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vendredi 22 février 2019

En profiter tant que ça dure




D'ordinaire, le moins qu'on puisse dire de février, c'est que ce n'est pas mon mois préféré: le bel élan de janvier s'est tassé, l'hiver commencer à s'éterniser et le printemps semble encore loin. La seule chose qui le rachète un peu, c'est qu'il a le bon goût d'être court. Mais cette année, février est un mois de renaissance après plus d'un semestre passé la tête sous l'eau, à angoisser de ne plus trouver assez de boulot, à galérer pour me faire payer le peu de travail effectué, à me rendre compte à quel point mon identité et mon estime de moi sont liées à mon métier et à l'indépendance financière qu'il m'a procurée jusqu'ici, à entretenir des idées très noires et à bloquer mon entourage parce que je fonctionne comme ça: mes problèmes, j'ai besoin de les ruminer dans mon coin jusqu'à ce que je leur trouve une solution. Il paraît que vers 3-4 ans, tous les jeunes enfants traversent une phase où ils veulent tout faire tout seuls; moi, ça ne m'a jamais passé. 

jeudi 18 août 2016

The 100 best moments of my life (part 2)




51. Septembre 2007 Pique-nique nocturne de gyozas sur le toit du Loft d'Ikebukuro, à Tokyo
52. ...première visite du musée Ghibli, à Tokyo
53. ...et exploration des galeries commerçantes couvertes de Kyoto, avec Chouchou
54. Fin 2007 Expo Araki "A la vie, à la mort" au musée de la photographie de Charleroi avec Chouchou
55. Printemps 2008 Ma soeur et David viennent nous rendre visite quelques jours à Bruxelles
56. 14 juillet 2008 Superbe feu d'artifice à Carcassonne avec Chouchou, ma soeur, David et Attila
57. Septembre 2008 Découverte du Tivoli, à Copenhague, avec Chouchou
58. ...et journée parfaite à Malmö, de l'autre côté du pont de l'Oresund
59. 21 septembre 2008 Double baptême de parachutisme à Spa avec Chouchou
60. Octobre 2008 Magnifique concert de Leonard Cohen à Forest National (Bruxelles) avec Chouchou
61. Noël 2008 Goûter chez Bapz avec ma soeur, mon père et Chouchou
62. ...et Guitar Hero World Tour en famille
63. Février 2009 Au premier rang pour le spectacle de Dita Von Teese au Crazy Horse, avec Chouchou
64. Novembre 2009 Participation à l'émission de télé "Lifestyle" pour la télé belge, avec Chouchou
65. Mars 2010 Interprète de Laurell K. Hamilton à l'occasion de sa venue à Paris pour le Salon du Livre
66. Avril 2010 Voyage en tortillard à travers les montagnes japonaises jusqu'au pied du mont Fuji, avec Chouchou
67. Mai 2010 Mes premières Imaginales à Epinal
68. Août 2010 A Toulouse et dans les environs, premiers pas de géocaching avec Chouchou et mes parents
69. Novembre 2010 Mégateuf pour les 10 ans de Bragelonne dans leurs nouveaux locaux, à Paris
70. Décembre 2010 A Lisbonne, pause ensoleillée au bord du Tage avec Chouchou
71. Juin 2011 Fondue, musée Giger et géocaching à Gruyère avec Chouchou, Lady Pops et Funambuline
72. Juillet 2011 Fabriquer des monstres en feutrine pendant les vacances à Toulouse chez mes parents
73. Mai 2012 Quelques jours à Saint-Malo avec Chouchou
74. Mai 2012 Pendant les Imaginales, déjeuner à côté de Mercedes Lackey qui m'offre une petite poupée à cheveux bleus à la fin du repas
75. Juin 2012 Les nuits sans obscurité au Kex Hotel de Reykjavik
76. ...et toute une journée au Blue Lagoon, en Islande, avec Chouchou
77. Novembre 2012 Visite de la Casa Battlò à Barcelone avec Chouchou
78. Février 2013 Visite des studios Warner Bros consacrés à Harry Potter, au nord de Londres, avec Chouchou
79. Février 2013 Grandiose concert de Sigur Ros à Forest National, avec Chouchou
80. Avril 2013 Merveilleux week-end ensoleillé à Brighton avec Chouchou
81. Mai 2013 Premier repas de groupe chez Sens & Découverte, le resto végétarien d'Epinal, pendant les Imaginales
82. Juin 2013 Zénitude absolue de notre logement Air B'n'B à Helsinki
83. ...et délicieux repas de produits de la mer sur le marché du port
84. Octobre 2013 A Venise, promenade sur l'île multicolore de Burano avec Chouchou
85. Février 2014 Traduction de "Les quinze premières vies d'Harry August", meilleur roman de toute ma carrière
86. Février 2014 Après plusieurs tentatives manquées, rencontre avec Lola Lafon à la Foire du Livre de Bruxelles
87. 26-27 mars 2014 Anniversaire solo ensoleillé à Aix-en-Provence
88. Septembre 2014 Visite du musée de la ville de Copenhague et pause dans son magnifique salon de thé, avec Chouchou
89. 31 décembre 2014 Finir l'année au bord de l'océan Atlantique, Praia da Luz, au nord de Porto, avec Chouchou
90. 1er janvier 2015 Commencer l'année dans la paisible cour intérieure du salon de thé Rota do Chà
91. Avril 2015 Génial escape game "Alice au pays des merveilles" chez Leavin Room, à Paris, avec Eve, Hélie et les VIP dans la salle voisine
92. Mai 2015 Nuit Art Déco à la maison Flagey (Bruxelles) avec Chouchou
93. Mai 2015 Impressionnant escape game dans un ancien fort militaire à Vernayaz, avec Chouchou, Lady Pops, Miss A. et Marika
94. Mai 2015 Hilarante partie de "Cards against humanity" avec plein de Brageloniennes le vendredi des Imaginales
95. Août 2015 Initiation de ma soeur, de David et d'Attila aux escape games avec les deux chouettes salles d'Enigma Escape, à Toulouse
96. Octobre 2015 Flippant escape game post-apocalypse "Safe house" à Budapest avec Chouchou
97. Mars 2016 Réussir malgré tous les obstacles à gagner Lausanne comme prévu pour passer mon anniversaire avec Lady Pops, les Shalbuline et Marika
98. Avril 2016 Super journée à Pairi Daiza avec ma soeur, David et mes neveux
99. Juin 2016 Visite du très ludique musée Camera Obscura
100. ... et afternoon tea cosy chez Mimi's Bakery à Edimbourg avec Chouchou

Dresser cette liste était un exercice long mais vraiment intéressant, qui m'a confortée dans l'idée que les choses qui me rendent le plus heureuse sont de voyager et de passer du temps avec les gens que j'aime. C'était aussi une assez bonne façon de faire un survol de ma vie jusqu'ici en voyant ce qui en ressortait a posteriori: on notera que certaines années, pas forcément mauvaises en elles-mêmes, brillent par leur absence, alors que 2008 et 2012 qui ont été des années de deuil et d'atroces crises d'angoisse ont aussi apporté leur lot de grands bonheurs... Je peux donc n'être ni heureuse ni malheureuse à un moment donné, ou heureuse et malheureuse à la fois dans une courte période. Et vous? 

mercredi 17 août 2016

Happiness is... being loved back




Après une semaine de disputes, d'exaspération de mon côté et de larmes du sien, j'avais vraiment, vraiment hâte de mettre de la distance entre ma mère et moi. La séparation d'avec ma soeur et mes neveux à la dépose-minute de l'aéroport de Blagnac n'a pas été facile pour autant. Avec leurs emplois du temps de folie, mes propres aller-retour perpétuels entre Bruxelles et Toulon et les difficultés relationnelles entre ma mère et moi, je ne sais pas si on se reverra avant l'été prochain, et les années ont beau passer de plus en plus vite au fur et à mesure que je vieillis, ça me paraît une éternité. Et puis cette fois, on s'est super bien amusés avec Attila et Darklulu, de piscine en cinéma et de jeux de plateau en escape games. Du coup, je n'étais pas fière au moment de dire au revoir, et je n'étais pas la seule. Darklulu, enfant peu démonstratif qui à cinq ans castagnait des gamins du double de son âge pour protéger son frère aîné, boudait parce qu'il ne voulait pas qu'on s'en aille. Quand je me suis penchée pour lui faire un bisou, il s'est jeté sur moi et m'a serrée dans ses bras sans un mot. Je ne m'y attendais pas du tout et ça m'a un peu achevée. 

