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dimanche 5 janvier 2014

"Le rose et le noir" dans Wolvendael




Fin novembre, j'ai été contactée par une journaliste du magazine bruxellois Wolvendael qui avait aimé l'idée du challenge anti-morosité d'octobre. Son encart sur mon blog figure dans le numéro de janvier, visible en totalité ici

Merci à Stella de m'avoir signalé la parution, et à Leyciaan pour le lien. 

lundi 23 septembre 2013

fricote, l'épicurien urbain


Alors que je cherchais désespérément le Biomood de septembre/octobre parmi les rayons de mon dealer de presse habituel, mon regard s'est posé sur cette superbe couverture. "Food, design, photo, graphisme et bons plans", était-il indiqué en bas. J'ai pensé que ça valait le coup d'essayer. Tout plutôt que me rabattre sur un magazine féminin débile! 

fricote est en déjà à son numéro 12, ce qui lui fait quatre années d'existence au compteur puisqu'il s'agit d'un trimestriel, et je me demande comment ce réjouissant OVNI a échappé à mon attention jusqu'ici. Il est grand, c'est vrai, donc peu pratique à trimballer dans un sac. Mais qu'est-ce qu'il est beau et drôle! Et original. Et culotté. Et bilingue anglais, de surcroît. 

Au sommaire de ce numéro, en vrac:
- des pages shopping "Pastécothèque" et "Passion bacon"
- un best of de la bouffe à rapporter du Cameroun
- une mosaïque de kiosques à saucisses viennois
- une rubrique "librairie gourmande" consacrée aux frites
- une interview miam de Charlotte Le Bon, et une autre consacrée à la ligne de sucreries lancée par la joueuse de tennis Maria Sharapova
- un décorticage du film "Gremlins"
- quatre portraits de gloutons dans les séries TV
- une interview d'une jeune femme qui crée des fashion cakes délirants, et une autre d'un collectionneur de vignettes Malabar
- un article ironique sur le (faux) régime "Fat fast"
- une rubrique Typografood montrant des inscriptions réalisées avec de la nourriture
- des photos de bento contes de fées
- un shooting de mode enfants où les jeunes mannequins sont attaqués par des bonbons géants
- un article à la gloire du Tokyo banana, fleuron de la junk food japonaise
- et des recettes, des bonnes adresses, des bédés rigolotes...

Bref, fricote est un joyeux bordel coloré et cosmopolite, mi-hype mi-régressif, pas franchement axé diététique mais qui se dévore volontiers des yeux. Il coûte 5€; on peut s'y abonner depuis le monde entier, et le numéro 14 paraîtra mi-novembre. Bonus: son site internet est vraiment chouette aussi. 

mardi 20 août 2013

"Bridget, parce que le féminisme n'est pas un gros mot"


Dimanche à l'aéroport de Blagnac, je cherchais un magazine pour occuper mon heure et demie de vol de retour. J'avais déjà lu le NEON et le BioMood en cours, plus ma dose maximum de presse féminine "classique". Je m'apprêtais à sortir du Relay les mains vides quand mon regard s'est posé sur une couverture marrante titrée "Bridget: parce que le féminisme n'est pas un gros mot". Malgré le grand format que je déteste et le prix plutôt salé (4,90€), la curiosité et le désoeuvrement potentiel l'ont emporté. 

Au premier abord, on ne peut s''empêcher de remarquer une forte ressemblance avec Causette: la maquette, le ton, rien ne démarque Bridget de sa grande soeur. Certes, les féminins classiques sont tous plus ou moins les mêmes, mais justement, j'attendais davantage d'originalité de la part d'un mensuel féministe. Et puis Bridget, moi, ça me fait surtout penser au personnage d'Helen Fielding, que je ne qualifierais pas franchement d'icône féministe. 

Passons au contenu. Beaucoup de remplissage avec, notamment, pas moins de 9 portraits pleine page de femmes (toutes jeunes et jolies, mais pas toutes blanches, c'est déjà ça...) qui font des grimaces marrantes avec, en haut, une citation célébrant le féminisme. Les brèves, je les ai déjà toutes vues et revues sur Facebook ou sur Twitter. Les articles reprennent des sujets traités maintes fois ces derniers mois, notamment sur les blogs féministes mais pas que: les Antigone, les déclarations consternantes de Valérie Pécresse sur le congé paternité, le sexisme dans l'industrie du jeu vidéo, le test Bechdel, les attaques à l'encontre de Marion Bartoli suite à sa victoire à Wimbledon, le harcèlement de rue... Ce n'est pas mal écrit, mais ça ressemble plus à un travail de compilation que de véritable journalisme. Le seul qui m'interpelle vraiment arrive à la fin et est intitulé "Nabila et Zahia: foutons-leur la paix". C'est dire.

