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dimanche 2 novembre 2014

Etienne Daho: Diskönoir Tour au Cirque Royal


La première fois que j'ai vu Etienne Daho en concert, c'était pendant le Tour Martien. Je devais avoir 18 ou 19 ans, et j'écoutais déjà sa musique depuis plusieurs années. L'album "Pop Satori" avait rythmé ma prépa; j'avais adopté "Paris le Flore" comme mon hymne à la dolce vita étudiante, mi-arty mi-intello. Puis le temps a passé, et si j'ai délaissé beaucoup des chanteurs de mon adolescence, je suis restée fidèle à Etienne. J'ai adoré chacun de ses albums - à l'exception d'"Eden" dont les tonalités électro m'ont rebutée. Ses chansons sont un peu devenues la bande-son de ma vie, surtout "Des attractions désastres", qui parle si bien du désordre des sens, et "L'orage" que j'ai écoutée en boucle à une période où j'étais assez malheureuse. Chaque fois que j'en ai eu l'occasion, je suis retournée le voir sur scène, et je n'ai jamais été déçue. Il y a 6 ans, à l'occasion de l'Obsession Tour, j'ai assisté à son show au Cirque Royal avec Chouchou. C'était notre premier concert ensemble, celui d'un artiste que nous aimions tous les deux, dans une salle à taille humaine et à l'acoustique excellente. Nous en avons passé toute la seconde moitié à danser dans une allée, près de la scène. Alors, quand j'ai vu que le Diskönoir Tour serait de nouveau au Cirque Royal ce 31 octobre, je me suis dépêchée de prendre des places. Ca a même été mon tout premier achat de l'année 2014, dans la journée du premier janvier...

Vendredi soir, donc, nous arrivons à la salle 5 minutes avant l'heure indiquée sur nos billets. Pourtant, la première partie est déjà commencée. Un jeune homme chante en français sur une musique très connotée années 80 (et qui me plaît bien, du coup). "Je m'appelle Thérèse", répète-t-il à plusieurs reprises pendant son set, et je me dis que quand même, ses parents sont cruels. (Plus tard, en surfant sur internet, je découvrirai que son nom est en réalité Perez. Je crois qu'il va être temps d'investir dans un sonotone.) J'ai encore en mémoire les trois premières parties de 2008 qui avaient duré une bonne heure et demie et m'avaient mise au bord de la crise de nerfs; aussi suis-je été très soulagée de voir Etienne Daho monter sur scène un peu avant 20h30. Il attaque sur "Satori Theme" avec quelques grands coups de cymbale. Lunettes noires, costard Saint-Laurent, images en noir et blanc qui défilent sur un écran derrière lui: le ton est donné. Et quand j'entends les premières notes de "Des attractions désastre", la chanson de lui que je préfère entre toutes, je me lève de mon siège dans les gradins et entraîne Chouchou dans l'allée comme il y a 6 ans. Je finis au premier rang sur la droite, avec une excellente vue sur Etienne et largement la place de me trémousser tout mon soûl - l'avantage des concerts où le public se compose essentiellement de bobos enthousiastes mais bien élevés.

Pendant une heure 40 environ, Etienne Daho alterne avec bonheur ses plus grands tubes ("Epaule tattoo", "Tombé pour la France", "Le grand sommeil", "Saudade", "Bleu comme toi", "Heure hindoues", "Comme un boomerang"...), des morceaux moins connus ("Soleil de minuit" ou "Il ne dira pas") et des extraits de son dernier album studio ("La peau dure", "En surface", "L'homme qui marche", "Les chansons de l'innocence"). Il transpire abondamment dans son costume sombre; ses cheveux grisonnent maintenant, et les contours de son visage accusent sa presque soixantaine. Mais il n'a rien perdu de son élégance de dandy de la pop, et si la pure légèreté d'autrefois s'est mâtinée d'une certaine gravité avec l'expérience, je ne crois pas l'avoir jamais vu prendre un plaisir aussi évident sur scène. La scénographie hyper sobre laisse la part belle au son qui, franchement, déménage grâce aux excellents musiciens dont Daho a toujours su s'entourer. Les décennies écoulées n'ont terni ni son sourire en coin un peu timide, ni l'éclat pétillant de ses yeux; elles n'ont pas entamé le mélange de grâce et de sexytude avec lequel ses bras ondulent et son corps svelte se déhanche. Comme la salle refuse de le laisser partir après deux rappels, pour finir, Etienne Daho s'agenouille au bord de la scène et entonne "Week-end à Rome" a capella, en duo avec les centaines de personnes qui viennent de lui faire une longue ovation. Petit moment magique qui me vaudra ma seule photo réussie de la soirée. Ciao, Etienne. On se revoit pour ta prochaine tournée.




vendredi 1 février 2013

Que sont les mauvais garçons devenus?





Je n'ai pas la télé, je n'écoute pas la radio et je ne fréquente pas d'ados. Mais quand même, je passe pas mal de temps sur internet. Assez pour avoir remarqué l'engouement délirant suscité par Justin Bieber et les One Direction. Je n'ai jamais entendu la moindre chanson ni de l'un ni des autres; en revanche, j'ai vu passer des milliards de tweets, de photos et de déclarations d'amour lancées par des fans éperdues. Sérieusement, les filles? Ces petits minets tout lisses, à la mignonnitude si convenue et si fade? Qu'est-ce qui vous fait rêver chez eux? Qu'est-ce qui excite vos hormones toutes fraîches? C'est parce qu'ils ont l'air gentil, c'est ça? Non mais honnêtement, être émoustillée par la gentillesse, c'est un truc de trentenaire. Ca arrive après qu'on ait souffert entre les mains de quelques mauvais garçons, histoire de ne pas se réveiller un jour avec quarante piges au compteur et le sentiment de ne pas avoir vécu. 

