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dimanche 6 janvier 2019

7 idées pour documenter le quotidien sans se prendre la tête





Chaque fois que je montre mes journaux décorés, je suis frappée par le nombre de gens qui commentent qu'ils trouve ça super chouette et qu'ils aimeraient bien s'y mettre, mais qu'ils ne sauraient pas par où commencer. J'ai déjà traité le sujet des carnets de voyage ici, et mis sur mon IGTV une vidéo dans laquelle je montre le type de choses avec lesquelles j'agrémente mes agendas: masking tape, illustrations découpées dans des magazines, petits autocollants, billets de spectacle ou d'exposition, cartes de restaurant, prospectus, cartes postales, photos, dessins, timbres, étiquettes de produits, plans de ville, feuilles séchées... 

Mais sorti du contexte exceptionnel d'un voyage, le quotidien peut paraître un sujet aride - peu inspirant et pas très intéressant à immortaliser. Pourtant, j'ai toujours un plaisir énorme à reprendre mes vieux carnets - dont les premiers remontent à près de 40 ans! - et à voir ce qui a évolué à la fois en moi et autour de moi; c'est un excellent moyen de mesurer le chemin parcouru. Et si vous avez ou envisagez d'avoir un jour des enfants, quel trésor pour eux plus tard...

mercredi 5 octobre 2016

Journal de santé mentale et physique, mode d'emploi


Plusieurs d'entre vous ont manifesté de la curiosité vis-à-vis du "Journal de santé mentale et physique" que j'ai commencé à tenir voici quelques semaines, et je leur avais dit que j'écrirais un article dès que j'aurais un peu de recul. Chose promise, chose due!

Au départ, il y a les fichues angoisses qui me pourrissent la vie depuis 2008, et qui sont essentiellement des angoisses de santé: la peur de tomber gravement malade et de ne pas m'en apercevoir assez vite pour pouvoir me soigner. Chaque gargouillis inexpliqué de mon estomac fait partir mon imagination en vrille, créant dans ma tête des scènes d'annonces funestes, de procédures médicales douloureuses, de déchéance physique et d'adieux larmoyants à mes proches. C'est très, très pénible à vivre. J'ai essayé différentes formes de thérapie,  ce n'est absolument pas mon truc, et les médicaments m'abrutissent d'une façon détestable (même s'il m'arrive encore d'y recourir ponctuellement, quand c'est ça ou me jeter sous un train pour arrêter de penser). 

Donc, je me suis faite à l'idée que j'allais devoir vivre avec ces angoisses et trouver des moyens de les gérer le mieux possible entre deux examens préconisés par mon docteur pour vérifier que, non, aucun crabe n'est en train de me grignoter la plomberie. J'ai repéré que je flippais moins quand il faisait beau - on a toujours l'impression qu'il ne peut rien arriver de grave sous le soleil! - et surtout quand j'étais occupée à des choses qui m'intéressent. Mon cerveau n'est pas du tout multitâches; ou il apprécie ce que je suis en train de faire, ou il rumine des idées noires, jamais les deux en même temps. C'est l'une des raisons pour lesquelles je multiplie les activités, les sorties, les voyages et les objectifs, et pour lesquelles je m'intéresse tant à la pensée positive et notamment à la pleine conscience. 

Mais tout cela ne suffit pas. J'ai passé un printemps horrible cette année, et depuis fin août mes angoisses sont de nouveau très présentes. Alors, j'ai imaginé un outil qui me permettrait de repérer les facteurs aggravants et, a contrario, ceux qui m'aident à atténuer les crises. Dans un premier temps, j'ai décidé de cataloguer mes humeurs. En me basant sur le modèle du dessin animé "Inside out" ("Vice-versa" en VF), j'ai déterminé quatre grandes catégories dans lesquelles ranger mes émotions dominantes, et je leur ai attribué une couleur:
- ROSE pour les émotions positives: joie, bonheur, excitation, sérénité, mais aussi satisfaction tranquille (ce que je qualifierais d'humeur C+)
- BLEU pour les émotions négatives douces: ennui, nostalgie, tristesse, mais aussi insatisfaction tranquille (humeur C-)
- ROUGE pour les émotions négatives violentes: colère, irritation, frustration
- NOIR pour les angoisses et les douleurs physiques fortes (qui ne sont pas une émotion mais qui m'empêchent de ressentir quoi que ce soit d'autre)

Chaque soir, je me suis mise à résumer mon humeur du jour en pourcentages matérialisés par des petites cases d'un carnet à carreaux, sur le principe: une case = 10%, et en rangeant toujours les couleurs pertinentes dans l'ordre ci-dessus plutôt que dans l'ordre chronologique à l'intérieur de la journée, parce que ça permettait d'avoir une vue globale plus claire (mais peut-être que l'ordre chronologique m'aurait permis de me rendre compte que je suis plus vulnérable à certains moments de la journée... je ne sais pas, j'invente mon outil de travail au fur et à mesure!). Pour les mois de juillet et août, ça a donné ça:





