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mercredi 6 juillet 2016

A nous deux, l'été!




Il a suffi que le soleil revienne à Bruxelles pour que je retrouve la motivation de bouger, de sortir, de parler aux gens et de profiter de la vie. J'ai repris le boulot tranquillement mais efficacement, bouclant en moins de 10 heures tout compris la traduction d'une bédé de 250 pages. Demain, j'attaque le tome 24 d'Anita Blake et on va déjà moins rigoler, je pense. Mais tant pis. Je dors comme un bébé; j'envisage même d'abandonner couette et/ou pyjama une nuit prochaine. En journée, je vis les fenêtres entrouvertes. Je suis super motivée par mes cours de programmation sur Codecademy (après le HTML, j'ai bientôt fini de plancher le CSS en attendant de passer au JavaScript), que je bosse à coup d'une demi-heure par-ci, une demi-heure par là pour une meilleure assimilation. Je vais prendre l'air tous les jours, et bouquiner ici ou là devant un thé glacé même si ce n'est pas toujours en terrasse. Le week-end, je teste des brunchs gourmands avec Chouchou. 

J'ai enfin pu ranger mes collants et mes bottines - pas encore mes petites vestes légères, mais je suis pleine d'espoir. Pour fêter ça, je me suis offert deux vernis OPI avec des couleurs démentes histoire de me peinturlurer les orteils. Je pique des broches colorées sur toutes mes robes. J'ai des envies de cactus auxquelles je vais probablement céder. Je blinde mon planning des semaines à venir: ici l'expo Harry Potter et celle sur la peinture hyper-réaliste au musée d'Ixelles, là un barbecue à la campagne ou un cocktail sur le rooftop d'un hôtel branché hype à la mode, là encore le soin des pieds ultime dûssé-je aller le chercher en Thalys, et puis des escape games partout: à Toulouse avec ma famille, à Lille avec Philou et Stef, peut-être à Paris où on m'a invitée à tester une salle à thème maya (la civilisation, pas l'abeille). J'essaie même de caser une troc party au milieu. 

Mes angoisses se sont envolées comme par magie; je me doute qu'elles reviendront, mais je profite de leur absence tant qu'elle dure. J'envisage même la possibilité que ne pas être en mode panique 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 n'attirera pas forcément sur ma tête (ou tout autre partie de mon anatomie): a/ les foudres d'un crabe vicieux, b/ une horrible maladie neurodégénérative. Je n'ai jamais pesé aussi lourd de ma vie mais bizarrement, je me sens en paix avec mon corps. Quand les gens m'énervent sur Facebook ou ailleurs, je me garde bien de leur répondre et je passe très vite à autre chose... même si c'est juste une partie de Farm Heroes. Pour peu que j'arrive à trouver prochainement des abricots bien mûrs pour tester une recette de tarte à la ricotta, je déclarerai officiellement l'état de grâce. Lui non plus, je ne sais pas combien de temps il durera, mais ce qui est pris - et caetera, et caetera. 

C'est drôle. En vieillissant, j'ai appris à mieux supporter les six mois de mauvaise saison, à me focaliser sur les plaisirs spécifiques à l'automne et à l'hiver, à profiter de cette occasion forcée de me replier sur moi-même et sur mon foyer, à en faire un moment d'introspection profonde où je définis de nouveaux objectifs et prends des forces pour me lancer dans les prochaines batailles. En contrepartie, je tolère de plus en plus mal les printemps et les étés décevants. J'ai l'impression de les avoir attendus si patiemment que je me sens flouée s'ils ne m'apportent pas la dose de lumière et de chaleur espérée. Un mois de juin pourri comme on vient de l'avoir à Bruxelles, et c'est la déprime garantie. Il ne me reste plus qu'à croiser les doigts pour que juillet continue sur sa lancée!

dimanche 5 juin 2016

Novembre en juin




Il pleut tous les jours en ce moment; j'ai ressorti collants et chaussures fermées; vendredi j'ai dû rallumer les radiateurs parce que mon linge ne séchait pas et que je devais me fourrer sous la couette pour ne pas grelotter en lisant. Même pour Bruxelles, ce n'est pas du tout un temps de saison. Je voulais profiter de mon mois sabbatique pour me promener et faire le plein de soleil; jusqu'ici, c'est assez raté. Et encore, je m'estime heureuse que nous ne soyons pas inondés comme beaucoup d'autres gens dans le Nord de la France ou de la Belgique.

Reste que combinée à une actualité désastreuse, cette météo a tout pour plomber le moral. Et avec mon pessimisme (réalisme?) habituel, je me dis qu'il va falloir s'habituer à ça tant bien que mal: les saisons détraquées, la multiplication des catastrophes naturelles, les réfugiés sans cesse plus nombreux, le durcissement des haines imbéciles, la trahison par ceux-là mêmes qui sont censés préserver nos intérêts et n'agissent plus que dans celui des banques et des grandes entreprises, une agitation civile d'une brutalité grandissante.

Comment garder espoir dans un monde de plus en plus sombre et inquiétant? Comment faire son deuil de l'avenir meilleur qu'on nous a toujours fait miroiter, celui qu'on pensait nous être dû? Comment ne pas baisser les bras mais continuer à se battre à sa petite échelle? Ne pas se contenter d'écoper pour rester plus ou moins à flots, mais réussir à filer sereinement au milieu de la tempête? Je n'ai pas de réponses à ces questions. Comme tout le monde sans doute, je les cherche un peu chaque jour.