Alors, Bridget, une addition inutile et probablement éphémère au paysage de la presse française? J'aurais tendance à répondre par l'affirmative. D'un autre côté, en accro du net et féministe convaincue, je suis certainement mieux renseignée que la moyenne sur la question. Mais une personne qui ne se sent pas concernée par le sujet du sexisme, et à qui Bridget pourrait donc apprendre des choses, aura-t-elle envie de le lire? Ca m'étonnerait beaucoup. Je prédis donc un flop à court terme - même si je serais ravie de me tromper.

lundi 3 juin 2013

DIY 19/52: Porte-clés oiseau en feutrine




Inspiration: un patron trouvé dans le numéro 26 du magazine anglais Molly Makes, que je recommande chaudement à toutes les passionnées du DIY car il est vraiment très riche et très joli. Impossible de s'abonner à la version papier depuis la France, la Belgique ou la Suisse, mais il existe une version numérique téléchargeable de n'importe où.
Fournitures: elles étaient offertes avec le magazine, mais comme je n'aimais pas les couleurs proposées, j'ai préféré piocher dans mes propres réserves. J'ai donc utilisé: 1 morceau de feutrine rouge, 1 morceau de feutrine rose, 1 morceau de tissu rayé blanc et rose, 12 cm de croquet rose, 12 cm de ruban à pois, 1 attache porte-clés, un gros sequin blanc, une perle rocaille noire, de la colle à tissu, du fil DMC rouge, du fil DMC rouge, du fil DMC noir, de la laine de rembourrage.
Temps de réalisation: 1h30




C'est drôle: autant en crochet, j'ai un point super régulier, autant je suis infoutue de coudre droit et avec des points tous de la même longueur. Mieux vaut ne pas examiner mon petit oiseau de trop près (ou de dos!). Mais je le trouve gai et je me suis bien amusée à le faire; c'est l'essentiel!



lundi 15 avril 2013

BioMood: réinventer son quotidien




L'an dernier, j'avais testé le magazine à vocation écolo Pure Green. Je l'avais trouvé très beau et plutôt vide. Un peu le contraire de BioMood, dont vous trouverez actuellement le numéro 3 en kiosque. Petit et compact, imprimé sur du papier recyclé, il propose une maquette sans chichis pour mieux mettre en valeur un contenu agréablement dense. Les sujets sont variés: documentaire sur la disparition des abeilles, recettes pour fabriquer son shampoing maison et point sur les teintures végétales, suggestions pour diminuer la quantité de déchets produite par un foyer, guide pour choisir un jean bio, mode d'emploi du potager carré, liste des fruits et légumes de saison en avril, gros dossier sur l'économie solidaire... Les articles sont courts, digestes et bourrés d'informations. Une lecture plaisir? Pas vraiment. Mais une lecture utile? Oui, oui, mille fois oui. Un regret, cependant: en l'absence d'incitation aux troubles dysmorphiques de l'image ou de publicité pour des robes qui coûtent un SMIC, pourquoi qualifier BioMood de "féminin éco-pratique"? En 2013, considère-t-on encore que les femmes sont seules responsables de la gestion du foyer, et seules capables de s'intéresser au développement durable? 

mercredi 5 septembre 2012

I HEART magazine: arty, trop arty




Je ne sais plus où j'ai entendu parler de ce "magazine culture itinérant" qui consacre chacun de ses numéros trimestriels à une ville différente, mais le concept m'a immédiatement séduite. Après l'avoir cherché en kiosque sans succès, j'ai fini par me rendre sur son site internet pour, malgré des frais de port élevés, commander le numéro consacré à Bruxelles (que je connais bien maintenant, mais où je passe assez de temps pour avoir envie d'y découvrir de nouvelles choses) et celui consacré à Copenhague (où j'ai adoré mon séjour il y a 4 ans, et où j'espère bien retourner un jour prochain). 