A la fin de l'été, une fois mon système de Moodmapping (cartographie des humeurs) rôdé, j'ai décidé de prendre en compte tous les facteurs qui me semblaient susceptibles d'avoir une influence négative ou positive sur la survenance de mes angoisses. Pour l'instant, la liste est la suivante:
- W (travail): le nombre de pages que j'ai traduites ce jour-là, le R entouré d'un cercle indiquant une activité de relecture.
- L (Lutényl): les hormones que je prends pour soigner mon endométriose, selon un cycle identique à celui de la pilule contraceptive, soit avec une semaine d'arrêt par mois
- S (santé): les petits bobos du quotidien - M pour une migraine, V pour des maux de ventre, T pour des tremblements...
- C (compléments alimentaires): je prends pour l'instant de la vitamine D une fois par mois, et je tente actuellement une cure de magnésium qui semble avoir presque supprimé mon problème de tremblements; si le fait d 'avoir diminué ma consommation de thé ne suffit pas à remédier à ma légère anémie actuelle, j'ajouterai peut-être des comprimés de fer
- M (médicaments): les seuls que je prends occasionnellement sont du Xanax et du Doliprane
- T (thé) : nombre de tasses bues dans la journée, depuis que mon anémie a été détectée
- F (fitness): mes activités physiques autres que la marche - pour l'instant, juste de l'aerial yoga, mais ça peut évoluer
Et en bas de page, je note tout ce qui a trait à mon suivi médical puisque mes angoisses portent sur ma santé. Pour le mois de septembre, voici ce que ça donne:




J'étais toute fière de ma petite invention, me disant que si j'avais eu cette idée à l'époque où je souffrais d'insomnies, j'aurais peut-être repéré bien plus vite les facteurs qui m'aidaient à m'endormir dans un délai raisonnable! Puis je suis tombée sur cet article et je me suis rendu compte que quelqu'un d'autre avait eu sensiblement la même idée avant moi. Oh well.

jeudi 31 décembre 2015

Chroniquer 2016




L'un des grands plaisirs d'une nouvelle année, c'est toute la papeterie qui va avec! Laissez-moi vous présenter celle que je vais utiliser en 2016:

- Un carnet de sac Sloane Stationery, avec une couverture bleu-pas-tout-à-fait marine, embossée sur le devant de la mention "Busy, busy, busy" au-dessus d'un dessin d'abeille. La tranche est dorée, les pages sans lignes et de couleur crème, et il y a un petit marque-page inclus. Il est presque trop beau pour se faire massacrer à l'intérieur du fouillis de mon sac; d'habitude, j'utilise pour cela des carnets moins chers et moins jolis. Mais je sais que j'aurai plus de plaisir à écrire dans celui-là, alors tant pis pour la perfection de son état à la fin!

- L'éphéméride de Flow Magazine, avec chaque jour un plaisir minuscule illustré par Deborah van der Schaaf. J'aime énormément le concept, qui rejoint tout à fait ma philosophie du quotidien. Je posterai sans doute les plus inspirants sur mon compte Instagram. 

- L'agenda Flow Magazine, dont le format est parfait pour moi, tout comme la présentation "une semaine sur une double page": à droite, les jours en présentation horizontale; à gauche, une grande page lignée, vierge à l'exception d'un petit dessin et d'une citation dans le bas, pour lister toutes les choses à faire sans qu'elles soient rattachées à un jour précis (ce qui est le cas de la plupart de mes tâches). Ca ne conviendrait pas aux gens qui ont besoin d'un planning avec des heures pour noter leurs rendez-vous, mais pour moi qui fait un peu la même chose tous les jours au boulot, c'est parfait. 

- L'agenda du Disque-Monde, consacrée en 2016 aux sorcières - mes personnages préférés de l'univers de Terry Pratchett. Cet agenda-là sera mon agenda "a posteriori", celui où je noterai ce que j'ai fait chaque jour, collerai mes petits souvenirs papier et quelques photos, décorerai avec des stickers et du masking tape, puis archiverai début 2017. 

Je dois encore choisir parmi ma réserve un carnet pour me servir d'art journal, mais je ne suis pas complètement décidée: est-ce que je veux utiliser un format cahier pour avoir plus de place, ou quelque chose de plus petit pour pouvoir le transporter facilement? Est-ce que je veux une reliure en spirale, parce que c'est plus pratique, ou une reliure cousue/collée, parce que c'est moins moche? La plupart des art journaleuses que je suis sur internet utilisent un Midori Traveler's Notebook et ne tarissent pas d'éloges à son sujet, mais le concept ne m'attire pas...

vendredi 7 août 2015

Point de rupture du T-Rex




Depuis quelques mois, je communique beaucoup moins sur des sujets intimes, sauf quand ils me semblent positifs et/ou peu polémiques. J'ai la peau dure, mais au bout d'un moment, passer mon temps à me justifier me fatigue, et je n'en vois pas l'intérêt. Dans ma vie privée, je crois que c'est encore pire. Je n'ai jamais exprimé aussi peu d'émotions. A force de m'entendre dire que je suis trop directe, trop sarcastique, trop colérique, trop dure; que je devrais être plus tolérante, plus compréhensive, plus sensible, plus douce; que je devrais m'ouvrir davantage aux autres, me montrer vulnérable, m'autoriser à être triste - j'ai essentiellement envie d'envoyer promener tout le monde. J'ai beau faire des efforts (je n'en ai jamais fait autant que ces derniers mois), ça ne suffit jamais. Il y a toujours quelque chose à me reprocher, une raison pour laquelle je ne suis pas... adéquate. Affectivement incorrecte.

Honnêtement? J'en ai gros, par rapport à plein de gens et à plein de choses. Et je ne peux pas l'écrire ici, parce que d'une part ça ne concerne pas que moi, d'autre part je sais que je ne serai pas lue que par des gens bienveillants. Je ne peux pas non plus en parler à mon entourage, qui est généralement le premier à me renvoyer mes faiblesses à la figure quand j'ai le malheur de faire un pas de travers. J'en suis à envisager de fermer le blog, quitter mon compagnon, couper les ponts avec mes amis et ma famille et partir m'installer quelque part à l'autre bout du monde. Ce qui aurait le mérite de remettre les compteurs à zéro. Bien sûr ce serait encore et toujours ma faute, mais hé, je ne serais plus là pour l'entendre et pour me forcer à faire comme si ça n'avait pas d'importance. Les T-Rex aussi ont un point de rupture.