Quelques heures plus tard, en arrivant à Bruxelles, j'ai trouvé dans la boîte aux lettres une jolie carte de remerciements envoyée par Shermane. Je ne m'y attendais pas non plus et ça m'a touchée. J'ai défait mes bagages pendant que Chouchou rasait sa barbe d'homme des cavernes, puis je me suis allongée sur notre lit pour cuver ma déprime, et au lieu de me bousculer pour qu'on parte voir le tapis de fleurs sur la Grand-Place comme c'était prévu, Chouchou est venu me faire un câlin en m'assurant que non, je n'étais pas une personne horrible de me disputer tout le temps avec ma mère, et qu'on trouverait un moyen de voir ma famille avant l'été prochain.

Je me suis secouée pour descendre dans le centre malgré tout. Il faisait bien moins chaud qu'à Toulouse, juste la bonne température pour rendre la promenade agréable, et nous avons décidé de manger dans le coin. En prenant le piétonnier du boulevard Anspach, j'ai remarqué une série d'inscriptions sur le sol: HAPPINESS IS... avec de la place pour compléter. J'ai cherché de la craie en vain avant de prendre le genre de photo dont Scarlett Johansson se serait moquée dans "Lost in translation". Et je me suis demandé: "Mais au fait, qu'est-ce que j'aurais écrit? En une phrase très courte, c'est quoi pour moi, le bonheur?" Et la réponse s'est imposée immédiatement à moi: le bonheur, c'est être aimé en retour par des gens qui vous le font sentir.

dimanche 14 août 2016

The 100 best moments of my life (part 1)




Tout en dressant cette liste, je me suis demandé ce que je considérais comme les meilleurs moments de ma vie, et je me suis rendu compte que j'écartais certains de ceux où je m'étais sentie le plus violemment heureuse sur le coup: quand mon ex (avec qui j'avais une liaison depuis un an déjà) et sa femme se sont séparés, ou quand on a cru que le cancer de mon père était guéri, parce que rétrospectivement c'était A/une mauvaise idée B/un bonheur illusoire. Je n'ai conservé que les moments que je revivrais avec une joie sans mélange si je le pouvais. J'ai essayé de les rendre le plus spécifiques possible, mais parfois, ça porte sur toute une période de plusieurs semaines. Et j'ai resitué les dates de mémoire, si bien que certaines sont plus précises que d'autres. (Si vous étiez avec moi lors de certains de ces événements et que vous avez des rectifications à apporter, n'hésitez pas à laisser un commentaire!)

1. Juin 1979 La mère de ma copine d'école Sylvie m'emmène voir son gala de fin d'année: je suis éblouie, moi aussi je veux faire de la danse classique
2. Printemps 1980 Avec les autres gagnantes du concours de poésie organisé par la Caisse d'Epargne sur le thème "L'enfant et l'espace", enregistrement d'un 45 tours au studio Miraval, dans le Haut-Var
3. Noël 1980 Je reçois un grand Goldorak et une figurine Actarus, meilleur cadeau du monde
4. Juin 1982 Premier gala de danse sur la scène de l'Opéra de Toulon
5. 17 mars 1984 Concert de Daniel Balavoine au premier rang du Zénith de Toulon, avec la mère de mon copain Lionel et une place gagnée grâce à un concours sur Var Matin
6. Juin 1984 Juste avant les grandes vacances, un après-midi au Mourillon avec mon crush à sens unique de l'époque et nos copains de 3ème
7. Juillet 1984 Deux semaines chez ma correspondante anglaise, à côté de Liverpool - premier voyage en avion + découverte du roller (quad, à l'époque), de "Star Wars", du Burger King, d'Avon et du Body Shop
8. Fin 1984 Danseuse-figurante dans une fastueuse production d'"Aïda" à l'Opéra de Toulon
9. Mai 1986 Entrée au F.A.S.T., mon premier club de jeu de rôles
10. Eté 1987 Deux mois de JdR non stop (dont mon premier France Sud Open) avec ma bande de potes de l'époque, surtout chez Paladin et à Châteauvallon
11. Fin 1987 Première de la région PACA au concours blanc des ESCAE, et deuxième toutes sections confondues: mon père est si fier...
12. Fin 1987 ou début 1988 Concert de Marillion (du temps où Fish était encore le chanteur du groupe) au Zénith de Toulon
13. Juin 1988 Découverte de Paris avec mon père qui m'a accompagnée pour passer les oraux des ESCAE
14. Août 1988 Soirée pétards et Ludwig von 88 à La Rochelle, à bord du bateau des frères Z.
15. Eté 1989 Coup de foudre pour le film "Heathers", qui me parle terriblement et que je vais voir deux fois toute seule au Fémina
16. 31 décembre 1990 Fantastique murder party à la Lauzade
17. Fin 1990-début 1991 Passionnante campagne d'"Alternatives" au Cercle d'Argent
18. Juin 1991 Enfin terminé mes études à Sup de Co Toulouse, dont j'ai détesté chaque minute
19. Début 1993 Les nuits à Aix-en-Provence: faire la fête au Charlie's ou chez Sarah et Jean-Mi avec la bande des Illuvatars
20. ...jouer à "Vampire: La Mascarade" dans les caves de la Caverne de l'Elfe Noir
21. ...et danser la moitié de la nuit avec Nicolas sur Body Count ou Suicidal Tendencies à l'IPN
22. Juillet 1993 Mon France Sud Open le plus mémorable, avec la bande habituelle et les Anglais
23. Juillet 1993 Soirée d'adieu/nuit blanche chez Jef avec les Illuvatars
24. Août 1993 Mon seul et unique Gathering (jeu de rôles grandeur nature) dans la forêt de Nottingham
25. 31 décembre 1993 Jour de l'An avec les Illuvatars à côté de Valence
26. Juillet 1994 Premier contrat de traduction professionnelle, pour le "Clanbook: Toreador" de "Vampire: La Mascarade"
27. 31 décembre 1994 Jour de l'An au Succubus Club (Toulon) et retrouvailles avec Philou
28. 12 novembre 1995 Coup de foudre pour une Sacrée de Birmanie chocolate point de 3 mois: Scarlett
29. Fin 1995 ou début 1996 Première traduction de roman pour Fleuve Noir via Arena: "L'épreuve des jumeaux", tome 6 de la franchise Dragonlance
30. Début 1997 A Paris, rencontre avec Jean Claude, Brigitte et Zorro dans un resto italien
31. Mi-avril 1997 Avec Shawn, manger des parts de pizzas monstrueuses dans un boui-boui le soir de mon atterrissage à New York en regardant les gratte-ciels illuminés au-dehors
32. ...et le lendemain soir, voir "Cats" à Broadway depuis le 2ème rang de la salle de spectacle
33. 31 décembre 1997 Soirée extas au Fuse (Bruxelles) avec Etre Exquis et ses copains
34. Mi-1999 Découverte d'Amsterdam avec Etre Exquis
35. Juillet 2000 En Haute-Loire où je suis allée tenir compagnie à mon grand-père pendant les vacances de son auxiliaire de vie, dévorer "Harry Potter and the goblet of fire" en l'espace d'une nuit
36. 2002 ou 2003 Meilleur resto de ma vie: les Magnolias (Le-Perreux-sur-Marne) en l'excellente compagnie de Jean Claude et Brigitte
37. Fin 2003 ou début 2004 Enregistrement de l'émission spéciale Johnny Halliday avec les Filles, en banlieue parisienne
38. Août 2004 Fabuleux goûter chez Demel, à Vienne
39. ...et visite du palais de Schonbrunn avec l'Homme
40. Novembre 2004 Grosse teuf pour les 49 ans de Brigitte, le dernier anniversaire que je fêterai avec elle
41. Mai 2005 Marcher seule dans les rues de Tokyo un jour où mes compagnons de voyage sont tous occupés ailleurs
42. Juillet 2005 Belle journée dans les petites rues pavées de Sienne avec l'Homme
43. Mai 2006 Inoubliable road trip de la Floride à la Californie avec Autre Moi, Junior et Kris
44. Juin 2006 Soirée débauche à base de rhum arrangé et de piscine d'écrivain célèbre, avec Etre Exquis
45. Juillet 2006 Concert en plein air de Toto avec David, près de Hyères
46. Juillet 2006 Aïoli avec mon père et l'Homme au Bar de la Poste, à Monpatelin
47. Juillet 2006 Grande fête familiale pour les 50 ans de mariage de Pierre et Jeanne, à Lyon
48. Janvier 2007 Week-end luxure à l'hôtel Amour (Paris) avec Chouchou
49. 27 mars 2007 A deux heures du matin dans une roulotte au fin fond de la Provence, chanter à tue-tête des génériques de séries télé de notre enfance avec Chouchou
50. Juin 2007 Balade à cheval dans Monument Valley avec Junior et un guide navajo