Quand j'avais votre âge, les chanteurs qui me faisaient fantasmer, c'était Andrew Eldritch de Sisters of Mercy, avec ses longs cheveux noirs, son teint de vampire, son pantalon en cuir, ses lunettes miroir éternellement vissées sur le nez et sa voix impossiblement grave qui me résonnait direct dans la culotte; ou Axl Rose de Guns'n'Roses, avec ses longs cheveux blonds éternellement retenus par un bandana, son pantalon en cuir, ses tatouages de partout et sa façon de hurler dans le micro sur des riffs de guitare saturés. Eventuellement Morten Harket de a-Ha dans la vidéo de "Move to Memphis", quand il est torse nu avec un pantalon en cuir et qu'il agite ses longs cheveux châtains tandis que Béatrice Dalle se tortille par terre en jouant les pin-ups vulgaires. Moyennant quoi, je suis aujourd'hui en ménage avec le type le plus adorable du monde: un chauve qui chante atrocement faux et ne porte le pantalon en cuir que dans les grandes occasions. Mais j'ai le triple de votre âge. Forcément, mon cahier des charges du partenaire idéal a évolué en même temps que moi.

Je croyais que votre génération consommait du porno comme nous des dessins animés autrefois, que vous fumiez et buviez de l'alcool de plus en plus jeunes. Je ne dis pas que je trouvais ça bien: j'avais juste intégré l'idée qu'à âge égal, vous étiez largement plus délurées que nous autres les vieilles. Pourtant, de toute évidence, ce qui fait triper une fille de seize ans aujourd'hui, ce sont les vampires végétariens et les chanteurs à cheveux courts brillants de propreté qui s'habillent chez The Kooples.

Tout se perd, ma pauv'dame.

...A moins, évidemment, que les filles d'aujourd'hui soient plus mûres à seize ans que moi à trente. 





Et vous, amies lectrices dont l'adolescence est loin derrière vous: sur qui fantasmiez-vous quand vous étiez ado?

mardi 2 octobre 2012

Un tacle de Patrick Vieira n'est pas une truite en chocolat


Chouchou rentre tard après une visite à sa mère. Je l'informe qu'en l'attendant, j'ai préparé un gratin de chou-fleur pour le dîner, et qu'il sera prêt dans dix minutes.
Neuf minutes plus tard, alors que je suis en train de jouer à Candy Crush Saga, Chouchou me lance: "C'est quoiiiiiiiii?"
Moi, agacée: "Je te l'ai dit tout à l'heure, tu ne m'écoutes pas."
Chouchou, penaud: "Euh pardon, la journée a été longue, je suis distrait. Alors, c'est quoi?"
Moi, concentrée sur ma partie: "Un gratin de chou-fleur."
Silence perplexe de quelques secondes, puis...
Chouchou: "Ca, c'est un gratin de chou-fleur?"
Je lève la tête. Il brandit le CD de Sia commandé sur internet il y a quinze jours, que j'ai reçu ce midi et posé près de son ordinateur pour qu'il puisse le charger dans son iTunes s'il le souhaite.
Hum. Evidemment.




dimanche 8 juillet 2012

Sunny Saturday




Un déjeuner au bord de la plage, au resto hyérois l'Abri Côtier, avec Etre Exquis. Gambas à la mamie Suzanne avec, non pas de vrais morceaux de vieille dame dedans, mais un risotto crémeux aux piquillos. En dessert, de la tomme corse avec sa confiture de figues. Les deux, complètement délicieux. 30°, pas un nuage dans le ciel, le bleu foncé de la mer qui barre l'horizon et très peu de baigneurs pour le moment. Le rêve. 

Une mini-virée à la Fnac pour échanger le DVD de "Mange, prie, aime", acheté pour la 2ème fois lors d'une de ces opérations "5 pour 30€" où je fais des provisions de films à regarder les soirs de désoeuvrement. A la place, "Paris je t'aime", parce que j'avais bien aimé "New York je t'aime". Et puis pour la bonne mesure, l'album de Birdy qui est déjà mon 5ème CD de l'année (je dois couver quelque chose), et "Les chroniques de Lady Yoga" parce que je n'ai rien à lire dans mon sac. 

Une pause Coca Light en terrasse, à l'ombre de la plus belle fontaine du monde, pour entamer le bouquin suscité. Rien qui restera dans les annales de la littérature, mais ça se laisse lire. Un  honnête roman de plage, quoi. Cernée par des fumeurs qui m'asphyxient avec leurs Marlboro, je fuis à regret au bout de 60 pages. 

Un tour aux Galeries Lafayette pour jeter un coup d'oeil aux soldes. Sur le stand Caroll, je me laisse tenter par ma deuxième robe en soie depuis la semaine dernière. Mais les deux me vont super bien et me font une silhouette sympa, ce qui frise l'exploit en ce moment. J'espère maintenant que la météo bruxelloise me permettra de les porter autrement qu'avec un T-shirt à manches longues et des collants opaques... 