A réception, je constate que I HEART est bien plus grand qu'un magazine normal: 23x30 cm. Moi qui apprécie les petits formats, c'est raté... Je suppose que c'est censé lui conférer un certain côté arty, car la maquette intérieure - par ailleurs sobre, lisible et agréable à l'oeil - aurait facilement pu être resserrée. Mon impression se confirme à l'examen du contenu. Passé l'obligatoire sélection de bonnes adresses par quartier (je retrouve pas mal de mes endroits favoris dans le numéro dédié à Bruxelles), je reste sur ma faim. Les interviews d'artistes locaux, essentiellement des musiciens, ne m'intéressent pas. Les articles consacrés à des sujets qui me parlent davantage sont très brefs: une photo pleine page face à quelques paragraphes de texte superficiel. Globalement, je trouve l'ensemble assez vide. Des portraits d'autochtones dans un style volontairement "amateur un peu raté", sans aucune présentation jointe, semblent être là pour faire du remplissage à peu de frais. Les pages shopping proposent une sélection beaucoup trop hype pour moi. Ce n'est pas que I HEART soit mauvais; je le trouve même assez bien ficelé dans son style. Mais ce style n'est pas le mien, et son contenu n'est pas ce que j'espérais. Dommage, vraiment. 

mardi 31 juillet 2012

NEON, le magazine que j'attendais?


J'ai déjà parlé du fait que la presse féminine me gonfle de plus en plus avec ses stéréotypes affolants et ses sujets qui ne se renouvellent jamais. Son alternative féministe "Causette" n'a pas réussi à me convaincre. Je pourrais, me direz-vous, lire des magazines sérieux comme l'Express ou le Nouvel Obs; mais j'estime avoir déjà plus que ma dose d'actualités sur internet. Quand je prends le train, je cherche de la lecture qui va me divertir sans insulter mon intellect. J'avais fini par croire que c'était mission impossible. Puis, mercredi soir dans le Thalys qui me ramenait de Paris, j'ai dévoré mon premier numéro de NEON. 

Devise "Soyons sérieux, restons allumés!". Couverture bordée de deux bandeaux rose fluo. Maquette sobre et efficace, mais agréable à l'oeil. Prix en kiosque: 3,50€ pour 130 pages avec peu de pub et beaucoup à lire, plus des photos et des illustrations très sympas. Les sujets? Tantôt graves ("Jeunes Juifs en guerre contre Israël", "Les fantômes du soldat Kok"), tantôt humoristiques ("La confrérie des montreurs de cul", "Je suis dans la poupée" - une interview d'un fabricant de poupées gonflables), tantôt générationnels ("Les gamers ont bien grandi", "Comment jeter l'encre" pour ceux qui envisagent de se faire effacer un tatouage, "Rêve party à Ibiza" sur les hippies qui tentent de préserver leur mode de vie au pays des rave parties), tantôt informatifs et émouvants ("Le troisième sexe", témoignages de trois hermaphrodites), tantôt anecdotiques mais originaux ("Moscou passe à table", sur le ping-pong qui réunit les générations en Russie, "Là, pour vous, c'est le bordel?" qui montre combien la notion de rangement est différente chez chacun, et puis cette série de mode "couple" où filles et garçons échangent leurs vêtements). Tous ont un point commun: celui d'être vraiment bien écrits, avec une plume agréable et sans fautes de grammaire ou d'orthographe. Mon préféré, signé Hugo Lindenberg, raconte la randonnée cévenole de l'auteur parisien avec un âne. C'est drôle, bourré de douce ironie et d'une tendresse légèrement perplexe. J'ai adoré. En fait, tout l'ensemble m'a enchantée: intelligent sans être intello, décalé mais ni vulgaire ni gratuitement provocateur, et d'un professionnalisme bluffant pour un titre qui en est seulement à son troisième numéro. En attendant le prochain, je vais voir sur leur site internet si je ne peux pas me procurer les deux premiers. 

lundi 12 mars 2012

Causette contre Paulette: le match!


Je supporte de moins en moins la presse féminine traditionnelle, ses mannequins de 13 ans et demi et 38 kilos pour 1m80, ses injonctions à claquer deux mois de salaire dans le dernier It-Bag Chloé, ses articles psycho-bidon qui ressassent toujours les mêmes thèmes, son discours au final hyper normatif et pas du tout féministe. Il était donc normal que je m'intéresse à Causette et Paulette, deux nouveaux magazines qui affichent clairement leur ambition de se démarquer des Elle, Cosmo et autres Glamour.