J'en étais à me demander si je n'allais pas claquer mon Livret A en aller simple pour Melbourne quand j'ai soudain réalisé à qui je pouvais parler sans crainte, auprès de qui je pouvais m'épancher d'une façon qui me soulagerait dans un premier temps et se révèlerait sans doute vaguement constructive dans un second. Un bon vieux journal intime. Le truc que j'ai abandonné il y a plus de dix ans en ouvrant ce blog qui, à la base, était censé s'y substituer. Sauf que plus mon lectorat s'est développé, plus ma liberté d'expression s'en est trouvée réduite, et moins "Le rose et le noir" a pu jouer un rôle de défouloir, d'endroit où je mettais les choses à plat pour prendre un peu de recul. Les rencontres que j'ai pu faire grâce à lui, les échanges auxquels il a donné naissance sont des cadeaux que je continue à apprécier, mais qui m'obligent néanmoins à me censurer là où j'aurais le plus besoin de vider mon sac.

Bref. Il y avait ce gros cahier vert d'eau chez Hema, qui me faisait de l'oeil depuis quelques semaines mais que je me retenais d'acheter malgré son prix mini, sa jolie couleur, son format parfait, son papier crème ligné juste comme j'aime et le détail très important du petit élastique de fermeture. Et soudain, j'ai eu un déclic. Recommencer à écrire juste pour moi, sans me soucier de ménager qui que ce soit ou d'être affectivement correcte, sans réprimer mes peurs, mes doutes et mes questionnements, sans me préoccuper d'être drôle, intéressante ou structurée dans mon propos, sans m'astreindre à une fréquence, une humeur ou une diversité quelconque. Voilà ce dont j'avais besoin pour y voir plus clair. Peut-être que ça ne suffira pas. Mais je n'ai pas grand-chose à perdre en essayant.

vendredi 5 juin 2015

Folle de carnets


Celles qui me suivent depuis un certain temps auront sans doute remarque ma légère (hum hum) addiction aux jolis carnets. Certes, j'en utilise beaucoup, mais j'en achète encore bien davantage. Et j'ai mes fournisseurs fétiches que je voulais partager avec vous... 




J'aime:
- la diversité des formats, des types de reliure et de papier
- les illustrations jolies et colorées
- les prix raisonnables
Où je les ai découverts: à Londres, dans la boutique-mère de Tottenham Court Road (mais désormais, je me fournis dans celle de la gare St-Pancras, même si elle est ridiculement petite par comparaison).

Te Neues
J'aime:
- leurs city journals, parfaits pour réaliser des carnets de voyage (à condition de ne pas vouloir dessiner, car ils sont lignés)
- leurs illustrations très variées: il y en a vraiment pour tous les goûts
Où je les ai découverts: dans une des nombreuses papeteries qui les vendent; à Bruxelles, on peut notamment les trouver chez Filigranes.




J'aime: 
- leur arc-en-ciel de couvertures avec inscriptions et, parfois, illustrations dorées embossés
- l'épaisseur de leur papier qui rend l'écriture très agréable
- leur côté luxueux
Où je les ai découverts: à Bruxelles, on trouve quelques modèles à la boutique Rose.

J'aime:
- leurs gammes thématiques (en ce moment, je craque sur la Alice in Wonderland)
- leurs petits carnets deux tons assortis, que j'utilise pour mes voyages
Où je les ai découverts: je ne m'en souviens plus, ça fait si longtemps que je les utilise! Mais on les trouve dans toutes les papeteries dignes de ce nom, et parfois aussi en boutiques de loisirs créatifs, dans les librairies ou les Relay. 




J'aime:
- leurs illustrations originales, rétros et fantaisistes à la fois
- le fait qu'ils sont disponibles en deux format: petit reliure cousue, ou grand à spirale
Où je les ai découverts: à Toulon, ils sont vendus chez Charlemagne.

J'aime: 
- leurs magasins où tout est rangé par couleur
- leurs agendas à couverture de cuir, disponibles dans toutes les teintes de l'arc-en-ciel
Où je les ai découverts: dans leur magasin parisien, avant de les retrouver un peu partout en Scandinavie d'où la marque est originaire. 




J'aime:
- les prix minuscules
- les couvertures en kraft ou de couleurs gaies, avec des motifs géométriques ou des inscriptions calligraphiées
Où je les ai découverts: dans les magasins du même nom, à Bruxelles - mais on commence aussi à en trouver en France, notamment à Paris dans la gare du Nord.

Ikea
J'aime:
- les prix minuscules
- les modèles à illustration rétro ou bulle de bédé
- leur papier de bonne qualité
Où je les ai découverts: dans les magasins du même nom (attention, tous n'ont pas un rayon papeterie).




J'aime:
- les couvertures avec des inscriptions calligraphiées pleines de peps, en français aussi bien qu'en anglais
Où je les ai découverts: sur internet, mais à Bruxelles, ils sont en vente à la Fnac Toison d'Or.




La Mucca
J'aime:
- leurs couvertures ornées d'animaux un peu barrés
Où je les ai découverts: dans la boutique du 23 rue des Lois, à Toulouse, car ils n'ont malheureusement pas de site internet! 

mercredi 11 mars 2015

Carnet de voyage: Copenhague 2014


Sur le même modèle que mon carnet de voyage à Porto, le plus récent, voici celui que j'avais réalisé à Copenhague lors de notre séjour de septembre dernier. On notera que l'étiquette de bagage que j'avais collée sur la couverture n'a guère supporté les manipulations et a particulièrement mal vieilli; je ne me risquerai pas à utiliser ce truc une seconde fois!