vendredi 27 avril 2012

"Memory", quand Vincent Delerm met sa nostalgie en scène




Elle se dit que 21h52, c'est une bonne heure de fin pour un spectacle. Ils vont pouvoir rentrer chez eux et boire un thé au jasmin en surfant sur internet avant d'aller se coucher. Elle se dit qu'il vaut mieux rester sur un léger goût de trop peu plutôt que de commencer à s'ennuyer et à regarder subrepticement la montre qu'elle n'a pas. Elle a apprécié les fauteuils confortables et le fait de bien voir la scène même depuis l'avant-dernier rang. Décidément, elle préfère les petites salles et leur atmosphère intimiste aux palais omnisports et à leur déploiement de gros son. Elle se demande si parmi les photos qu'elle a prises au jugé pour cause d'interdiction, certaines seront assez bonnes pour illustrer son billet de demain. Elle pense au père de l'artiste et se dit que la pomme n'est pas tombée loin de l'arbre, qu'ils partagent le même sens aigu de l'observation et le même chic pour résumer une atmosphère en deux-trois détails. Que curieusement, quand même, le fils semble plus tourné vers le passé, plus enclin à la nostalgie. Son amoureux acquiesce: le spectacle deux tiers théâtre un tiers chansons inédites n'était pas franchement yipiyipiyé, mais il a beaucoup aimé. Elle s'attendait à trouver ça bien et elle n'est pas déçue. Le mood correspondait à sa propre humeur du moment, ce regret d'une certaine innocence perdue, cette tentation du "c'était mieux avant" - alors qu'elle sait que c'est faux, que les moments heureux persistent juste mieux dans le rétro. Qu'importe: en regardant défiler les lumières du tunnel du Cinquantenaire, elle se dit qu'elle a passé une bonne soirée avec Vincent Delerm. 



jeudi 2 février 2012

"Old ideas": a manual for living with defeat?


Depuis le temps que je l'attendais! J'ai acheté le premier album studio enregistré par Leo depuis 8 ans, le jour même de sa sortie. Mais j'ai patienté encore 48h avant de le sortir de son emballage et de l'introduire dans mon MacBook pour le découvrir enfin au calme.

Je ne sais pas trop si on peut encore parler de chansons pour ces dix morceaux où la musique est fort discrète et où Leo récite ses textes d'une voix plus grave que jamais. Bien sûr, la plainte d'un violon, quelques notes de piano mélancoliques ou trois accords de synthé terriblement 80's se font parfois entendre, mais c'est vainement qu'on chercherait une mélodie prenante ou juste mémorable.

Quant aux paroles... Elles sont toujours aussi magnifiques, mais plus déprimantes que jamais:
"I got no future
I know my days are few
The present's not that pleasant
Just a lot of things to do
I thought the past would last me
But the darkness got that too."
Elles dressent le portrait d'un homme désabusé qui n'attend plus grand-chose de l'existence. Oh, je ne m'attendais pas à ce que Leo nous fasse le coup de "La vie selon Pépé Bisounours", mais j'avoue que j'imaginais quelque chose de plus apaisé, peut-être une ou deux perles de sagesse, éventuellement un morceau engagé. Hélas, les seules choses qui se dégagent de cet album sont une grande lassitude, une pointe d'amertume et une immense solitude. Je ne pense pas que je vais l'écouter beaucoup.

mercredi 25 janvier 2012

J'aime pas la musique


"C'est assez audacieux de dire un truc pareil en 2012", s'étonnait hier une de mes correspondantes Facebook à qui je venais de faire cet aveu.

Le fait est que j'ai l'impression de faire partie d'une toute petite minorité sur ce coup-là.

La musique, comme tout le monde, j'en ai écouté beaucoup à l'adolescence - essentiellement du rock, qu'il soit hard ou progressif. Je me suis enfermée dans ma chambre avec un casque sur les oreilles en m'absorbant dans les guitares saturées de Marillion et en me disant que si, tiens, finalement, quelqu'un me comprenait. A l'époque, oui, l'histoire de la fille qui se déshabille nerveusement dans les rayons dansants du phare de Fidra faisait vibrer ma petite âme en mal d'expression.

Et puis j'ai fait de la danse pendant longtemps. Alors forcément, la musique classique ou moderne faisait partie de ma vie. Je réécoutais les mêmes morceaux des dizaines, des centaines de fois pour arriver à bien placer mes gestes, sortir des coulisses sur le 4ème temps et non sur le 5ème, terminer une pirouette sans mordre sur le mouvement d'après. L'Adagio d'Albinoni à tous les sauces, les doux rêves d'Eurythmics jusqu'à ce qu'ils peuplent effectivement mes nuits. Toute de noir vêtue, je me suis agitée en boîte tandis que la voix grave de Ian Curtis scandait que l'amour nous déchirerait encore, ou que le chanteur de Suicidal Tendencies se lamentait parce que personne ne l'entendait (si, moi!).

Je ne sais pas trop ce qui a fait que j'ai cessé d'écouter de la musique au milieu des années 90. L'époque des caves d'Aix-en-Provence était révolue et je venais de commencer un boulot pour lequel j'avais besoin de silence et de concentration, moi qui ai toujours été incapable de faire deux choses à la fois. Et puis les nouveaux courants musicaux ne me séduisaient pas du tout.

Aujourd'hui, le morceau le plus écouté sur mon iTunes (le seul support que j'utilise) l'a été seulement 86 fois en, quoi... dix ans ou presque. Je ne mets de musique que le dimanche, pour me donner un peu d'entrain pendant que je fais le ménage, et j'écoute toujours les mêmes trucs. 95% d'entre eux datent d'avant 1994. Le reste? Du Muse, un peu de variété française, deux-trois OMNI genre Cansei de Ser Sexy, Sigur Ros ou les Fatals Picards. De temps en temps, je clique sur la vidéo d'un truc récent posté par un contact Facebook: hier, "No death" de Miral Wagner que la personne avait qualifiée de "Leonard Cohen noire". C'te blague. Je coupe généralement au bout de 30 secondes en poussant un grognement de douleur.

Même quand je fais des choses répétitives comme crocheter, le bruit que je préfère reste celui de mon monologue intérieur. Taxez-moi d'égocentrisme suraigü, mais c'est dans ces moments-là que je développe mes idées de posts les plus fouillées, que j'enfile comme des perles les arguments à opposer au prochain fâcheux qui osera me contredire, que je laisse doucement mûrir mes décisions importantes - en écoutant la petite voix dans ma tête plutôt qu'un quelconque CD.