mercredi 26 novembre 2014

Le mercredi où Chouchou invente la Bisoubox




Evidemment, quand on fait de la paperasse jusqu'à presque 3h du matin, c'est un peu dur de se tirer du lit à l'heure habituelle le lendemain. 1500 personnes ont été évacuées durant la nuit sur la commune de Hyères, et seule une poignée de commerçants a réussi à se déplacer pour venir faire le marché du mercredi dans la rue principale de Monpatelin. "Il est drôlement joli votre manteau!" s'exclame une dame âgée en me croisant sur le seuil de la boulangerie. Dévaliser mon primeur en patates douces jaunes, qu'on ne trouve que dans la région, pour les envoyer à ma mère et à ma soeur qui en raffolent. "Je ne pensais pas vendre quelque chose ce matin", avoue ma fleuriste en m'emballant une botte des premières tulipes de Carqueiranne, plus deux bottes de renoncules blanches à peine défraîchies dont elle me fait cadeau. Je savais qu'un jour, les kilomètres carrés de papier bulle soigneusement mis de côté me serviraient à quelque chose. Enfin, un semblant de lumière pour photographier le contenu du paquet de swap papeterie que je dois envoyer cette semaine! Mes pulls en cachemire dégoulinants sècheront-ils mieux dehors à l'air libre, ou dedans avec le chauffage à 25°? Il ne pleut pas aujourd'hui, mais c'est rare que le ciel soit aussi gris et bas au-dessus de Monpatelin, me forçant à allumer la lumière dans mon bureau dès 14h30. Vingt minutes à suer sur un paragraphe de huit lignes consacré au mauvais sommeil dans un train de nuit - mais à la fin, je suis assez contente de moi. L'un des gros défis de ce bouquin, c'est qu'on ignore si la personne qui raconte l'histoire est un homme ou une femme, et vu qu'en français, les adjectifs sont genrés, maintenir l'ambiguïté de la VO m'oblige à une certaine gymnastique grammaticale. Les éboueurs passent forcément le soir où il reste 1,12€ dans mon porte-monnaie - mais ils acceptent un chèque en échange d'un de leurs calendriers orné de vues peu inspirantes de Monpatelin. Que sont les chatons à ruban devenus? Nuit et déluge, once more, with feeling. En vue d'un entretien professionnel, Chouchou me demande par mail de choisir dans une liste les 5 adjectifs qui le définissent le mieux. Je n'arrive pas à descendre en-dessous de 6. Je demande: "J'ai gagné quoi?", il me répond: "Une Bisoubox contenant: un set de 10 bisous parfumés à la fleur d'oranger, un livret "Les bisous, qui sont-ils? Que veulent-ils? Quels sont leurs réseaux?", des bisous en poudre à diluer dans le chocolat chaud le matin, 3 bons d'achat à la Boutique du Bisou", et c'est moi qui fonds. D'humeur aventureuse, et n'ayant pas trouvé de gelée de groseilles au Carrefour Market de la place de l'église, je me risque à utiliser de la confiture de framboises pour tapisser le fond de ma tarte aux pommes. Puis je noie dans une mini-fondue Carrefour mon chagrin de n'avoir pas mis les pieds en Gruyérie de toute l'année (si ça se trouve, le temps que j'y retourne, je ne reconnaîtrai plus la famille Pops, ni les Shalbuline, ni même le lac Léman). Y'a un moment où il faut choisir entre être populaire et rester zen. Etant donné que je me moque d'être considérée comme désagréable par les gens qui m'insupportent, non, je n'ai pas l'intention de renoncer à ma politique Psychodrame Tolérance Zéro. Plusieurs épisodes de "Bref" à la suite, ça passe beaucoup moins bien qu'un marathon "Kaamelott". Tout l'appartement embaume le Mir Laine. Et si j'essayais de me coucher à une heure décente ce soir?

mardi 25 novembre 2014

Le mardi où Titou me sauve de la noyade




Chouchou, qui part en rendez-vous professionnel de bonne heure ce matin, vient me faire des bisous alors que je suis encore tout ensommeillée. Avant de m'en aller, je compose vite fait un petit message sur la porte du buffet Ikea rouge avec des lettres magnétiques. 3 passages à la gare du Midi en 5 jours, je pense que c'est mon record personnel. Il me m'aura guère fallu que 26 ans de fréquentation des wagons-restaurant pour me rendre compte qu'en l'absence d'eau courante potable à bord d'un train, les serveurs préparent les boissons chaudes à la Cristalline. Suggestion de sport extrême: traverser un TGV bringuebalant avec un gobelet de thé bouillant à la main. La fin de "The Unnaturalists" me plaît beaucoup plus que le début et me donne envie d'acheter la suite. J'ai mal calculé mon coup - aux alentours de Valence, j'ai épuisé tout le matériau de lecture que j'avais emporté. Par chance, je retrouve au fin fond de mon iPad un numéro de Real Simple que je n'avais pas encore parcouru. A mi-chemin entre Marseille et Toulon, mon train s'arrête pendant une heure et demie pour cause de voies inondées et impraticables. Un pompier s'en prend violemment aux contrôleurs (qu'il imagine peut-être responsables des intempéries?). Je me dis que tant que j'arrive à choper le bus de 20h15, ma foi, ça ira. Nous arrivons à Toulon à 20h05; je cours sous la pluie avec ma grosse valise jusqu'au quai n°3... qui est désespérément vide, comme d'ailleurs le reste de la gare routière. Après vingt minutes d'attente vaine, je me décide à claquer les 40€ et quelques que coûte un taxi jusqu'à Monpatelin en tarif de nuit, mais aucun chauffeur ne veut m'emmener parce que les communes voisines sont sous les eaux, et que la mienne risque de l'être aussi. Certes, je pourrais passer la nuit à l'hôtel, mais je n'ai que des livres dans ma valise - pas de pyjama, pas d'affaires de toilette, pas de tenue de rechange pour demain... Mortifiée, je me résous à appeler Titou. Qui me dit tranquillement: "Je suis là dans dix minutes". Et qui me conduit chez moi en pleine nuit sous un déluge effrayant, me déposant devant ma porte malgré la barrière à l'entrée de l'avenue. Cet homme est un héros*. Ma voisine Solange, chez qui je passe chercher mon courrier, m'annonce que le couple de l'appartement d'à côté, qui s'occupait beaucoup d'elle en mon absence, vient de déménager. Je suis un peu inquiète, et j'espère que les nouveaux locataires seront serviables eux aussi. Ma mère, que j'ai tenue au courant de mes mésaventures, m'appelle une fois pour savoir si je suis bien arrivée à Monpatelin, puis une seconde fois un peu plus tard pour savoir si mon sauveur est bien rentré chez lui - ce doit être la première conversation sincèrement affectueuse que j'ai avec elle depuis des mois. Le risotto à la truffe blanche Picard manque nettement de cuisson (et ne vaudra de toute façon jamais celui de Chouchou). La météo prédit du mauvais temps pour les 48h à venir, mais je m'en fous: j'ai un chauffage qui fonctionne, une montagne de boulot, des kilos de thé en réserve et de sacrées bonnes fréquentations.

*(et un excellent photographe amateur dont vous pouvez admirer le travail ici)

jeudi 21 août 2014

Summer blues




Elle n'est pas très agréable, cette fin d'été. Les vacances à Toulouse m'ont plongée dans une tristesse difficile à chasser, et bizarrement renforcée par la mort de Robin Williams: je ne suis pas dépressive, mais à cause de mes angoisses, je sais ce que c'est d'avoir envie de pousser sur un bouton pour que le vacarme dans ma tête s'arrête. Avant la mi-août, les températures automnales à Bruxelles m'ont forcée à ressortir mes collants. Je croule sous le boulot et n'ai même pas le temps de me traîner à la salle de sport. En milieu de semaine dernière, un gros éditeur m'a contactée pour une traduction sympa et très bien payée, mais m'a réclamé un essai en urgence. Pour pouvoir le faire, j'ai dû annuler à la dernière minute la visite de mon amie Isa que je n'avais pas vue depuis deux ans. J'ai eu très peu de temps pour travailler sur mon texte et n'ai reçu aucune consigne. La réponse vient de tomber: mon essai "ne correspond pas à leurs attentes" (qui ne m'ont jamais été communiquées, donc). Je ne suis pas du tout vexée; quelque part, je dirais même que ce verdict me soulage car si cette traduction m'avait été confiée, je ne relevais plus la tête de mon ordinateur jusqu'à mi-janvier. Tout de même, j'ai un peu les boules. J'ai rempli seulement 9 de mes objectifs de l'été; je viens d'attaquer le 10ème et je sais que les 5 autres, pourtant les plus fun, vont passer à la trappe faute de temps et d'énergie. J'appréhende l'examen médical que je dois subir début septembre. C'est la saison des chatons à donner, et les photos qui fleurissent sur mon mur Facebook me serrent le coeur. Je n'arrive même pas à trouver une bonne série pour me changer les idées: j'ai bien testé "The honourable woman" et "Outlander", mais les deux m'ennuient quoi que pour des raisons très différentes. En fait, mon grand accomplissement de l'été, c'est d'avoir fait un bon choix de matelas neuf: depuis le week-end dernier, nous dormons comme des bébés sur notre Myrbacka. On a les consolations qu'on peut.