Carnet: Moleskine 
Feutre noir: Staedtler 0.3 
Autocollants alphabet: Toga 
Tirages Instagram: Print Studio

mardi 3 mars 2015

Carnet de voyage: Porto 2014


Il m'en aura fallu, du temps, pour vous montrer ce carnet de voyage! D'abord, à mon retour du Portugal, il a fallu que je commande les tirages de mes Instagram chez mon fournisseur habituel; puis Chouchou a été chargé de trouver un moyen de présenter mes photos sous forme de diaporama, et apparemment c'était beaucoup moins simple que je ne l'espérais. Bref, voici le souvenir que je me suis fabriqué de ces quelques jours magiques passés sous le soleil portugais au moment du Nouvel An.




Carnet: Moleskine 
Feutre noir: Staedtler 0.3 
Autocollants alphabet: Toga 
Tirages Instagram: Print Studio

dimanche 7 décembre 2014

Comment réaliser un carnet de voyage sans dessiner?


Ca fait des années que je réalise des carnets de voyage, pas systématiquement mais souvent. Au début, je me contentais d'une sorte de journal de bord dans lequel je notais ce que je faisais et voyais au fur et à mesure. Puis je me suis mise au scrapbooking, et je suis passée à des albums photos super élaborés qui me prenaient des dizaines d'heures de travail après mon retour - mais je perdais l'immédiateté des impressions, et cela m'ennuyait. Ensuite, j'ai rencontré Antonia, fait un stage avec elle au Maroc et tenté de passer au carnet dessiné. Ca n'a pas trop marché: d'une part, je n'ai pas de formation technique ni d'amour pour les gribouillis approximatifs; d'autre part, quand je suis à l'étranger, j'ai envie de bouger un maximum pour profiter de mon séjour, pas de passer une heure devant chaque sujet qui attire mon regard.

Quand je m'en suis rendu compte, j'ai eu une période de découragement où je n'ai plus rien fait. Et puis l'année dernière à Helsinki, j'ai fini par m'y remettre avec un tout petit Moleskine 9x14, à la fois peu encombrant et facile à remplir même en quelques jours. J'ai opté pour une version minimaliste: un peu de texte, des collages, quelques croquis et basta. On est très loin des carnets de voyage magnifiques publiés par certains éditeurs, mais ça ne me demande pas trop de temps, c'est du souvenir pris sur le vif (avec juste une heure de finalisation après le retour de vacances), et ça a le mérite d'exister et d'être fini. Aussi, j'ai pensé qu'il serait sympa d'écrire un article là-dessus pour celles d'entre vous qui aimeraient bien faire des carnets de voyage mais ne savent pas trop comment s'y prendre et sont un peu intimidées par le processus. 

1. Le carnet:
- Vous pouvez le fabriquer/l'acheter avant de partir, ou bien attendre d'être sur place et d'en trouver un qui sera déjà un souvenir en lui-même. Problème: si vous ne trouvez pas très vite, vous aurez pris du retard, cela vous découragera, et votre projet risque de tomber à l'eau avant même d'avoir démarré. 
- Tant que vous n'avez pas l'intention de dessiner, n'importe quel type de papier peut convenir, mais s'il est trop fin (comme celui des Moleskine que j'utilise, justement!), l'encre risque de traverser. Pour pallier ce problème, j'écris sur les pages de droite et colle mes souvenirs sur les pages de gauche. 
- Niveau dimensions, on voit toujours trop grand. Plus un carnet est petit, transportable et facile à terminer, plus il aura de chances de servir votre objectif. 

2. Le reste du matériel:
J'emporte toujours une jolie trousse tout-terrain (type trousse d'écolier) dans laquelle je fourre quelques essentiels:
- un stylo noir (j'utilise une pointe de taille 0.3 qui écrit à l'encre de Chine, parce que c'est l'épaisseur de trait qui me convient et que j'aime la façon dont elle glisse sur du papier satiné)
- un stylo-gel rouge ou rose, pour les accents éventuels
- un crayon à papier, pour prendre des notes effaçables par la suite (exemple: noter le sujet d'une photo que j'ajouterai après mon retour)
- un rouleau de masking tape et/ou un tube de colle liquide et/ou des pastilles autocollantes double face pour coller mes souvenirs au fur et à mesure
- un alphabet auto-collant (plus limité mais moins encombrant qu'un jeu de tampons alphabets avec leur encrier)
- quelques stickers à thème (j'aime bien ceux qui représentent des soleils, des nuages et autres phénomènes météo, mais aussi les étoiles et les coeurs dont je me sers pour souligner les choses qui m'ont particulièrement plu)
- un mini-ciseau de DIY (en vente dans les magasins de loisirs créatifs)
Je m'efforce de choisir uniquement du matériel léger et peu encombrant.




3. Les notes:
Dans la journée, j'écris dès que j'ai cinq minutes de libres et de quoi m'appuyer - notamment dans les cafés où je me suis arrêtée pour boire un verre, ou au restaurant en attendant d'être servie. Durant les trajets en train ou en voiture, ça marche aussi tant qu'on n'est pas gêné par une écriture un peu tremblée. Et je complète le soir à l'hôtel. Ma règle personnelle, c'est de ne jamais prendre de retard d'un jour sur l'autre, parce que je sais qu'il y a 90% de chances pour que je ne le rattrape jamais et que du coup, je n'aie plus envie de continuer mon carnet. Mes notes ne sont pas toujours très longues ni très détaillées, et elles ne forment pas non plus toujours un récit structuré. Parfois, je me contente de dresser une liste des choses faites ce jour-là, et de rapporter quelques détails remarquables ou moments particulièrement plaisants. Je ne vise pas le prix Nobel: je veux juste conserver des souvenirs de mon voyage. 
(Accessoirement, sur la dernière page de mon carnet, je note les dépenses faites pendant le voyage: outre la valeur de témoignage, ça me permet de faire mes comptes une fois rentrée et de budgéter mes vacances suivantes au plus juste.)