Alors voilà, je n'ai pas peur de le dire: j'aime plus la musique.


Illustration empruntée ici.

mardi 10 janvier 2012

Les 3 sorties très attendues de fin janvier


- Le 18 paraîtra "La Page blanche", un roman graphique avec Boulet au scénario et Pénélope Bagieu au dessin. Sans même savoir de quoi ça va causer, j'ai hâte de découvrir cette collaboration entre deux artistes que j'adore.

- Le 23, rendez-vous au cinéma pour voir "Café de Flore", un film de Jean-Marc Vallée (le réalisateur québécois à qui on doit déjà "C.R.A.Z.Y.") avec Vanessa Paradis brune et paraît-il presque méconnaissable dans le rôle d'une mère célibataire qui peine pour élever son fils autiste à la fin des années 60. La bande-annonce n'est pas follement gaie, mais depuis que je me suis tapé le débile "Atomik Circus" et le sordide "La clef" pour Vanessa, plus rien ne m'effraie.






- Le 31, enfin, mon héros Leonard Cohen sortira un nouvel album studio, "Old Ideas", le premier depuis 8 ans. J'en suis toute chamboulée d'avance, au point que j'ai terriblement peur d'être déçue. Et que je ne sais pas si je dois le commander sur Amazon, au risque de ne pas le recevoir avant le 5 février, ou me ruer à la Fnac City 2 que je déteste le jour même de sa sortie. Il faut aussi que je prévoie des bougies pour la première écoute - oui, oui, tout un cérémonial à la limite du religieux.

Bref, avec ces trois sorties très attendues, janvier 2012 ne peut fondamentalement pas être un mauvais mois!

mercredi 4 janvier 2012

"Les bénéfices du doute"


Je suis fan de Bénabar depuis ses débuts, comme je suis fan de Vincent Delerm. Je sais: ça fait bien de leur cracher dessus en disant qu'ils ne savent pas chanter et qu'ils font de la variété consensuelle molle. Mais moi, je m'en fous qu'ils n'aient pas une très grande voix. J'aime leurs petites tranches de vie souvent très bien vues, généralement drôles et parfois juste émouvantes. D'ailleurs, j'ai pris des places pour aller les voir tous les deux lors de leur prochain passage à Bruxelles, respectivement en mars et en avril. Et du coup, je me suis dit que j'allais acheter leurs dernières productions, histoire de me mettre à niveau.

"Les bénéfices du doute" est donc le plus récent opus de Bénabar. J'avoue avoir eu un mouvement de recul à la vue de la pochette: c'est quoi, cette expression diabolique? On dirait qu'il essaie de faire peur aux petits enfants. A l'intérieur, par contre, c'est sans surprise. Des mélodies plutôt entraînantes, et des textes bien dans la lignée des précédents albums même si on sent que les préoccupations de l'auteur évoluent au fil du temps. A ses débuts, Bénabar chantait les virées entre potes, la difficulté de grandir et de s'installer dans une relation de couple; plus tard, il composait une hilarante "Berceuse" pour un bébé qui refusait de dormir; là, il parle des copains disparus trop tôt ou de son affolement à la vue de ses enfants qui grandissent trop vite. On retrouve l'habituel mélange de textes rigolos, d'épinglage de travers sociaux et de morceaux mélancoliques tirant sur le grave. Mais j'avoue n'avoir pas eu de vrai coup de coeur. Si j'ai aimé la façon tranquille dont Bénabar répond à ses détracteurs dans "Politiquement correct", aucune chanson ne m'a fait mourir de rire comme, par exemple, "Les épices du souk du Caire", ou serré le coeur comme "Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise". En résumé, ces "Bénéfices du doute" sont de mon point de vue une cuvée honnête mais pas exceptionnelle.

mercredi 7 décembre 2011

D'où vient votre pseudo de blogueuse?


Déjà, je voudrais rectifier une erreur quasi-systématique: Armalite ne se prononce pas à la française, mais à l'anglaise, comme Armalight, soit Armalaïte. C'est, à la base, le nom d'un fabricant d'armes automatiques. Et je l'ai choisi comme pseudo parce que c'est le premier mot de "Forgotten sons", une de mes chansons préférées de mon groupe préféré:

Armalite, street lights, nightsights
Searching the roofs for a sniper, a viper, a fighter
Death in the shadows he'll maim you, he'll wound you, he'll kill you
For a long forgotten cause,
On not so foreign shores,
Boys baptised in war, boys baptised in war

Morphine, chill scream, bad dream
Serving as numbers on dogtags, flakrags, sandbags
Your friend has married your best friend, love's end, poison pen
Your flesh will always creep,
Tossing, turning, sleep
The wounds that burn so deep, burn so deep

Your mother sits on the edge of the world
When the cameras start to roll
Panoramic viewpoints resurrect the killing fold
Your father drains another beer, he's one of the few that cares
Crawling behind a Saracen's hull
From the safety of his living room chair
Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons

And so I patrol the valley of the shadow of the Tricolor
I must fear evil for I am but mortal and mortals can only die
Asking questions, pleading answers from the nameless
Faceless watchers that parade the carpeted corridors of Whitehall
Who orders desecration, mutilation, verbal masturbation
In their guarded bureaucratic wombs
Minister, Minister care for your children, order them not
Into damnation to eliminate those who would trespass against you,
For whose is the kingdom, the power, the glory
Forever and ever, Amen,
Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen
- Halt who goes there?
Death.
Approach... friend

You're just another coffin on its way down the emerald aisle
Where the children's stoney glances mourn your death in a terrorist's smile
The bomber's arm placing fiery gifts on the supermarket shelves,
Alleys sing with shrapnel detonate in a temporary hell
Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons

From the dolequeue to the regiment a profession in a flash,
But remember Monday's signings when from door to door you dash,
On the news a nation mourns you unknown soldier count the cost,
For a second you'll be famous but labelled posthumous
Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons, Forgotten Sons
They're still forgotten, they're still, still, forgotten
Peace on Earth and mercy mild
Mother Brown has lost her child
Just another Forgotten Son







Bon, évidemment, il faut aimer le prog (rock progressif) et les chanteurs maquillés. Moi qui ne suis pas très branchée musique, Marillion est LE groupe que je retiendrais si je devais n'en garder qu'un, celui qui a le plus marqué mon adolescence, et mon pseudo reflète cette influence.