vendredi 27 septembre 2013

Annonce d'absence


Photo empruntée ici en attendant de prendre les miennes!

Cet après-midi, je m'envole pour Venise. Je n'ai presque pas eu le temps de préparer ce voyage; la météo annonce pluie et orage pendant toute la durée de notre séjour et je suis rendu compte avant-hier que ce dont j'avais vraiment envie, c'était de retourner à Copenhague.

Parfois, avec quelques mois de recul, je reste perplexe devant mes propres décisions. J'ai l'âme la moins romantique du monde. Je déteste les vieilles pierres en général et les églises en particulier, or à Venise, il n'y a que ça. Et j'ai gardé un assez mauvais souvenir de mon premier séjour là-bas à l'âge de onze ans. Alors, pourquoi avoir fait le forcing pour y revenir, quand pour le même budget j'aurais pu aller dans un endroit qui me correspond dix fois mieux?

Je blâme entièrement le "Seule Venise" de Claudie Gallay, les Salauds Gentilshommes de Scott Lynch et aussi les jolies photos de ma copine Mélanie. C'est ça, ou admettre qu'il m'arrive d'être remplacée de façon aléatoire et temporaire par un extra-terrestre de la planète Zorglub qui prend un malin plaisir à jeter des chausse-trapes sur mon chemin.

Cela dit, je ne vais pas faire l'enfant gâtée. Des vacances, c'est toujours bon à prendre. La ville sera sans doute photogénique même sous un ciel gris. Au pire, on traînera nos guêtres à la Biennale avant de réfugier dans un café pour boire des chocolats chauds, dessiner et se faire des bisous. Ce sera une aventure d'un autre genre, et puis voilà. 

Nous n'aurons pas de connexion internet dans notre location airbnb. Pour autant, le blog ne restera pas en sommeil pendant mon absence. J'ai programmé des billets qui paraîtront tous les jours (notamment le début du challenge anti-morosité). Simplement, je risque de ne pas être très présente dans les commentaires. Je compte sur vous pour rester raisonnablement sages :-) A bientôt avec, je l'espère, beaucoup de choses à vous montrer et vous raconter!

samedi 27 juillet 2013

Il a bouché la source et il en est fier




Mon beau-frère, qui fait partie de la famille depuis plus de 20 ans, était très proche de mon père. Et il faut croire que le sens de l'humour de ce dernier a fini par lui déteindre dessus. J'en veux pour preuve cet échange de mails datés d'aujourd'hui.

From: Armalite
To: Maman, David et Soeur Cadette

Coucou les gens, 

J'ai vu qu'il y avait eu de très gros orages hier soir dans le sud-ouest de la France, 
avec inondations, coupures d'électricité etc.
Tout va bien chez vous? 

Bisous,

Armalite

From: David
To: Armalite

Coucou,

Ici, pas une goutte d'eau. 

Bisous, 

Ugolin

dimanche 23 juin 2013

Et l'Oscar du week-end le plus pourri depuis des lustres est attribué à...


...ce premier week-end d'été, qui commence très fort avec une moyenne de 16° et une pluie quasi continue jusqu'au dimanche 15h sur Bruxelles - et après ça, j'étais bien trop lessivée pour envisager quoi que ce soit de productif. 

Samedi matin au réveil, une découverte désagréable: la porte de notre cave a été défoncée à coups de pied. Rien de volé car je suppose que l'intrus était peu intéressé par nos bacs de recyclage et n'avait pas envie de remonter sur son dos une machine à laver vieille de six ans, mais Chouchou est bon pour aller faire une déclaration à la police et demander à son assurance de remplacer la porte. Prévenue, la proprio nous informe qu'un de nos voisins a été victime d'une tentative d'effraction à son domicile dans la semaine. Joie. (Heureusement, les portes des appartements sont blindées et tant que nous n'oublierons pas de fermer à clé, je doute que nous ayons de vrais problèmes de ce côté-là.)

Pour aller au yoga, ressortir un jean et un pull; regretter de ne pas avoir mis un manteau par-dessus. Chez Pêle-Mêle, faire la queue vingt minutes au comptoir des achats derrière deux brocs qui refourguent le contenu d'une bibliothèque entière. Au Shanti, ne pas trouver tout ce que je veux. Chez Rob, être effarée par les prix - surtout ceux des produits vendus également chez Delhaize, et deux fois plus chers ici. Laisser attacher le repas du soir au fond de la sauteuse. Passer une très mauvaise nuit à cause de mon mal de gorge, et devoir m'enrouler ma petite écharpe en alpaga autour du cou pour arriver à dormir un peu. 

Dimanche matin, tenter d'aller bruncher Chez Nous: "On est complets, mais venez vers 13h, y'a toujours des tables qui se libèrent". M'étaler de tout mon long en traversant la place du Jeu de Balle, alors que je suis en ballerines et même pas en talons de 12. Paumes écorchées; genou gauche meurtri (la crotte de chien diarrhéique dans laquelle il a atterri n'a pas amorti le choc); ballerine droite possiblement foutue (bien sûr c'était ma paire préférée); dignité en miettes. Chouchou n'a rien vu et continue à tracer. En arrivant Chez Nous, on nous annonce une demi-heure à trois quarts d'heure d'attente. Nous rebroussons chemin et nous rabattons sur des sushis à emporter pour les regarder devant l'épisode 207 de Borgen. Manque de bol, il n'a pas téléchargé. 

Au programme de l'après-midi? Nettoyage des taches de moisi au plafond et sur les murs de l'appart', options "faire goutter de la Javel sur l'accoudoir du canapé neuf" et "se démonter le bras en tentant de passer derrière le lit trop lourd pour être déplacé". 

Dans la guerre contre la morosité, clairement, je ne remporte pas toutes les batailles. 

