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vendredi 11 octobre 2019

Où je cesse de m'en vouloir pour mon décalage




Il y a quelques mois, ma copine Mélanie se lançait dans une démarche pour diagnostiquer un éventuel autisme, et j'expliquais dans ce billet pourquoi je n'avais pas l'intention d'en faire autant. L'analyse était assez claire dans ma tête. Je n'avais pas envie d'investir mon temps, mon argent et mon énergie (trois choses que je refuse de dépenser à mauvais escient) dans un processus réputé long et pénible en France. Je savais que le résultat, même positif, ne résoudrait en rien mes difficultés relationnelles ni ne diminuerait mon hypersensibilité à certains stimuli, deux des choses qui ont eu le plus d'impact négatif sur ma vie. Le seul bénéfice éventuel que je pouvais y voir, ce serait que mettre un nom clinique sur ces symptômes me débarrasserait de la culpabilité qu'ils m'inspirent depuis toujours. Je serais certaine que non, ils ne sont pas juste le produit de ma mauvaise volonté, d'un tempérament capricieux ou d'une incapacité à prendre sur moi. Qu'ils font partie de mon câblage originel, et que lutter contre eux serait aussi vain que me rebeller contre ma petite taille en espérant que ça me fera prendre quelques centimètres. 

dimanche 29 septembre 2019

Les cinq langages de l'amour




Toujours à la recherche d'outils pour améliorer la communication dans mon couple, je suis tombée cette semaine sur un livre très intéressant appelé "The 5 languages of love" - en français, avec une couverture superbement cucul qui ne m'aurait pas du tout donné envie à elle seule: "Au coeur des 5 langages de l'amour : Le secret des couples qui durent". Oeuvre d'un pasteur baptiste qui travaille également comme conseiller conjugal, il ne date pas d'hier puisqu'il a été publié en 1992, mais j'ai trouvé qu'il développait une classification très pertinente.

mercredi 7 août 2019

Stratégie de la chute libre




J'émerge d'une période assez difficile. 
Pendant un peu plus d'un an, mon cerveau a oscillé entre "A quoi ça sert de continuer?" les bons jours, et "Tu ferais mieux de chercher la solution la plus rapide et indolore pour en finir" les mauvais. J'ai eu beaucoup de mal à ignorer ses injonctions. 
En cause, mes premières périodes de chômage technique, qui se sont multipliées en s'allongeant à chaque fois. La crainte grandissante de ne plus pouvoir vivre du métier que j'adore. La terreur pure à l'idée de devoir prendre un emploi "normal", avec des gens autour de moi toute la journée et un lieu de travail fixe qui foutrait ma vie en l'air. 
A côté de ça, une actualité de plus en plus anxiogène. L'accélération visible du réchauffement climatique, les mises en garde affolées de la communauté scientifique. La certitude grandissante que nous allons vers un bouleversement total de notre mode d'existence et sans doute une extinction de masse, pas d'ici la fin du siècle comme initialement prévu mais peut-être bien de mon vivant. La rage de voir que les gens en position de pouvoir ne veulent rien faire, parce qu'ils sont assez âgés et assez riches pour penser que les pires effets ne les concerneront pas. 
Bref, une impuissance de plus en plus grande face à des changements tant personnels que généraux qui me terrifient.

mardi 18 juin 2019

La stratégie anti-patate de canapé


La moitié de l'année étant déjà écoulée, le moment me semblait bien choisi pour faire un petit bilan de mes résolutions 2019. J'avais décidé de développer deux nouvelles habitudes: pratiquer le yoga 20 mn par jour, et dessiner dans mon agenda chaque jour. Au bout de six mois, voici ce que ça donne (les photos ont été prises dimanche):