A suivre...

mercredi 3 août 2016

Do more of what makes you happy




Ca ressemble à une évidence - mais une évidence facile à oublier dans le tourbillon de la routine quotidienne. On n'a pas toujours l'occasion ou l'envie de chambouler complètement sa vie pour réaliser ses rêves. Parfois, les grands projets doivent attendre un peu parce que ce n'est pas clair dans notre tête, parce que les obstacles matériels sont trop grands ou parce que l'heure n'est pas encore venue. C'est alors facile de sombrer dans le marasme, d'avoir l'impression de subir sa vie au lieu de la choisir. Ma solution depuis le début de l'année, c'est de faire chaque jour sans faute quelque chose qui me rend vraiment heureuse. Par exemple:

1. Bouquiner dans un salon de thé, un bar ou un restaurant (comme auront pu s'en apercevoir les gens qui suivent le compte Instagram de l'Annexe). Points bonus s'il fait assez beau pour m'installer en terrasse.
2. Me coucher tôt avec un bon livre, au lieu de glander sur internet. Si possible avec une bougie parfumée sur ma table de nuit.
3. Aller regarder les nouveautés dans une librairie.
4. Boire des cocktails avec mes copines.
5. M'occuper de mes pieds: séance de réflexologie avec l'incomparable M. Oh si je suis très en fonds, soin en institut si je suis modérément en fonds, pédicure maison si je suis fauchée, occasionnellement massage soutiré à Chouchou si le monde a été méchant avec moi.
6. M'offrir un vrai bon massage professionnel, en particulier quand le stress m'a noué tout le haut du dos et la nuque. 
7. Préparer un bon petit plat à déguster le soir devant un épisode de série télé.
8. Me faire un resto en amoureux avec Chouchou. Pas besoin de dépenser une fortune, on a dans un rayon d'un kilomètre autour de chez nous un tas de "cantines" où deux plats et deux boissons nous reviennent moins de 40€.
9. Bloguer. Qu'il s'agisse de partager mes bonnes adresses ou de raconter ma vie, ça fait douze ans que ça m'économise des fortunes en thérapie et que ça me permet de tisser de vrais liens sociaux sans sortir de chez moi.
10. Organiser des sorties ou mieux encore, des city trips de quelques jours. Peu de choses me font autant de bien que de voir mon agenda se remplir d'activités excitantes.

Et vous? Cap' de dresser une liste de dix choses qui vous rendent vraiment heureuse, et d'en faire au moins une tous les jours? 

mercredi 6 mai 2015

Partout et en tout




Un réveil en douceur, avec le soleil.
Les dernières fraises de la barquette, avec le fond du pot de Câlin, en guise de petit-déjeuner.
Les photos du jour de l'Everyday Life Challenge que je regarde apparaître sur Instagram avec une curiosité toujours renouvelée.
L'éditrice qui veut déjà me préparer les contrats et me verser la moitié des à-valoir sur des bouquins à rendre en novembre 2015 et avril 2016.
Le rasoir qui glisse tout seul sur mes mollets grâce au D'Fluff.
La robe en coton Emily and Fin absolument parfaite trouvée en soldes sur Asos.
Le bracelet si léger qui ne me quitte déjà plus et qui fait très bien son boulot. 
La température idéale, avec juste un poil de vent - j'aime tant le mois de mai!
L'explosion des coquelicots sur le bord de la route de campagne que suit mon bus. 
Les sandales Lune et L'autre multicolores que je convoitais, et qui sont toujours disponibles dans ma pointure chez California. 
Le manhwa repéré le mois dernier chez Contrebandes, épuisé partout ailleurs, et toujours blotti au chaud dans le rayon quand je viens le chercher. 
L'accent ensoleillé de Paola quand je lui demande "un bouquin marrant pour un petit garçon".
L'immense sourire de Marco qui vient me claquer deux bises, me conseiller un Frascati bien frais pour aller avec mon plat et m'expliquer l'épopée hebdomadaire de son livreur de mozzarella. 
Les spaghetti au peccorino et au poivre, une pure tuerie que je pourrais manger tous les jours jusqu'à la fin de ma vie sans jamais m'en lasser. 
Ce déjeuner en terrasse sous les arbres du petit cours Lafayette, un moment juste parfait. 
Jade du Candyliciou Spa qui me reconnaît et m'appelle par mon nom (dommage qu'elle soit overbookée cet après-midi!)
Le serveur du Chantilly, aimable pour une fois. 
Le confort des banquettes en velours vert pour lire 400 pages de bédé d'un trait.
Le moment passé à la Théière avec Kiki et sa fille, à philosopher sur le temps qui passe et sur ce qui est grave ou pas, à m'émerveiller sur cette gamine géniale que j'ai vue naître et devenir une presque femme.
La mini-expédition chez Charlemagne: partie acheter une souris correctrice, je ressors avec en plus un rouleau de masking tape, un stylo-gel blanc, un bloc de Post-It fantaisie et deux carnets (dont un pour offrir, quand même). 
Le constat que je suis super bien à Toulon toute seule, que je suis super bien à Bruxelles avec Chouchou, et que c'est quand même vraiment chouette d'avoir les deux. 
Le parfum lourd de mes sublimes pivoines framboise en train de se faner, si touchantes avec leurs pétales tremblants qui menacent de se détacher d'un instant à l'autre. 
Le coucher de soleil qui teinte l'horizon de rose; chaque fois que je lève la tête de mon ordinateur, c'est un spectacle nouveau, un spectacle unique qui n'a lieu qu'ici et maintenant. 
Le bonheur est partout et en tout. 