Et le meilleur reste à venir: mardi, je me tape la correspondance haïe gare du Nord-gare de Lyon en 50 mn avec une valise lourde comme un âne mort à traîner dans les escaliers du métro parisien; mercredi, j'ai rendez-vous chez la gynéco (= garantie de passer la fin de la journée au lit à me tordre de douleur); dimanche soir, je dois rendre une trad, ce qui signifie que je ne décollerai pas de mon bureau pendant toute la fin de la semaine et le week-end. 

Si la rubrique des petits bonheurs n'est pas très fournie dans les jours à venir, vous saurez pourquoi.

lundi 17 juin 2013

Helsinki: l'île-forteresse de Suomenlinna


Construite sur un ensemble de six petites îles, à un quart d'heure de ferry au large d'Helsinki, Suomenlinna est une ancienne forteresse suédoise qui servait autrefois à protéger la Finlande contre une éventuelle invasion maritime par l'empire russe. Aujourd'hui rendue à la vie civile et habitée toute l'année par quelques centaines de personnes, elle est devenue un haut lieu du tourisme local que Chouchou avait envie de visiter. Bravant à la fois le trajet en bateau et la météo pas des plus clémentes ce jour-là, je l'ai donc accompagné. Il faut dire que Suomenlinna a la réputation d'être un haut lieu du géocaching...


Adieu, terre ferme, mon amour!

Mais à peine débarqués, nous devons nous rendre à l'évidence: la batterie du smartphone de Chouchou, qui nous sert de GPS pour nos recherches, est complètement vide. Sans doute aura-t-elle passé la matinée à chercher vainement un quelconque réseau wifi. Me voilà fort contrariée!


Je dois néanmoins admettre que même sous un ciel plombé, la Route Bleue qui traverse les deux îles principales de Suomelinna n'est pas dépourvue de charme...



Et puis surtout... il reste des canons. Pleiiiiin de canons pour dessiner ou faire joujou avec.


Je pointe ou je tire? 


Avant de reprendre le ferry dans l'autre sens, nous nous accordons une pause goûter bien méritée sous le porche du charmant Café Vanille. 


Requinquée par ma tourte à la myrtille, je me surprends même à faire le clown.


Au retour, c'est une magnifique averse qui nous attend au-dessus du port! 


vendredi 7 juin 2013

La première soirée d'été


Après un interminable hiver, Bruxelles est passée à l'été sans transition. Du jour au lendemain, le soleil s'est installé dans un ciel où le gris prédominait depuis neuf mois, et nous avons enfin pu remiser manteaux et bottes pour sortir manches courtes et sandales. Trop longtemps sevrée de lumière, je me suis promis de sortir chaque jour où il ferait beau jusqu'à l'automne. Hier, après avoir bouclé mon travail de la journée, j'ai donc pris à pied le chemin de Filigranes. 

J'avais pensé à mettre de la crème Nok pour éviter les ampoules que je me fais toujours la première fois que je remets mes chaussures d'été - en l'occurrence, des soques Miss L Fire que j'adore mais qui commencent à être très abîmées et qui vivent sans doute là leur dernière saison. J'étrennais la petite robe en dentelle rouge dénichée deux jours plus tôt; mes mollets couleur lavabo mais rasés de frais n'en revenaient pas de se retrouver ainsi à l'air libre. J'ai dépassé les manifs pour la Turquie sans leur prêter trop attention, toute concentrée que j'étais pour ne pas me tordre les chevilles sur les pavés de la place du Lux'. Je commençais déjà à transpirer dans mon blouson en jean pourtant léger, et je regrettais d'avoir laissé mes lunettes de soleil à Monpatelin, mais jamais il ne me serait venu à l'idée de me plaindre. 

Chez Filigranes, j'ai feuilleté la presse anglaise devant un jus d'orange, et fait l'emplette du tome 2 du  "Cercle" et du dernier volume des "Petits riens" de Lewis Trondheim. Puis je suis revenue vers la Porte de Namur. En passant devant chez Claire's, j'ai aperçu  une capeline noire ornée d'un foulard blanc à pois noirs dont la place était très manifestement sur ma tête plutôt que dans cette vitrine. "Vous pouvez m'enlever l'étiquette?" ai-je demandé à la vendeuse. "Je vais la mettre tout de suite." Je me sentais très chic en me dirigeant vers la rue de la Paix pour y faire mon tour habituel chez Look 50's et Kusje - juste pour le plaisir des yeux cette fois. 




Il restait encore une demi-heure avant l'heure de mon rendez-vous avec Chouchou, mais tant pis! Je suis allée m'asseoir à l'Amour Fou, la deuxième petite table à partir de la baie vitrée grande ouverte; j'ai commandé un Frozen Strawberry Daiquiri et je me suis mise à lire. On m'a apporté une margarita; j'ai fait remarquer que ça n'avait ni la couleur ni le goût de la fraise et le temps qu'on me la change, Chouchou arrivait déjà. Même si les steaks de l'Amour Fou sont excellents, ils sont systématiquement assortis de fromage et de bacon qui rendent l'ensemble assez indigeste bien que délicieux. Par pitié pour nos estomacs, nous avons donc commandé des burgers végétariens: Portobello pour moi (champignon,  chèvre, betterave), Napoli pour Chouchou (aubergines grillées, mozzarella). 




J'ai mangé en levant régulièrement la tête vers les arbres de la place Fernand Cocq et en poussant des soupirs de bonheur. Notre repas terminé, nous avons repris tranquillement le chemin de la maison. Il y avait un gros raout sur l'esplanade du Luxembourg; des musiciens jouaient dans une tente blanche derrière un étrange panneau "Quartier à remettre". Et pour une fois, pas un nuage noir n'obscurcissait l'horizon. 




mercredi 22 mai 2013

L'effet magique


Illustration empruntée ici

Aujourd'hui, j'ai reçu mon relevé de droits d'auteur pour 2012: le montant n'atteint même pas la moitié de ce que j'avais touché l'an passé. En principe, c'est cette "prime" annuelle qui sert à financer mes vacances. Le road trip californien de deux semaines prévu en octobre risque fort de se transformer en week-end en Ariège dans un gite sans eau courante ni électricité. 

Aujourd'hui, je n'ai pas reçu le colis que ma binôme du swap a pourtant envoyé la semaine dernière. Quittant Monpatelin très tôt demain, je n'en découvrirai donc le contenu que fin juin. Merci qui? Merci la Poste! (Once more, with feeling.)

Demain, donc, je quitte Monpatelin où il fait un temps magnifique pour aller me geler les fesses à Epinal où la météo prévoit de la pluie et des températures tournant autour de 10° tout le week-end.  La tenue steampunk que je prépare depuis un an va devoir céder la place à un combo manteau/col roulé/bottes en caoutchouc. Cette année, j'ai prévu de rester 4 jours au lieu des 3 habituels. Championne de l'intuition je suis. 