4. Les memorabilia:
"Memorabilia", c'est le mot par lequel les Anglophones désignent tous les souvenirs-papier qui se prêtent particulièrement bien à l'inclusion dans un carnet de voyage. Voici quelques idées:
- les tickets d'entrée au musée (et les petites pastilles autocollantes qu'on vous distribue pour indiquer que vous avez bien payé)


- les billets de transports en commun (toujours un peu exotiques à l'étranger!)


- les cartes des restaurants dans lesquels je mange


- l'autocollant enroulé autour de la poignée de votre valise quand vous prenez l'avion, et mentionnant les détails de votre vol, ou votre carte d'embarquement
- des timbres locaux (j'en achète toujours un de plus que mes cartes postales à envoyer)


- une ou deux jolies cartes postales de votre destination


- des autocollants touristiques achetés sur place (blason de la ville, monuments...)


- des photos prises sur place avec un Instax, ou imprimées après votre retour à la maison (gardez-leur une page vierge à l'endroit concerné)


- des étiquettes ou des emballages de nourriture locale (papier de chocolat ou de bonbons, étiquettes de boissons... évitez juste les choses grasses qui vont tacher les pages de votre carnet)


- des étiquettes de shopping


- des feuilles ou des fleurs séchées


- les tampons encreurs ou embosseurs que l'on trouve sur certains sites à visiter (dans tous les monuments au Japon, mais aussi aux studios Harry Potter au nord de Londres, notamment)


- des plans de ville ou de parcs d'attraction, découpés et/ou annotés



Voilà, j'espère que cet article vous aura donné l'envie de faire un carnet de voyage lors de vos prochaines vacances! Pas besoin de partir très loin; c'est vraiment super sympa à réaliser, et ça fait des souvenirs merveilleux pour soi-même ou pour toute la famille. 

dimanche 6 juillet 2014

Où je trouve enfin à quoi employer mon énorme stock de papier




J'ai toujours eu envie d'apprendre quelques notions de reliure afin de pouvoir fabriquer mes propres carnets. Il y a quelques années, ayant repéré dans feue la boutique du Bozar les chouettes carnets en papier recycle de Broleskine, j'avais contacté une des deux créatrices pour savoir si elle organisait des ateliers. Les modalités de l'époque ne me convenaient pas, mais je m'étais inscrite à sa mailing list pour être informée des événements auxquels elle participait. Et récemment, j'ai poussé des cris de joie en voyant que Corinne Clarysse animerait le dernier week-end de juin un stage de reliure à la Maison du Livre à Saint-Gilles. Ma patience allait enfin être récompensée! 




Samedi dernier, je me suis donc rendue rue de Rome pour apprendre à confectionner un carnet avec une reliure cousue/collée à partir de matériaux recyclés - l'idéal pour moi qui suis toujours en train d'entasser les beaux papiers et les jolies images en me disant "je trouverai bien quelque chose à faire avec". Nous étions dix participantes, reçues dans une grande salle bien éclairée et très bien équipée par Mélanie, la responsable de l'organisation à la Maison du Livre. Chacune de nous avait apporté crayon à papier et gomme; tout le reste du matériel nous était fourni. Il y avait même un petit chariot avec tout le nécessaire pour préparer du café ou du thé. De quoi encourager une ambiance studieuse!




Un bon artisan ne fait pas forcément un bon professeur. Pour arriver à transmettre son savoir, il faut de la méthode, de la pédagogie et un minimum de charisme. Par chance, Corinne est très douée de ce côté-là. Elle a parfaitement su décomposer les étapes de la fabrication, les expliquer de façon claire et nous donner tout un tas de petits trucs qu'elle utilise, mais en précisant bien que chacune de nous pouvait préférer faire autrement. Ayant horreur des travaux hyper minutieux où il faut tout calculer au millimètre, j'ai adoré son principe de travail "intuitif", où aucune mesure n'est nécessaire (mais qui permet quand même un résultat nickel).

La partie couture m'a énormément plu, et j'ai tout de suite chopé le coup pour bien tendre le fil qui relie entre eux les différents cahiers. La partie encollage m'a posé un peu plus de problèmes, et j'ai merdouillé sur l'étape finale de la découpe de la couverture, dont le bord s'est retrouvé légèrement "mangé" sur le haut. Au final, mon carnet est loin d'être aussi parfait que ceux de Corinne, mais j'ai bien compris le processus de fabrication et surtout, je me suis suffisamment amusée à le faire pour avoir super envie de recommencer. Mes stocks de papier (vestiges de mes années de scrapbooking) n'ont qu'à bien se tenir! 





Premier carnet, réalisé avec 7 cahiers. Couverture décorée avec une illustration du "Death" de Neil Gaiman, du masking tape rayé rose et des étoiles en epoxy autocollantes. 