lundi 28 janvier 2019

L'authenticité plutôt que la perfection





J'ai passé la semaine dernière à bosser et faire du yoga sans mettre le nez hors de chez moi. Du coup, je n'avais rien de sympa à poster sur Instagram, et même si ce n'est pas du tout une obligation, ça me manquait. N'ayant personne sous la main pour me prendre en photo, je me suis dit que j'allais apprendre à me servir de la fonction retardateur de mon Lumix et immortaliser les poses un peu difficiles de mes séances quotidiennes de yoga. La planche latérale, par exemple. Ou le danseur. J'ai fait plusieurs essais pour obtenir des clichés satisfaisants et... j'ai eu honte à l'idée de les poster. Je n'ai pas une silhouette athlétique ni plaisante à regarder, et ces postures, je suis capable de les faire, mais je ne les réussis pas spectaculairement bien non plus. Alors que sur Instagram, c'est plein de vingtenaires élastiques comme du chewing-gum, avec des cuisses fuselées et un ventre concave. D'ailleurs, me suis-je dit tristement en pianotant sur mon iPad, il suffit d'aller voir le hashtag du challenge en cours d'Adriene.

mardi 1 janvier 2019

Commencer petit, être régulier


Je fais partie de ces gens qui tentent perpétuellement de remédier à leurs défauts, d'adopter de bonnes habitudes, de développer de nouvelles compétences. Parfois ça marche, et parfois ça échoue spectaculairement. A force d'essais et d'erreurs, j'ai fini par apprendre deux ou trois choses sur la définition d'objectifs personnels et le meilleur moyen de les atteindre. Par exemple: la fatigue décisionnelle nous guette tous. Au quotidien, nous n'avons pas un stock de volonté infini. Donc, il est inutile d'essayer de tout changer dans sa vie du jour au lendemain. Si une patate de canapé gourmande décide au 1er janvier d'entamer un régime draconien et de faire une heure de sport par jour jusqu'à ce qu'elle ait perdu 10 kilos, le printemps la trouvera déprimée par son échec, plus pauvre d'un abonnement d'un an dans un club de fitness où elle aura mis les pieds 3 fois, frustrée de bonne bouffe et probablement lestée de 2-3 kilos rebond supplémentaires. 

mercredi 29 août 2018

Neuroplasticity: How to rewire your brain




La neuroplasticité, c'est la capacité du cerveau à se modifier lui-même grâce à des apprentissages qui créent des connexions physiques entre nos neurones, leur permettant de communiquer de nouvelles façons. On a longtemps pensé que cette capacité s'éteignait à l'âge adulte, mais c'est archi-faux.

dimanche 22 juillet 2018

Le jugement de mon père





Quelques jours après avoir publié ce billet, je suis allée boire un verre avec Gasparde. On a causé de tout un tas de trucs inoffensifs pendant deux heures: nos voyages, nos lectures, nos connaissances communes ou nos petits dégoûts. Puis, alors qu'on attendait patiemment au bar pour payer, elle m'a lancé sur un ton désinvolte: "Au fait, à propos ton billet de l'autre jour: tu as peur qu'il se passe quoi, au juste, si tu te montres plus vulnérable avec ton entourage? Pourquoi tu crois que les gens vont en profiter pour te faire du mal?". 

mercredi 18 juillet 2018

La tasse est déjà cassée





Plus jeune, j'entassais religieusement les jolis objets, comme si mon appartement était un musée où je me devais de collectionner tout ce que je trouvais beau. Nul n'avait le droit d'y toucher de crainte que mes trésors ne s'abîment ou, horreur des horreurs, ne se cassent. Il me semblait qu'un petit bout de moi aurait disparu avec eux, un petit bout de moi qui devait être préservé à tout prix.