Et le vôtre, d'où vient-il? Pourquoi l'avez-vous choisi?

lundi 26 septembre 2011

Swap d'été: tu veux la guerre?


Mail de: Sophie
A: Funambuline et Armalite

Hello les filles,
D'après la description faite par l'homme au téléphone, il semblerait que le colis soit enfin arrivé. YES! Merci à Funambuline pour sa patience et son courage face à l'ennemi postal international*.

Mail de: Armalite
A: Sophie et Funambuline

HALLELUIAH!
(Qui est une chanson du génial Leonard Cohen comme chacun sait, et pas de ce pitre de Jeff Buckley, merci.)

Mail de: Sophie
A: Armalite

J'ai entendu dire que Cohen était désormais prescrit à la place des somnifères dans de nombreuses institutions. Il serait cependant interdit aux dépressifs, on a retrouvé trop de corps sans vie après une écoute prolongée. Il va bientôt être également interdit sur les ondes... par mesure de prévention. Le ministère de la santé devrait donner sa décision dans les plus brefs délais.
Gnark gnark.
HalleluuuuuuuuuuUUUUUUUUUuuuuuuiaaaaaa


*L'histoire du colis vagabond est ici.

lundi 4 juillet 2011

"A song that describes you"


Le jeu du "30 day song challenge" tourne beaucoup en ce moment parmi mes contacts Facebook. Le principe: poster chaque jour la vidéo d'une chanson correspondant à une certaine humeur ou un certain souvenir. J'ai commencé seulement mercredi dernier, mais en control freak fille organisée que je suis, j'ai déjà établi ma liste de titres pour tout le mois.

Certains se sont imposés facilement; d'autres catégories m'ont obligée à me casser la tête ou à opérer un choix cruel entre plusieurs prétendants légitimes. Difficile, par exemple, de déterminer quelle chanson je déteste le plus entre "Killing me softly", "Words" et "So sad": les trois me donnent envie de me jeter sous un métro. Mais la définition qui m'a occupée le plus longtemps est celle du jour 15: "Une chanson qui vous décrit".

A 15 ans, je m'identifiais complètement à l'héroïne de...




A 27 ou 28 ans, fraîchement divorcée, j'avais envie de crier que je ne serais jamais...




Et aujourd'hui, si je devais n'en garder qu'une, ce serait...

vendredi 17 septembre 2010

Carte d'identité musicale

(Piqué chez Miss Sunalee & diane cairn)

Musicien que vous admirez le plus : Leonard Cohen

Groupes / artistes qui ont le plus compté dans votre adolescence (5 max.) : Daniel Balavoine, a-Ha, Marillion (période Fish), Sisters of Mercy, Fields of the Nephilim

Styles musicaux favoris : Rock, gothique, metal

Un album : "Urban solitude" d'Anouk

Une chanson : "Glorious" d'Andreas Johnson

Une oeuvre classique : Je ne suis pas sûre que ça puisse vraiment être considéré comme du classique, mais l'album "Carmine Meo" d'Emma Shaplin figure parmi mes préférés de tous les temps.

Groupes / artistes qui vous ont le plus marquée (par ordre d’apparition dans votre vie, et 15 max.) : A part Leo et les 5 cités ci-dessus pour avoir le plus compté dans mon adolescence, je n'ai pas tant été marquée par des artistes que par des albums qui ont servi de bande-son à certaines périodes de ma vie. "Au coeur de la nuit" et "Dure limite" de Téléphone pour mes deux dernières années de collège, "Brothers in arms" de Dire Straits et "Blackout" de Scorpions pour mon année de première, "Music for the masses" de Depeche Mode pour mon année de terminale, "Pop Satori" d'Etienne Daho pour mon année de prépa, "Concerto pour détraqués" des Bérurier Noir et "Houlala 2: La mission" des Ludwig von 88 pour l'été qui a suivi, "Appetite for destruction" de Guns'n'Roses pour ma première année à Toulouse, "Body Count" et "Mother love bone" des groupes éponymes pour les 14 mois passés à Aix-en-Provence, et j'en oublie sûrement.

L’artiste qui vous a le plus fascinée en live : Leo, c'te question! Tant de talent et d'humilité dans le même bonhomme, c'est juste insensé.

Plaisir coupable (3 max) : Certains titres aux paroles pourtant épouvantables de Manowar et le dernier album des L5, celui qui a fait un flop monumental. Oh, et l'intégralité de "Cats", la comédie musicale que j'ai même vue deux fois en live.

Jouez-vous (ou avez-vous joué) d’un instrument, si oui, le(s)quel(s) : Guitar Hero, ça compte? Sinon, non.

Ce que vous préférez en musique : Des guitares lourdes et un peu saturées.

Par quel biais découvrez-vous de nouveaux artistes et albums : Par le hasard le plus total, et très rarement.

Lisez-vous la presse musicale (si oui, quels magazines) : Non.

Combien de temps passez-vous à écouter de la musique : Probablement pas plus de deux heures par semaine. Ca comptait beaucoup dans ma vie quand j'étais ado et jeune adulte, et maintenant, plus du tout.

Groupe / artiste “respecté” que vous n’avez jamais supporté : Nine Inch Nails; c'est quoi cet infâme boucan?

