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samedi 29 juin 2019

Lectures de Juin 2019




ROMANS:
- Une vie de homard (Erik Fosnes Hansen)
- City of girls (Elizabeth Gilbert)
- Magic Charly #1: L'apprenti (Audrey Alwett) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- How to save a life (Sara Zarr) ♥︎♥︎♥︎
- Recursion (Blake Crouch) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Nos mains en l'air (Coline Pierré) ♥︎♥︎♥︎
- The bookshop on the shore (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎
- Queenie Malone's paradise hotel (Ruth Hogan) ♥︎♥︎♥︎
- The tenth muse (Catherine Chung) ♥︎♥︎
- Middlegame (Seanan McGuire) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- La cantine de minuit #5 (Yarô Abe) ♥︎♥︎♥︎
- La lanterne de Nyx #2 (Kan Takahama) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Aspirine #2: Un vrai bain de sang (Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎
- BL Métamorphose #1 (Kaori Tsurutani) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Five years #2 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Time shadows #1 (Yasuki Tanaka) ♥︎♥︎
- March comes in like a lion #13 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Cher corps (Léa Bordier) ♥︎♥︎
- Divines #1 (Kamome Shirahama) ♥︎
- Ces nuances entre nous #1 (Chihiro Hiro) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS:
- La cuisine japonaise illustrée (Laure Kié/Haruna Kishi) ♥︎♥︎♥︎
- Reflexology for beginners (Paula Thayer) ♥︎

lundi 10 juin 2019

"Magic Charly #1: L'apprenti" (Audrey Alwett)


Prenez:
- un jeune héros noir, grand et athlétique, dont les gens se méfient dans la rue alors qu'il est adorable et hyper respectueux des filles;
- sa mère qui est aussi la proviseure de son drôle de lycée, l'Ecole des Allumettes Hurluberlu, et qui peint à ses heures perdues;
- sa grand-mère qui vient juste de refaire surface 5 ans après sa disparition mystérieuse, en ayant complètement perdu la mémoire;
- sa meilleure amie, héritière d'une fabrique de confiserie, qui se pend pour une rebelle et accumule toutes les bêtises possibles;
- une de leurs camarade de classe, éternelle bonne élève plutôt désagréable mais particulièrement douée pour diriger les opérations de nettoyage en grand.
Incorporez-les à un monde apparemment semblable au nôtre, mais où la magie existe. Ceux qui la pratiquent sont appelés "magiciers" et soumis à des règles très strictes - sauf, évidemment, s'ils font partie de l'élite des Académiciens et autres riches habitants de la cité de Thadam. 
Ajoutez quelques artefacts merveilleux, comme une théière perpétuelle qui sert chaque fois un thé différent selon l'humeur de la personne qui va le boire, ou une serpillère animée répondant au doux nom de Pépouze. Plus un crocodile familier, histoire d'apporter un peu de mordant.
Saupoudrez de réjouissantes références aux classiques du genre (Harry Potter et Les Annales du Disque-Monde en tête). 
Laissez cuire à petit feu pendant les deux tiers de l'histoire, le temps que le héros entame très laborieusement son apprentissage. 
Puis, lorsque le mélange commence à prendre, jetez un gros twist en plein milieu, et regardez l'explosion résultante éclabousser les lecteurs ahuris.
Terminez par une confrontation épique et-pic-et-colégram, ponctuée d'un double cliffhanger qui devrait plonger tous les gourmets littéraires dans le désespoir et ne leur laisser qu'une seule phrase aux lèvres: "La suite, et vite!". 
Agrémentez d'une couverture embossée, à l'illustration si jolie que même les accros de la liseuse se jetteront sur la version papier. 
Il ne vous reste plus qu'à servir ce premier tome de "Magic Charly" encore tout chaud et à le dévorer dans la foulée comme il le mérite. 