Et malgré tout ça, je suis d'une zénitude admirable, même pas vraiment contrariée. Je me dis que je bosserai davantage cet été pour financer mon road trip; que d'avoir tant attendu mon colis, j'aurai encore plus de plaisir à le découvrir; et que faute de pouvoir glandouiller dans l'herbe au bord de l'eau, mes potes et moi, on s'entassera à douze sur les canapés de l'espace buvette des Imaginales pour se réchauffer. Tant qu'on est ensemble et qu'il y a à boire, on devrait s'en sortir. 

C'est l'effet magique "retraite de yoga", et j'espère bien qu'il va durer.

jeudi 8 novembre 2012

Je m'énerve


Je me réjouis de la réélection d'Obama, mais m'énerve quand même après les presque 48% d'Américains qui ont voté Romney: sérieusement, les gars - et surtout, les filles?

Je m'énerve contre les gens qui, connaissant mes convictions sur le sujet, tentent de me convaincre que mon père veille toujours sur nous de là-haut, et je mijote de balancer bien fort la porte de mon athéisme dans la figure du prochain qui osera me chanter le même refrain. 

Je m'énerve après ma mère qui m'appelle en pleine journée afin de se lamenter d'être un fardeau pour ma soeur mais qui, quand je suggère qu'elle pourrait s'occuper elle-même d'une partie des formalités liées au décès de mon père, se dépêche de changer de sujet. 

Je m'énerve après la Poste qui signale qu'un avis de passage a été déposé chez moi jeudi à 14h, puis que le colis correspondant m'a été livré à 15h45 le même jour, alors que je n'ai pas bougé de la journée ni entendu le moindre coup de sonnette ou vu l'ombre du plus minuscule facteur. 

Je m'énerve après les incohérences repérées dans le bouquin que je suis en train de traduire: ils foutent quoi, les relecteurs des maisons d'édition américaines?

Je m'énerve après les températures polaires de Bruxelles alors que techniquement, on est à peine au milieu de l'automne. 

Je m'énerve contre les scénaristes de "The Big Bang Theory" et "How I met your mother" qui nous livrent respectivement une saison atrocement plate et une saison carrément pathétique.

Mais quand je ne suis pas en train de m'énerver, je vois le visage de mon père partout, son visage d'avant la maladie, quand la chimio n'avait pas encore fait fondre ses chairs, cerné ses yeux et clairsemé ses cheveux, son visage de quand il lui arrivait encore de se marrer comme un sale gosse sous sa moustache. Et invariablement, je me mets à pleurer. 

Par chance, je passe la journée de lundi dans le train. Je suis sûre que la SNCF contribuera avec empressement à ma lutte anti-larmes. 

dimanche 28 octobre 2012

Autopsie d'un week-end


Avant

Samedi matin, je laisse Chouchou et son ami Gianluca descendre le vieux meuble télé pour l'emporter chez Troc International. Je les regarde négocier l'escalier plutôt raide et étroit de l'immeuble avec des visions de marche ratée et de crâne éclaté sur le palier du dessous. Quand Chouchou rentre, nous filons chez Pêle-Mêle où je veux me débarrasser d'un sac de bouquins déjà lus, et où je réussis à en trouver 3 autres qui figuraient sur ma liste "à acheter". Puis cap sur Ikea pour acheter les deux buffets bas destinés à maximiser l'espace de rangement contre le mur face au canapé. Il fait une température négative et un beau ciel bleu; en regardant défiler les arbres jaunes-orange-rouge sur le bord de la route, je pense que c'est une journée parfaite pour la chasse, et mes larmes coulent en silence. 

Bien entendu, nous sacrifions à la tradition qui veut qu'on ressorte TOUJOURS de chez le Suédois avec quelques merdouilles supplémentaires: en l'occurrence, un tapis de douche antidérapant car ça m'arrangerait de ne pas me péter le coccyx dans les jours qui viennent - ni même jamais -, un valet de douche pour remplacer le nôtre qui est tout rouillé, un nouveau panier à linge sale car l'ancien vient de rendre l'âme, et deux mugs blancs que je veux décorer avec un feutre à céramique. En sortant, je me dis que j'aurais dû en prendre quatre pour en faire décorer deux autres à Chouchou avec nos avatars BD. Tant pis. 

Il est 14h et il commence à faire vraiment faim: nous nous garons sur l'avenue Louise pour aller tester le Makisu de la rue du Bailli. Malgré l'heure un poil tardive, la salle est encore blindée de monde. Nous parvenons néanmoins à obtenir une table et à commander. Même avec l'option customisée, le choix de makis et de California rolls reste moindre que chez Sushi Shop, mais le rapport qualité-prix est correct ici aussi, et j'aime bien le petit tempura mix traité façon donburi que je partage avec Chouchou. La soupe miso, par contre, est vraiment trop salée. Une adresse sympa sans être extraordinaire, à fréquenter seulement en dehors des heures de pointe. 




Petit détour chez Allemeersch pour acheter une de leurs délicieuses tartes aux fraises (pas de saison, je sais, et là tout de suite, je m'en cogne), puis retour à la maison et déchargement de tout le barda. J'ai monté des dizaines et des dizaines de meubles Ikea dans ma vie; j'ai un doctorat avec double spécialisation Expedit/Billy. Franchement, je suis une championne olympique de la notice de montage muette. Hé bien ces deux cons de buffets manquent me rendre chèvre quand même. Pas une seule vis, que des trucs à emboîter - mais sur une telle longueur que quand ça clique d'un côté, ça sort de l'autre. Impossible à faire seul, et à deux, clairement, on risque son couple. Les séances de thérapie conjugale de l'été 2011 étaient de toute évidence un investissement plus que rentable à long terme, car nous réussissons à finir sans divorcer avant même de nous être mariés. Mais je ne vous cache pas que ce fut rude. 

Nous laissons le chantier inachevé pour partir chez un couple d'amis qui attendent un heureux événement. Quand je trouve le monde un peu dur avec moi, les bonnes nouvelles des autres me mettent du baume au coeur et me rappellent qu'un jour, je redeviendrai gaie moi aussi. Je complote déjà pour crocheter une couverture de naissance au futur enfant, partant du principe qu'un cadeau fait main ne se refuse pas et doit même obligatoirement être accepté avec un air extatique. Je sais, je suis diabolique. Mini-madeleines à la pistache, tajine de poulet au citron confit, tarte aux fraises, Bourgogne et thé à l'orange. Surtout: pelotage éhonté d'un des deux chats de la maison, gros pépère noir et blanc super placide qui se laisse tripoter sans broncher par Chouchou et par moi. Nous ne revenons pas sur notre décision de ne pas reprendre de chat tant que nous vivons dans ce (très) petit appartement et bougeons beaucoup, mais ça me manque terriblement. 

Chouchou dort debout - ou assis, ou vautré par terre -, et nos amis semblent eux aussi un peu fatigués par leur semaine. Nous prenons congé vers 23h et rentrons nous faire une nuit exceptionnellement prolongée par le passage à l'heure d'hiver. En relevant ma boîte mail avant d'aller dormir, j'y trouve un message signé de mon père. Je comprends que ma mère ait voulu conserver son adresse, mais voir "Abel T: news" sur l'écran de mon ordi avec la date du jour, ça me retourne un tout petit peu le coeur... Comme ça doit bien faire douze heures que j'ai les yeux secs, je pleure un coup pour la bonne mesure. 


