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vendredi 12 janvier 2018

"Obama: an intimate portrait" (Pete Souza)


Pendant huit ans, Pete Souza a été le photographe officiel de la Maison Blanche et l'ombre de Barack Obama. Il a assisté à toutes les réunions même les plus secrètes, voyagé partout dans le monde avec celui qu'il appelait POTUS et été témoin de chaque moment historique ou intime de sa présidence. Dans ce bel et gros ouvrage, il a rassemblé ses meilleurs clichés par ordre chronologique. Peu de texte hormis la préface signée Barack Obama en personne et les légendes sobre qui permettent de situer le contexte de chaque image, mais les rares commentaires de l'auteur sont toujours très réfléchis et intéressants. Au fil des pages, on voit Barack Obama hyper concentré dans l'exercice de ses fonctions, plein d'une autorité tranquille durant les manifestations officielles, chaleureux et empathique quand il se porte à la rencontre de ses administrés, adorablement spontané et n'hésitant jamais à faire le pitre avec les jeunes enfants, visiblement gaga de sa femme et de ses filles. Oh, point n'était besoin d'un livre pour se rendre compte de ce que l'Amérique et le monde ont perdu quand Barack Obama a été remplacé par le clown orange, mais les photos de Pete Souza enfoncent le clou avec dignité et émotion. N'hésitez pas à le suivre sur Instagram, où il trolle magnifiquement Sa Carrotitude en publiant, à chacun des âneries de ce dernier, une photo de Barack Obama dans une situation similaire afin de créer un contraste saisissant et rappeler ce que devrait être un homme d'Etat.

jeudi 11 janvier 2018

I ♥︎ Instagram




Hier après-midi, j'ai voulu aller boire un verre dans un de mes points de chute habituels du centre de Toulon: le Chantilly. Par réflexe, je suis entrée m'installer sur une des banquettes en velours vert, où je pensais lire un moment en buvant un thé. Et puis je me suis dit que je faisais toujours le même Instagram, que le compte de mon blog lecture avait besoin d'une plus grande variété. Du coup, comme il faisait très doux, je suis ressortie m'installer en terrasse, face à la fontaine de la Halle aux Grains que j'adore, et j'en ai profité pour prendre un jus de pamplemousse histoire de changer un peu. J'ai modestement bousculé mes habitudes, et ça m'a fait du bien. 

mercredi 25 octobre 2017

[TOULON] "Marie-Claude" de Mélanie Wenger




Ca fait quelques années déjà que je ne rate aucune des expositions de la Maison de la Photographie à Toulon. J'y ai admiré des artistes que je connaissais, en ai découvert d'autres et me suis parfois plongée dans des thèmes qui n'avaient rien pour m'attirer mais qui ont tout de même réussi à m'émouvoir et parfois à m'instruire (je pense notamment à l'avant-dernière, consacrée au Liban depuis les années 70). 

mardi 30 mai 2017

"The world of Steve McCurry" à la Bourse de Bruxelles




J'avoue: avant d'aller voir cette rétrospective de son oeuvre, j'ignorais le nom de Steve McCurry. Depuis le début des années 80, ses photos ont pourtant fait le tour du monde et la couverture de nombreux magazines. La plus célèbre d'entre elles est sans doute le portrait de cette jeune Afghane au regard vert clair qui orne l'affiche - et la plus saisissante, celle du World Trade Center en train de s'effondrer dans un monstrueux nuage de poussière et de fumée. Mais en vérité, chacun des 200 clichés qui composent cette exposition est un petit-chef d'oeuvre en soi, une image non seulement hyper maîtrisée sur le plan technique, mais pleine de force et d'émotion. 







Tout au long de sa carrière, Steve McCurry a arpenté les régions les plus pauvres et les plus dangereuses du monde pour en rapporter un témoignage inédit. Quand les Soviets ont envahi l'Afghanistan, il a passé la frontière en fraude avec des rouleaux de pellicule cousus dans ses vêtements. Pendant la première Guerre du Golfe, il a marché dans des champs de mine pour photographier la vision apocalyptique des puits de pétrole en feu. Si ses images de guerres et de désastres écologiques sont extrêmement frappantes, je trouve cependant que c'est dans l'art du portrait qu'il excelle le plus, avec une façon de capter le regard de ses modèles qui vrille absolument le coeur. 