samedi 1 juin 2019

Lectures de Mai 2019




ROMANS:
- Impossible times #1: One word kill (Mark Lawrence) ♥︎♥︎♥︎
- The gilded wolves #1 (Roshani Chokshi) ♥︎♥︎
- The illumination of Ursula Flight (Anna-Marie Crowhurst) - en cours
- Ma vie en listes (Kristin Mahoney) ♥︎♥︎
- With the fire on high (Elizabeth Acevedo) ♥︎♥︎♥︎
- The last voyage of Poe Blythe (Ally Condie) ♥︎♥︎
- Le show de la vie (Chi Li) ♥︎♥︎
- Les âmes silencieuses (Mélanie Guyard) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The truths and triumphs of Grace Atherton (Anstey Harris) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Malamander (Thomas Taylor) ♥︎♥︎♥︎
- Max Lakeman and the beautiful stranger (Jon Cohen) ♥︎
- A witchcraft mystery #8: A toxic trousseau (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Impossible times #2: Limited wish (Mark Lawrence) - en cours

BEDE/MANGA:
- Comment les paradis fiscaux ont ruiné mon petit-déjeuner (François Samson-Dunlop) ♥︎♥︎
- La maison de la plage (Séverine Vidal/Victor Pinel) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Duellistes: Knight of flowers #2 (Mai Nishikata) ♥︎
- Enferme-moi si tu peux (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- KakushiGoto #2 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #1 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #2 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #3 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Five years #1 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le goût de la papaye (Elisa Macellari) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #4 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Je sors avec un ours (Pamela Ribon/Cat Farris) ♥︎♥︎

DIVERS: 
- Lagom: The swedish art of balanced living (Linnea Dunne) - en cours

mercredi 29 mai 2019

"KakushiGoto" T1 et 2 (Kôji Kumeta)


Kakushi Goto mène une double vie. A la maison, il est le père solo et ultra dévoué de l'adorable Hime. Au boulot, il est le scénariste et le dessinateur de mangas cochons tels que "La gigue des couilles" ou "Le collant folâtre". Pour bien marquer la séparation entre ces deux domaines, il se change chaque jour sur le chemin de son atelier et signe ses oeuvres d'un pseudonyme. Mais son obstination à cacher son véritable métier à sa fille, qui le croit employé de bureau, entraîne souvent des situations cocasses...

Très visiblement basé sur la carrière de son auteur (qui relate entre deux chapitres les anecdotes réelles dont il s'est inspiré), "KakushiGoto" présente le travail d'un mangaka et toutes ses vicissitudes avec un savoureux mélange d'humour et de réalisme. Le héros est si focalisé sur sa double vie qu'il devient aveugle à ce qui se passe autour de lui, et donne involontairement de faux espoirs à plusieurs célibataires de son entourage. Les tweets dont il ponctue la fin de chacune de ses courtes mésaventures renforcent l'impression qu'il est perpétuellement en décalage avec la réalité. Le charadesign, qui m'avait semblé un peu simpliste au premier coup d'oeil, fait finalement très bien son boulot et accentue la légèreté dégagée par l'ensemble. Si vous cherchez une lecture fraîche et amusante, ce manga pourrait bien vous séduire. La série, qui n'est pas encore terminée, compte actuellement 8 volumes au Japon. Les éditions Vega en ont déjà publié deux en français, et le 3ème est prévu pour juillet. 

Traduction de Ryoko Akiyama

dimanche 19 mai 2019

"Les âmes silencieuses" (Mélanie Guyard)


1943. Héloïse Portevin a vingt-et-un ans lorsqu'un détachement allemand s'installe dans son village. Avides d'exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu'elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences... 

2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l'auteur des lettres. 

Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur... et pour le pire.

mercredi 15 mai 2019

"Enferme-moi si tu peux" (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg)



"Les histoires que je vais vous raconter se déroulent entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Il vaut mieux, en ce temps-là, être un homme, blanc, cultivé et bourgeois.* 

Les femmes et les enfants n'ont aucun droit. Les paysans n'ont plus de terre; ils deviennent pauvres et ouvriers. Les vieux et les malades gênent; on les préfère isolés et enfermés. Ils sont donc toute une population d'exclus: négligeables, corvéables, insignifiants. 