Styles musicaux que vous détestez le plus (3 max.) : Le rap, le reggae, la techno.

Genre musical qui ne vous a jamais touchée, mais que vous ne méprisez pas pour autant : Le jazz, comme beaucoup de monde je crois.

Ce qui vous rebute le plus en musique : Les chanteurs qui vomissent ou hurlent dans leur micro.

Chanteurs que vous détestez viscéralement (5 max) : Christophe Maé, Pascal Obispo, Axelle Red.

Trois tubes que vous haïssez plus que tout (vous avez beau être pacifique, le simple fait de les entendre vous donne des envies de meurtre) : "Honesty", "Killing me softly", "So sad"

Pour finir sur une note positive, vos dernières grandes claques musicales cette année (3 max.) : J'écoute tellement peu de musique que ma dernière grande claque doit dater de l'an dernier, et c'était Sigur Ros. Avant ça, Muse.

vendredi 6 août 2010

7 tentations auxquelles je tente vaillamment de résister

- Commander les Nilon dans la collec' automne-hiver de Chie Mihara. Ces chaussures hurlent "Adopte-nous, on est faites pour toi!". Et comme elles le font directement dans ma tête, impossible de les bloquer avec les mêmes boules Quiès que les ronflements paternels et beaufréricides (ou beaufrériciens?). Non, je ne craquerai pas! Je n'ai encore jamais payé une paire de Chie plein pot et je ne vais pas commencer aujourd'hui! Si elles tiennent tant que ça à finir dans mon placard, elles m'attendront jusqu'aux soldes de début janvier. Na.

- Me lancer dans la saga du Trône de Fer. Des mois que mes petits camarades amateurs de fantasy me font saliver avec leurs critiques dithyrambiques, et voilà que HBO s'apprête à tourner une série inspirée des bouquins. Oui mais G. R. R. Martin en est déjà au tome 11 si je ne m'abuse, et ma PAL compte actuellement 43 volumes plus une dizaine en cours de lecture. A moins de gagner au loto et de pouvoir consacrer toutes mes journées à la littérature, ça ne va pas être possible.

- Passer une monstrueuse commande de vernis OPI à 4€ sur le site Transdesign. Je craque complètement sur la collection suisse que le Cosmeticary de Bruxelles n'a pas encore rentrée - et sur tant d'autres teintes merveilleuses... Mais Chouchou et moi avons décidé d'utiliser les éco-chèques gracieusement offerts par son employeur pour nous payer un aller-retour à Londres mi-octobre, histoire de fêter dignement nos quatre ans. Si je veux avoir des sous à claquer chez Urban Outfitters, Absolute Vintage, Tatty Devine et Space NK, je ne peux pas les dépenser maintenant.

- Trouver des pochoirs pour me peindre des étoiles sur les ongles. Sans déconner, j'en rêve la nuit. Vu que j'ai deux mains gauches, je sens l'entreprise vouée d'avance à l'échec.

- Investir dans l'album d'Hindi Zahra (quand j'achète un CD juste sur des avis enthousiastes, je suis systématiquement déçue), le dernier Jeanne Cherhal (dont j'avais adoré le premier, beaucoup aimé le second et pas trop apprécié le troisième) et le comeback de Guns'n'Roses (parce que bon, quinze ans après leur séparation, ça sent l'opération renflouage de caisses à plein nez).

- Ecrire à l'ex-femme de l'Homme que j'ai retrouvée par hasard sur Facebook pour lui raconter comment s'est terminée mon histoire avec lui. Mais je ne sais pas si elle tirerait une quelconque satisfaction de savoir que je ne l'ai pas emporté en paradis et que, dans mon cas du moins, bien mal acquis n'a pas profité plus de 7 ans. Si ça se trouve, ça remuerait juste le couteau dans une plaie mal cicatrisée, et bon, je lui ai déjà causé assez de tort comme ça, je pense. Je vais donc m'abstenir.

- Aller poser une bombe chez mon syndic. Aux dernières nouvelles, l'isolant hydrofuge que bouffent les fourmis ne serait peut-être pas solidaire du gros oeuvre, auquel cas les travaux d'éradication seraient entièrement à ma charge. Et comment on fait pour savoir? On réclame la visite d'un expert. Et comment on fait pour organiser la visite d'un expert? On lui demande un devis qui devra être ensuite accepté par la copropriété. AAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH.

dimanche 6 juin 2010

So unfair

Hier soir. Après avoir regardé le dernier épisode de la saison 3 de "Gossip girl", je suis en train de surfer sur internet en quête de spoilers pour la saison 4 quand je tombe sur une interview télévisée de Taylor Momsen, qui joue l'insupportable Jenny Humphrey dans la série.

Autant son personnage mérite des baffes, autant Taylor elle-même me fascine avec son physique sublime et son attitude rock-trashy. Quand je vois des photos d'elle à la ville, je suis à la fois hyper envieuse de ses jambes de 2m12, de sa longue chevelure platine, de ses sempiternels smoky eyes et de sa garde-robe de designer "plus-noir-tu-meurs", et un peu affolée de penser qu'elle n'a que 16 ans. Là, j'apprends qu'elle a décroché l'équivalent américain du bac il y a deux ans, ce qui permet de supposer qu'elle n'est pas totalement idiote, comme il se devrait si l'univers était un tant soit peu équitable. Oh, et qu'elle fait partie d'un groupe de rock dont elle écrit elle-même les chansons. "Naaaaan, mais c'est forcément naze, et puis à tous les coups elle a pas de voix", me dis-je, pensant toute de même que l'injustice céleste a ses limites.

...Ou pas. Ecoutez-moi ça:



Si Taylor Momsen ne fait pas de nervous breakdown à la Britney Spears et ne vire pas héroïnomane façon Amy Winehouse d'ici quelques années, je pense que je vais remplacer le nom de Vanessa Paradis par le sien en tête de ma liste d'espérances de réincarnation.