CAUSETTE, "le magazine plus féminin du cerveau que du capiton"
Périodicité: mensuel (le numéro de mars est le #22)
Prix: 4,90€
Distribution: dans les points-presse ou sur abonnement
J'ai aimé:
- L'absence de publicité
- L'absence de rubrique beauté et de photos de mode
- Le ton résolument féministe
- Les articles qui abordent des sujets sérieux
Je n'ai pas aimé:
- Le grand format, pas pratique à trimballer dans un sac
- La maquette, que je trouve vieillotte et moche
- Le rapport prix/nombre de pages - ça fait vraiment cher...
Verdict: malgré une ligne éditoriale intéressante, Causette ne m'a pas séduite. Il n'est pas beau; ses pages "On n'est pas des quiches" rassemblent typiquement le genre d'anecdote que je vois circuler tous les jours sur Facebook, et on ne peut pas traiter un sujet sérieux en trois pages. Je le rachèterai uniquement si un des titres de couv m'interpelle vraiment.

PAULETTE, le féminin fait maison
Périodicité: bimestriel (le numéro en cours est le #4)
Prix: 4€
Distribution: par correspondance et dans certaines boutiques, ou sur abonnement
J'ai aimé:
- Le petit format un rien plus large que celui des versions mini des autres magazines féminins
- La maquette: ce magazine est BEAU, un vrai régal pour les yeux, avec une jolie mise en page, de belles illustrations et de très chouettes photos
- Les rubriques DIY, pleines d'idées vraiment sympas et faciles à réaliser
- Le principe 100% participatif, avec plein de contributrices différentes - dont beaucoup de blogueuses, m'a-t-il semblé
- La rubrique carnet de voyage (consacrée à l'Islande dans le dernier numéro)
Je n'ai pas aimé:
- Cette manie de la rédaction d'appeler les filles des Paulette et les garçons des Georges; je trouve ça un poil affecté...
Verdict: on l'aura compris, j'ai eu un coup de coeur pour Paulette, et vais probablement m'abonner pour le soutenir. Oui, son contenu est un peu plus "futile", mais quand je cherche à m'informer sur un sujet sérieux, je fais des recherches sur internet ou je lis un bouquin. Au final, pour moi, un magazine féminin doit rester une petite fenêtre de futilité et d'évasion.

dimanche 6 juillet 2008

Le coup de gueule du week-end

D'habitude, je n'achète pas le Elle pendant l'été: pour cause de collaboratrices en vacances, il fait la moitié de son épaisseur habituelle - mais reste au même prix. L'arnaque. Et puis les articles qui expliquent comment choisir le maillot le plus adapté à sa silhouette, merci bien! Un, je fuis la plage qui est pour moi l'antichambre de l'Enfer. La seule chose au monde que je déteste plus que la chaleur (passé 28°, c'est physique, je suffoque), c'est l'eau de mer diluée dans l'urine de touriste. Deux, mes zones à problèmes, ce sont mes bras et mes jambes; donc l'idéal pour me mettre en valeur, ce serait une paire de gants opéra et des Dim Up gainants en taille 72, histoire qu'ils me remontent bien jusqu'en haut des cuissots. Du coup, les pages shopping sur le thème "50 accessoires hors de prix et impratiques au possible pour être la plus lookée à Saint-Trop" m'émeuvent assez modérément elles aussi.

Mais bon, il m'arrive de faire une exception, et ce fut le cas hier matin pendant que Chouchou et moi procédions au ravitaillement hebdomadaire du frigo chez Delhaize. Il faut savoir que je pars toujours faire les courses avec une liste dressée en fonction des menus de la semaine à venir, sur laquelle les articles sont notés dans l'ordre des rayons. Une fois dans le magasin, je répartis les tâches entre Chouchou et moi pour aller deux fois plus vite. Pendant qu'il collecte les fruits de la semaine, je me charge des légumes, etc etc. A ce rythme-là, nous devrions être ressortis du magasin dans les 17 minutes, attente en caisse comprise. Oui mais voilà: systématiquement, nous faisons une halte au rayon presse où Voici, Closer et Gala me font perdre tout le temps gagné avec ma belle organisation. Enfin au moins, je suis toujours informée sur les choses vraiment importantes qui se passent dans le monde. Il faut parfois savoir sacrifier un peu de ses loisirs pour se cultiver.