Pourtant, certains d'entre eux, du fond de leur gouffre, ont été touchés par la grâce. Un jour le déclic s'est produit, ils s'en souviennent comme si c'était hier. 

Ils ont entendu une voix, celle d'un esprit, d'un fantôme ou d'un ancêtre. Ils ont su alors qu'il y avait un ailleurs pour eux, et qu'il était intérieur."

dimanche 5 mai 2019

"La maison de la plage" (Séverine Vidal/Victor L. Pinel)


Julie a récemment perdu son compagnon. Alors qu'elle commence tout juste à remonter la pente, elle apprend qu'un de ses oncles souhaite vendre Les Trémières, la maison située sur la côte Atlantique où sa famille s'est toujours réunie pour les grandes vacances. Ce dernier été tous ensemble risque d'avoir un goût un peu particulier...

"La maison de la plage" remonte le temps pour raconter des moments-clés de la vie des Trémières à trois époques différentes: 2018, où débute le roman graphique, puis 1968, lorsque les grands-parents de Julie firent l'acquisition de la maison, et 1959, à l'arrivée des propriétaires précédents. Un secret lié au papier peint de la chambre jaune sert de fil rouge à toute l'histoire.

J'avoue avoir été assez peu touchée par la dernière partie, vue à travers les yeux d'une fillette de 8 ans dont la réaction à un événement qu'on devine très vite m'a paru quelque peu... exagérée. En revanche, les pages consacrées à Julie et aux siens m'ont beaucoup émue, sans doute parce que j'y ai retrouvé des situations et des sentiments très universels. Les divergences et les querelles au sein d'une fratrie. Le soutien inconditionnel qu'on peut trouver auprès de sa famille (quand on a eu de la chance à la loterie de la naissance). L'ancrage profond que donnent les souvenirs d'enfance et les habitudes partagées. La douceur des amitiés d'adolescence qui survivent à l'âge adulte. La continuité d'une génération à l'autre, d'une époque à l'autre. Et, comme sur la couverture, la force qu'on tire des gens qui nous encadrent pour faire face aux vagues de l'existence. 

mardi 30 avril 2019

Lectures d'Avril 2019




ROMANS:
- A witchcraft mystery #6: A vision in velvet (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- If we were villains (M. L. Rio) ♥︎♥︎
- The hunting party (Lucy Foley)
- The lost & found (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le mur invisible (Marlen Haushofer) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Seven days of us (Francesca Hornak)
- Le putain d'énorme livre du bonheur qui va tout déchirer (Anneliese Mackintosh) ♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #7: Spellcasting in silk (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎
- The half-life of Molly Pierce (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎
- Women of the dunes (Sarah Maine) - en cours
- Miracle Creek (Angie Kim)
- Things in jars (Jess Kidd) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les buveurs de lumière (Jenni Fagan) - en cours
- On ne parle jamais de Dieu à la maison (Ariane Gardel* ♥︎♥︎♥︎♥︎
- You must not miss (Katrina Leno) ♥︎
- The devouring Gray (Christine Lynn Herman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Commonwealth (Ann Patchett) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- Train de nuit dans la voie lactée (Kenji Miyazawa/Hinata Kino) ♥︎♥︎♥︎
- Le retour à la terre #6: Les métamorphoses (Manu Larcenet/Jean-Yves Ferri) ♥︎♥︎
- L'atelier des sorciers #4 (Kamome Shirahama) ♥︎♥︎♥︎
- Magus of the library #1 (Izumi Mitsu) ♥︎♥︎♥︎
- The ancien magus bride #10 (Kore Yamazaki) ♥︎♥︎
- Le patient (Timothé Le Boucher) ♥︎♥︎
- KakushiGoto #1 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎♥︎

vendredi 12 avril 2019

La fin de l'Annexe




Quand j'ai créé un blog lecture en novembre 2015, j'avais deux objectifs:
- désengorger Le rose et le noir, sur lequel je publiais énormément à l'époque, au point je crois que mes lectrices avaient du mal à suivre le rythme
- être légitime pour demander des services de presse aux éditeurs, et ainsi faire baisser mon énorme budget lecture.