*Si "Make me wanna die" vous dit quelque chose, c'est normal: elle figure sur la BO de "Kick Ass".

jeudi 3 juin 2010

Feel-good songs

Vous savez, ces chansons qui vous donnent une envie irrésistible de danser avec vos tartines si vous les écoutez le matin au saut du lit; celles qui vous aident à vous secouer les jours où vous êtes d'humeur gloomy et où tout est bon à prendre pour vous arracher à votre marasme. Voici les miennes:

- Suffragette City (David Bowie)
- The impression that I get (The Mighty Mighty Bosstones)
- Welcome to the jungle (Guns n' Roses)
- Two spaces (Frank Black)
- Grace Kelly (Mika)
- Holiday (Green Day)
- I love rock n' roll (Joan Jett)
- Somebody told me (The Killers)
- Glorious (Andreas Johnson)
- This is us (Emmylou Harris & Mark Knopfler)
- Jesus he knows me (Genesis)
- Les tournesols (Marc Lavoine)
- Goldorak est mort (Les Fatals Picards)

...Cherchez pas la cohérence, y'en a pas.

Et parce que le jeudi est le jour le plus difficile de la semaine (enfin je trouve), je vous fais cadeau de la moins connue du lot:



La semaine prochaine, je vous fais la liste des chansons que je passe pour m'achever quand je suis déjà au fond du trou.

...Non, je déconne.

mardi 2 février 2010

"Foot of the mountain"

Ceux qui me suivent depuis longtemps le savent: à 15 ans, j'étais folle de a-Ha - OK, comme à peu près 99% des filles de ma génération. Moins courant, ma passion a connu une résurgence spectaculaire aux environs de 2005, quand je me suis aperçue que le groupe dissous au début des années 90 s'était reformé depuis un petit bout de temps déjà et sortait le troisième album de sa seconde incarnation. J'ai commandé "Analogue" et ses deux prédécesseurs, ainsi que les opus solos enregistrés par Morten Harket en norvégien, oui oui. Je me suis inscrite sur le forum du site officiel du groupe en France. Je suis allée à Paris exprès, en pleine semaine, pour assister toute seule à leur concert au Grand Rex. A la fin du spectacle, j'ai attendu à la sortie des artistes dans un froid glacial et au milieu d'une foule de trentenaires hystériques pendant plus de deux heures, juste pour faire signer mon billet à Magne et Morten et échanger deux phrases avec ce dernier. Bref, la totale.

Pourtant, j'ai laissé passer plus de six mois avant de me procurer "Foot Of The Mountain", sorti au début de l'été dernier. Un peu parce qu'il n'était pas distribué en France, un peu parce que les critiques que j'en avais lues ne me faisaient pas plus envie que ça. J'ai fini par me décider il y a dix jours, et ma déception est grande. Le groupe est censé se séparer de nouveau fin 2010, après une dernière tournée mondiale; ses membres le savaient à l'avance, et on dirait que pour leur chant du cygne, ils ont choisi de revenir aux sources en produisant un album dont les sonorités hyper synthétiques n'auraient pas déparé au milieu des années 80. Quant aux textes, ils sont carrément pitoyables, comme si Paul Waaktar les avait griffonnés en vitesse sur un coin de table histoire de se débarrasser de la corvée que "Foot of the mountain"représentait pour lui. C'est vrai que Morten et lui ne s'entendent pas, au point même de refuser de donner des interviews ensemble, et qu'il avait sans doute envie d'interrompre là la carrière du "groupe à midinettes" qui l'a fait connaître pour se consacrer à son groupe perso, Savoy. Mais bâcler le boulot à ce point, je trouve ça limite insultant pour les fans.

Des dix chansons présentes sur "Foot of the mountain", seule "Shadowside" a un thème intéressant et outrancièrement sous-exploité. Ce qui est incompréhensible en regard des trois CD précédents de a-Ha. "Minor earth major sky" est un des meilleurs albums pop de tous les temps; "Lifelines" restait excellent, et "Analogue" contenait encore quelques beaux morceaux. Là, c'est le cassage de gueule total et absolu. Ca n'a même pas la fraîcheur de "Hunting high and low", sorti il y a plus de 25 ans, et encore moins la noirceur délicieuse de "Scoundrel days" qui lui avait succédé. Pourtant, pourtant... En découvrant que le groupe passerait à Forest National en octobre prochain et que la location était ouverte depuis quelques semaines, j'avoue que je suis allée voir s'il restait des places potables, histoire de refermer une fois pour toutes ce chapitre musico-sentimental de ma vie.

PS: Juste pour le plaisir des yeux - selon moi, le plus bel homme du monde, c'est Morten Harket circa 1990, dans cette vidéo très exactement. Le petit mouvement du bassin à 3:52... Haaaaaaaaaan.

lundi 4 janvier 2010

Playlist réveil #3

- The gypsy's wife (Leonard Cohen)
- Island (Autour de Lucie)
- Broadsword (Jethro Tull)
- Vis-à-vis (Etienne Daho)
- Un beau jour pour mourir (Coralie Clément)
- Jesus he knows me (Genesis)
- For her light (Fields of the Nephilim)
- Rocket queen (Guns'n'Roses)

...A ce rythme-là, je vais avoir rapidement fait le tour de ma CDthèque. Je m'aperçois que j'ai beaucoup de trucs qui déménagent mais que côté musique soft, c'est un peu la dèche. Je vais quand même pas me faire des intégrales de Air ou de Vincent Delerm! Des suggestions de morceaux pour se réveiller en douceur?

dimanche 6 décembre 2009

Mon sauveur?