En déambulant parmi les allées labyrinthesques créées à grand renfort de voiles, et dans lesquelles il est si facile de passer à côté de pans entiers de l'expo si on n'y prend pas garde, je n'ai pu m'empêcher de penser que je vivais vraiment dans un monde de Blancs privilégiés, sans consommer grand-chose d'autre qu'une culture blanche privilégiée. J'ai pris conscience de l'étroitesse de mon référentiel, alors que les Blancs sont une minorité à la surface de notre planète et qu'il existe tant d'autres modes de vie, tant d'autres environnements, tant d'autres histoires que les nôtres. Bien sûr, je le savais déjà intellectuellement, mais les photos de Steve McCurry me l'ont fait comprendre à un niveau beaucoup plus viscéral. 






Petit bémol: je n'ai pas raffolé de la scénographie, notamment de l'absence de cartels et du fait que l'audioguide est obligatoire si on veut savoir ce qu'on regarde. Comme je déteste ces engins de Satan (en plus, Chouchou qui en a pris un m'a dit que la voix française était bêtement superposée à la VO, ce qui rendait le tout assez inaudible), je me suis contentée de mon ressenti pur sur place. Et à la sortie, j'ai acheté le catalogue de l'expo que j'ai lu tranquillement chez moi le soir, pour découvrir dans quelles circonstances ont été prises les photos préférées de Steve McCurry. 

Ce détail mis à part, je vous recommande très chaudement cette magnifique exposition.

"The world of Steve McCurry"
Place de la Bourse 1
1000 Bruxelles
Entrée tarif normal: 12€
Tous les jours jusqu'au 25 juin 2017

jeudi 27 avril 2017

100 happy days: once more, with feeling




Maintenant que j'ai dit ce que j'avais à dire sur le second tour des élections, j'ai envie de refaire un challenge 100 happy days. Le principe? Chaque jour pendant 100 jours, publier sur Instagram une photo d'une chose qui nous a rendus heureux. C'est un excellent moyen alternatif de remarquer et d'archiver les petits bonheurs quotidiens - et il me semble qu'en ce moment, ça ne sera pas du luxe.

Si vous avez envie de vous lancer avec moi, je vous propose qu'on procède ainsi:
- Début du challenge samedi 29 avril - c'est toujours plus facile de trouver un truc sympa le week-end; fin le dimanche 6 août
- Pour que les autres participant(e)s puissent voir vos photos, utilisez le hashtag #rosenoir2017.
- L'idéal est de ne pas manquer de jour, mais si vous voulez participer juste une fois de temps en temps, c'est permis aussi!

Voilà, c'est tout. A vos smartphones et vos appareils photo!

mercredi 26 avril 2017

10 ans plus tard



Presque dix ans séparent ces photos: la première a été prise le 23 mai 2007 et la seconde le 23 avril 2017 (et, oui, j'étais bien trop chaudement habillée pour la température qu'il faisait ce jour-là). 

Pendant cette décennie, certains choses sont restées les mêmes. Je suis toujours en couple avec Chouchou malgré quelques passages très houleux, et je suis plus amoureuse que jamais; je vis toujours entre Monpatelin et Bruxelles même si la répartition de mon temps a beaucoup évolué; je suis toujours propriétaire de mon petit duplex dont j'aurai fini de payer le crédit dans quelques mois; j'exerce toujours le métier de traductrice littéraire bien que j'aie élargi ma clientèle et les domaines dans lesquels je travaille; je prends toujours du Lutényl pour mon endométriose, ce qui a eu des effets formidables et d'autres assez difficiles à gérer; je teins toujours mes cheveux en roux malgré un détour par des couleurs nettement plus exotiques; je tiens toujours ce blog dont l'audience a décuplé entre-temps, pour mon plus grand bonheur; je suis toujours écolo de gauche et continue à désespérer du vote de mes concitoyens.

A côté de ça... J'ai pris dix kilos, quelques mentons supplémentaires et des cheveux blancs, mais bizarrement, je suis mieux dans ma peau aujourd'hui. J'ai perdu - dans l'ordre chronologique - Brigitte, mes deux chats et mon père. (Et puis aussi Etre Exquis, même s'il n'est techniquement pas mort.) Mais grâce à Facebook, j'ai renoué avec beaucoup de vieux amis que je continue à suivre et parfois à voir avec plaisir. J'ai développé un syndrome d'anxiété aiguë dont je pense que je ne réussirai jamais à me débarrasser. Je suis de plus en plus féministe, et désormais consciente des privilèges que me confère le fait d'être blanche. J'ai cessé de porter des pantalons et d'acheter des tonnes de fringues, de sacs et de chaussures. Globalement, je suis devenue beaucoup moins matérialiste, ce dont je me réjouis. Je n'ai plus de voiture, et ça ne me manque pas vu que j'ai toujours détesté conduire. Je me suis mise à utiliser des MacBook et bien que je les trouve honteusement peu solides pour leur prix, je ne reviendrai jamais en arrière. 