Puis la vie est passée par là.

mardi 17 juillet 2018

De la zone de confort et des coups de pied au cul qui nous en éjectent





J'avais prévu de consacrer mon mois de juin à la traduction d'un livre dont la VO n'était finalement pas disponible à ce moment-là, et ne le serait sans doute pas avant début juillet. Confrontée à la perspective d'un mois de chômage technique, j'ai paniqué et battu le rappel des troupes - autrement dit, j'ai contacté toutes les éditrices avec qui j'avais déjà travaillé pour leur demander si elles auraient quelque chose à me proposer en urgence. La réponse était non. Mais deux d'entre elles avec qui je m'entends particulièrement bien ont eu la gentillesse de parler de moi à leurs collègues. Résultat: avant la fin du mois, j'avais deux romans jeunesse au planning de mon été et, pour peu que je rende du bon boulot, l'assurance d'autres commandes à venir pour deux grosses maisons qui pratiquent des tarifs très satisfaisants. 

mardi 10 juillet 2018

Redevenir humaine





Par défaut, je me méfie des gens que je ne connais pas. Je pars du principe qu'il y a de fortes chances qu'ils abusent de ma gentillesse ou cherchent à profiter de mes faiblesses. J'ai de très bonnes raisons "historiques" pour ça. A mes yeux, les autres sont avant tout des menaces, des dangers potentiels. Du coup j'ai, à dessein, choisi un métier extrêmement solitaire, et ça fait 25 ans que je limite mes rapports humains au maximum. Une fois de temps en temps, j'apprends à connaître quelqu'un d'intéressant sur internet, et je finis par me sentir suffisamment en confiance pour avoir envie de le rencontrer en vrai. Mais même à ceux que je considère comme mes proches, je ne dévoile pas tout. Pas tous les faits, et surtout, pas tous les sentiments qui les accompagnent.

mardi 13 mars 2018

Reprochable




Parmi toutes les injonctions qu'on nous serine à longueur de journée, certaines relèvent d'un moule social dans lequel je me fiche éperdument de ne pas rentrer: je n'ai pas d'enfants, je ne suis pas douce et conciliante, je ne fais pas un 38, je ne me maquille pas, je ne m'épile pas sous les bras et j'emmerde bien fort toutes les idées préconçues sur la féminité. Mais même en me limitant aux valeurs avec lesquelles je suis en accord - en gros, une consommation responsable et l'égalité des droits pour tous, -, je n'arrive pas à être irréprochable 100% du temps. 

mardi 16 janvier 2018

"Be kind and be useful"




La semaine dernière, alors que je parcourais le bel album photo consacré à la présidence de Barack Obama, je suis tombée sur ce conseil de vie qu'il avait donné à sa fille aînée Malia: "Be kind and be useful". Autrement dit: "Sois bienveillante et rends-toi utile". En effet, je crois que c'est le mieux qu'on puisse demander à un être humain, le mieux à quoi chacun de nous puisse aspirer. Et si je fais mon propre bilan à l'aune de ces critères... Honnêtement, ce n'est pas brillant. 

dimanche 8 octobre 2017

Le mérite et le privilège




Longtemps, ça m'a beaucoup énervée qu'on me dise "Tu as de la chance de...", suivi d'un truc que je devais uniquement à mon travail ou à mes choix de vie. Exemple: "Tu as de la chance de pouvoir lire autant." Euh, non. Je n'ai ni enfants ni télé, ça me laisse du temps libre le soir, point. Ou encore: "Tu as de la chance de faire un métier que tu aimes." Ouais, mais toujours non. Ce métier que j'aime, je me suis lancée dedans sans avoir fait les études correspondantes ni bénéficier d'aucun piston. J'ai pris le risque de m'installer comme travailleur indépendant alors que je n'avais aucun filet de sécurité genre parents friqués ou conjoint salarié, et pendant les sept premières années, j'ai bossé 51 semaines par an, 6 jours par semaine, 12 heures par jour. Donc pour la chance, on repassera. 

mardi 5 septembre 2017

La fin de l'anxiété?