lundi 4 mai 2015

31 petits luxes dans lesquels je ne regrette jamais d'avoir investi




1. Un long week-end en amoureux dans une capitale européenne
2. Une séance de papouillage avec un masseur vraiment doué
3. Une nouvelle robe de couleur gaie et de coupe flatteuse
4. Un changement de tête chez un bon coiffeur
5. Un rouge à lèvres qui me donne de l'éclat
6. Une petite descente chez mon libraire préféré
7. Un pull très doux - un pull-doudou
8. Un super shampoing qui fait couiner mes cheveux de propreté
9. Un cocktail entre amies dans un endroit chic
10. Une oeuvre d'art pour laquelle j'ai eu un vrai gros coup de coeur
11. Un manteau en laine cintré qui me fait une silhouette féminine même au coeur de l'hiver
12. Un thé vert précieux, un peu cher mais d'une finesse à tomber à la renverse
13. Un tatouage mûrement réfléchi
14. Une barquette de gariguettes
15. Un afternoon tea dans un beau salon de thé londonien
16. Des chaussures qui me donnent envie de marcher tête baissée pour admirer mes pieds
17. Un matelas de qualité, ferme juste comme il faut
18. Une caisse de délicieux champagne pendant qu'il est en promo
19. Un repas de traiteur asiatique les soirs où l'univers m'a mis des bâtons dans les roues
20. Un bouquet de fleurs fraîches, surtout si ce sont des pivoines, des renoncules ou des tulipes
21. Un canapé-lit confortable
22. Un collant original qui me pousse à exhiber mes gambettes
23. Une poêle idéale pour préparer des repas légers et gourmands à la fois (...ou juste des crêpes)
24. Un brunch délicieux
25. Des lunettes (de vue ou de soleil) qui ont de la personnalité
26. Un billet de train en première classe quand c'est à peine plus cher que la seconde 
27. Un soutien à un chouette projet de crowdfunding
28. Un Mac plutôt qu'un PC
29. Un chocolat chaud à l'ancienne
30. Une climatisation réversible
31. Une relation de couple qui me fait vivre entre deux pays

Et vous, quelles sont les dépenses que vous faites sans hésiter (si vous avez les sous)?

mardi 14 avril 2015

Le mardi où il fait beaucoup trop beau pour rester enfermée




Aujourd'hui, il faisait beaucoup trop beau pour rester enfermée. 
Et en même temps, j'ai une deadline en fin de semaine - encore 90 pages à traduire et un bouquin entier à relire d'ici vendredi soir. Glups. 
Mais ce soleil... 
Alors ce matin, je me suis dépêchée d'abattre 15 pages, et puis j'ai hésité: faire ma séance de fitness, ou sortir déjeuner en terrasse? 
Pourquoi choisir? J'ai fait les deux. D'abord le workout 4 du Body Revolution, sur lequel j'ai transpiré comme une folle mais qui m'a vraiment plu. J'étais toute fière de tenir le hollow man sur un intervalle entier pour la première fois. Puis une douche, assortie d'un coup de rasoir sur les mollets. Comme d'habitude, je me suis éraflé la malléole, et j'ai dû coller un bout de papier-toilette dessus jusqu'à ce que ça arrête de saigner. 
Et après ça... Le bonheur d'enfiler une des deux petites robes sans manches achetées pour une bouchée de pain sur le marché de Spitalfields lors de notre dernier passage à Londres, et que je n'avais pas eu l'occasion de mettre depuis. Pas de collants, juste glisser mes pieds dans des san... ah non, mes orteils ne sont pas vernis. Mes ballerines à paillettes Anniel, alors. Un mini-gilet par-dessus la robe et me voilà dehors. 
La terrasse du Taihon est blindée, mais une table de deux vient juste de se libérer et je m'y glisse promptement. Je commence un menu lunch, une eau plate, et en attendant d'être servie, je bouquine le roman commencé hier soir. Je n'aime pas du tout l'écriture mais j'espère que l'histoire va me surprendre agréablement. 
Mon plat tarde à arriver. Je ne soupire pas après la lenteur du service; je ne me crispe pas en pensant à l'heure qui tourne et au boulot qui m'attend à la maison: je savoure la caresse du vent sur mes jambes et le soleil sur mon visage. 
Déjeuner fini, je me dirige vers le marchand de journaux voisin sans grand espoir d'y trouver le dernier Flow français. Et pourtant, il est là - un seul exemplaire, c'est mon jour de chance! Je l'emporte à la caisse en trépignant de joie. 
Au point où j'en suis, je peux bien faire un détour par le Carrefour Market pour prendre quelques bricoles. Des bananes pour les shakes de Chouchou. Du yaourt bio pour mon petit-déjeuner. De la feta pour faire une salade ou une tarte salée, je ne suis pas encore bien décidée. 
Comme je remonte le piétonnier en gambadant presque, il me prend une envie irrésistible de tourner à droite et d'aller m'allonger dans l'herbe du parc Léopold pour y faire la sieste au bord du lac. Mais non, ça ne serait pas raisonnable.
Rentrer à la maison. Rallumer le MacBook et me servir un grand verre de thé glacé. Relire une grosse centaine de pages en deux heures et demie - je pourrais aller plus vite si seulement je n'étais pas obligée de vérifier certains détails dans les tomes précédents et de signaler des incohérences à l'éditrice. 
Les fraises achetées sur le marché ce week-end ont pourri; j'aurais dû les mettre au frigo. Ca me servira de leçon pour la prochaine fois. 
J'appelle ma soeur. "Salut ma vieille!" Elle a 40 ans aujourd'hui, et pour l'occasion, profitant des vacances de Pâques, elle se fait le tour des châteaux de la Loire avec mari et enfants. Je l'enrôle pour un escape game toulousain cet été - je pense que mon beau-frère et elle devraient adorer.
Ce soir, c'est Chouchou qui se colle aux fourneaux; après, on regardera la suite de Game of Thrones, et si je me sens inspirée, je rédigerai peut-être un ou deux billets d'avance avant de me réfugier dans mon lit avec Flow. 
Aujourd'hui, il faisait beaucoup trop beau pour rester enfermée, et je suis bien contente d'en avoir profité un peu.



jeudi 2 avril 2015

Never been so happy




Ces derniers temps, quand des amis pas vus depuis quelques mois ou quelques années me demandent: "Et toi, comment ça va?", j'ai presque honte de répondre que ça n'a jamais été aussi bien. 

C'est vrai, la conjoncture n'est pas marrante. Je déteste la tournure politique, économique et sociale que les choses prennent en Europe en général et en France en particulier. Plus égoïstement, je me fais du souci pour mon boulot, et je suis quasi persuadée que je devrai me reconvertir au moins partiellement avant la retraite - une perspective peu réjouissante. 