Je n'ai pas remis les pieds aux USA après mon dernier road trip avec les VIP, mais je suis retournée deux fois au Japon; j'ai fait un stage de carnets de voyage au Maroc et pas mal bougé en Europe. J'ai été hyper déçue par Prague et Istanbul; je suis restée passablement indifférente aux charmes de Stockholm, de Barcelone et de Venise; en revanche, j'ai adoré Copenhague, Reykjavik, Helsinki, Brighton, Edimbourg, Budapest, Lisbonne et Porto. J'ai laissé tomber le scrapbooking; je me suis mise au crochet et au geocaching et j'ai arrêté les deux au bout de quelques années; actuellement, mes grandes passions sont les escape games et l'aerial yoga. J'ai eu un passage complètement végétarien, puis je me suis remise à manger de la viande de temps en temps. Je supporte de moins en moins bien le vin rouge et bois de préférence du blanc ou des cocktails. Et aujourd'hui comme il y a dix ans, aucun candidat pour lequel j'ai voté au premier tour des élections présidentielles n'a jamais réussi à accéder au second. 

samedi 9 janvier 2016

"Photo invasion" (Lucas Levitan)


Un jour, alors que Lucas Levitan se promène dans les rues de Londres, une brique tombe d'un immeuble en construction, le manquant de quelques centimètres à peine. Epiphanie pour cet expatrié brésilien qui, dès lors, décide de se consacrer uniquement à ses projets personnels: la photo, le cinéma, et plus récemment l'illustration. Il ouvre un compte Instagram sur lequel il détourne les clichés pris par d'autres gens en y ajoutant de petits personnages qui en modifient complètement le sens et incitent à regarder le monde sous un autre angle - parfois poétique, parfois humoristique, parfois juste étrange. "Photo Invasion" est le premier recueil de ses oeuvres, auto-édité grâce à un Kickstarter auquel j'ai participé avec enthousiasme et désormais disponible avec une belle couverture cartonnée. Je vous invite aussi à vous abonner à son chouette compte Instagram: @lucaslevitan.






mercredi 29 juillet 2015

Challenge Instagram 31 jours d'été




Le dernier challenge Instagram que j'ai lancé a été bien suivi et m'a permis de découvrir l'univers des participantes - alors que d'habitude c'est moi qui montre ma vie sans savoir grand-chose de mes lectrices. J'ai adoré, et vu que ça suscitait aussi plein d'échanges entre vous. Du coup, j'ai envie de remettre ça sous une forme un peu moins directive, pour éviter que la contrainte du thème quotidien ne vous rebute et laisser plus de place à votre créativité. 

Cette fois, voilà donc ce que je vous propose: pendant tout le mois d'août, chaque jour, vous postez une photo d'une chose qui est pour vous typique ou symbolique de la saison d'été. Peu importe que vous partiez en vacances ou pas: il y aura probablement du ciel bleu, de jolies sandales, des lunettes de soleil, des cornets de glace, des cocktails ornés d'ombrelles et des bouquets de tournesols même dans votre lieu de résidence habituel. Ca vous dit? On commence samedi avec le hashtag #31joursdete (pas d'accents ni d'apostrophe). A très vite j'espère!

mardi 2 juin 2015

Everyday Life Challenge #30


Coucou les Instagrameurs! Aujourd'hui, c'est la fin de l'Everyday Life Challenge, avec comme thème:

 Le moyen de transport que vous employez en semaine

N'oubliez pas d'ajouter le hashtag #ELC30 pour que les autres participants puissent admirer vos photos.


jeudi 30 avril 2015

Instagram: Everyday Life Challenge




Comme je sais que vous êtes de plus en plus nombreux sur Instagram, j'ai eu envie de lancer un nouveau challenge photo, plus court que le #100happydays et avec un thème différent mais néanmoins accessible à tout le monde. Vous savez que je suis fascinée par les petites choses du quotidien; je vous propose donc de montrer les vôtres pendant un mois, avec un thème pré-établi par jour:

1. La vue de votre fenêtre
2. Votre bureau (à la maison ou au boulot)
3. Ce que vous lisez en ce moment
4. Quelque chose que vous avez fabriqué vous-même
5. Un végétal qui fait partie de votre environnement
6. Un selfie avec les cheveux mouillés
7. Un objet envers lequel vous avez un attachement sentimental
8. Votre agenda
9. Les chaussures que vous portez aujourd'hui
10. Votre dîner
11. Le contenu de votre sac à main
12. Un animal qui vit chez vous
13. La dernière chose que vous avez achetée
14. Votre écriture
15. Un selfie en noir et blanc
16. Les produits de votre routine beauté
17. Un bijou que vous portez souvent
18. Un objet rouge dans votre environnement
19. Un commerce que vous fréquentez régulièrement
20. Un de vos instruments de cuisine fétiche
21. Un truc que vous collectionnez
22. Votre repas de midi
23. Votre verre/tasse préféré(e)
24. Un objet dont vous ne pourriez pas vous passer
25. Un vêtement que vous adorez en ce moment
26. Votre table de chevet
27. Les accessoires de votre activité de loisirs n°1
28. Un selfie où vous faites la grimace
29. Un objet en rapport avec votre travail du moment
30. Le moyen de transport que vous employez en semaine

Clichés pris à la va-vite, mises en scène, détournements de thème, cadrages inventifs: tout peut être intéressant. Si ça vous tente, on commence lundi, avec le hashtag #ELC30 pour que tous les participants puissent voir les photos des autres, même quand ils ne font pas partie de leurs abonnés (et qui sait, ça vous permettra peut-être de découvrir des comptes sympas!). 

mercredi 6 août 2014

Un mot pour 2014: le projet secret


Robe: DDP, modèle Charleston
Vernis: Revlon Sun Candy 450 "Lava flame"

En vue de la réalisation d'un projet web secret pour l'instant, Ali Edwards, la blogueuse à l'origine de l'initiative "One little word", a demandé si ses lectrices pouvaient lui envoyer une photo d'elles tenant une feuille de papier sur laquelle était écrit le mot qu'elles avaient choisi pour 2014. 

Si vous souhaitez participer, envoyez votre photo non compressée à: katie@aliedwards.com au plus tard vendredi. Ali ne le précise pas, mais j'imagine qu'elle utilisera uniquement les mots en anglais, donc pensez le cas échéant à traduire le vôtre! 

(La photo d'Ali est visible ici, et je parle de mon mot pour 2014 .)

vendredi 14 mars 2014

Challenge photo: #100happydays




J'ai perdu l'habitude de lister mes petits bonheurs chaque soir sur la page Facebook du blog: à force de pratiquer cet exercice, non seulement je prête désormais une attention constante aux choses minuscules qui me rendent heureuse, mais j'ai appris à les rechercher, à les poursuivre et à les provoquer, et je m'en porte beaucoup mieux. Par contre, j'avais envie d'un nouveau challenge photo et d'une motivation pour commencer à utiliser vraiment mon compte Instagram. C'est là que (grâce à la propriétaire de la boutique Rose qui venait de s'y mettre) je suis tombée sur le projet 100happydays.

Le principe? Chaque jour, photographier un petit bonheur, et poster le cliché sur un média social. Le but? Garder une trace des jolies choses, cultiver la conscience du moment présent, traquer les raisons de se sentir heureux. La même chose que l'exercice ci-dessus, en somme, mais avec des images plutôt qu'avec des mots. Et la possibilité, à la fin, de rassembler toutes les photos dans un livre personnalisé, d'en faire une collection de joyeux magnets ou un collage sur le mur du salon. 

A partir du vendredi 21 mars et pendant 100 jours consécutifs, je publierai mes petits bonheurs du quotidien sur Instagram, avec le hashtag #100happydays pour être répertoriée dans le projet global, et le hashtag #happyrosenoir pour distinguer mes clichés - et les vôtres, si vous le souhaitez. Vous n'aurez donc pas besoin d'être abonné à mon compte ni à celui des autres participants pour visualiser toutes les photos qui seront publiées par des lecteurs du blog, et seulement celles qui seront publiées par des lecteurs du blog. En revanche, il vous faudra un smartphone ou un iPad, et bien entendu un compte Instagram.

Un feu d'artifice de petits bonheurs colorés: quoi de mieux pour célébrer ce printemps 2014? 

mardi 21 janvier 2014

Photographies insolites #1



Pierre Javelle et Akiko Ido nous prouvent que même adulte, on peut jouer avec sa nourriture... et obtenir un résultat étonnant. 



Chino Otsuka se rajoute adulte dans des clichés d'elle enfant, comme pour devenir "une touriste au sein de sa propre histoire". Une chouette idée. 



...Bon, plus exactement, des rats et des ours en peluche miniatures. Personnellement, la plupart des rongeurs me donnent envie de m'enfuir en courant, mais on peut trouver ça mignon.