Quand on n'arrive pas à s'endormir le soir, forcément, on a du mal à se lever le matin. Pour peu qu'on exerce une activité à domicile sans contrainte horaire, on se retrouve très vite complètement décalée par rapport au reste du monde: encore toute frétillante à 2h du matin, et émergeant péniblement de la couette un peu avant midi.

Ainsi, depuis des années, le concept de "matinée" m'est devenu quasi-étranger; je ne consens plus à me lever avant 10h que si j'ai un train ou un avion à prendre. Et je sais que ça peut paraître idyllique aux gens qui sont obligés d'être au boulot à 8h pétantes, voire avant - mais croyez-moi, ça ne l'est pas. Encore gérable quand on vit seule et qu'on ne doit se préoccuper que de son propre rythme, la situation devient vite pénible lorsqu'on cohabite avec quelqu'un qui, lui, a des horaires normaux. Ainsi mes journées de boulot à Bruxelles commencent actuellement vers 13 heures pour se terminer à 18 heures, au retour de Chouchou. Résultat: je travaille moins et je gagne moins qu'avant, alors que j'ai de plus en plus d'envies bassement matérialistes.

Mais en 2010, ça va changer.

Je n'ai qu'une seule et unique résolution pour l'année qui va bientôt commencer: me lever tous les matins à 8h30 et me mettre à bosser au plus tard à 10h. En espérant que du coup, le soir, j'arriverai à m'endormir naturellement vers minuit. Pour ça, je ne compte pas sur ma volonté d'acier de papier crépon qui, depuis plus de quinze ans, a amplement prouvé sa totale inefficacité en la matière. J'ai plutôt choisi de miser sur la technologie: en l'occurrence, une station i-Pod munie d'une fonction réveil.

L'acquisition de l'objet a été toute une aventure en soi. Il fallait qu'il ne soit pas trop cher (budget maxi: 150€), qu'il ne prenne pas beaucoup de place (le dessus de ma table de nuit étant déjà fort encombré par une lampe de chevet et une grosse pile de livres), et surtout, que son design me plaise. Au terme de mes recherches internet, un seul modèle semblait correspondre à mes desiderata: le Sony ICF-CD3IP. Je l'avais vu sur le site de la Fnac française, mais ne voulais pas le commander là pour cause de méfiance aiguë envers la Poste belge. J'ai donc entamé ma tournée des magasins susceptibles de le vendre.

A la Fnac de Lille, il y avait un modèle de démonstration mais plus de stock. A la Fnac de Monpatelin, on m'a dit que le modèle datait déjà de plus d'un an et qu'il avait été retiré de la vente. A la Fnac de Bruxelles, on m'a proposé à la place un iHome un peu moins joli mais encore plus petit et 30% moins cher. Problème, il était en rupture de stock et on ne pouvait pas me dire quand aurait lieu la prochaine livraison. Au Sony Center de City II, le vendeur n'a même pas trouvé la référence sur son ordi. Chez Media Markt, j'ai erré longtemps telle une âme en peine avant de trouver le rayon des stations i-Pod où il n'y avait que des horreurs. Et puis à tout hasard, j'ai eu l'idée de jeter un coup d'oeil dans le rayon voisin, celui des "bêtes" radio-réveils. Et miracle! Il était là. Il en restait un et un seul. Qui s'est révélé impossible à démagnétiser et qui a donc sonné pendant tout le reste de l'après-midi chaque fois que j'entrais ou sortais d'un magasin, mais whatever.

Nous sommes dimanche. Chouchou a installé la bête et m'a montré comment m'en servir. (Ben quoi? Je n'allais quand même pas lire le mode d'emploi!) J'ai préparé une petite liste de lecture "spéciale réveil". D'abord, quelques morceaux tout en douceur pour émerger gentiment des bras de Morphée:
- 5:55 (Charlotte Gainsbourg)
- Mer du Japon (Air)
- Il y a (Vanessa Paradis)
Ensuite, du plus sautillant pour achever de me réveiller:
- Les tournesols (Marc Lavoine)
- Glorious (Andreas Johnson)
- Knights of Cydonia (Muse)
Et enfin, la grosse artillerie pour me jeter du lit de force si nécessaire:
- Suffragette city (David Bowie)
- Rabbit heart (Florence & The Machine)
- The last day on Earth (Marilyn Manson)
Si le test ne s'avère pas concluant, j'ai encore du Korn en réserve.

lundi 30 novembre 2009

"Vanessa Paradis: Best of"

Me voyant hésiter vendredi après-midi devant le présentoir où voisinaient les deux versions du best of de Vanessa Paradis, une vendeuse de la Fnac s'est écriée: "Si vous l'aimez bien, prenez l'édition limitée avec le livre, il est plein de photos superbes; franchement, pour 7€ de plus, ça vaut le coup!". Comme je suis fan, je l'ai écoutée. Et comme je suis fan, je connaissais déjà par coeur toutes les photos présentes dans le fameux bouquin, sauf les deux-trois dernières. Et maintenant, je me retrouve avec un objet qui ne rentre pas dans ma CDthèque. Grrrr. Ma maman m'avait pourtant dit de ne jamais faire confiance aux inconnus.

Au-delà de cette petite déconvenue, je ne regrette pas mon achat. Si le premier CD, sans surprise, se contente de compiler les singles de Vanessa, le second contient des "raretés" très intéressantes, comme une reprise de "I love Paris" et une autre de "Emmenez-moi" en live, ainsi que des duos avec M, Jane Birkin et Alain Souchon. Un bon moyen d'étoffer le répertoire limité de la demoiselle - 5 albums à peine en 23 ans de carrière. Et bien sûr, on y retrouve l'inédit "Il y a", délicieuse ode au bonheur tranquille servie par un très joli clip signé Johnny Depp. Qui ne devrait pas tarder à grimper très vite au classement de mes morceaux les plus écoutés sur iTunes.