La mort de mon père me remplit encore d'un chagrin que je n'ose plus vraiment afficher, presque deux ans et demi après sa mort. Je m'inquiète pour ma mère qui non seulement n'est toujours pas autonome, mais qui accumule les conneries tout s'obstinant à refuser la moindre part de responsabilité dans la tournure prise par sa vie. Clairement, ça ne fera qu'empirer à l'avenir. 

Mais d'une part, toutes ces choses sont hors de mon contrôle, et de l'autre, je ne pense pas être plus mal lotie que la moyenne, que ce soit au niveau professionnel ou familial. Du coup, j'arrive à adopter une attitude assez fataliste par rapport à tout ça. 

Et j'ai tant de choses à ranger dans la colonne des plus! Mon amoureux et moi sommes ensemble depuis 8 ans et demi, et jamais notre relation n'a été aussi belle. J'ai toujours eu peur que ses colères apocalyptiques finissent par provoquer notre rupture. Mais la dernière fois que ça a coincé, au lieu de d'exploser, il est parti au boulot et ensuite, il m'a envoyé un mail où il m'expliquait calmement ce qui ne lui convenait pas. Du coup, j'ai été beaucoup plus réceptive à ses arguments, et on s'est évité au minimum deux-trois semaines de gros malaise. Ca me remplit d'espoir pour la suite. De mon côté, je suis bien moins cyclothymique que quand on s'est rencontrés, donc plus facile à vivre. J'ai appris à mieux communiquer, à ne pas réagir à chaud, à ne pas laisser mes mots dépasser ma pensée. Ca aide. Je ne dis pas que tout est parfait entre nous, mais ça s'en approche tellement qu'il serait mesquin de ma part de chipoter. Quand je me couche contre lui le soir, j'en ai presque la tête qui tourne de bonheur à chaque fois, et je souris bêtement dans le noir. Je ne vois pas trop ce que je pourrais demander de plus. 

A titre personnel, j'ai quelques petits problèmes de santé, mais rien d'affreux pour le moment et certainement pas de quoi me plaindre par rapport à certains de mes proches. Le fitness me donne une énergie incroyable; même si je n'ai pas perdu beaucoup de poids depuis le 10 janvier, je me sens plus tonique, et pas juste physiquement. Développer cette habitude si rebutante pour moi a priori, et finir par adorer ça, m'a renforcée dans ma conviction que peu de choses sont impossibles quand on est motivé et qu'on se donne du mal - dans quelque domaine que ce soit. J'adore avoir un style de vie de plus en plus sain, sans considérer ça comme une contrainte. Oui, ça exige quelques petits sacrifices, mais quel bien-être en contrepartie...

Mes angoisses sont sous contrôle. Pas vaincues vraiment, mais quand elles pointent le bout de leur nez, je les reconnais pour ce qu'elles sont, et la partie rationnelle de mon cerveau arrive à se faire entendre par-dessus la cacophonie des voix paniquées. Les insomnies qui m'ont pourri la vie jusqu'à la quarantaine ne sont plus qu'un mauvais souvenir - parfois, j'oublie même que je les ai si longtemps traînées comme un boulet. A force de pratiquer la pensée positive, mon réglage par défaut est passé de "cynique" à "reconnaissante", d'une crispation presque permanente à une certaine forme de sérénité. Là non plus, rien de parfait, et il m'arrive d'avoir des rechutes, mais je progresse constamment, et mon niveau de bien-être général ne cesse de grimper. L'âge et les épreuves m'ont appris à relativiser, sans me détourner de l'idée que je serai un work in progress toute ma vie - que j'aurai toujours des choses à apprendre et d'autres à améliorer.

Pour le reste, j'ai un toit sur la tête (et même deux, bien que pas simultanément), de quoi m'acheter des légumes bios, des Chie Mihara en solde et des billets d'avion deux fois par an, de vieux amis fidèles et de nouveaux amis stimulants, un boulot que j'adorerai aussi longtemps qu'il durera, quelques accomplissements dont je peux être fière et des projets qui excitent mon imagination. Je trouve ça absolument énorme. 

J'ai beaucoup de chance, je bosse dur pour la faire fructifier, et arrivée à 44 ans, je peux dire sans l'ombre d'un doute que je n'ai jamais été aussi heureuse. 

vendredi 27 mars 2015

44



35 mn pour faire Monpatelin-Champ de Mars en bus - c'est presque un record
0 nuage dans le ciel bleu-bleu-bleu qui me donne envie de danser de joie
2 poches achetés à la Fnac: "La vie secrète d'Eve Elliott" et "Le livre du roi"
1 géocache trouvée, aux jardins de la Porte d'Italie - et 2 autres qu'on n'a pas pu chercher parce que des Moldus squattaient les coordonnées
1 plat de rigatoni al polpette pour moi et de ravioli al pesto pour Chouchou, plus 1/2 part de gâteau ricotta-citron chacun à la Fabbrica di Marco - miam, et même, super miam!
10 minutes à discuter vite fait avec Kiki près de la fontaine de la Halle aux Grains, en me réjouissant que les choses s'arrangent pour sa famille
5 à 10 minutes: c'est, selon le maître de jeu, ce qui nous a manqué pour terminer l'Adventure Rooms Toulon à deux - mais on s'est bien marrés, et je vous en reparle très vite
2 ans, c'est le temps écoulé depuis l'ouverture du Chicag'Hostel sans que que jamais je ne remarque cet endroit super sympa qui fait aussi salon de thé et, depuis peu, petite restauration - la prochaine fois que Chouchou descend dans le Sud, on se fait leur brunch dominical
3 belles fresques de street art à photographier
21,30€ pour l'examen cytologique que je vais payer au laboratoire même, parce que sinon, la facture arrivera en mon absence et que je ne pourrai pas la régler avant trop longtemps - or je déteste devoir de l'argent
1 billet en petite Une de HelloCoton - je n'y passe plus guère, mais mes stats me renseignent!
1003 Instagrams en fin de journée
2 cartes supplémentaires trouvées dans ma boîte aujourd'hui - celles de Dola et de Ness, pour un total de 9 reçues jusqu'ici
64 amis qui m'ont souhaité mon anniversaire sur ma page Facebook perso - je me sens populaire tout à coup!
583 bisous échangés avec Chouchou en ce jour (calcul approximatif)
3 jours de festivités restants, à Paris à partir d'aujourd'hui

Pour l'instant, je trouve mes 44 ans très réussis.

mercredi 18 mars 2015

My happiness jar




Quand j'ai décidé de me lancer sur la voie de la pensée positive, j'ai comme beaucoup de monde commencé par l'exercice des "petits bonheurs de la journée" à noter chaque soir avant de se coucher. Au début, je ne trouvais pas ça évident, surtout les jours ordinaires quand il ne se passait rien de spécial, à plus forte raison les jours où j'avais reçu une mauvaise nouvelle et voyais tout en noir. Mais petit à petit, je me suis mise à faire davantage attention aux choses positives de mon quotidien; j'ai pris de plus en plus de plaisir à des détails qui m'auraient semblé insignifiants autrefois. Par ricochet, cela a contribué à m'enseigner la pleine conscience et permis de développer un sentiment de gratitude quasi perpétuel. Pas mal pour un petit exercice de rien du tout, non? 