Jimmy Nelson fait le tour du monde à la recherche de tribus en voie d'extinction auxquelles il tire le portrait. Beau et poignant. 

jeudi 9 janvier 2014

En pèlerinage au musée de la photographie de Charleroi




C'est l'un des premiers endroits où Chouchou m'a emmenée quand on s'est connus, il y a un peu plus de 7 ans. A l'époque, j'y avais découvert l'oeuvre d'Araki dont la mosaïque de Polaroïd (concept que j'ai amplement repris à mon compte par la suite...) m'avait enchantée et dont les photos de l'épouse mourante, puis morte, avaient tiré une larme à Chouchou. 

Cette fois, nous sommes venus voir une expo temporaire de Kodachrome dont nous avons appris l'existence la veille sur internet, et qui se termine prochainement. Nous comptions aller à Bruges pour le dernier week-end de l'expo de statues de glace, mais tant pis: nous avons déjà vu celles de Bruxelles récemment! 

Comme nous sortons de la gare de Charleroi, le bus que nous devions prendre nous file juste sous le nez. Le prochain n'est que dans une demi-heure. J'ai une idée géniale: et si on faisait du geocaching en attendant? Chouchou a une idée encore plus géniale: louons une voiture à la station Cambio adjacente et rendons-nous au musée immédiatement. La réservation faite en un clin d'oeil sur son iPhone, nous nous installons dans une Polo que, en l'absence de carte idoine, nous ne parviendrons jamais à faire sortir du parking payant. Le temps de tout retourner deux fois en quête de la carte-mystère, de contacter le service clientèle qui ne peut rien pour nous et de reverrouiller la Polo avec une grimace de dépit, le bus arrive justement. 

Dix minutes plus tard, nous en descendons devant le musée de la photographie et décidons de chercher la géocache qui lui est dédiée. Elle ne se trouve ni à droite de l'entrée comme l'indiquent les coordonnées, ni dans le parc de derrière comme l'indique la fiche, mais à gauche de l'entrée. Et ce n'est pas une taille 2, mais une taille 1. Vraiment, les gens pourraient être un peu plus soigneux, me dis-je le soir même en loguant notre découverte. Cinq minutes plus tard, le propriétaire de la cache m'envoie un mail: celle que nous avons trouvée n'est pas la sienne (une vraie taille 2 effectivement située dans le parc), mais une autre dont il m'indique le nom afin que je modifie mon log. Oups. 






Bonne nouvelle: comme nous sommes le premier dimanche du mois, l'entrée du musée est gratuite. Mauvaise nouvelle: à partir de février, faute de subventions, seule la collection permanente demeurera accessible sans payer à cette occasion. Je trouve ça vraiment dommage. Sans accès à la culture, comment veut-on que les gens pauvres puissent sortir un jour de leur condition? (C'était la minute gauchiste, vous pouvez reprendre une activité normale.)

Cette fois, la "grosse" expo temporaire est consacrée à Marcel Mariën, une sorte de cousin pornographe de Magritte. Je ne peux pas dire que le surréalisme me parle beaucoup; pourtant, j'apprécie la poésie décalée de certaines de ses oeuvres et l'inventivité provocante de ses collages. 






Nous passons très vite devant la collection de vieux appareils photos dans la promenade qui entoure le cloître. L'expo temporaire Kodachrome est décevante: à peine une vingtaine de tirages en assez mauvais état. Pendant que nous nous disons que plus, ça aurait été mieux, un vieux monsieur nous interpelle pour nous informer que ces photos n'ont pas du tout leur place dans un musée. Je bredouille vaguement que la valeur de l'art est un concept subjectif. Il insiste: "Mais quand même, les sujets sont totalement inintéressants!". J'essaie de faire valoir qu'elles sont plutôt là pour témoigner d'une époque révolue et d'un procédé photographique dépassé. Puis je me sauve lâchement. 

Plus loin, je suis séduite par les dessins conceptuels de Benoît Grimalt: la série des "photos de people qu'il n'a pas prises", et celle où il tente de reconstituer de mémoire le dernier cliché pris avec un rouleau de pellicule avant de le développer - le tirage correspondant étant affiché juste à côté. 

Nous montons à l'étage voir la collection permanente. Quelques thèmes se dégagent, notamment celui de la photo humaniste que j'aime beaucoup. Pour le reste, c'est un fouillis d'oeuvres hétéroclites qui me touchent plus ou moins. Je reste un moment en arrêt devant celle qui montre une jeune fille tête droite et bras écartés face à une ligne de policiers pendant les manifestations anti-guerre du Vietnam aux USA dans les années 70. J'aime la résolution tranquille qui émane du sujet. 