 Après 
(mais ça n'est pas terminé, il faut encore virer le vieux poste Panasonic 
pour le remplacer par un écran plat, un de ces 4...)

Dimanche matin, Chouchou part chez sa mère lui installer son nouvel ordinateur pendant que je réarrange le coin salon et fais le ménage de la cuisine et de la salle de bain. Lorsqu'il rentre, j'improvise une brouillade aux courgettes pour qu'on mange vite et qu'il puisse attaquer sa part du ménage. Pendant ce temps, je lis un des trois bouquins achetés la veille. "Intuitions", histoire de secrets de famille dans un milieu bourgeois, se révèle assez désastreux sur le plan du style avec une narration laborieuse, des personnages en carton et des dialogues qui sonnent atrocement faux. Je suis bien contente de ne l'avoir payé que 3 euros: il ne les vaut même pas. 

Nous sommes censés aller voir le dernier Tim Burton à la séance de 17h30. Trois quarts d'heure avant, Chouchou finit par suggérer que peut-être, ça n'est pas une très bonne idée vu que ça parle d'un petit garçon qui a perdu son chien qu'il aimait beaucoup et qui tente de le ressusciter. Avec toute la dignité et la maturité qui me caractérisent, je me mets alors à sangloter que je veux qu'on me rende mon papa. Hum. Une autre fois, le ciné, donc. Au lieu de ça, je me lance dans la confection d'un flan à l'ananas avec le spécimen réunionnais rapporté par mon oncle la semaine dernière. J'avais oublié combien c'est fourbe, un ananas, encore plus chiant à éplucher qu'une tranche de courge. Et bien que je suive la recette à la lettre, le résultat final ne ressemble pas du tout à la photo: l'ananas a rendu beaucoup d'eau, si bien que l'appareil ne s'est pas solidifié correctement à la cuisson. 

Si j'ajoute à ça qu'il fait maintenant nuit avant 18h, je crois que l'univers tente de m'envoyer un message: ce deuxième semestre 2012 est à jeter, et je ferais mieux d'aller hiberner sous la couette jusque début 2013. 

lundi 20 août 2012

10 raisons de se réjouir de la canicule




1. A peine sorti de la machine à laver, le linge propre est déjà presque sec. Ca tombe bien, vu qu'on transpire tellement qu'on est obligé de se changer 3 fois par jour.

2. On a remonté le ventilateur de la cave, où il dormait depuis l'été 2010. C'est triste, un appareil ménager dans l'incapacité d'accomplir son destin.

3. On a passé juillet à se plaindre du gris, du froid et de la pluie; on peut maintenant se plaindre de la chaleur étouffante. C'est important, de varier les plaisirs. 

4. Par une chaleur pareille, on est OBLIGE de manger des glaces. Du coup, on se félicite de préserver des emplois chez Häagen-Dazs et Ben & Jerry's. 

5. Au lieu de se laisser tenter par les ruineuses collections automne-hiver qui font leur apparition dans les magasins, on dégote une parfaite petite robe d'été à trois kopeks en fin de soldes.

6. Le matin, les vêtements sont vite choisis et encore plus vite enfilés.

7. Dans la rue, on peut admirer les biceps des garçons et les mollets des filles. Ou l'inverse, d'ailleurs. 

8. On s'enduit forcément d'écran total avant de sortir. On sent le monoï toute la journée. Et alors qu'on bosse en ville, on a un peu l'impression d'être à la plage. 

9. L'appétit chutant d'environ 10% par degré au-dessus de 30, on se dit que si le thermomètre pousse jusqu'à 40, on pourra vivre d'amour et de thé glacé jusqu'à fin septembre.

10. On tient une excuse parfaite pour se réfugier dans les lieux climatisés - par exemple, au cinéma ou au centre commercial. Puisque c'est une question de survie. 

Photo empruntée ici.

mercredi 11 juillet 2012

10 avantages d'être en ce moment à Bruxelles plutôt que sur la Côte d'Azur


Photo: eBry

1. La chaleur ne m'empêche pas de dormir la nuit. 

2. Je n'ai pas besoin de prendre deux douches par jour pour me sentir propre. 

3. Les moustiques font profil bas.

4. Aucune odeur de sardines grillées au barbecue n'agresse mes narines délicates 
quand j'ouvre ma fenêtre. 

5. Les touristes n'ont pas dévalisé la supérette voisine 
ni acheté la dernière baguette aux céréales chez le boulanger. 

6. En journée, il y a d'autres activités possibles que se faire paner sur la plage et choper des mélanomes.

7. En soirée, il y a d'autres activités possibles que se faire draguer lourdement au Macumba. 

8. Si je commande une entrecôte-frites au resto, je ne paie pas 30€ 
pour une viande pleine de nerfs servie avec des bâtonnets de pomme de terre rachitiques et sans goût.

9. Je ne suis pas obligée de me raser tous les jours avant de sortir, 
vu que personne ne verra ni mes mollets ni mes aisselles. 

10. Je fais de méga économies sur le poste "crème solaire".

Hé oui... On se console comme on peut!

dimanche 8 juillet 2012

Sunny Saturday




Un déjeuner au bord de la plage, au resto hyérois l'Abri Côtier, avec Etre Exquis. Gambas à la mamie Suzanne avec, non pas de vrais morceaux de vieille dame dedans, mais un risotto crémeux aux piquillos. En dessert, de la tomme corse avec sa confiture de figues. Les deux, complètement délicieux. 30°, pas un nuage dans le ciel, le bleu foncé de la mer qui barre l'horizon et très peu de baigneurs pour le moment. Le rêve. 

Une mini-virée à la Fnac pour échanger le DVD de "Mange, prie, aime", acheté pour la 2ème fois lors d'une de ces opérations "5 pour 30€" où je fais des provisions de films à regarder les soirs de désoeuvrement. A la place, "Paris je t'aime", parce que j'avais bien aimé "New York je t'aime". Et puis pour la bonne mesure, l'album de Birdy qui est déjà mon 5ème CD de l'année (je dois couver quelque chose), et "Les chroniques de Lady Yoga" parce que je n'ai rien à lire dans mon sac. 

Une pause Coca Light en terrasse, à l'ombre de la plus belle fontaine du monde, pour entamer le bouquin suscité. Rien qui restera dans les annales de la littérature, mais ça se laisse lire. Un  honnête roman de plage, quoi. Cernée par des fumeurs qui m'asphyxient avec leurs Marlboro, je fuis à regret au bout de 60 pages. 

