboursé ma dette, et avec des intérêts encore. Alors, si tu voulais bien ne pas m'oublier lors de tes prochaines tournées, je t'en serais très reconnaissante. 

Merci, bisous. 

mercredi 12 septembre 2012

Insomnie en duo


Au début d'une histoire d'amour, c'est souvent qu'on passe des nuits blanches à refaire le monde avec l'autre. On a trop de choses à se raconter pour envisager de dormir. Généralement, au bout de six mois, on a épuisé son stock d'anecdotes et de théories, qui dès lors se renouvelle à un rythme juste suffisant pour alimenter les conversations diurnes. Ca vaut d'ailleurs mieux, parce que personne ne peut rester bien longtemps un membre productif de la société avec vingt minutes de sommeil par jour. 

Choucou et moi fêterons bientôt les six ans de notre rencontre, et d'ordinaire, quand nous ne ronflons pas en stéréo passé minuit, c'est que l'une de nous est plongée dans un bouquin passionnant qu'elle a du mal à refermer, tandis que l'autre n'en finit pas d'explorer les dernières actualités politiques ou pornographiques sur son iPad. Mais hier soir, impossible de trouver le sommeil. Etait-ce le thé au jasmin bu un peu trop libéralement vers 21h30? Etait-ce l'excitation, pour Chouchou, des dernières grosses avancées réalisées à son travail? Peu importe, dans le fond. A une heure du matin, alors que la lumière était éteinte depuis un bon moment déjà, nous avons dû nous rendre à l'évidence: aucun de nous deux n'arrivait à s'endormir. 

Chouchou a commencé par me raconter en détail ce qui se passait à son boulot et pourquoi il était tellement content de lui. Après ça, j'ai du mal à reconstituer les méandres suivis par la conversation. Je me souviens que nous avons parlé de Scarlett qui nous manque à tous les deux, et des testicules en or que le propriétaire de Maru est en train de se faire grâce à l'indéfectible stupidité de son chat. A un moment, pris d'un petit creux, nous avons même envisagé de nous relever pour nous faire des gyozas. Ca m'a rappelé cette nuit passée dans une roulotte au milieu du Lubéron en mars 2007. Nous étions ensemble depuis moins de six mois, justement; c'était mon anniversaire et après une séance de câlins vigoureuse nous nous sommes retrouvés, je ne sais plus comment, à hurler des génériques de dessin animé en direction du plafond aux alentours de 2h du matin. Nous chantons atrocement faux l'un comme l'autre; c'est pourtant l'un de mes plus jolis souvenirs.

Hier soir, nous avons fini par nous assoupir un peu après 3h du matin. Et si nous n'avions pas profité de notre insomnie pour refaire le monde, c'est peut-être parce que celui que nous nous sommes bâtis durant ces six années nous convient parfaitement bien. 

mercredi 2 mai 2012

Gros coup de mou


Même si nous avons eu un 1er mai relativement ensoleillé, l'hiver n'en finit plus; toute cette grisaille et cette pluie plombent mon moral de fille du sud. J'ai toujours dit que j'adorais Bruxelles, à part la météo. Je suis en train de prendre la ville en grippe et de rêver de foutre le camp très loin d'ici. 

Après quelques jours de calme consécutifs à son opération, Scarlett s'est remise à miauler en pleine nuit. Chouchou ne dort plus, et même si c'est moins grave, mon propre sommeil est fracturé au point que je n'arrive plus à me lever avant 9h le matin. Retour à la case départ - tout mon boulot d'adaptation des derniers mois foutu en l'air et l'angoisse de voir mon amoureux épuisé en permanence alors qu'il doit faire une heure et demie de voiture chaque jour. 

La santé de mon père... Je préfère ne pas en parler, vu que j'ai envie de pleurer rien qu'en y pensant. 

Plus trivial: un éditeur qui me doit une grosse somme est très en retard pour me payer, au point que je vais devoir emprunter des sous à mes parents pour tenir jusqu'à ce qu'il se décide à me faire un virement. Outre le fait que ça reporte des dépenses exceptionnelles prévues de longue date et que ça va m'empêcher de profiter de mes vacances comme je l'aurais voulu, je trouve humiliant d'en être réduite à mendier l'argent qui m'est dû. 

Enfin, sur les 22 personnes qui disaient être disponibles pour une rencontre le 6 mai, seulement la moitié m'ont confirmé leur venue dimanche, ce qui est trop peu pour maintenir la réservation au Merrily's. Franchement, je n'ai pas envie de chercher un autre arrangement ou un autre endroit si près de la date convenue; je pense donc que je vais tout annuler. 

Heureusement qu'on part en Bretagne la semaine prochaine, parce que là, je suis à bout. Et ce n'est pas le débat de ce soir qui risque de me remonter le moral. 

samedi 7 janvier 2012

Où je résiste héroïquement à l'appel des soldes


Le moins qu'on puisse dire, c'est que la semaine de reprise a été un peu laborieuse.

- Chouchou récupère très lentement; ses sinus restent bouchés et c'est concert de ronflements toute les nuits. Vu que Scarlett, après deux-trois nuits de calme, a également repris les vocalises nocturnes, les boules Quiès sont en train de devenir mes meilleures amies!