Au bout d'un moment, l'habitude étant acquise, je me suis lassée du carnet de petits bonheurs. J'ai pendant quelques mois partagé ceux-ci chaque soir sur la page Facebook du blog, avant d'arrêter de crainte que ça ne devienne ennuyeux pour mes lecteurs. Et puis, en tout début d'année, Elizabeth Gilbert a parlé sur sa propre page Facebook de sa happiness jar, un bocal dans lequel elle mettait chaque soir un bout de papier contenant son plus grand bonheur de la journée. Or, les carnets mis à part, je n'aime rien tant au monde que les bocaux. J'ai une mini-collection de bocaux de voyage contenant du sable d'une plage marocaine, des cailloux d'un jardin zen japonais, de la roche volcanique islandaise ou de la terre rouge de Monument Valley. Je bave sur les Mason Jars si difficiles à trouver en France et en Belgique. A mes yeux, le bocal est l'équivalent du carnet pour les objets en 3D: un micro-univers autonome aux contours bien délimités. Je vous ai déjà dit qu'enfant, je rêvais de devenir alchimiste? A défaut de savoir transmuter quoi que ce soit, j'accumule les accessoires du métier! 

Bref, j'ai sauté sur cette excellente idée. J'ai commencé par stocker mes bouts de papier dans un vieux bocal de confiture Bonne Maman que j'avais conservé par sentimentalisme, parce que le couvercle portait encore une étiquette marquée "ABRICOT 12 juillet 2012" de la belle écriture si nette de mon père. Mais très vite, il est devenu trop petit. Alors, j'ai apporté à ma couturière la collection de boutons fantaisie constituée il y a une dizaine d'années, et dont je ne faisais absolument rien, pour libérer un magnifique (et très grand!) bocal orné d'un motif signé Mlle Héloïse, acheté sur le regretté site des éditions La Marelle. Cette fois, je suis largement parée jusqu'au 31 décembre!





mardi 3 mars 2015

51 autres bonheurs qui ne coûtent rien (ou presque)



1. Venir à bout de ma To Do List du jour
2. Réussir à couper ma frange droite
3. Trouver une peluche dans le nombril de mon amoureux
4. Porter des chaussures rouges
5. Un bouquet de fleurs fraîches
6. Le bus qui arrive tout de suite
7. Entamer un savon neuf
8. Les champs de tournesols entre chez ma mère et ma soeur, l'été
9. Quand il arrive quelque chose de chouette à l'un de mes proches
10. Marcher seule dans les rues d'une ville étrangère
11. Un bain brûlant quand je suis patraque
12. Les histoires de voyage dans le temps
13. Improviser un repas délicieux avec des fonds de placard
14. Quand on m'annonce dans un magasin que ma carte de fidélité est terminée
15. Retrouver dans mes archives une photo de mon père souriant
16. Ce moment où je finis de bosser le vendredi après-midi
17. Les private jokes éculés que je partage avec mon amoureux
18. Epingler une jolie broche sur mon écharpe
19. Passer un niveau super coriace de Candy Crush
20. Doubler la dose d'ail
21. Le solo de guitare électrique dans un très bon morceau de rock
22. Admirer des photos d'Airstream ou de VW Camper aménagés
23. Avoir des restes du dîner de la veille à faire réchauffer le midi
24. Un chouette selfie
25. Manger avec les doigts
26. Le thermomètre à 25°
27. L'explosion des coquelicots sur le bord des routes au mois de mai
28. Ne pas avoir besoin de mettre le réveil pour le lendemain
29. Flâner dans les rayons d'une bonne librairie
30. Boire un verre entre amis le vendredi soir
31. Quand le siège voisin est vide dans le train ou dans l'avion
32. Les sourcils fantasques de mon amoureux
33. M'asseoir en tailleur sur un canapé confortable
34. Le câlin du dimanche matin
35. Un épisode de "Gilmore Girls"
36. Porter mes chaussettes finlandaises ultra-douillettes, l'hiver
37. Une nouvelle publication sur My Milk Toof
38. Exhumer de ma penderie une chouette fringue dont j'avais oublié l'existence
39. Croiser un couple de personnes âgées qui se tiennent par la main
40. Regarder mon amoureux tout nu s'étirer comme un chat
41. Marcher pieds nus au bord de l'eau
42. Me débarrasser d'une corvée administrative en souffrance
43. Faire du vide dans un tiroir/une étagère/un coin de pièce
44. Le chant des oiseaux le matin
45. Rester zen
46. Une journée ensoleillée au milieu de l'hiver
47. Tremper des madeleines dans du chocolat chaud
48. Le premier jour de l'année où on peut mettre des sandales
49. Regarder les rails de chemin de fer filer vers le lointain
50. Relire mes vieux carnets
51. Un bon feu de cheminée

dimanche 22 février 2015

51 bonheurs qui ne coûtent rien (ou presque)




1. Le sourire de mon amoureux quand il rentre le soir et qu'il me voit à mon bureau
2. Des croissants encore tièdes le dimanche matin
3. Me glisser dans des draps propres après une journée bien remplie
4. Recevoir/envoyer du vrai courrier - jolies cartes postales ou petits colis
5. Ouvrir les yeux le matin sur un ciel d'un bleu éclatant
6. La pluie qui tambourine à la vitre un dimanche après-midi où je n'ai pas besoin de sortir
7. Regarder un bon film blottie sous une couverture avec mon amoureux
8. Boire un thé délicieux dans une tasse en porcelaine
9. Faire des listes de projets à réaliser et d'endroits à visiter
10. Planquer des mots doux et des petits dessins pour mon amoureux quand je m'absente
11. Me faire happer par un roman (plus il est gros, mieux c'est!)
12. Remercier/être remerciée par une amie pour le chouette moment passé ensemble
13. Avoir les cheveux tellement propres qu'ils couinent presque
14. Admirer un feu d'artifice
15. Un examen médical qui se conclut par "Rien à signaler"
16. Un rêve qui me donne l'impression de flotter toute la journée
17. Recevoir un gentil message d'une lectrice
18. Lire sur la pelouse d'un parc, ou sur un banc face à une fontaine, par un après-midi de printemps
19. Une douche chaude après le sport
20. Quand mon amoureux cuisine une de ses spécialités
21. Un chat qui ronronne super fort
22. Ramasser une feuille rousse parfaite en automne
23. Découvrir un beau graffiti ou un space invader en mosaïque au détour d'une rue
24. Ecouter mes albums préférés de quand j'avais 15, 20 ou 25 ans
25. Ranger des choses par couleur ou par ordre alphabétique
26. Recevoir un compliment sincère
27. Un nouveau numéro de Frankie ou de Flow
28. Partager un sourire de connivence avec un(e) un inconnu(e) dans le bus
29. Me vernir les ongles en rouge vif
30. M'assoupir en cuillère avec mon amoureux
31. Réussir à enchaîner toujours plus de pompes avant que mes bras se mettent à trembler
32. Etre saisie par une brusque inspiration
33. Le parfum de la fleur d'oranger
34. Les fou-rires en pleine nuit avec mon amoureux
35. Porter des collants colorés ou à motif
36. Voir baisser le pourcentage de gras sur l'impédancemètre
37. Parler en même temps que ma soeur, pour dire la même chose
38. Les vidéos d'animaux mignons sur internet quand je suis un peu grumpy
39. Un éditeur qui m'écrit que j'ai fait du super boulot
40. Ma compta qui tombe juste du premier coup (surtout la récap' annuelle!)
41. Une personnalité que j'admire qui répond à un de mes tweets
42. Réussir une belle photo
43. Quand mon amoureux me dessine jolie et rigolote
44. Faire des bulles de savon
45. Vaincre une de mes peurs
46. Etre légèrement soûle
47. Un ciel très bleu plein de gros nuages moutonnants
48. Sentir le fil qui coulisse entre mes mains quand je crochète
49. Un tour de chaises volantes dans une fête foraine
50. Voir détaler un animal sauvage sur une route de campagne
51. Dormir dans une chambre sous les toits

Et vous, c'est quoi, vos bonheurs qui ne coûtent rien? 

mercredi 7 janvier 2015

[PORTO] Rota do Chà, salon de thé merveilleux et secret




Je craignais un peu que nous ne nous ennuyions le 1er janvier, alors que tous les commerces et les musées seraient fermés. J'ai donc décidé d'exploiter les maigres ressources de geocaching de Porto en nous concoctant une balade pour rafler toutes les vertes à notre portée que nous n'avions pas encore faites. La première, située à deux pas de l'esplanade où avait eu lieu le monstrueux concert/feu d'artifice de la veille, avait vraisemblablement disparu. Le deuxième, face à la ravissante église évangélique méthodiste de Mirante, a été vite découverte.