jeudi 11 avril 2019

"Le mur invisible" (Marlen Haushofer)


Une femme d'une quarantaine d'années accompagne sa cousine et l'époux fortuné de celle-ci dans leur chalet de montagne pour y passer le week-end. Le soir de leur arrivée, la cousine et son mari se rendent au village voisin pour faire des courses. Le lendemain matin, ils ne sont toujours pas revenus. La narratrice part à leur recherche et... se heurte à un mur invisible. Très vite, elle découvre qu'humains et animaux semblent s'être instantanément pétrifiés à l'extérieur, et que les stations de radio ont cessé d'émettre. Incapable d'établir l'origine du phénomène, elle entreprend d'organiser son existence solitaire avec un chien, une vache et une chatte pour seule compagnie. 

D'ordinaire, je ne suis pas très fan de romans post-apocalyptiques - même si peu d'entre eux sont aussi durs que "La route" de Cormac Mccarthy, probablement le plus célèbre de tous. Les seules exceptions à cette règle jusqu'ici étaient "Station Eleven" et "The book of M", que j'ai adorés tous les deux: le premier pour sa poésie du désastre, le second pour son exploration originale du thème de l'identité. L'an dernier, j'ai tenté de lire "Dans la forêt" qui récoltait d'excellentes critiques, et j'ai dû m'interrompre aux deux tiers tellement cette histoire de deux soeurs adolescentes livrées à elles-mêmes dans un monde encore peuplé de gens potentiellement hostiles m'angoissait. Mais au lieu d'invoquer une catastrophe crédible de type pandémie ou attaque nucléaire, "Le mur invisible" part d'un postulat à la limite du fantastique, ce qui m'a tout d'abord évité de trop m'identifier à son héroïne.

Puis très vite, il m'est apparu que le fameux mur n'était qu'un prétexte pour isoler cette dernière, l'obliger à renoncer à sa vie de citadine ordinaire et à tout ce qui faisait son existence pour se métamorphoser au contact de la nature. Et bien qu'il ne se produise quasiment rien durant les deux ans que couvre son carnet de bord, les pages ont défilé toutes seules tant j'étais fascinée par la facilité avec laquelle cette femme banale se résigne à son étrange sort. S'il lui arrive d'avoir peur et de déprimer, on la sent aussi soulagée par la rude simplicité de sa nouvelle vie. Elle passe très peu de temps à ruminer le passé ou à s'interroger sur son avenir au-delà des quelques mois sur lesquels elle doit planifier les travaux agricoles nécessaires à sa subsistance. Au lieu de ça, elle apprivoise la montagne; elle apprend à goûter la satisfaction du labeur manuel, la beauté de ce qui l'entoure, la tendresse qui la lie à ses animaux - et à s'en contenter sans récriminations amères. Sa solitude la renforce, développe sa vie intérieure et la rapproche d'une forme de vérité universelle.

Ecrit par une autrice allemande durant la Guerre Froide, "Le mur invisible" dresse un magnifique portrait de femme contrainte de ne compter que sur elle-même, et qui en des circonstances extraordinaires se découvre des ressources insoupçonnées. Un véritable traité de résilience et de sagesse dont je ne saurais que trop vous recommander la lecture. 

Traduction de Liselotte Bodo et Jacqueline Chambon

dimanche 31 mars 2019

Concours "Killer game": la gagnante!




C'est donc Emmanuelle Be qui remporte le livre cette fois. 