Deuxième carnet, réalisé avec 5 cahiers. Commencé à l'atelier et fini à la maison avec du papier de scrapbooking double face Simple Stories pour les gardes, une page mode d'un vieux numéro de ELLE et encore des étoiles roses en époxy.

dimanche 30 mars 2014

Où Ikea décide de me faire enfreindre mes bonnes résolutions


Vous vous rappelez que ma résolution de février consistait à piocher dans mes stocks au lieu de faire de nouveaux achats, particulièrement en ce qui concernait le thé, les fournitures de loisirs créatifs, les bouquins et les carnets? Jusqu'ici, je m'en sortais plutôt pas mal. Puis j'ai découvert qu'Ikea ouvrait un rayon papeterie dans certains de ses magasins belges et français, dont celui de Toulon. Et il fallait justement que j'aille là-bas pour acheter des tapis. Résultat?




Et encore, ils n'avaient ni les jolis trombones dont j'aurais bien raflé plusieurs packs, ni le carnet Särskild noir avec la reliure cousue à l'extérieur. Rétrospectivement, je regrette aussi d'avoir pris l'assortiment de washi tape rose alors que je préfère le vert - même s'il eût été dommage de briser la belle harmonie de mon Instagram. Tant pis, je serai forcée d'y retourner! 

Je trouve cette gamme absolument géniale, avec un design fabuleux et des prix canon. Pour les gens que ça intéresse: le papier des carnets Historisk est du 80g, ce qui correspond à l'épaisseur du papier imprimante standard, et celui des carnets Särskild, du 100g. Dans les deux cas, les pages sont entièrement blanches. Alors, amis carnetophiles, est-ce que vous me détestez? 

jeudi 19 décembre 2013

Si vous n'avez pas encore votre agenda 2014...


En bon dinosaure, je continue à utiliser des agendas papier. Oui, "des", c'est-à-dire deux par an. Le premier me sert à noter les choses à faire: le nombre de pages à traduire chaque jour, les rendez-vous chez le docteur, les cours de sport auxquels je dois me traîner... J'y colle des Post-It avec des listes de courses; j'y glisse des courriers en attente et je le gribouille sans vergogne.

Afin de ne pas m'ennuyer, je change de modèle chaque année. C'est ainsi que j'avais repéré sur Etsy ce superbe modèle fait main en édition limitée, avec une authentique carte de Londres en guise de couverture: 






Mais en le recevant, mauvaise surprise! Si la qualité était excellente, le format en revanche ne me convenait pas du tout. 13,5 x 10,5 cm, c'est un petit agenda de sac, et moi, il me faut au minimum du A5. (Je tiens à préciser que les dimensions étaient indiquées dans l'annonce et que cette erreur d'achat m'est entièrement imputable!)

Bref, au final, j'ai commandé cet autre agenda comme Premier, et pour la troisième année consécutive, un grand Moleskine une-journée-par-page comme Second (celui où je note ce qui est réellement arrivé, commentaires persos inclus, et où je colle divers petits souvenirs - un carnet de bord, en quelque sorte).

Du coup, je me retrouve avec ce très bel agenda dont je ne sais pas quoi faire et qu'il me semblerait vraiment dommage de gaspiller. Je l'offre à celui ou celle d'entre vous qui, dans les commentaires, saura me convaincre qu'il est fait pour lui ou elle! Vous avez jusqu'à dimanche soir. J'expédie la semaine prochaine, en Europe uniquement. 

EDIT DU LUNDI 23: Et la gagnante est Songlin, dont l'anecdote m'a beaucoup fait rire. Qu'elle m'envoie son adresse postale à: leroseetlenoir@hormail.com. Merci aux autres pour leur participation!

mardi 1 janvier 2013

Nouvelle année...


Nouveau fond d'écran:
Parce que ça n'était plus possible de pleurer douze fois par jour devant la photo de mon père, j'ai choisi ici une photo de saison assortie d'un message positif:



Nouveau système de comptabilité personnelle:
Adieu Quicken, bonjour feuille de calcul Excel. Je vais enfin pouvoir me débarrasser de mon vieil eee-PC, seule machine de la maison sur laquelle fonctionnait mon logiciel antédiluvien et dont je n'ai plus d'autre usage depuis l'achat de mon iPad.

Nouvel abonnement Google: 
Aux conférences Ted, intéressantes, variées et toujours digestes. Aujourd'hui, j'ai regardé celle-ci.

Nouvel appareil électro-ménager:
Toujours motivés pour nous alimenter plus sainement, nous avons décidé d'investir dans une petite centrifugeuse qui, contrairement à notre blender, nous permettra de préparer aussi des jus de légumes et de fruits "durs" comme les carottes ou les pommes. Le choix est en cours sur Amazon. 

Nouveaux carnets:
Le Moleskine Star Wars grand format/une page par jour comme agenda des choses faites, un carnet de La Mucca à mettre dans mon sac pour la prise de notes itinérantes, et le Margaux Motin 2013 (vraiment ravissant à l'intérieur) comme agenda des choses à faire. 



Nouvelle résolution:
En plus de mes 7 objectifs mensuels (je dévoilerai demain ceux de janvier), j'ai décidé de réaliser un projet DIY par semaine. Comme je ne suis pas quelqu'un de très persévérant, et qu'il s'agit surtout de m'occuper en stimulant ma créativité à peu de frais, j'opterai pour des choses simples, ne nécessitant qu'un minimum de savoir-faire et de matériel. J'ai déjà compilé une liste d'une vingtaine d'idées dont l'exécution me semble à ma portée, et j'ai particulièrement hâte de m'y mettre! 

J'espère que l'année 2013 apportera aussi un nouvel élan à tous ceux d'entre vous qui en ont besoin. 

dimanche 15 juillet 2012

Un jour, vingt ans



Récemment, j'ai eu l'occasion de voir le film tiré du roman de David Nicholls "Un jour", dans lequel on suit une fille et un garçon pendant 20 ans à travers ce qu'ils font chaque 15 juillet - à la date-anniversaire de leur rencontre. Et j'ai eu envie de me livrer au même exercice à travers mes propres carnets. J'aurais pu choisir une autre date, plus significative pour moi, mais je trouvais justement ça bien qu'elle ne corresponde à rien de spécial dans ma vie.