Puis nous nous sommes engagés dans la rua de Miguel Bombarda, repaire des jeunes créateurs locaux, afin de gagner le site de la suivante. Et là, surprise: dans la partie que nous n'avions pas encore explorée les jours précédents, nous sommes tombés sur un salon de thé ouvert. Nous avons pensé qu'une petite pause rafraîchissement ne nous ferait pas de mal, et franchi la porte sans nous douter de ce qui nous attendait à l'intérieur.







Un peu hésitants, nous avons longé un couloir jaune puis traversé une salle rouge sombre et déserte, décorée dans un style asiatique. Au fond, trois petites tables flanquées de banquettes s'alignaient dans une véranda lumineuse, et j'ai songé que ce serait très agréable de s'installer là. Puis l'un des clients en train de boire son thé m'a souri en désignant de l'index une seconde porte.

Nous sommes ressortis dans une cour fermée, envahie par les plantes et baignée de soleil. Un oranger trônait au bord d'une terrasse couverte; des poufs entouraient des tables basses dont l'une était occupée par un couple et ses trois petits garçons; quelques chardonnerets sautillaient partout sous le regard impassible de deux statues de Bouddha; des haut-parleurs diffusaient une musique lounge surprenante. Un véritable enchantement.








La carte comportait plus de 300 thés, parmi lesquels j'ai reconnu des mélanges Theodor et Tekoe ainsi que certains crus du Palais des Thés. Les 8 trésors de Shaolin, que j'avais choisis initialement, étaient en rupture de stock; j'ai donc opté pour un Lu Shan (thé vert chinois réputé, que je n'avais encore jamais goûté) tandis que sur mon conseil, Chouchou commandait un Tamaryokucha Impérial (thé vert japonais un peu herbacé, très fin).

Après ça, comme nous avions à peine grignoté aux environs de midi et que nous avions vraiment envie de nous attarder, nous nous sommes laissé tenter par un menu lunch à 6€ composé d'une délicieuse soupe de légumes parfumée aux épices, ainsi que de calmars en sauce ou de poulet grillé. Si j'avais eu de quoi lire dans mon sac, je pense que j'aurais renoncé à la suite de la balade de geocaching et que nous serions restés là jusqu'à l'heure de la fermeture. Deux moments parfaits en deux jours - je peux vous dire qu'on s'est sentis drôlement gâtés...




Rua de Miguel Bombarda 457
4050 PORTO

lundi 5 janvier 2015

[PORTO] Et finir 2014 sur un moment parfait




La journée de la veille avait été un peu éprouvante, à la fois moralement et physiquement. Alors, le 31 décembre, j'ai eu envie d'une promenade toute simple, sans escaliers interminables à monter et à descendre, sans plan à consulter à tous les carrefours, sans musées difficiles d'accès et parfois décevants. J'ai dit à Chouchou: "Viens, on va voir la mer."

Ce matin-là, nous nous sommes préparés sans nous presser et nous avons été prendre le tram n°1, dont le terminus se situait à deux cents mètres de notre appartement airBnB et qui affichait un départ toutes les demi-heures à partir de 10h. Nous avons donné 5€ au conducteur et sommes allés nous asseoir sur une banquette dans le fond. Puis nous nous sommes laissés conduire à la folle vitesse de 30 km/heure le long de l'embouchure du Douro et jusqu'au quartier de Foz, que nous avons atteint un quart d'heure plus tard.






Il faisait doux et il n'y avait pas de vent, le temps idéal pour une promenade sur la plage. Et bien que j'aie le mal de mer et que je déteste me baigner ou me faire bronzer, je connais peu de bruits aussi apaisants que celui du ressac, peu d'odeurs aussi vivifiantes que celles de l'iode, peu de spectacles aussi inspirants que celui d'un horizon complètement ouvert.






Après avoir trouvé une première géocache sous un escalier et en avoir vainement cherché une deuxième dans un parc public désert, mais dont le système d'irrigation du XIXème a refusé de nous livrer ses secrets, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un restaurant recommandé par le Cartoville local: le Praia da Luz, du nom de la plage sur laquelle il se situe. Sa terrasse moins surélevée que celle des établissements voisins nous a permis de nous installer presque sur le sable, face à la mer.

En attendant l'arrivée de notre repas, j'ai continué l'excellent bouquin commencé l'avant-veille tandis que Chouchou mitraillait en rafale les vagues qui venaient se briser sur les rochers juste devant nous. J'ai siroté un verre de vin du Douro avec un sentiment de profonde plénitude, et la conscience de vivre un moment parfait avec ma personne préférée au monde. A cet instant, je n'aurais voulu être nulle part ailleurs et surtout avec personne d'autre. 





Après ça, nous avons fait une petite séance photo "course sur la plage en hiver", puis continué à remonter la côte jusqu'au site d'une troisième géocache planquée dans un arbre. Satisfaits, nous avons tranquillement rebroussé chemin jusqu'au terminus du tram pour regagner le centre-ville. 2014 se terminait sur une note sereine, la meilleure possible. 






jeudi 20 novembre 2014

Comment partager les belles choses?




Le mois dernier, j'ai dîné avec ma plus vieille amie, que je n'avais pas vue depuis 8 ans. Nous ne nous étions guère donné de nouvelles pendant cette période, et il a fallu faire une séance de rattrapage. De son côté: sa mère a eu la maladie de Lyme, son mec roadie galère de plus en plus pour trouver du boulot, elle-même qui est professeur de salsa à mi-temps craint de devoir fermer son association l'an prochain faute d'élèves, et la marraine de sa fille cadette a un cancer généralisé. Du mien: le crabe a emporté une de mes grandes amies en 2008 et mon père il y a 2 ans, j'ai dû me faire soigner pour des attaques de panique et me débats encore beaucoup avec mes angoisses irrationnelles, le secteur de l'édition va mal et je ne sais pas combien de temps je pourrai continuer à exercer mon métier. 

On était dans un resto très chouette, contentes comme tout de se revoir et... la conversation était parfaitement déprimante, une avalanche de mauvaises nouvelles. Pourtant, mon amie a deux filles qu'elle adore et s'épanouit complètement dans sa vie de famille; de mon côté, si ces dernières années ont été parmi les plus rudes de mon existence sur certains plans, elles ont aussi, paradoxalement, été les plus heureuses, avec beaucoup de jolis voyages, une chouette relation de couple, plein de temps libre pour mes loisirs et un début de sérénité conquis de haute lutte. Alors, pourquoi ne pas avoir parlé des choses qui allaient bien plutôt que de nos malheurs et de nos craintes pour l'avenir? Pourquoi ne pas nous être focalisées sur le positif, largement prioritaire pour elle comme pour moi si on creuse un tout petit peu? 