- J'ai attaqué une nouvelle trad relativement courte que je dois rendre en fin de mois. J'ai un peu ramé au début, car exceptionnellement ce n'était pas moi qui avais fait le tome précédent de cette série, donc j'ai dû vérifier tout un tas de choses pour préserver la continuité. Mais cette fois, je suis lancée et entrée dans la partie où il y a beaucoup de dialogues et de retours à la ligne, donc ça devrait aller.

- Nous avons testé plusieurs nouvelles séries télé dont aucune ne nous a vraiment emballés: One Upon A Time (trop disneyen pour moi), The Big C (je me demande encore si je suis maso ou si j'essaie d'exorciser) et Misfits (grande perplexité face au premier épisode). Je pense quand même que nous insisterons au moins sur la seconde et la troisième, pour voir.

- Je suis sortie mercredi pour aller chercher un paquet à la Poste, jeudi pour me procurer les objets du swap et boire un verre avec Miss Sunalee chez Filigranes. Je suis fière de vous annoncer que je suis ressortie de chez Kusje, Mango et les Anonymes les mains vides, et que je ne suis même pas rentrée chez Look 50's ou Caroll, me contentant d'acheter ce dont j'avais besoin (pas de vêtements ni de chaussures, donc)... et, d'accord, le School of Hard Rock d'Essie, parce que je le guigne depuis novembre. Mais je n'ai pas utilisé les -30% envoyés par Sarenza, ni les -40% de Naf-Naf, et j'ai résisté au chant de sirène de cette fantastique paire de Shellys sur amazon.co.uk. So far, so good.




- Vendredi, au lieu de bosser ou d'aller faire les soldes, j'ai entièrement réorganisé la bibliothèque de notre pièce à vivre. J'ai mangé de la poussière et usé mes petits doigts sur les vis des Billy dont je voulais changer certaines étagères de hauteur, mais je suis contente du résultat. Maintenant, j'attends que Chouchou mette de l'ordre dans les classeurs d'archives perchés en haut de sa penderie, et qui nous sont déjà tombés sur la tête une fois chacun. Je refuse de mourir le crâne défoncé par des factures d'électricité de 1998.

Ce week-end ne s'annonce pas beaucoup plus excitant, avec un cours de yoga, un goûter de Nouvel An dans la famille de Chouchou et le ménage obligatoire. Et je n'ai même pas de laine pour entamer un nouvel ouvrage, snif. Et vous, cette première semaine de 2012, c'était comment?

lundi 19 décembre 2011

I am crevède


Là tout de suite, je suis un rien fatiguée.
Le vent souffle très fort à Monpatelin depuis jeudi dernier; comme tous les phénomènes météo extrêmes, il m'angoisse et m'empêche de dormir - j'ai l'impression qu'il siffle: "La fin du monde est proche!".
Et puis, je suis en train de lire un bouquin formidable, un de ceux qu'on a du mal à lâcher même quand on baille à s'en décrocher la mâchoire et que les yeux commencent à se fermer tout seuls. C'est un roman danois qui s'appelle "Les enfants des cornacs", et vous pouvez être sûrs que je vous pondrai un article dessus dès que je l'aurai terminé.
Et puis, elle est rentrée de l'hôpital, et je l'ai convaincue d'installer Skype pour qu'on puisse se parler plus facilement. Elle récupère petit à petit, mais il va lui falloir beaucoup de courage pour affronter les épreuves qui l'attendent encore. Je suis triste de ne pouvoir l'aider davantage qu'avec des mots et une présence lointaine.
Et puis, je discute beaucoup avec elle, l'autre soir jusqu'à deux heures du mat'. C'est toujours assez excitant de découvrir quelqu'un de nouveau et d'intéressant, quelqu'un avec qui on peut tout de suite parler de choses essentielles, pas forcément très gaies ou très policées, des choses qui font mal mais qui sonnent vrai.
Et puis, il y a cette journée de samedi que j'ai... non, pas perdue. Je l'ai gagnée à faire de chouettes courses de dernière minute, des petits cadeaux pour des gens qui n'en attendent pas forcément de ma part, des choses de peu de valeur pécuniaire mais qui porteront, j'espère, mon message d'amitié jusqu'à eux. J'ai passé la fin de la journée au salon de thé avec Gabrielle et son mari; c'est excitant aussi de redécouvrir des copains perdus de vue au tout début de l'âge adulte et qui sont devenus des gens bien quand tant d'autres ont suivi le chemin inverse.
Et puis, il y a cette trad que je veux finir demain soir, quitte à boucler sa correction dans le train mercredi, ce qui me fait quand même de grosses journées de travail.
Et puis, il y a le plombier qui est venu aujourd'hui régler mon problème de cumulus. Dix minutes de boulot, une heure à me parler des études de ses filles et du choix de son fourgon. Il est très gentil, mais qu'est-ce qu'il est bavard!
Et puis, il y a ma voisine qui est passée ce soir m'apporter un quart de quiche lorraine "parce qu'elle n'arriverait pas à tout manger toute seule". C'est elle qui me nourrit, maintenant... N'empêche, c'était bon et avec une petite salade de roquette, ça m'a évité de cuisiner. Mais il faudra quand même que j'aille la voir demain soir pour lui donner son cadeau de Noël.
Et puis, il y a la mammographie que je devais passer aujourd'hui et dont j'avais hâte d'être débarrassée. Sauf que je croyais avoir rendez-vous cet après-midi, et qu'en fait, c'était à 10h. Quand j'ai eu la riche idée de vérifier l'horaire, il était déjà trop tard. Mais la gentille secrétaire m'a recasée demain. Qui s'annonce donc chargé et stressant à souhait.
Au moins après, ça me fera de vraies vacances.