Envoie-moi tes coordonnées postales à:  leroseetlenoir@hotmail.com

Merci à toutes pour votre participation, et à bientôt pour d'autres concours

samedi 30 mars 2019

Lectures de Mars 2019




ROMANS:
- A witchcraft mystery #1: Secondhand spirits (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #2: A cast-off coven (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #3: Hexes and hemlines (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le pouvoir de Susan (Peter Hoeg) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #4: A witch's wardrobe (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Veronica Speedwell #4: A dangerous collaboration (Deanna Raybourn) ♥︎♥︎♥︎
- Bowlaway (Elizabeth McCracken) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Chambre 128 (Cathy Bonidan)
- Opposite of always (Justin Reynolds) ♥︎♥︎♥︎
- Les fabuleuses aventures d'Aurore (Douglas Kennedy/Joann Sfar) ♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #5: Tarnished and torn (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎
- The Great Believers (Rebecca Makkai) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The truth about keeping secrets (Savannah Brown)
- Happily everlasting #1: Dead man talking (Jana DeLeon) ♥︎

BEDE/MANGA:
- March comes in like a lion #12 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎
- La lanterne de Nyx #1 (Kan Takahama) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Duellistes Knight of Flower #1 (Mai Nishikata) ♥︎♥︎♥︎
- The mortal instruments #1 (Cassandra Clare/Cassandra Jean) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The mortal instruments #2 (Cassandra Clare/Cassandra Jean) ♥︎♥︎♥︎♥︎

samedi 23 mars 2019

Concours: "Killer game" (Stephanie Perkins)


La dernière en date de mes traductions est un slasher YA, autrement dit, un roman d'horreur assez gore à destination d'un public d'ados. Ca se passe dans une petite ville américaine paumée au moment d'Halloween, avec une ambiance qui rappelle "Souviens-toi l'été dernier", des personnages un peu marginaux et plutôt divers: l'héroïne est métisse, son meilleur ami trans, sa meilleure amie goth et son petit ami traîne une sale réputation.

Pour gagner un exemplaire de "Killer Game", racontez-moi dans les commentaires de ce billet quelle est votre plus grande peur ou phobie. Clôture du concours samedi 30 mars à minuit; tirage au sort et annonce de la gagnante le lendemain. Envoi en Europe seulement. 

Bonne chance à toutes!

dimanche 10 mars 2019

"La lanterne de Nyx T1" (Kan Takahama)


Nagasaki, 1878. Orpheline recueillie par sa tante, qui la considère juste comme une bouche supplémentaire à nourrir, Miyo ne possède aucune compétence monnayable - sauf peut-être ce pouvoir qui lui permet, en touchant un objet, de voir ses propriétaires passés et futurs. Elle parvient à se faire embaucher par Momotoshi, un marchand excentrique tout juste rentré de l'Exposition Universelle de Paris avec une myriade d'objets fort exotiques pour le Japon de l'époque...

Beaucoup d'originalité pour ce manga en 6 tomes (terminé en VO). D'abord le format, légèrement supérieur à celui des publications ordinaires, et qui m'a tout juste suffi à déchiffrer certains passages. Ensuite, l'époque, le thème et l'atmosphère, mélange d'Orient et d'Occident, de réalisme historique et de fantastique. Entre les chapitres, l'autrice expose le résultat de ses recherches sur les objets qu'elle met en scène: la première édition japonaise d'"Alice au pays des merveilles", l'apparition des tablettes de chocolat en Europe, la machine à coudre et le développement du prêt-à-porter, la technologie du phonographe... On apprend plein de choses tout en suivant avec plaisir le quotidien de Miyo, ado mal dégrossie qui, au fur et à mesure qu'elle s'instruit, gagne en assurance et s'épanouit dans son nouvel environnement. J'ai juste regretté qu'elle fasse très peu usage de son intéressant pouvoir dans ce premier tome. Raison de plus pour guetter la suite avec impatience!