Un tour aux Galeries Lafayette pour jeter un coup d'oeil aux soldes. Sur le stand Caroll, je me laisse tenter par ma deuxième robe en soie depuis la semaine dernière. Mais les deux me vont super bien et me font une silhouette sympa, ce qui frise l'exploit en ce moment. J'espère maintenant que la météo bruxelloise me permettra de les porter autrement qu'avec un T-shirt à manches longues et des collants opaques... 

dimanche 3 juin 2012

Imaginales 2012: les belles traditions




Ca se crée rapidement, une tradition.

Trois ans à peine d'Imaginales auront suffi pour que je considère l'Hôtel Azur, petit deux étoiles au propriétaire sympathique, aux tarifs raisonnables et à l'emplacement idéal, comme mon repaire à Epinal. 

Pour que je m'attende à avoir de la pluie le vendredi et un soleil si éclatant le samedi que Kettch prendra forcément son premier coup de soleil estival.

Pour que le couscous des Babouches devienne un incontournable du vendredi soir.

Pour que je ne m'étonne plus de payer mon diabolo menthe 1€ et ma coupette de champ' à peine 3, ni de pouvoir les siroter affalée dans un fauteuil moelleux autour d'une des tables basses de l'espace buvette ultra-convivial. 

Pour que je m'habitue à enchaîner, le samedi midi, l'apéro offert par Editeur Préféré à l'espace Cours et le traditionnel pique-nique (déplacé cette année dans le parc pour cause de bord de Moselle rendu inhospitalier par quelques cahutes en bois façon marché de Noël). 

Pour que je n'envisage pas ledit pique-nique sans le sublime foie gras maison de Jean-Claude Dunyach et quelques spécialités régionales plus ou moins alléchantes (tourte lorraine: good; pastis bleu: bad).






Pour que je considère ce festival comme mon rendez-vous live annuel avec une éditrice que j'adore, et qui en profite pour me proposer des nouveautés que je ne refuse jamais de traduire. Mon planning 2013 est déjà quasi-plein et ça me fait drôlement plaisir!

Pour que je rencontre des auteurs qui se révèlent systématiquement adorables - cette année, Mary Janice Davidson, tellement drôle qu'elle m'a donné envie de lire tout ce qu'elle a écrit en plus de la série des Queen Betsy, et Mercedes Lackey, dont les Hérauts de Valdemar ont accompagné le début de ma vingtaine et dont je n'aurais jamais imaginé qu'elle m'offrirait un jour une poupée aux cheveux bleus.




Ceci n'est évidemment pas une poupée aux cheveux bleus, mais un merveilleux Georges-Arthur en bois offert par Saragne qui me gâte beaucoup trop. 


Surtout, pour que je retrouve des gens qui, sans que je les aie vus très souvent IRL, sont un peu devenus ma tribu, et pour que j'en découvre d'autres qui vont venir grossir les rangs de ladite tribu. Le reste de l'année, ce sont eux qui, sur Facebook, forment la petite communauté dont je partage les coups de gueule, les coups de coeur et les coups de mou. Ces gens auprès de qui je me sens dans mon élément et à ma place comme nulle part ailleurs. Les trois jours que je passe aux Imaginales filent toujours bien trop vite pour que je puisse consacrer à chacun(e) autant de temps que je le voudrais. 
Tant pis: on remet ça l'an prochain...



Ceci n'est évidemment pas une paire de mes ami(e)s, mais un duo de modèles utilisés pour une séance en direct de body painting. Mes ami(e)s sont du genre à porter des T-shirts de geeks à message plutôt qu'un string en dentelle noire et juste de la peinture bleue par-dessus. 



jeudi 31 mai 2012

Summer manifesto



La France et la Belgique venant de passer sans transition de novembre à juin, j'ai décidé d'oublier le Printemps Perdu de 2012 et de me concentrer directement sur mes projets pour l'été:

- Me faire un ombré hair rose (un chouïa moins radical que celui de la photo, disons avec seulement le tiers du bas de décoloré)

- Apprendre à travailler la laine cardée (parce que je suis über envieuse des bestioles que réalise Anne Montel)

- Attaquer la confection d'un granny, un carré à la fois

- Tester de nouvelles recettes de smoothies, notamment aux légumes (avec ce livre)

- Organiser un city trip début octobre (nous n'avons toujours pas décidé où: je voudrais aller à Rome ou à Venise mais Chouchou refuse à cause du climat politique actuel en Italie; il voudrait aller à Barcelone mais je n'aime pas l'Espagne ni les destinations grouillantes de touristes)

- Trouver une activité physique sympa à pratiquer à la maison (acheter un DVD de zumba ou de Pilates?)

- Faire changer les fenêtres de l'appart' de Monpatelin (quelqu'un est passé mardi prendre les cotes; je devrais recevoir un devis incessamment sous peu et j'espère programmer les travaux début août)

- Perdre 5 kilos ou virer toutes les fringues en 38/M de ma garde-robe (et organiser une troc party dans la foulée)

Et vous, vous comptez faire quoi cet été? 

dimanche 13 mai 2012

Le bonheur, c'est simple comme un ciel BLEU




Il faisait un temps magnifique à Nantes hier. Un temps idéal pour descendre au centre-ville à pied depuis chez notre amie O&L. Un temps idéal pour, au passage, découvrir une adorable boutique vintage qui mérite bien que je lui consacre tout un billet un peu plus tard. Un temps idéal pour s'arrêter boire un Breizh Cola à la terrasse de la Maison Café, établissement à la déco intérieure 70's assez hallucinante. 






Un temps idéal pour repérer dans les petites rues du Bouffay un café rétro qui sert des brunchs et où on reviendrait bien le dimanche matin. Un temps idéal pour descendre dans les douves du château des ducs de Bretagne où les gens se prélassent sur la pelouse semée de pâquerettes ou se battent avec des épées en mousse; un temps idéal pour profiter de leur distraction afin de trouver une géocache dans la paroi ruisselante d'une alcôve. Un temps idéal pour acheter des mangas dans deux magasins différents ("Je ne me rappelle plus du titre, mais c'est une histoire de fin du monde annoncée par des gens qui viennent du futur." "Ca ne m'aide pas beaucoup; des séries sur ce thème, il doit en exister cinquante."). Un temps idéal pour photographier les nouveaux aliens en mosaïque apparus au coin des rues depuis mon précédent passage, il y a six mois. 




Un temps idéal pour faire une provision de jolies cartes chez Les P'tits Papiers. Un temps idéal pour faire découvrir à Chouchou le magnifique passage Pommeraye, encore plus beau à mon goût que les galeries royales de Bruxelles. Un temps idéal pour craquer sur les kouignettes de la maison Larnicol - framboise pour Chouchou, pomme pour O&L, ananas pour moi - et prendre en photo leurs sublimes réalisations en chocolat. 