J'ai envisagé un instant de commencer avec mes journaux intimes, vers la fin des années 70. Le problème, c'est que je n'écrivais pas tous les jours et que de plus, vers l'adolescence, il y a des choses sacrément intimes là-dedans. Or, même si ça ne saute pas aux yeux de prime abord, mon exhibitionnisme affectif a ses limites. Je me suis dit que 20 ans en arrière, c'était bien. D'autant que si j'ai continué (de manière plus ou moins sporadique) à tenir un journal intime sur papier jusqu'en l'an 2001, à partir de 1991, j'ai pris l'habitude de noter mes activités sur un agenda. Vous aurez donc droit à la version expurgée de mes frasques! 

De 1991 à 1996: recharges d'agenda Memonizer en 11x17


Le 15 juillet 1991, je venais de finir mes études à Sup de Co Toulouse (spécialisation: Gestion de Produits de Grande Consommation), et je préparais le FSO chez un personnage dont j'ignorais encore combien il était douteux... Cette année-là, je me suis payée une petite aventure avec un Anglais à longs cheveux blonds et yeux bleus, et j'y ai laissé les genoux d'un jean sur le carrelage de la salle de bain commune du fort Faron. Oh well.


Le 15 juillet 1992, je cherchais du boulot après un ou deux premiers jobs hautement insatisfaisants, et j'avais des goûts de chiottes en matière de cinéma. Je pratiquais toujours assidûment le jeu de rôles et venais de faire la connaissance de la bande d'Aix-en-Provence. Accessoirement, je commençais à utiliser des petits dessins pour symboliser mes ébats sexuels.


Le 15 juillet 1993, je passais ma journée de repos hebdomadaire à Aix, mais bossais depuis quelques temps au Toys'R'Us de Monpatelin - boulot que je haïssais et qui devait m'envoyer à Nantes à la fin de l'été, pour mon plus grand désarroi.


Le 15 juillet 1994, j'étais mariée depuis 11 jours; je faisais un pseudo-stage de commerce international à la boutique de JdR de Nantes, et je me fâchais avec O&L. C'est cet été-là que j'ai commencé à faire de la traduction professionnellement, pour Hexagonal qui distribuait la gamme White Wolf en France.


Le 15 juillet 1995, je traduisais la seconde (ou la troisième?) édition du Dungeon Master Guide. C'était l'époque où je bossais 6 jours par semaine, 51 semaines par an. Pas facile de gagner sa vie en free lance quand on débute...



Le 15 juillet 1996, je n'ai aucune idée de ce que je traduisais: un bouquin dont le titre commençait par un M. J'avais depuis quelques mois fait la connaissance de JC et, par l'intermédiaire de sa société Arena, lâché le JdR pour passer aux romans tirés de JdR. Même si rien ne l'indique dans ces pages, mon mariage commençait un peu à sentir le gaz.

1997: rien (pour moi)
Je n'ai pris conscience de l'absence d'un agenda cette année-là qu'en fouillant mes archives pour rédiger ce billet. En réfléchissant bien, je n'ai pas le souvenir d'en avoir tenu un. Ca a été une année difficile, celle où j'ai divorcé et où je suis partie cuver ma déprime dans un bled paumé en Pennsylvanie. Même au fond du trou, je regrette de n'avoir pas pris le temps de documenter cette période de ma vie... 

Par contre, et de manière assez curieuse, je possède quand même un agenda rempli pour cette année-là: celui de mon grand-père, que j'ai récupéré après sa mort. C'est un document très précieux pour moi, et une des premières choses que je sauverais si ma maison brûlait. J'aime regarder sa belle écriture d'ex-prof de français, lire ses observations sur la météo du Puy-en-Velay, sur ses récoltes potagères ou sur ses vieux amis, ponctuées ça et là d'une attaque en règle (et en majuscules) contre l'Eglise!



De 1998 à 2003: agendas du Disque-Monde, tous plus merveilleusement drôles les uns que les autres. J'ai beaucoup regretté que la série ne continue pas (même si elle fera un retour exceptionnel en 2008).


Le 15 juillet 1998, j'étais rentrée à Monpatelin, je sortais avec Etre Exquis et je faisais du bénévolat chez les Petits Frères des Pauvres. A un moment donné, aussi, je me suis retrouvée à regarder la finale de jeséplukoi, un match de foot que la France a gagné 3-0 contre le Brésil.


Le 15 juillet 1999, nous ne saurons pas ce que je faisais car dans un accès de cruchitude aiguë, j'ai photographié la page du 15 juin de cette année-là. Où, apparemment, je n'ai rien fait qui mérite d'être mentionné. Par contre, derrière la photo du repas de fin d'année de mon cours d'aïkido (auquel l'Homme assistait avec sa future femme, qu'il avait déjà trompée avec moi une fois), à la date du 18 et du 19, il y a le mariage de Soeur Cadette.


Le 15 juillet 2000, j'étais donc en pleine liaison clandestine avec l'Homme qui m'envoyait des textos romantico-sexy que je notais en majuscules, sans toutefois se décider à quitter sa femme. A la page suivante, un de ces textos dit: JE VEUX ETRE GRAND-PERE AVEC TOI. I'm sorry, have we met??? Les petits coeurs à l'envers, qui symbolisent astucieusement (ou pas...) une paire de fesses, indiquent le nombre de jours où nous nous étions envoyés en l'air depuis novembre de l'année précédente. Une bonne petite moyenne, comme on peut le constater.