Traduction de Yohan Leclerc

mercredi 6 mars 2019

"Seconhand spirits" (Juliet Blackwell)


Lily Ivory est une sorcière de naissance, que ses pouvoirs ont obligée à fuir la petite ville du Texas où elle avait grandi. Pendant des années, elle a parcouru le monde sans s'attacher à personne - mais à présent, elle estime le temps venu de se fixer quelque part. Elle a choisi San Francisco pour son énergie positive, et ouvert une boutique de vêtements vintage dans l'ancien quartier hippie de Haight Ashbury. Malgré ses hésitations, elle a déjà commencé à tisser des liens: avec Bronwyn, la wiccane herboriste qui la seconde chez Aunt Cora's Closet, avec Conrad, un jeune "punk du caniveau" à qui elle confie de menues tâches en échange d'un solide petit déjeuner, ou avec Maya, une étudiante en arts plastiques dont la mère effectue des travaux de couture pour elle. Mais un jour, alors qu'elle s'est rendue chez une vieille dame au passé douloureux pour y récupérer toute une collection de robes anciennes, Lily entend la plainte de la Llorona, un esprit mexicain connu pour noyer des enfants... 

Absolument tout m'a plu dans "Secondhand Spirits". San Francisco est une ville géniale où j'espère bien retourner un jour, et que j'ai eu plaisir à retrouver dans les pages de ce livre. Le commerce de vêtements vintage qui occupe officiellement les journées de Lily est présenté sous un jour intéressant et attachant. Les personnages secondaires sont nombreux et divers, avec des caractères très distincts - bienveillants pour la plupart, mais pas nécessairement Bisounours. Le familier de Lily, un gobelin-gargouille qui se change en cochon nain pour pouvoir accompagner sa maîtresse sans attirer l'attention (!), apporte une touche d'humour toujours bienvenue. L'intrigue m'a parue assez originale, bien menée, prenante et pas du tout évidente à résoudre.

Mais ce que j'ai le plus adoré, c'est l'héroïne. Lily est une jeune femme très indépendante. Habituée à ne compter sur sur elle-même, elle est souvent mystifiée par les relations humaines, réticente à se laisser approcher sur le plan amical ou amoureux. Pourtant, elle fait preuve de beaucoup de bonne volonté et nous épargne les drames imbéciles aussi bien que les sarcasmes constants qui ont fini par me lasser chez d'autres "femmes fortes" de la littérature récente. Juliet Blackwell en fait un personnage très humain et très crédible, dont on aimerait bien devenir la BFF. Et elle nous laisse entrevoir juste assez de son passé tumultueux pour nous donner envie d'y revenir - je veux vraiment savoir ce qui s'est passé avec ce perroquet fou à Hong Kong.

"Secondhand spirits" est le premier tome d'une série qui en compte actuellement 9, la parution du 10ème étant prévue pour cet été. Je l'ai tellement aimé que j'ai aussitôt enchaîné sur le deuxième. Pour les amateurs du genre, il est décrit comme un "cosy mystery", mais autant vous prévenir: malgré une atmosphère générale très feel good, il contient certains éléments assez sombres en rapport avec la sorcellerie. A l'heure où j'écris ces lignes, la série "A witchcraft mystery" n'est pas traduite en français. Il va sans dire que je serais tout à fait volontaire pour m'en charger!

jeudi 28 février 2019

Lectures de Février 2019





ROMANS:
- Louis & Louise (Julie Cohen) ♥︎♥︎
- Tell the wolves I'm home (Carol Rifka Brunt) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The Mussorgsky riddle (Darin Kennedy) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La grande traversée (Shion Miura) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Number one chinese restaurant (Lillian Li)
- Good omens (Terry Pratchett/Neil Gaiman) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The midnight hour (Benjamin Read/Laura Trinder) ♥︎♥︎♥︎
- Mist, metal and ash (Gwendolyn Clare) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fair-play (Tove Jansson) - en cours
- The librarian (Salley Vickers) ♥︎♥︎♥︎
- The Stravinsky intrigue (Darin Kennedy) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGAS:
- La fille dans l'écran (Manon Desveaux/Lou Lubie) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Je suis née dans un village communautaire (Kaya Takada)
- Un peu de tarte aux épinards (Philippe Pelaez/Javier Sanchez Casado) ♥︎♥︎
- Les jours qui restent (Eric Dérian/Magalie Foutrier) ♥︎♥︎
- Strangers in paradise XXV #10 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Heartbroken chocolatier T5-9 (Setona Mizushiro) ♥︎♥︎♥︎
- Ce que font les gens normaux (Hartley Lin) ♥︎♥︎♥︎
- Adieu mon utérus (Yuki Okada) ♥︎♥︎♥︎
- Yasmina et les mangeurs de patates (Wauter Mannaert) ♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS:
- Planting gardens in graves vol. 1 (r.h. Sin) ♥︎
- Draw your day (Samantha Dion Baker) - en cours