lundi 12 décembre 2011

Lettre à Bastet


Chère Bastet,

16 ans et 4 mois, c'est un âge respectable, pour une de tes administrées - tu n'es pas d'accord avec moi? Un âge où il ne serait pas déraisonnable de s'envoler tout doucement et sans faire de bruit pour le paradis des chats.
...Emphase sur le "tout doucement et sans faire de bruit".
...Genre, en cessant de rejouer La Traviata toute la nuit d'une voix de crécelle éraillée parce qu'on n'aime pas que les deux humains de la maison tentent de dormir au lieu au lieu de distribuer boulettes de thon, attention et câlins.
Six mois que ça dure, depuis le décès de ton autre administrée Copernique qui a plongé Scarlett - notre cantatrice, donc - dans une angoisse incontrôlable. Six mois que nous n'avons pas fait une nuit de sommeil complète. Or, il se trouve que l'humain mâle délicieux qui partage ma vie doit prendre sa voiture tous les matins de bonne heure pour se rendre à un travail über stressant. Et qu'il traîne désormais une telle fatigue chronique que tous les matins en lui disant au revoir, j'ai peur de ne pas le revoir le soir parce qu'il se sera endormi au volant et encastré dans un poteau.
Tu me diras que je n'ai qu'à isoler Scarlett la nuit. Hélas, nous vivons dans un petit appartement de 50m carrés, dépourvu de porte à l'exception de celle de la salle de bain qui se trouve à 30 cm de notre lit. Tu me diras que le mieux serait peut-être de prendre un autre chat pour lui tenir compagnie; ce à quoi je te répondrai: "Plus jamais ça. Plus jamais." Tu me diras que les anxiolytiques pour animaux, ça existe; je te répliquerai que nous avons déjà essayé et qu'ils sont restés sans effet. Depuis trois jours, nous tentons le Zylkène. La secrétaire du véto nous a dit que ça mettrait deux mois à faire vraiment effet. Mais d'ici deux mois, je risque, une nuit où mes nerfs seront particulièrement à vif, d'aider un peu la nature en essayant d'apprendre à Scarlett à s'envoler par elle-même.
Vois-tu, Scarlett, c'était la prunelle de mes yeux, et c'est en train de devenir mon cauchemar vivant. Alors, ce serait vraiment sympa de la rappeler à toi avant que je devienne un assassin de chat.
Merci, bisous.

Armalite

PS: Par contre, je crains qu'il y ait une grave méprise. Scarlett est bien un vrai chat pourvu de moustaches, d'une queue poilue et de coussinets roses. Ce n'est PAS celle de mes amies humaines qui se targue d'en être à sa troisième vie et qui a frôlé la mort samedi soir. Celle-là, elle ne miaule pas la nuit et je préfèrerais qu'elle vive encore très longtemps.

vendredi 4 novembre 2011

Early bird in the making?


Depuis deux semaines, je me lève aux environs de 7 heures du matin, en même temps que Chouchou.

Pour mesurer ce que la nouvelle a d'ébouriffant, il faut savoir que je suis une couche-tard lève-tard, qui n'a pas mis de réveil depuis 17 ans qu'elle bosse à son compte (sauf quand elle avait un avion à prendre). J'ai toujours considéré ça comme un des principaux avantages du statut d'indépendant, le fait de pouvoir ne sortir de mon lit que lorsque je n'avais vraiment plus sommeil. Et comme je suis du genre à bouquiner jusqu'à 2 ou 3 heures du matin...

Avant d'emménager avec l'Homme, j'étais à mon maximum de décalage. Souvent, je ne parvenais à m'endormir que peu avant le lever du soleil, et n'émergeais péniblement qu'aux alentours de midi. Ce qui a posé de légers problèmes quand je me suis mise à vivre avec un marin qui, lui, devait être sur le pont à 7 heures du mat'. Il allait se coucher à 23 heures, et à partir de là, je ne pouvais plus faire un bruit pour ne pas l'empêcher de dormir. Par contre, le week-end, il passait l'aspirateur à partir de 8 heures du matin sans se soucier de savoir si j'avais terminé ma nuit ou pas (et c'était "ou pas").

Le problème est différent avec Chouchou, puisque la lumière de ma lampe de chevet ne le dérange pas si je veux continuer à lire au lit après l'heure de son coucher, et puisqu'il aime bien faire la grasse matinée le week-end pour récupérer de sa semaine. Mais je sais que pour tout un tas de raisons, il a de plus en plus de mal à se lever quand il doit aller bosser. De mon côté, je vois approcher l'hiver, ses journées courtes et déprimantes. Je sais que je ne fais plus rien de productif une fois la nuit tombée. Si je continue à émerger vers 10 heures, à commencer mon boulot vers midi et à terminer vers 18 heures au moment où Chouchou rentre, impossible de mettre le nez dehors avant la fermeture des magasins, d'aller prendre un cours de yoga au Serendip Spa ou de faire ne serait-ce qu'une demi-heure de Wii.