Après ça, il y a encore une partie technique qui explique de façon assez claire les différentes composantes d'une prise de vue, ainsi que les manières dont on peut trafiquer une image. Ce musée de la photographie est le plus grand d'Europe, et bien que situé dans un lieu pas franchement riant, il vaut vraiment le détour. Alors que nous redescendons par un escalier un peu dérobé, Chouchou ouvre la bouche pour me demander: "Tu te...?" Je souris. "Oui, je me souviens". Plus de 7 ans ont passé depuis, et beaucoup de choses ont changé autour de nous comme entre nous. Mais il reste ma personne préférée au monde, avec qui la moindre sortie se transforme en aventure. 

jeudi 18 avril 2013

Ma grand-mère, cette blogueuse mode avant l'heure








J'imagine que c'est mon grand-père paternel qui a pris ces photos récupérées juste après le décès de ma grand-mère, en septembre 2010. Il est mort quand j'avais cinq ou six ans, et je ne l'ai presque pas connu. Ma grand-mère, en revanche, a contribué pour bonne partie à ma garde et à celle de ma soeur quand nous étions enfants. Son statut de veuve ne semblait pas lui peser. J'ai cru comprendre que la vie d'épouse et de mère ne l'avait guère épanouie. Les rares fois où elle parlait de mon grand-père, c'était pour dire qu'elle gagnait plus que lui quand ils s'étaient connus à l'arsenal où ils travaillaient tous les deux, elle comme secrétaire bilingue français-italien et lui comme ouvrier - et qu'elle regrettait beaucoup d'avoir dû s'arrêter quand elle avait eu des enfants, à un âge plutôt tardif pour l'époque. C'est la seule personne de ma famille qui m'a toujours soutenue et encouragée dans mon choix de ne pas en faire. Je crois que si la pilule avait existé à son époque, je ne serais pas là. 

Petite fille, ma grand-mère avait eu la polio, et elle mettait sa guérison complète sur le compte des bains de mer quotidiens recommandés par le docteur. Jusque vers 80 ans, elle a continué à aller à la plage tous les matins avec ses copines. Chaque 1er janvier, elle était parmi les courageux qui faisaient trempette dans une eau à dix degrés devant les journalistes du canard local. Elle ne mangeait presque rien à part du chocolat et des bonbons, mais elle cuisinait très bien. Je lui dois mes premiers souvenirs gustatifs: sa tarte aux pommes, ses carottes à la béchamel, sa galette de pommes de terre, sa pollenta à la tomate et aux champignons, ses gnocchi maison... Elle nous servait aussi du bifteak de cheval et de la cervelle d'agneau, auxquels j'ai refusé de toucher dès lors que j'ai compris de quoi il s'agissait. Le mercredi, quand elle s'occupait de nous et qu'on allait faire les courses ensemble au Sodim du quartier, je parvenais parfois à lui extorquer un Fantômette. Son père les avait abandonnées, sa mère, sa soeur et elle quand elle était encore très jeune, et même si mon arrière-grand-mère cousait seize heures par jour pour que ses filles ne manquent de rien, ma grand-mère connaissait la valeur d'un sou mieux que la plupart des gens. 

Ma mère a toujours dit que pendant les vingt ou vingt-cinq premières années de son mariage, ma grand-mère avait été une belle-mère de rêve. Je me rappelle encore des samedis après-midi qu'elles passaient à se livrer des duels de Scrabble acharnés toutes les deux. Puis la vieillesse a fait son sale oeuvre. Ma grand-mère a commencé à perdre la vue et la tête; elle est devenue extrêmement agressive et mauvaise vis-à-vis de mon père qui allait pourtant la voir chaque jour et s'occupait de tout pour elle. Il a supporté autant d'insultes et d'injures qu'il a pu avant de se résoudre à la placer dans une maison de retraite, et quand elle est morte, il a sangloté qu'il était un monstre. C'est bien une des seules fois où je l'ai vu pleurer. A ce moment-là, il souffrait déjà depuis des mois. Moins d'une semaine plus tard, le diagnostic est tombé: cancer colorectal métastasé dans le poumon gauche. Il n'aura survécu que deux ans à la mère avec qui il avait toujours eu une relation si conflictuelle. 