Or donc, le Elle de la semaine. En couverture, Monica Bellucci clame: "Si on se plaît, on plaît aux autres". Ben voyons. En même temps, si j'étais foutue comme elle, quelque chose me dit que j'aurais beaucoup, beaucoup moins de mal à me plaire. Et que dans le cas fort improbable où je n'y parviendrais pas, ça n'empêcherait pas les hommes de se métamorphoser en loup de Tex Avery sur mon passage. Loin de moi l'idée que Monica Belluci soit une gourde tout juste capable d'enfoncer des portes ouvertes (la nature étant profondément injuste, elle peut très bien avoir le QI d'Einstein en plus de sa silhouette de bombasse), mais cette phrase serait quand même infiniment plus convaincante dans la bouche d'une fille à physique un peu moins, disons, évident. Ah, pardon, j'oubliais: les rares people de sexe féminin à physique non-évident ne sont jamais conviées à faire la couverture d'Elle. Autant pour moi. Mais bon... c'est un peu comme ces pubs pour des programmes minceur qui montrent un mannequin de 18 kilos et demi en train de se lamenter sur sa cellulite inexistante, ou celles pour des crèmes antirides appliquées par une vieillarde de, oh, au moins 15 ans et demi au visage encore plus lisse que des fesses de bébé. Moi, ça me donne toujours l'impression que les média me prennent grave pour une truite.

Et puis barrant la photo de Monica (en couverture du Elle de cette semaine, toujours), ce titre poignant: "Arrêtez de maigrir: le cri de détresse des hommes". Du pur fichage de gueule. Certes, bien qu'aucun représentant du sexe masculin ne se soit jamais mis à genoux devant moi pour me supplier de prendre du poids, je suis tout à fait prête à accepter l'idée que le mâle moyen préfère une femelle gironde et bonne vivante à une triste planche à pain qui se sent ballonnée après avoir avalé plus de quatre petits pois en vingt-quatre heures. Les rondeurs, c'est plus sensuel, on est bien d'accord. A ce constat, je voudrais tout de même apporter une nuance: si les hommes préfèrent coucher avec des rondes, ils préfèrent sortir et être vus avec des minces (souvent plus jolies habillées et meilleurs symboles de pouvoir). Cela dit, je reconnais que dans l'ensemble, ils semblent bien plus indulgents que nous envers nos kilos superflus et nos bourrelets disgracieux.

Car la pire ennemie de la femme, c'est la femme. Exemple: je suis persuadée que la plupart des modeuses s'habillent bien davantage pour susciter l'approbation et/ou la jalousie de leurs consoeurs que pour séduire le sexe opposé. Vestimentairement parlant, les hommes ont des goûts simplissimes: un joli decolleté, un ourlet de jupe au-dessus du genou, un jean un peu moulant suffisent à les ravir. Et la plupart des fringues hype, loin de les ravir, les plongent dans la perplexité d'un canard qui vient de trouver un grille-pain. La vérité, c'est qu'esthétiquement parlant, au tiercé des gens susceptibles de porter un jugement sévère sur une femme, les hommes n'arrivent qu'en troisième position. En deuxième, on retrouve les autres femmes. Et en tout premier: elle-même.

Il faut dire que nous ne sommes pas aidées par l'hypocrisie des média en général et de la presse féminine en particulier. On ne cesse de nous abreuver d'articles sur le retour à la mode des rondes, et qui nous cite-t-on en exemple? Pas Beth Ditto, même si on loue son talent et son absence de complexes. Mais plutôt Scarlett Johansson - soit un composite gros nichons-cul pommelé assorti d'un ventre plat, de bras fins et de jambes déliées. Et les mannequins des séries de mode continuent de plafonner allègrement à 55 kilos pour 1m78. Dommage pour toutes les lectrices à physique ordinaire qui pensaient pouvoir désormais afficher le petit bidou ou les cuisses vergeturées offertes en cadeau par leurs trois adorables marmots. Pour être esthétiquement correctes, elles ne doivent arborer que des rondeurs localisées. Et, non, pas localisées au niveau de la culotte de cheval ni de la taille.

Je ne sais pas ce qui me met le plus en colère dans tout ça: que les média fassent, depuis des années, un tel bourrage de crâne pour nous convaincre qu'il faut être de plus en plus minces, tout en affirmant parfois le contraire histoire de se prémunir contre toute accusation d'incitation à l'anorexie, ou que même les plus intelligentes d'entre nous se laissent influencer au point de devenir obsédées par trois ou quatre malheureux kilos surnuméraires qu'elles sont les seules à voir, et qui vont leur pourrir toute leur existence d'adulte. Combien de vacances en amoureux à l'autre bout du monde (ou toute autre expérience hautement agréable) pourrait-on s'offrir avec le fric de dingues qu'on dépense en sachets de protéines miracle ou en crèmes amincissantes inefficaces et plus chères que du caviar? Quels exploits ne pourrions-nous accomplir en consacrant à notre boulot, à notre famille, à une passion ou à une grande cause tout le temps et l'énergie que nous perdons à nous lamenter devant notre miroir, à nous tartiner d'anti-rides lissant raffermissant, à chercher la fringue miraculeuse qui nous fera paraître dix kilos plus mince, à nous comparer défavorablement avec les filles des magazines (ou pire, avec nos amies)?