Donc, pour soutenir Chouchou le matin (c'est plus facile de se mettre en route de façon dynamique quand on peut allumer la lumière, faire du bruit, échanger quelques paroles d'encouragement et un bisou de bonne journée avec quelqu'un), et aussi pour être plus productive, j'ai décidé de me lever désormais en même temps que lui. Ca fait deux semaines, et l'expérience est plutôt concluante jusqu'ici. Oh, les cinq premières minutes sont assez pénibles et souvent accompagnées d'un léger mal de tête. Mais une fois que j'ai commencé à boire mon You Zhi Hua Cha et à récolter mes radis virtuels sur Farmville, histoire de réveiller mes neurones sans brutalité, je peux enchaîner sans douleur sur le reste de ma journée. Je finis de bosser à 16 heures maxi, ce qui me laisse du temps pour faire plein d'autres choses avant que Chouchou rentre. Et le soir, ben je suis crevée, donc je vais au lit vers 22h30; je lis trois quarts d'heure ou une heure avant d'éteindre la lumière et je m'endors presqu'aussitôt, ce qui ne m'était encore jamais arrivé. Bref, je suis hyper contente de moi.

Je sais aussi que si j'avais essayé de décaler mes horaires de la sorte il y a six mois seulement, je n'y serai pas parvenue. Toute cette expérience me fait penser au moment où j'ai arrêté de fumer. Début 2006, après dix-huit années de cohabitation heureuse avec mon paquet de Stuyvesant menthol, j'ai décidé que j'en avais assez d'avoir une haleine de cendrier, des fringues et un bureau qui puaient la clope en permanence. J'ai arrêté du jour au lendemain, quasiment sans douleur - juste en buvant beaucoup de thé et en mâchant beaucoup de chewing-gums sans sucre les premières semaines. Pendant quelques mois, il m'est encore arrivé de taxer des clopes à des amis quand on bouffait ensemble au resto, par exemple, mais l'envie m'est passée progressivement, et aujourd'hui, je ne supporte même plus la fumée de cigarette. Je pense que c'est la même chose avec ce décalage. Si je m'étais forcée à essayer, je n'y serais pas parvenue. Là, j'avais vraiment envie et ça s'est imposé tout seul.

Pourvu que ça dure!

jeudi 7 juillet 2011

Si ça continue comme ça, ce n'est pas la curiosité qui va tuer le chat


Je voulais vous parler de la journée que j'ai passée à Paris hier, mais je me suis levée épuisée avec une grosse migraine et une nausée persistante contre lesquelles mon ami Doliprane n'a rien pu faire malgré son efficacité habituelle. Impossible de bosser, et très difficile d'aligner deux idées de suite.

Cela fait maintenant des mois (depuis bien avant la mort de Copernique) que Scarlett miaule le matin de façon insistante et incompréhensible. Elle a commencé par des concerts tous les jours à 8h. Ca me gâchait la fin de ma nuit, mais comme je ne souffre pas vraiment d'un manque de sommeil chronique, ça allait encore. Malheureusement, elle s'est décalée petit à petit. Elle a commencé à donner de la voix à 6h du matin. Puis 5h30. Puis 5h. Nous en sommes maintenant rendus à 3h30, avec des répétitions toutes les deux heures et parfois un petit échauffement vers 1h, juste au moment où Chouchou arrive à s'endormir.

Nous avons tout essayé pour la faire taire. La nourrir ne l'apaise que quelques minutes. La prendre dans notre lit pour lui faire des câlins, pareil. Elle est en bonne santé générale et ne manque de rien. Nous ne comprenons pas ce qu'elle veut. L'appartement est trop petit et dépourvu de portes pour que nous puissions l'isoler durant la nuit. Les boules Quiès me tombent des oreilles dès que je me retourne dans le lit, et elles risqueraient d'empêcher Chouchou d'entendre son réveil.

De gênante, la situation est en train de devenir catastrophique. L'outil SleepCycles dont Chouchou se sert pour mesurer son sommeil montre qu'il ne dort plus que quatre heures par nuit, avec souvent un réveil en plein milieu. Je me lève de plus en plus tard et ai de plus en plus de mal à bosser, d'autant que le concert de miaulements reprend souvent en milieu de journée quand Scarlett se réveille. De plus en plus souvent, je me mets à lui hurler dessus ou à la secouer brutalement pour la faire taire. J'ai envie de la passer par la fenêtre. Je suis nerveusement à bout et je ne sais plus du tout quoi faire.

mercredi 27 octobre 2010

Get me out of this mess get me out of this trap get me out of my brain

Au temps lointain où j'étais djeûns, j'adorais la nuit. Bouquiner la veilleuse allumée pendant que tout le monde dormait. Ecouter des chansons très tristes avec mon casque de walkman et écrire des missives pathétiques ultra-romantiques à mon premier amour pour le convaincre qu'il avait fait une grosse erreur en me larguant. Massacrer du troll autour d'une table couverte de feuilles de perso et de dés aux formes bizarres jusqu'à l'heure du premier bus. Danser sur Body Count dans les caves d'Aix-en-Provence le mardi soir, et tant pis si on m'attendait au boulot à 6h le lendemain matin. Me promener avec mes potes d'un pas légèrement vacillant dans les rues désertes, avec l'impression de voler du temps au temps.