Mais quand je regarde les photos ci-dessus, ce n'est pas à ça que je pense. Pas à la tristesse, à la souffrance et au deuil. Je me dis juste que ma grand-mère, malgré son 1,58m et ses vêtements cousus à la main, avait quand même bien du goût et de l'allure. Si elle avait vécu aujourd'hui, sûr qu'elle aurait été une blogueuse mode. Cette pensée me fait sourire et, l'espace d'un instant, abolit les quelques soixante années qui me séparent  de la trentenaire brune et souriante sur les clichés...

jeudi 15 novembre 2012

Gremlin à lunettes




Un dimanche midi de fin mars 1989. Nous fêtions mes 18 ans en famille autour d'un fraisier, sacré gâteau incontournable de mes anniversaires aussi bien que de ceux de Soeur Cadette. Mes parents en avaient un peu ras-le-bol à force, mais ils continuaient à en acheter pour nous faire plaisir. Soeur Cadette m'avait offert la Converse vert amande en céramique qui servait de pot à crayon et que j'ai gardée très longtemps. Je ne sais plus qui a suggéré que mon père (43 ans à l'époque, soit pas loin de mon âge actuel...) nous fasse sa célèbre imitation d'un gremlin. Peut-être en a-t-il eu l'idée lui-même; il ne dédaignait pas de faire le pitre à l'occasion. 

Elle n'est pas d'une qualité extraordinaire, cette photo. Ni particulièrement bien cadrée. Aucun professionnel ne la trouverait belle, mais c'est l'un des souvenirs les plus précieux que je conserve de mon père - l'image d'une complicité qui n'existait pas vraiment dans la réalité. On avait beaucoup de points communs au niveau du caractère, mais il était plutôt du genre taiseux et je pense qu'il ne me comprenait pas, ou du moins, qu'il ne comprenait pas mes choix de vie. Ca n'empêchait pas l'amour. Comme ça n'empêche pas qu'il me manque un peu plus à chaque jour qui passe. 

lundi 8 octobre 2012

Cas Oorthuys: Bruxelles 1946-1956


Peut-on avoir la nostalgie d'une époque que l'on n'a pas connue? Telle est la question que je me posais samedi après-midi devant l'exposition Cas Oorthuys au musée de la ville: 70 clichés carrés en noir et blanc qui montrent Bruxelles durant la période charnière où les séquelles de la Seconde Guerre Mondiale commençaient à s'effacer et où la société de consommation prenait son essor. Le regard d'étranger du photographe (originaire des Pays-Bas) s'arrête sur les monuments et les endroits célèbres de la ville qui ont, somme toute, assez peu changé depuis. Mais surtout, il s'attache à capturer l'activité humaine et la façon dont elle s'inscrit dans ce cadre urbain. En regardant ces gens accrochés en grappe à la porte des trams, ces enfants sages qui se promènent au parc un ballon de baudruche à la main, ces messieurs en costume et ces dames en chapeau, cette pimpante hôtesse de l'air qui pose en uniforme de travail, j'ai eu l'impression d'une période où l'agressivité et la méfiance n'avaient pas cours dans les rues des grandes métropoles, une période où la vie était plus simple et peut-être plus douce. Je me leurre sûrement; les années 50 avaient sans doute leurs difficultés propres, juste différentes de celles d'aujourd'hui. La Guerre Froide et la menace d'une apocalypse nucléaire étaient-elles moins effrayantes que l'épuisement des ressources naturelles et le réchauffement climatique? Probablement pas. Il n'en reste pas moins que les photographies de Cas Oorthuys m'ont fait faire un agréable retour vers un passé que je n'ai pas vécu. Bravo aux responsables de la scénographie, qui ont su les mettre en valeur avec un éclairage tamisé mais d'une intensité correcte, quelques meubles d'époque et des dessins stylisés sur des panneaux aux couleurs douces - un décor sobre mais efficace. 





Jusqu'au 31 décembre
Grand-Place
1000 Bruxelles
Du mardi au dimanche, de 10h à 17h
Fermé les jours fériés
Entrée: 5€ (donne également droit à visiter la collection permanente)

samedi 10 décembre 2011

Au programme des réjouissances pour 2012


Vu le plaisir que j'ai eu à organiser ou simplement à participer à des swaps et à des challenges photo en 2011, j'ai décidé de vous proposer un programme à l'année pour 2012, en alternant les "animations" selon le calendrier suivant:

Janvier:
Swap littéraire sur le thème "Mondes imaginaires". Paquet à envoyer pour le 31/01. 20 participantes maxi.
Février:
Swap postal de "Cartes insolites". A boucler pour le 29/02. Pas de nombre limite de participantes.
Mars:
Challenge photo à thème "Alphabet", avec publication sur 4 dimanches consécutifs.
Avril:
Swap littéraire sur le thème "Bédé, comics, manga". Paquet à envoyer pour le 25/04. 20 participantes maxi.
Mai:
Swap postal de "Cartes humoristiques". A boucler pour le 31/05. Pas de nombre limite de participantes.
Juin:
Challenge photo à thème "Matières", avec publication sur 4 dimanches consécutifs.
Swap cosmétiques. Paquet à envoyer pour le 25/06. Nombre pair de participantes.
Juillet:
Swap littéraire sur le thème "Voyage voyage". Paquet à envoyer pour le 25/07. 20 participantes maxi.
Août:
Swap postal sur le thème "Exotisme". A boucler pour le 31/08. Pas de nombre limite de participantes.
Septembre:
Challenge photo à thème "Couleurs 2.0", avec publication sur 4 dimanches consécutifs.
Octobre:
Swap littéraire sur le thème "Gourmandise". Paquet à envoyer pour le 25/10. 20 participantes maxi.
Novembre:
Swap postal sur le thème "Hiver". A boucler pour le 30/11. Pas de nombre limite de participantes.
Décembre:
Vacances pour tout le monde!

Les swaps littéraires consisteront à envoyer un livre plus quelques menus objets à une seule personne désignée par avance, et à recevoir un paquet similaire d'une autre personne selon un principe de chaîne.
Le swap cosmétique consistera à envoyer 2 ou 3 produits de soin ou de maquillage plus une surprise à une personne désignée par avance, et à recevoir un paquet similaire de cette même personne selon un principe de binômes.
Pour les swaps postaux, en revanche, chaque participante enverra une carte à toutes les autres membres de sa ronde (8 à 10 personnes).
Dans les trois cas, j'ouvrirai les inscriptions la dernière semaine du mois précédent le début du swap, et je les clôturerai soit dès que le nombre maximum de participantes sera atteint, soit la veille du début du swap. Premières arrivées, premières servies.
Le challenges photo, en revanche, sera ouvert sans inscription ni obligation de résultat à toute personne possédant un espace de publication sur internet: blog, Tumblr, Flickr...

Voilà, j'espère que ce programme vous inspirera et donnera à celles qui n'ont encore jamais participé à un swap ou un challenge photo l'envie de se lancer. A très vite?

mardi 6 décembre 2011

Challenge photo de novembre: thèmes 26 à 30



26. Regard
Cahouète, alors âgé de 9 mois. Notez le sourcil frémissant et la joue à bisou qui sont ses deux défenses intégrées les plus efficaces.



27. Rond
Chouchou et moi en train de faire les andouilles dans une laverie avant que je vienne m'installer à Bruxelles. C'est à peu près la seule photo de cette série qui puisse être considérée comme tout public. "Euh, attends y'a une caméra dans le coin." "Bah, si un pauvre type est en train de s'emmerder à surveiller une Wasserette à cette heure-ci, il sera très content d'avoir un peu de distraction." "...Bon ben d'accord." Good times ^^



28. Vintage
Sur ce coup-là, j'ai été prise à mon propre piège. J'ai écrit "Vintage" alors que je pensais "Rétro". Et il se trouve que contrairement à certaines de mes copines, je ne suis pas du tout une fan de friperies. J'ai donc ressorti une photo de la crèche familiale, parce que c'est de saison. Ouvrage entièrement réalisé au crochet sur une base de cones taillés dans des boîtes de biscottes Heudebert, par ma mère alors qu'elle était enceinte de Soeur Cadette (fin 1974). Connaît encore son heure de gloire tous les ans. Ma mère n'a plus jamais touché un crochet de sa vie: elle préfère largement le tricot.



29. Voyage
Paris-Tokyo, en avril 2010. Notre dernier "grand voyage" à ce jour. Je déteste prendre l'avion, mais je trouve toujours magiques les levers et les couchers de soleil vus depuis au-dessus des nuages.



30. Zen
Le Bouddha de Kamakura, pendant le même voyage. Les églises me gonflent prodigieusement, mais j'aime assez les temples bouddhistes et shintoistes que l'on peut visiter au Japon.

Allez voir les photos des autres participantes:

Voilà, c'est fini pour cette fois! Merci à toutes celles qui ont joué le jeu; il y avait de très belles choses dans vos publications.

Un mot sur l'organisation: rétrospectivement, je regrette d'avoir laissé un mois entier pour prendre les photos, puis demandé de tout publier en 6 jours. Ca fait une trop longue période sans "obligation" de résultat, et l'enthousiasme tend à retomber. Du coup, pour les prochains challenges photo, je reviendrai à un format de publication hebdomadaire.