Mon cultivateur de bonnes habitudes

"Yasmina et les mangeurs de patates" (Wauter Mannaert)


Malgré son jeune âge, Yasmina est déjà une cheffe émérite, qui réussit à préparer de savoureux petits plats à partir des légumes donnés par ses deux amis jardiniers Cyrille et Marco. Mais le jour où un méchant fabricant de patates en sachet rase les potagers pour y installer son usine, la fillette se retrouve bien embêtée. Ce n'est pas avec le maigre salaire d'Omran, son papa employé dans un fast-food, qu'elle va réussir à acheter des tomates à près de 3€ le kilo. Heureusement, elle arrive à se servir en douce dans le jardin qu'une mystérieuse voisine cultive sur le toit de son immeuble. Puis les patates en sachet envahissent les magasins, connaissant un succès fou, et les gens qui en ont mangé se mettent à se comporter très bizarrement... 

On aura compris depuis longtemps que je suis incapable de résister à une bédé culinaire. Mais outre son thème alléchant, "Yasmina et les mangeurs de patates" coche pratiquement toutes les cases de ce que j'adore en bande dessinée. Sur le plan graphique: absence de cases, longues plages muettes et néanmoins très parlantes, bâtiments vus en coupe et architecture originale, gros plans d'assiette, belles illustrations pleine page... Sur le plan de la narration, une jeune héroïne racisée, futée et militante du bien-manger, des personnages secondaires divers et attachants malgré leurs petits travers, des échanges hyper drôles (notamment entre le jardinier tradi et le fou du bio, ou entre Omran et ses collègues qui, voyant ses bento végétariens, soupirent qu'eux, sans viande et sans frites, ils ont de nouveau faim à 16h). Même si j'ai davantage aimé le côté "tranche de vie" de la longue mise en place que l'aventure qui s'emballe dans le dernier tiers, le récit est original et maîtrisé, sans aucun temps mort. Et malgré son côté parfois farfelu, il fait passer de très chouettes idées. Mon avis: il vous le faut. Pas encore convaincu? Allez lire les 24 premières pages ici

Traduction de Laurent Bayer



mercredi 27 février 2019

"Adieu, mon utérus" (Yuki Okada)


Yuki Okada a 33 ans, un mari très pris par son métier de mangaka, une petite fille de deux ans et demi et une carrière qui décolle enfin quand elle découvre qu'elle a un cancer du col de l'utérus. Dans ce manga en un seul tome, elle raconte son parcours depuis le diagnostic jusqu'à la radiothérapie qui a suivi son opération. Très angoissée de nature, elle doit faire le deuil d'un éventuel deuxième enfant, gérer l'idée d'une ménopause précoce, mais aussi apaiser les craintes de ses proches et gérer les répercussions matérielles que sa maladie va avoir sur eux. 

Le sujet n'est certes pas très gai, mais l'autrice ayant publié "Adieu, mon utérus" cinq ans plus tard, on sait d'entrée de jeu que son histoire se termine bien. Elle la raconte avec beaucoup de candeur et de sensibilité, sans toutefois s'apitoyer sur son sort. J'ai été particulièrement touchée par la solidarité entre elles et les autres patientes qui partagent sa chambre - la manière dont leur présence, qu'elle vit d'abord comme une agression, finit par lui apporter courage et réconfort. Toutefois, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur l'après-hystérectomie. J'ai regretté qu'elle ne parle pas vraiment des suites de l'opération, des conséquences sur sa santé et sa forme physique, de ce que ça avait pu changer à sa manière d'appréhender la vie. Du coup, bien que ce manga soit intéressant, je l'ai refermé un peu frustrée. 