Les années ont passé. J'ai commencé à ne plus supporter la musique trop forte, la fumée de clope et le manque de sommeil. Petit à petit, je suis devenue une créature profondément diurne, vite déprimée quand elle n'a pas son quota de lumière. J'ai commencé à redouter le moment du coucher, cette heure où je m'allongerais dans le noir sans réussir à m'endormir, et où je ruminerais mes idées encore plus noires jusqu'à épuisement. Mais après une longue période sous somnifères, j'ai fini par retrouver une certaine sérénité et un rythme biologique acceptable.

Puis il y a eu ces quelques semaines chez mes parents où chaque soir, raide d'appréhension dans mon lit, je guettais les halètements de douleur qui annonceraient le début d'une nouvelle crise paternelle. Et même quand la morpine faisait effet et que les cris ne venaient pas, je ne dormais pas pour autant. Jusqu'au lever du jour, j'affrontais immobile les démons intimes qui m'assaillaient de toutes parts; j'essayais vainement d'endiguer le flot des scénarios catastrophe qui défilaient dans ma tête; je hurlais de terreur en silence.

A la torture mentale s'ajoutait la culpabilité de flipper pour quelque chose qui n'arriverait peut-être jamais, l'impossibilité de décrire le tourment qui était le mien, la certitude que personne ne pouvait comprendre, la honte d'être faible au point de ne pas réussir à contrôler mes propres pensées. Dans la journée, je tenais assez bien le coup. Je me focalisais sur les démarches à faire pour mon père, le boulot à essayer d'abattre malgré tout, et ça allait à peu près. Mais dès la tombée de la nuit, mes angoisses revenaient à la charge.

Aujourd'hui, je suis rentrée chez moi depuis quinze jours. Mon père vient d'entamer sa quatrième semaine de traitement, et il ne souffre (presque) plus, même si ça ne signifie pas qu'il est tiré d'affaire - ça, seul l'avenir et ses prochains examens le diront. Je fais des démarches pour m'assurer que si je tombe malade, je pourrai être soignée à Bruxelles et ne pas me retrouver séparée de Chouchou. En attendant, je prends des rendez-vous de contrôle chez la gynéco ou le dermato. Je médite le vendredi soir et fais du yoga le samedi midi. Je cuisine plein de légumes et je mange des fruits plutôt que des biscuits à quatre heures. Quand je dois aller quelque part, je marche au lieu de prendre les transports en commun.

Je me dis que si une femme sur neuf aura un cancer du sein un jour, ça veut dire que huit femmes sur neuf n'en auront pas; que tous types de cancer confondus, les statistiques restent de mon côté; que parmi tous les gens atteints d'une tumeur, il y en a une majorité que la médecine moderne parviendra à guérir. Chaque fois que l'angoisse me saisit, je respire un bon coup et je me récite une litanie d'arguments rassurants.

Mes nuits sont toujours mauvaises, mais (un peu) moins. Je me suis résignée: entre mes démons intérieurs et moi, ce sera une guerre de tranchées. Elle s'annonce longue.

lundi 14 décembre 2009

Un week-end bien rempli

Comme je suis encore en période probatoire vis-à-vis de mes nouveaux horaires (réveil à 8h30 et lever à 9h), j'avais décidé de m'y tenir ce week-end aussi pour ne pas casser mon rythme. Et du coup, c'est fou tout ce que Chouchou et moi avons eu le temps de faire!

Samedi matin:
- Ménage - en musique SVP, c'est toujours plus sympa pour astiquer les carrelages! Je voulais me débarrasser tout de suite de la plus grosse corvée de ces deux jours au lieu d'attendre le dernier moment, et que la perspective de devoir m'y coller dimanche à 18h m'empêche de profiter pleinement du reste de mon week-end.
- Cuisine - une quiche lorraine vite faite pour le midi. Dommage, il n'y avait plus de salade verte pour accompagner. Et c'est quand même vachement salé, cette affaire.

Samedi après-midi:
- Courses en centre-ville - la Fnac pour acheter le Wii Fit Plus et le dernier Lapins crétins, H&M parce que j'ai aperçu un ravissant serre-tête dans la vitrine et en ai donc embarqué trois différents, Etam Lingerie parce que celui de Monpatelin n'avait pas dans ma taille la culotte assortie à mon nouveau soutif trotrobô, Hema où j'ai trouvé des sucreries marrantes pour mes neveux (dont une console de jeu en chocolat!).
- Goûter au Cha Yuan - qui est finalement ouvert le samedi contrairement à ce que j'avais d'abord cru. J'ai donc pu faire découvrir à Chouchou, qui a beaucoup apprécié, et poursuivre ma découverte des Oolong par un Top Fancy Bai Hao qui arrive bon dernier au classement de ceux que j'ai testés jusqu'ici. Par contre leur muffin chocolat blanc/matcha est une tuerie; je me demand s'ils me donneraient la recette? Par association d'idée, j'ai réalisé que je n'avais pas fait mon super brownie marbré depuis fort longtemps et qu'il fallait remédier à cette omission de toute urgence!