Un temps idéal pour s'apercevoir que la géocache de la place de la petite Hollande qui n'est pas la fille de François et Ségolène a disparu et ne pas le prendre mal. Un temps idéal pour répéter dix-sept fois: "Putain, mais comme ça fait du bien de voir un ciel BLEU". Un temps idéal pour traîner au hasard dans des boutiques où l'on achètera rien en attendant l'heure d'aller dîner. Un temps idéal pour qu'O&L nous fasse découvrir la crêperie où elle allait manger avec ses parents quand elle était petite; un temps idéal pour y savourer une galette du chevalier garnie de saucisses au Muscadet, de fromage de Sainte-Croix et d'oeuf tout en sirotant un cidre doux Val de Rance sublimement fruité; un temps idéal pour décider que non, on n'a pas la place de prendre une crêpe sucrée en dessert. 

Un temps idéal pour s'engouffrer dans la Fnac dix minutes avant la fermeture afin d'y tuer un peu de temps avant le début de la séance de cinéma; un temps idéal pour en ressortir avec une bédé inconnue jusque là mais à la couverture très attirante. Un temps idéal pour se marrer comme des baleines devant "Le prénom". Un temps idéal pour arriver à l'arrêt du bus de nuit qui ne passe qu'une fois par heure et s'apercevoir que le prochain est dans 7 minutes. Un temps idéal pour rentrer chez O&L et se faire un petit Formose avant de se coucher heureux, le coeur gonflé de soleil, d'amitié, de rire et de douceur de vivre. 

La Maison Café, 4 rue Lebrun, 44000 Nantes
Les P'tits Papiers, 2 place Félix Fournier, 44000 Nantes
Maison Larnicol, 22 rue de la Fosse (passage Pommeraye), 44000 Nantes
Crêperie Ste-Croix, 11 rue Ste-Croix, 44000 Nantes

samedi 12 mai 2012

Les jours de vacances se suivent et ne se ressemblent pas




Jeudi, nous avions rendez-vous porte Saint-Vincent à 10h avec ma copine Isa et son homme. Bien entendu, il pleuvait des cordes et le premier achat de la journée a été un parapluie aux couleurs de la Bretagne pour Isa, qui avait oublié le sien. La météo de la région étant ce qu'elle est, le temps a néanmoins été en s'améliorant tout au long de la journée, et en début d'après-midi nous avons même eu droit à quelques rayons de soleil. Nous avons initié Isa et son homme au geocaching: 1 découverte pour 2 échecs, pffff. Mais ce n'est pas si évident de repérer des trous dans les remparts de Saint-Malo! Nous avons également fait un peu de shopping - bon OK, surtout moi, mais je ne pouvais pas laisser passer cet adorable collier d'une "petite" créatrice israëlienne, et encore moins ces cartes postales d'humour breton parfaites pour mon swap. Pour le midi, j'avais repéré une crêperie située face à la mer, mais à midi, elle était déjà pleine. Nous nous sommes rabattus au hasard sur un restaurant japonais, le Kanazawa, où nous avons très bien mangé pour un prix raisonnable. 



Kanazawa, 11 rue du Boyer, 35400 Saint-Malo

Bref, le temps a filé très vite jusqu'à 15h, lorsque nous avons dû laisser repartir nos amis qui devaient récupérer leurs enfants à la sortie de l'école. Mais avant ça, Isa et moi avons procédé à un petit trafic international. Pour elle, les produits de mes box beauté que je n'utilise pas, du thé au jasmin du Nong Cha auquel je l'ai rendue accro, un bracelet chouette qui m'avait fait penser à elle lorsque je l'avais vu chez Sacha. Pour moi, les produits de ses box beauté qu'elle n'utilise pas, une "Breizh box" contenant des spécialités de la région, le colis Sephora que j'avais fait livrer chez elle afin de profiter de l'offre "Sephora box" qui courait du 1er au 6 mai (mais qui est tombé een rupture dès le 3!). Cette journée avait un goût de trop peu, mais Chouchou et moi ne désespérons pas d'attirer Isa et son homme à Bruxelles un de ces jours!

Après ça, nous sommes rentrés au Manoir de la Baronnie pour profiter de la connexion internet. Un peu avant 19h, nous sommes ressortis pour faire la cache "L'île aux trésors" dont je vous parlais hier, et nous avons fini la journée à la crêperie Solidor située près de la tour du même nom. Par contraste avec les crêperies de l'intra-muros, aucune crêpe ne coûtait plus de 10€, et les Saint-Jacques qui garnissaient la mienne avaient dû être élevées au Banania. Nous avons très bien mangé, pour pas très cher, et la serveuse était agréablement souriante. Une bonne petite adresse. 



Crêperie Solidor, 7 esplanade du Commandant Menguy, 35400 Saint-Malo


Vendredi, nous avions prévu de passer la journée au Mont Saint-Michel, que Chouchou avait adoré lors de deux visites précédentes et où je n'étais jamais allée. Les nouveaux aménagements (sûrement très nécessaires à la préservation du site) nous ont obligés à nous garer très loin et à marcher longtemps pour trouver une des navettes gratuites. Il faisait venteux mais surtout froid, alors que la météo avait promis du soleil. 




Notre arrêt à la Mère Poulard a pas mal entamé la bonne humeur que je tentais désespérément de préserver. En sortant de là, nous avons remonté l'étroite et unique rue commerçante du mont. Il y avait peu de monde ce jour-là, et je trouvais déjà que ça grouillait un peu trop à mon goût. J'ai frissonné en imaginant ce que ça devait être en pleine saison, un jour de beau temps. Neuf boutiques sur dix vendaient de vilains souvenirs à touristes, genre hippocampes en coquillage ou fausses épées de pirates.  Le tourisme de masse à son pire. Et n'étant pas amatrice d'histoire, de vieilles pierres ou d'églises, je n'avais aucune intention de visiter l'abbaye surnommée "la Merveille" qui couronne l'île. 





A 14h, nous étions donc de retour en bas. Nous avons fait une des deux géocaches locales et renoncé à chercher l'autre, pourtant fort tentante, car nous aurions dû contourner à pied le bas du mont qui était alors entouré d'une épaisse gadoue grise. Puis, comme je me gelais et que je commençais vraiment à faire la tête, nous avons rebroussé chemin. Il était trop tôt pour partir à Nantes où mon amie O&L ne nous attendait qu'à partir de 20h30. Nous avons voulu tenter une troisième géocache qui se trouvait dans les parages, mais Catherine-notre-GPS a commencé par nous paumer avant de nous conduire vers un chemin non carrossable. Nous sommes donc rentrés à Saint-Malo, où nous avons récupéré nos bagages au Manoir de la Baronnie avant de nous réfugier dans un McDo pour manger quelque chose de consistant et profiter du wifi gratuit. Heureusement, pour terminer cette journée décevante, il y avait le bonheur de revoir O&L six mois après mon dernier séjour chez elle, et de la trouver plutôt en forme. 

Aujourd'hui, le soleil brille sur Nantes; nous avons fait une bonne grasse matinée et nous nourrissons de grands espoirs pour cet après-midi!