Le 15 juillet 2001, Attila venait de naître. La femme de l'Homme avait fini par le quitter d'elle-même et nous commencions juste à nous afficher publiquement dans les stages d'aïkido. Et oui, je suivais assidûment Loft Story. Nobody's perfect.


Le 15 juillet 2002, l'Homme et moi étions partis en Toscane à moto. C'est la semaine où il y a eu des inondations historiques dans le nord de l'Italie. Des vacances très inspirées - et mouillées, trèèèès mouillées. J'ai détesté Florence mais adoré Sienne, la campagne toscane et surtout la bouffe italienne juste sublime.


Le 15 juillet 2003, JC m'annonce le dépôt de bilan d'Arena. Je continuerai à travailler pour nos anciens clients, mais en direct désormais. Je gagnerai, du coup, beaucoup mieux ma vie mais regretterai toujours le travail d'équipe que nous faisions avec lui, sa soeur Zorro et quelques autres. Ce week-end-là, nous montons dans ma famille lyonnaise avec l'Homme qui a un stage dans le coin. J'ai arrêté l'aïkido depuis un moment, ne supportant pas bien de recevoir sur le tatami des ordres du type avec qui je vis.

2004: agenda Days de Susan Branch, une illustratrice américaine dont j'aimais beaucoup les dessins naïfs à l'époque


Le 15 juillet 2004, l'Homme et moi sommes en vacances à Canari, un petit village du cap corse où des amis à lui possèdent une maison. J'adore les amis en question, mais le plan plage ou balade en moto sur des routes avec tellement de virages qu'on fait maximum du 25 km/heure, bof. Je bloogue depuis le mois d'avril, mais pas encore assez assidûment pour qu'internet me manque pendant ce séjour.

2005: agenda New York 


Le 15 juillet 2005, je n'ai rien foutu d'assez important pour détrôner la photo de "Charlie et la chocolaterie", que je n'ai pourtant qu'assez moyennement apprécié. J'étais en pleine traduction à la chaîne des romans inspirés de "Buffy contre les vampires"; je crois que j'ai bien dû m'en taper une quarantaine en tout... Au mois d'août cette année-là, j'ai fait mon premier voyage de touriste dans l'ouest américain avec les VIP.

2006: agenda Oxford à couverture en plastique fuchsia


Le 15 juillet 2006, l'Homme et moi étions séparés depuis 3 mois (mais je ne m'étais pas encore rendu compte qu'il me trompait depuis le début de l'année). Je venais de renouer avec Captain, et j'étais allée le voir à Nantes. Dès l'instant où je l'avais aperçu à l'aéroport, j'avais su que ça ne collerait pas. J'ai quand même essayé, et renoncé quand il est à son tour venu me rendre visite au mois d'août. En octobre, j'ai rencontré Chouchou que je connaissais online depuis plus de deux ans et lui aussi célibataire depuis peu. C'était aussi le dernier été que mes parents passaient à Monpatelin avant d'aller s'installer à Toulouse pour la naissance de Cahouète. 

2007: agenda Paperblanks, mon plus grand à ce jour. Son rabat magnétique n'est pas pratique du tout vu que j'ai collé des tas de trucs à l'intérieur...


Le 15 juillet 2007, Chouchou et moi dépensions beaucoup de sous en billets d'avion Bruxelles-Monpatelin et vice-versa. Nous avions déjà nos habitudes au Comptoir Florian et au IIème Elément. Je crois qu'il a fait beau cet été-là en Belgique. 

2008: agenda du Disque-Monde (le retour, donc)


Le 15 juillet 2008, Chouchou et moi passions de chouettes vacances à Toulouse. La veille, nous avions vu le sublime feu d'artifice de Carcassonne.

2009: agenda Bookbinders


Le 15 juillet 2009, c'est en train que je fais Monpatelin-Bruxelles. Résistants aux sirènes du téléchargement, Chouchou et moi attendons que les séries télé que nous aimons sortent en DV pour les regarder: cet été-là, c'est la saison 4 de How I met your mother qui occupe nos soirées.

2010: agenda Pénélope Bagieu, dédicacé sur la page de garde


Le 15 juillet 2010, la Belgique subit une canicule qui nous a forcés à acheter un ventilateur quelques jours plus tôt. (Inutile de préciser que depuis le 20 juillet 2010, le ventilateur en question prend la poussière en haut d'un meuble, et que les accessoires indispensables de l'été depuis lors ont plutôt pour nom "couette double épaisseur" et "pulls en cachemire".) Mon père est déjà malade mais, à cause du ralentissement des services hospitaliers pendant les grandes vacances, nous ne l'apprendrons qu'en septembre, la semaine après qu'il ait enterré sa mère.

2011: agenda Margaux Motin




Le 15 juillet 2011, Chouchou et moi sommes de nouveau en vacances à Toulouse. Nous suivons une thérapie conjugale depuis peu et ce n'est pas la joie entre nous. Chez mes parents où nous logeons et où il n'y a pas grand-chose à faire, je confectionne des zombies en feutrine. 

2012: agenda Moleskine Pacman. Pour toute la première fois tou-toute premières fois, j'ai choisi un agenda avec une page par jour plutôt qu'une double page par semaine, parce que j'avais envie de pouvoir y écrire plus de choses. Je comptais aussi dessiner un peu dessus, mais c'est resté au stade de l'intention pieuse (le papier très fin n'est de toute façon pas idéal pour ça). Par contre, je ne vous montrerai pas ce que j'y ai marqué aujourd'hui, pas même par un edit demain matin: si j'avais l'intention de le faire, ça orienterait le ton et la teneur de mes notes...