Samedi soir:
- Conversation sur Skype avec Soeur Cadette.
MOI: C'est marrant, j'allais t'appeler. Tu as quelque chose de particulier à me dire?
ELLE: Juste que tes vernis OPI sont arrivés, et aussi que cette année, on a décidé de faire des cadeaux aux parents en fin de compte - histoire que tu saches et que tu ne te retrouves pas toute bête.
MOI: Ah ben je voulais justement t'annoncer que cette année, j'avais décidé de faire des cadeaux aux parents en fin de compte - histoire que vous sachiez et que vous ne vous retrouviez pas tout bêtes.
Grands esprits, rencontre, toussa toussa.
- Pizzas chez Capricorn qui, en bon Italien, me soutenait depuis des mois que les pizzas Mamma Roma ne valaient pas tripette. J'ai réclamé une explication. Selon lui, Mamma Roma ne met pas d'huile dans sa pâte et utilise une farine au bicarbonate de soude qui, en gonflant à la cuisson, crée des corps caverneux (Chouchou et moi nous regardons en réprimant un sourire: "Mais on aime bien ça nous, les corps caverneux!") et forme une croûte sur le dessus, empêchant le jus de la garniture de pénétrer correctement. Ce qui ne me fera pas changer d'avis: méthode de fabrication orthodoxe ou pas, j'♥ Mamma Roma d'amour. A part ça, très chouette soirée, pas mal arrosée avec le vin produit par Papa Capricorn. Conséquence: nous nous sommes couchés à 2h du matin comme des djeûns, ce qui ne nous était pas arrivé depuis une éternité.

Dimanche matin:
- Glandouille au lit. Il faut bien, de temps en temps. Et puis, comment dire? Je ne me sentais pas franchement d'humeur bondissante quand le réveil a sonné. Contrairement aux régions inférieures de Chouchou dont il aurait été dommage de gaspiller le, euh, l'enthousiasme matinal.
- Brunch à l'Arrière-Cuisine. Pour les Bruxellois que l'endroit pourrait intéresser, il y aura un post spécial un peu plus tard.

Dimanche après-midi:
- Re-shopping. Chouchou voulait aller voir l'expo "Lorsque nous vivions ensemble" au CBBD, moi pas. On s'est séparés en convenant de se retrouver quand il aurait fini. J'ai à peine eu le temps de dévaliser encore Brüsel et H&M, puis se passer chez Lush chercher un dernier petit cadeau pour Soeur Cadette (j'approche maintenant des 30 paquets...) que mon portable a sonné. Rendez-vous chez Sterling Books, où j'ai repéré pleiiin de bouquins anglais qui devraient rapidement intégrer ma PAL, notamment le nouvel album d'Andy Riley, "Selfish pigs" (si vous ne connaissez pas les deux volumes de ses "The Book of Bunny Suicides", vous vous privez de très gros éclats de rire).
- Retour à la maison, car malgré un beau soleil hivernal, il faisait un froid de gueux. Chouchou a terminé le plafond de la chapelle Sixtine dessin sur lequel il peine depuis plusieurs semaines pendant que je récoltais mes oignons rouges sur Farmville et pistais différentes bricoles sur eBay. Deux ans après toutes les modeuses, j'ai brusquement envie d'un Billy, mais la récente baisse de qualité des sacs Dreyfuss me fait hésiter.

J'en fais le serment: plus jamais je ne perdrai mes matinées de week-ends à traîner au lit jusqu'à midi. C'est trop bien de pouvoir faire des milliers de trucs en deux jours!

Ma nouvelle playlist réveil de la semaine:
- Douze fois par an (Jeanne Cherhal)
- To be free (Emiliana Torrini)
- Lifelines (a-Ha)
- Vedi, Maria (Emma Shapplin)
- Love like blood (Killing joke)
- Layla (Eric Clapton)
- Messe pour le temps présent (Pierre Henry)
- Holiday (Green day)

dimanche 6 décembre 2009

Mon sauveur?

Quand on n'arrive pas à s'endormir le soir, forcément, on a du mal à se lever le matin. Pour peu qu'on exerce une activité à domicile sans contrainte horaire, on se retrouve très vite complètement décalée par rapport au reste du monde: encore toute frétillante à 2h du matin, et émergeant péniblement de la couette un peu avant midi.

Ainsi, depuis des années, le concept de "matinée" m'est devenu quasi-étranger; je ne consens plus à me lever avant 10h que si j'ai un train ou un avion à prendre. Et je sais que ça peut paraître idyllique aux gens qui sont obligés d'être au boulot à 8h pétantes, voire avant - mais croyez-moi, ça ne l'est pas. Encore gérable quand on vit seule et qu'on ne doit se préoccuper que de son propre rythme, la situation devient vite pénible lorsqu'on cohabite avec quelqu'un qui, lui, a des horaires normaux. Ainsi mes journées de boulot à Bruxelles commencent actuellement vers 13 heures pour se terminer à 18 heures, au retour de Chouchou. Résultat: je travaille moins et je gagne moins qu'avant, alors que j'ai de plus en plus d'envies bassement matérialistes.

Mais en 2010, ça va changer.

Je n'ai qu'une seule et unique résolution pour l'année qui va bientôt commencer: me lever tous les matins à 8h30 et me mettre à bosser au plus tard à 10h. En espérant que du coup, le soir, j'arriverai à m'endormir naturellement vers minuit. Pour ça, je ne compte pas sur ma volonté d'acier de papier crépon qui, depuis plus de quinze ans, a amplement prouvé sa totale inefficacité en la matière. J'ai plutôt choisi de miser sur la technologie: en l'occurrence, une station i-Pod munie d'une fonction réveil.