Si j'ai toujours été d'un naturel plus inquiet que la moyenne, c'est en 2008, suite au décès d'une amie atteinte d'un cancer, que j'ai commencé à souffrir d'angoisses aiguës. Assez vite, je me suis mise à faire des attaques de panique, et au bout d'un an, j'étais dans un état si pitoyable que j'ai dû accepter de me faire mettre sous anxiolytiques. Pendant six mois, j'ai dormi 12 heures par jour et été complètement abrutie le reste du temps; j'ai aussi bouffé comme quatre et pris dix kilos que je n'ai jamais réussi à reperdre par la suite. Mais je pense vraiment que sur le coup, ça m'a sauvée. J'ai bien fait de les prendre - et encore mieux fait de les arrêter dès que je m'en suis sentie capable. 

samedi 5 août 2017

"Le début des haricots" (Fanny Gayral)


Médecin urgentiste, Anna consacre toute sa vie et son énergie à ce métier qu'elle adore, mais où elle se trouve entièrement sous la coupe de son père - un éminent cardiologue qui terrorise tout son entourage. Le jour où elle commet une grave faute professionnelle, la jeune femme craint d'avoir fichu sa carrière en l'air. Alors, au lieu de se rendre au prestigieux congrès où elle doit présenter le résultat des travaux de son père, elle s'inscrit sur un coup de tête à un stage de psychothérapie intégrative. Elle ne croit pas beaucoup à ce qu'elle considère comme du blabla ésotérique, mais à ce stade, elle a grand besoin que quelque chose change dans sa vie...

Premier roman d'une médecin qui non seulement sait de quoi elle parle, mais qui possède aussi un joli brin de plume, "Le début des haricots" raconte avec beaucoup d'humour comment la méditation et la thérapie de groupe vont permettre à une jeune femme trop docile, depuis toujours sous l'emprise d'une figure paternelle écrasante, de se trouver elle-même et de choisir sa propre voie. Parfois, nous dit-il, les catastrophes sont l'occasion d'un nouveau départ, et ce qu'on prend pour la fin de tout n'est en fait que le commencement de quelque chose de meilleur. Un roman sympathique, résolument positif et optimiste. 

Merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture. 

samedi 29 juillet 2017

Tostaky-Chantilly




Je suis assise sur une des banquettes en velours vert de la brasserie où j'aime venir bouquiner l'après-midi. Un thé glacé trop sucré devant moi, je lis l'histoire d'un auteur bientôt quinquagénaire confronté à son propre vieillissement. J'ai les pieds gonflés dans mes sandales à talon et je transpire dans ma robe en lin rose pâle. Tout à l'heure, j'ai déjeuné avec une amie et sa fille de 15 ans qui mesure une tête de plus que moi; on a parlé de la sexualité des ados et je me suis sentie antique en repensant à mes premières expériences - si loin. Mon esprit vagabonde. Il serait temps de commencer à organiser notre prochain séjour en Irlande. Vaut-il mieux que j'achète un lave-vaisselle ou que je mette des sous de côté pour changer mon MacBook rapidement? Avec tous les magasins de fringues qu'il y a dans le centre-ville, c'est quand même fou de ne pas réussir à trouver UN débardeur noir en coton épais avec des bretelles un peu larges. Est-ce qu'on réserve un escape game pendant les vacances à Toulouse? Dans un coin de la salle s'élèvent, en sourdine, les premières mesures d'une de mes chansons préférées de tous les temps.

Nous survolons des villes, des autoroutes en friche...

mercredi 26 juillet 2017

Où je recommence à faire des projets



Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite, mais depuis sept ans, j'ai cessé de faire des projets d'avenir. 

Au mois de septembre 2010, on a diagnostiqué un cancer à mon père, et j'ai aussitôt mis entre parenthèses mes projets de grands voyages - je ne voulais pas être à l'autre bout du monde si son état empirait brusquement. Pendant deux ans, j'ai vécu entre Bruxelles, Toulon et Toulouse selon un planning soigneusement calculé et en passant une bonne partie de ma vie dans des TGV. Au final, mon père est mort en octobre 2012, et je n'étais quand même pas près de lui ce jour-là. 

mardi 18 juillet 2017

J'essaie d'apprendre...




...à demander - de l'aide, ou autre chose - sans avoir honte
...à m'autoriser la tristesse parfois, et à l'exprimer
...à faire la sourde oreille quand mon-cerveau-ce troll est en roue libre
...à ne pas stresser pour des trucs qui n'en valent pas la peine
...à être plus affectueuse même quand je n'ai rien bu