Traduction de Mireille Jaccard

mardi 12 février 2019

"La grande traversée" (Shion Miura)


Jeune homme discret et emprunté, Majimé se voit bombardé éditeur d'un dictionnaire en cours d'élaboration. Il ne le sait pas encore mais ce projet ambitieux, baptisé "La grande traversée", va prendre une quinzaine d'années de sa vie...

Enorme succès commercial au Japon, où il a également été adapté sous forme de film et de dessin animé, "La grande traversée" a pourtant mis du temps à me séduire. La quatrième de couverture laissait supposer une forte composante gastronomique à travers le personnage de Kaguya, dont Majimé est amoureux et qui est tout aussi obnubilée par la cuisine que lui par la lexicographie. En réalité, le sujet est à peine évoqué, ce qui m'a  déçue au point que j'ai failli abandonner ma lecture en cours de route. 

Et puis je me suis attachée à ce héros improbable qu'est Majimé. Un peu excentrique, il se fiche des apparences, ne se souciant que de faire le meilleur travail possible: approcher au plus près la vérité de chaque mot, en répertorier toutes les nuances possibles, décider quels termes désuets doivent être éliminés pour faire place à d'autres plus modernes. Un labeur de fourmi dans lequel il met toute son énergie et tout son coeur. Il n'a pour l'assister qu'une équipe réduite: deux hommes âgés spécialistes des dictionnaires, une secrétaire à mi-temps, un collègue désinvolte et moqueur qui va devenir pour lui un précieux allié, et plus tard, une jeune femme d'abord contrariée par sa mutation mais que l'enthousiasme de Majimé va gagner peu à peu. Malgré des années d'incertitude quant au sort de "La grande traversée", il fait preuve d'une obstination sans faille, d'un dévouement à la pureté contagieuse. 

J'ai aimé sa relation peu conventionnelle avec Kaguya, chacun se consacrant entièrement à sa passion et respectant celle de l'autre au détriment d'une vie de famille classique. J'ai aimé l'ambiance du service des dictionnaires, relégué par la maison d'édition dans un vieux bâtiment délabré, insuffisamment financé et considéré avec une pointe de mépris par les autres employés, mais qui se transforme en ruche bourdonnante durant la période de bouclage. J'ai aimé la plaisanterie pourtant pas très fine de Nishioka, prétexte à une annexe amusante à la fin du roman. Bref, même si ce n'était pas tout à fait le roman que je pensais lire lorsque je l'ai acheté, je l'ai finalement beaucoup apprécié. 

Traduction de Sophie Refle

dimanche 10 février 2019

"The Mussorgsky riddle" (Darin Kennedy)


Investigatrice psychique, Mira Tejedor est appelée au secours d'un garçon autiste de 13 ans qui a brusquement sombré dans l'apathie. Si d'ordinaire elle se contente de percevoir les émotions d'autrui, avec Anthony Faircloth, elle plonge dans un univers mental extrêmement codifié, structuré selon "Tableaux d'une exposition" du compositeur Moussorgski...

Voilà un policier fantastique fort original! L'héroïne mène l'enquête à la fois dans le monde réel et dans une oeuvre de musique classique dont chaque personnage est une émanation de la psyché fracturée d'un adolescent. Qu'est-ce qui a bien pu traumatiser Anthony au point qu'il se retranche totalement en lui-même? Bien qu'un peu lentes à mon goût, les révélations sont amenées avec beaucoup d'habileté et aboutissent à une résolution qu'on ne voit pas venir à vingt kilomètres. Intrigant et très réussi, "The Mussorgsky riddle" peut tout à fait se lire seul, mais l'auteur a écrit deux autres tomes avec la même héroïne et sur le même principe, sur lesquels je me pencherai probablement plus tard.