L'acquisition de l'objet a été toute une aventure en soi. Il fallait qu'il ne soit pas trop cher (budget maxi: 150€), qu'il ne prenne pas beaucoup de place (le dessus de ma table de nuit étant déjà fort encombré par une lampe de chevet et une grosse pile de livres), et surtout, que son design me plaise. Au terme de mes recherches internet, un seul modèle semblait correspondre à mes desiderata: le Sony ICF-CD3IP. Je l'avais vu sur le site de la Fnac française, mais ne voulais pas le commander là pour cause de méfiance aiguë envers la Poste belge. J'ai donc entamé ma tournée des magasins susceptibles de le vendre.

A la Fnac de Lille, il y avait un modèle de démonstration mais plus de stock. A la Fnac de Monpatelin, on m'a dit que le modèle datait déjà de plus d'un an et qu'il avait été retiré de la vente. A la Fnac de Bruxelles, on m'a proposé à la place un iHome un peu moins joli mais encore plus petit et 30% moins cher. Problème, il était en rupture de stock et on ne pouvait pas me dire quand aurait lieu la prochaine livraison. Au Sony Center de City II, le vendeur n'a même pas trouvé la référence sur son ordi. Chez Media Markt, j'ai erré longtemps telle une âme en peine avant de trouver le rayon des stations i-Pod où il n'y avait que des horreurs. Et puis à tout hasard, j'ai eu l'idée de jeter un coup d'oeil dans le rayon voisin, celui des "bêtes" radio-réveils. Et miracle! Il était là. Il en restait un et un seul. Qui s'est révélé impossible à démagnétiser et qui a donc sonné pendant tout le reste de l'après-midi chaque fois que j'entrais ou sortais d'un magasin, mais whatever.

Nous sommes dimanche. Chouchou a installé la bête et m'a montré comment m'en servir. (Ben quoi? Je n'allais quand même pas lire le mode d'emploi!) J'ai préparé une petite liste de lecture "spéciale réveil". D'abord, quelques morceaux tout en douceur pour émerger gentiment des bras de Morphée:
- 5:55 (Charlotte Gainsbourg)
- Mer du Japon (Air)
- Il y a (Vanessa Paradis)
Ensuite, du plus sautillant pour achever de me réveiller:
- Les tournesols (Marc Lavoine)
- Glorious (Andreas Johnson)
- Knights of Cydonia (Muse)
Et enfin, la grosse artillerie pour me jeter du lit de force si nécessaire:
- Suffragette city (David Bowie)
- Rabbit heart (Florence & The Machine)
- The last day on Earth (Marilyn Manson)
Si le test ne s'avère pas concluant, j'ai encore du Korn en réserve.

dimanche 15 novembre 2009

Vertigo

Mercredi, conformément aux instructions de Mme Mapsy et après une réduction très progressive de la dose que je prenais, j'ai complètement arrêté le Deroxat.

Jeudi, je me suis sentie à cran sans trop savoir pourquoi.

Vendredi, un ouvrier est venu à la maison effectuer de petits travaux que nous réclamions à la propriétaire depuis des mois. Pendant plus de deux heures, il a fait des allées et venues, sonné à l'interphone et joué de la perceuse. A peine était-il parti qu'une alarme de voiture stridente s'est déclenchée dans la rue. J'ai peiné comme une malade pour traduire dix pauvres pages et répondu par monosyllabes à Chouchou chaque fois qu'il a tenté de m'adresser la parole ce soir-là.

Dans la nuit de vendredi à samedi, impossible de trouver le sommeil. Je me suis relevée vers 1h30 pour bouquiner jusqu'à 4h. C'est Chouchou qui m'a réveillée le lendemain matin vers 11h30. J'ai passé tout le début de la journée en proie à des vertiges terribles qui m'ont jetée à terre trois fois, et j'ai dû me concentrer de toutes mes forces pour ne pas tourner de l'oeil dans ma baignoire, puis pendant que je me séchais les cheveux et tentais de me donner une apparence vaguement humaine dans ma salle de bain. A 15h, lassée de vaciller même dans ma chaise de bureau, je suis allée m'allonger.

Je me suis relevée à 16h30, sans avoir dormi ni attaqué la moindre des nombreuses tâches que je m'étais fixées pour ce week-end. J'ai décidé que l'arrêt des médicaments avait été trop brutal et avalé un demi Deroxat dans l'idée de continuer à en prendre un jour sur deux pendant encore quinze jours. Puis j'ai essayé de mettre les bouchées doubles et réussi à faire quelques trucs, mais pas le quart de ce que j'aurais voulu. J'ai skypé une heure avec Soeur Cadette, ce qui m'a un peu remonté le moral. Et j'ai bien fait attention à ne pas boire de thé passé 19h pour ne pas aggraver mon cas. Mais là, il est 2h30, Chouchou ronfle quelle que soit la position dans laquelle je le pousse, et je me fracasserais volontiers la tête contre un mur pour dormir enfin.