...Je crois que je vais arrêter de lire Elle, c'est pas bon du tout pour ma sérénité intérieure à moi que j'essaie d'avoir.

mardi 27 novembre 2007

Hype sans le savoir

Quand je m'ennuie chez le coiffeur en attendant le retour de ma coloriste partie chercher sa fille à l'école, je feuillette "Femme en ville", le mensuel distribué gratuitement par Printemps et quelques autres enseignes françaises. Et que vois-je dans le numéro de novembre?
- Page 14, l'article "24 heures à Bruxelles" conseille une de nos adresses favorites, à Hawk et à moi: Lady Paname, la "boutique de l'érotisme chic", en évoquant "la discrétion et les conseils raffinés de la maîtresse des lieux".
- Page 16, la rubrique "sortie en ville" informe les lectrices que l'Hôtel Amour est "le plan le plus glamour du moment" et "l'adresse la plus branchouille de "So-Pi" (sud de Pigalle)". C'est également là que Hawk et moi avons passé un merveilleux week-end coquin en janvier dernier.
- Page 113 enfin, un minuscule encart baptisé "Métissage" est consacré à un trio dont l'album est censé enflammer les fêtes de fin d'année. Bien qu'elle ne mesure pas plus de deux centimètres sur la photo, je reconnais la beauté black de gauche: elle s'appelle Philippa, c'est une ancienne fan des filles (que j'avais rencontrée un jour où nous posions toutes les deux pour le même photographe) et tout le monde lui a toujours prédit qu'elle irait loin.
Serais-je hype sans le savoir?

samedi 3 novembre 2007

Première semaine bruxelloise

Je sais: c'est rare que je reste si longtemps sans poster. Mais cette première semaine à Bruxelles a été aussi chargée que mouvementée. Il a quand même fallu sortir cent cinquante feuillets de traduction d'un bouquin 1/qui se passe en mer et donc regorge de termes techniques sur la navigation à voile 2/dont chaque page compte environ deux ou trois mots tellement archaïques que plus aucun dictionnaire, papier ou en ligne, ne les mentionne. Parfois le sens peut être déduit d'après le contexte, et parfois pas. Il a également fallu surmonter un gros accrochage qui m'a vue prendre la porte de l'appartement et ne rentrer que cinq heures plus tard, après avoir hésité à passer la nuit à l'hôtel. Du coup, il a fallu consacrer toute la soirée suivante à s'expliquer et se réconcilier. Il a fallu ranger les dernières acquisitions et s'organiser au niveau pratique. Et puis il a aussi fallu préparer la mise en ligne d'un futur blog-photo commun [très bientôt sur vos écrans] et se ménager quelques moments de détente comme une fin d'après-midi au bar de Filigranes avec Chou et Julie, la découverte d'un chouette recueil de comics ("The devil's panties" de Jennie Breeden) ou le visionnage du début de la saison 2 de "How I met your mother". Aujourd'hui 17h, ma semaine est enfin terminée, mais Hawk bosse encore jusqu'à 22h. Le week-end sera court, alors que nous avons des millions de choses à faire, notamment tester une partie des bonnes adresses bruxelloises trouvées dans le numéro de novembre de Gael - à mon avis le meilleur féminin belge de très loin. J'aimerais prendre le temps de parler de l'affection grandissante que m'inspire Bruxelles, mais il me reste encore 150 photos du Japon à traiter sur Photoshop. Une autre fois, sûrement.

lundi 7 août 2006

Pas impressionnée du tout

Depuis le temps que j'entends les blogueuses belges parler de Flair, je me suis sentie obligée d'acheter le numéro en cours samedi lors de mon bref passage à La Panne. Honnêtement les filles, j'ai pas été impressionnée. La lectrice de la semaine est encore plus moche une fois relookée qu'au naturel. La maquette fait franchement amateur, le contenu est assez superficiel. Un truc m'a bien fait rire quand même: dans les pages "nouveautés du début", un entrefilet présente la couette en duvet d'oie anti-moustiques. Il faudra m'expliquer en quelle saison il fait simultanément assez froid pour avoir besoin d'une couette et assez chaud pour redouter les piqûres de moustique. Une saison exclusivement belge, peut-être?