Demain, je dois être debout à 9h pour faire le ménage et préparer une double fournée de madeleines au chocolat avant d'aller déjeuner chez des amis. Là tout de suite, ça me paraît une épreuve absolument insurmontable.

jeudi 9 juillet 2009

Télégramme d'outre-nuit

En montant me coucher, ai réalisé que mon lit était également couvert de terre et d'insectes morts. [Stop] En y regardant de plus près, ai réalisé que la terre était plutôt de la sciure de bois et que les insectes morts ressemblaient fâcheusement à des termites. [Stop] A deux heures du matin, ai laissé message paniqué sur le répondeur du syndic pour demander qu'il m'envoie un expert AU PLUS VITE (oui, l'ai dit en majuscules). [Stop] Puis ai effectué recherches peu rassurantes sur internet: "Souvent, les signes de l'infestation ne deviennent pas visibles avant qu'il soit trop tard et que toute la structure soit irrémédiablement fragilisée". [Stop] Maintenant, n'arrive pas à dormir pour cause visions de plafond s'écroulant sur ma tête pendant mon sommeil. [Stop] Vais devoir descendre mon matelas depuis la mezzanine jusque dans mon bureau, seule pièce de l'appart qui ne soit pas directement sous les toits. [Stop] Jusqu'ici, mois de juillet craint un max. [Stop]

vendredi 24 avril 2009

Du mieux côté insomnies

Depuis des années, j'ai de gros problèmes d'endormissement: quelle que soit l'heure et l'état de fatigue dans lequel je me couche, je rumine des pensées (noires ou roses selon les périodes) sans parvenir à trouver le sommeil avant plusieurs heures. Sur un plan professionnel, je parviens à gérer ce décalage parce que je bosse seule chez moi et à mon rythme. Sur un plan personnel, ça a parfois été très difficile à gérer, notamment lorsque je vivais avec un lève-tôt qui ne tolérait pas que je fasse du bruit ou que je garde la lumière allumée une fois qu'il était couché, mais qui ne se privait pas de passer l'aspirateur à 9h le samedi matin.

Ces temps-ci, je suis à moitié suffoquée par l'angoisse depuis que ma gynéco m'a informée que que mon endométriose augmentait mes risques de choper un cancer de l'endomètre ou des ovaires, deux formes de la maladie qu'on diagnostique généralement trop tard et qui font 80% de victimes dans les cinq ans. Mais alors que je passe mon temps éveillé à imaginer des scènes toutes plus morbides que les autres, curieusement, je n'ai jamais eu aussi peu de mal à m'endormir (ni à me tirer du lit le matin, car je préfère encore attaquer ma journée dans le pâté plutôt que de rester au lit à rédiger mentalement mon testament). Bien qu'elles n'aient pas tout à fait réglé le problème, deux choses l'ont considérablement amoindri:

- Le SerendipiTea, qui comme son nom ne l'indique pas est une tisane 100% garantie sans le moindre brin de thé. Lorsque je suis allée au Serendip Spa avec Soeur Cadette pour mon anniversaire, la jeune femme de l'accueil m'a demandé de choisir une de leurs préparations aux plantes en cadeau, et la description des vertus supposées de chacune m'a fait opter pour celle-là. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle a un goût infect, mais franchement je dois me forcer à la boire. Pourtant, malgré mon scepticisme sur l'efficacité de ce genre de "remède", je dois bien avouer que ça marche. C'est pas encore la panacée, mais ça marche. La prochaine fois que je vais me faire masser, je demande ce qu'il y a dedans, par curiosité.

- L'instauration d'un rituel "poupougnage" du soir. Avec tous les produits de soin que j'achète depuis que je suis devenue accro à MBDF, j'ai dû me ménager un créneau pour les appliquer au calme. Une huile démaquillante avec laquelle je masse tout mon visage pour décoller la crasse les jours où je suis sortie. Une lingette imprégnée de lotion micellaire pour parfaire le nettoyage. Quelques gouttes de contour des yeux que je fais pénétrer doucement avec le gras du majeur. Un sérum régénérant sur le reste de la figure et dans le cou. De la crème nourrissante sur la pointe des cheveux, quand j'y pense. Du baume à lèvres si les miennes sont craquelées ou un peu sèches. De la crème pour le corps délicatement parfumée sur les mollets pour lutter contre l'effet peau de serpent et les poils incarnés. Mine de rien, ces gestes soigneux et répétitifs m'aident à faire le calme et à signaler à mon cerveau qu'on entre dans la nuit.

mercredi 4 février 2009

Bizarre, vous avez dit bizarre?

Un jour de semaine ordinaire, j'ai beaucoup de mal à me tirer du lit avant que la pendule affiche un nombre à deux chiffres avant la virgule, et si je n'ai pas dormi au moins 8h, il me faut presque une demi-journée pour émerger du pâté.
En revanche, mettez-moi un Eurostar, un Thalys ou un avion à prendre à l'aube blême, et vous pouvez être sûr de deux choses: la veille, l'excitation m'empêchera de m'endormir avant 2 ou 3h du matin, et le jour même, la peur de louper mon train me réveillera environ une heure et demie avant que sonne mon portable. Alors, je bondirai hors du lit déjà fraîche, dispose et les yeux grands ouverts, prête à enchaîner un voyage, une séance de shopping, un resto et un spectacle avant de m'écrouler dans mon lit d'hôtel.
A 9h43, Chouchou et moi partons passer notre traditionnel week-end d'hiver à Paris. Pour la 3ème édition (et oui, déjà...) de ce mini-événement, j'ai prévu un programme chargé juste ce qu'il faut, qui devrait nous fournir maintes occasions de photos sérieuses ou délirantes, avec ou sans Régis. Et grâce à la magie de l'eee-PC, les premières seront en ligne dès ce soir! A très vite, donc.