Si j'évoque ce dîner en particulier, c'est parce que c'était une occasion spéciale et que cela a rendu le déséquilibre encore plus flagrant. Mais au quotidien, c'est un peu la même chose: bien que je collectionne les petits bonheurs, je communique plus facilement sur mes contrariétés et mes peurs. Je ne me considère pas du tout comme quelqu'un de morose, et je suis une fervente adepte du positivisme. Pourtant, j'ai toujours plus de mal à parler de ce qui va bien. Un peu par superstition, comme si une partie de moi pensait que clamer son bonheur, c'était provoquer le destin et inviter les catastrophes (ce qui est totalement idiot, j'en ai bien conscience). Un peu par crainte d'être perçue comme vantarde ou manquant de tact si je m'adresse à des gens moins chanceux que moi. Alors que quand je vais mal et qu'une copine m'annonce une bonne nouvelle la concernant, ça ne me rend pas jalouse ni déprimée, au contraire: ça me change les idées, et ça me redonne espoir que pour moi aussi, les choses finiront par s'arranger. 

Malgré ça, et bien que la diplomatie ne soit décidément pas ma qualité première, j'hésite à me réjouir trop ouvertement de ma bonne fortune. Je dis souvent que j'en suis consciente et reconnaissante, mais je m'attarde beaucoup moins là-dessus que sur les mille et unes raisons de rouspéter qui se présentent chaque jour. Par exemple, hors internet, je ne parle pas tellement de mes voyages qui sont pourtant une de mes plus grandes sources de bonheur, parce que je me rends compte que tout le monde n'a pas les moyens ou la possibilité de bouger autant et que je n'ai pas envie de passer pour une pétasse trop gâtée. Je crains qu'au lieu de leur faire partager mon enthousiasme pour telle ou telle ville, l'évocation de mes souvenirs ne réussisse qu'à agacer mes interlocuteurs. 

Et il me semble que tout le monde ou presque fait la même chose. Que nous partageons beaucoup plus facilement le négatif que le positif, que nous passons bien plus de temps à en discuter et à tisser des liens autour de nos malheurs petits ou grands que de n'importe quoi d'autre. On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire; peut-être, simplement, que rien dans notre société ne les encourage à la partager. Alors que notre monde ne s'est jamais porté aussi bien (si, si, j'ai parfois du mal à m'en convaincre, mais c'est la réalité objective), l'accent mis par les médias sur les actualités anxiogènes nous pousse à devenir de plus en plus pessimistes quant à notre avenir. Dans ces conditions, comment ne pas craindre d'être indécent en avouant qu'on va plutôt bien, voire très bien, ou qu'il vient de nous arriver un truc absolument génial? Comment ne pas penser qu'on va donner à tout notre entourage l'envie de nous faire taire à coups de pelle sur la tête? Alors que ça ne serait probablement pas le cas (ou alors, il faut changer d'entourage: celui-là est tout pourri). 

Bref: comment cultiver un discours positif sans passer pour le ravi de la crèche ou une personne insupportablement bouffie d'auto-satisfaction? 

La photo, c'est parce que ce week-end, je vais à Londres et que ça me remplit de joie, mais chut! Je n'ose pas le dire trop fort.

dimanche 19 janvier 2014

Légère




Pour l'instant, je le vis très bien, cet hiver. 
J'ai énormément de travail jusqu'à fin février, et je pensais n'avoir rien le temps de faire d'autre à côté. Je m'inquiétais même de ne pas pouvoir me tenir à mon planning de sport. 
En fait, c'est tout le contraire qui est en train de se passer. Plus j'ai de boulot, plus je me force à me discipliner, plus la satisfaction de ce que j'ai accompli me donne l'envie et l'énergie nécessaires pour accomplir d'autres tâches sur ma lancée. 
Bien sûr j'imagine que cette courbe a une limite, que si je ne dormais plus que 3h par nuit et tentais de pondre 80 000 signes par jour, je m'écroulerais rapidement. Mais là, j'ai l'impression d'approcher ma productivité optimale. Et je reste zen face aux petites contrariétés, un peu parce que j'ai décidé de me taire ce mois-ci, un peu parce que j'ai autre chose à foutre que ruminer bêtement. Occupée, je me sens légère. 
L'action, meilleur anxiolytique du monde. 
Les facteurs extérieurs jouent en ma faveur. Ma dernière visite chez la gynéco, que j'appréhendais beaucoup, s'est soldée par un bilan positif qui m'a délivrée d'un énorme poids. Et la météo est plutôt clémente pour la saison: on tourne autour de 8-10° en journée à Bruxelles en ce moment, ce qui est assez inespéré. 
Je pense aussi que mon alimentation super-saine contribue à ma forme générale. Le combo "pas de viande-pas de gluten-beaucoup de légumes" me booste physiquement. Sans parler des effets secondaires de l'activité physique: pendant mon dernier séjour à Monpatelin, je me suis surprise plusieurs fois à regretter de ne pas pouvoir aller à la salle de sport. 
De la même façon qu'il existe une spirale infernale de la dépression, je pense qu'il existe un cercle vertueux de la positivité, de l'action et de l'énergie. Plus je coche de choses sur ma To-Do List, plus je me sens d'attaque pour en éliminer d'autres dans la bonne humeur, et plus le calme se fait dans ma tête.
Sur ce, je vous laisse: j'ai piscine. Pour de vrai.

mercredi 15 janvier 2014

"Comment être heureux et le rester: augmentez votre bonheur de 40%"


Pourquoi "de 40%"? Parce que des études très sérieuses ont démontré que notre capacité au bonheur se décomposait ainsi: 
- Circonstances extérieures (nos conditions de vie matérielles, professionnelles, affectives...): 10%
- Capital de départ (nos prédispositions individuelles):50%
- Investissement personnel (la part sur laquelle nous pouvons influer): 40%

D'entrée de jeu, le ton est donné. C'est une approche scientifique que propose Sonja Lyubomirsky, fruit de ses recherches à l'université de Californie dont elle dirige le laboratoire de psychologie positive. A partir des multiples travaux réalisés dans ce domaine, elle a mis au point une méthode très "carrée", parfaite pour ceux qui tendent à se méfier du blabla New Age.

Elle commence par démonter un certain nombre de mythes au sujet du bonheur, expliquant les erreurs que commettent la plupart des gens et le passionnant phénomène d'adaptation hédonique. En gros: on s'habitue à tout, y compris à être heureux; voilà pourquoi il importe de rester conscient de sa chance, mais aussi de rechercher souvent de nouveaux stimuli.

Puis vient le moment des travaux pratiques. Le lecteur est invité à remplir un questionnaire qui, en un quart d'heure ou vingt minutes, lui permet d'identifier ses dispositions pour telle ou telle chose susceptible d'améliorer son niveau de bonheur. En fonction des résultats, il est invité à piocher dans une liste les activités qui seront les plus profitables pour lui. Douze d'entre elles sont détaillées à grands renforts d'exemples concrets, d'explications limpides et d'arguments qui donnent très envie de s'y mettre:

- exprimer sa gratitude
- cultiver l'optimisme
- éviter de trop réfléchir et de se comparer à autrui
- faire preuve de génériosité
- approfondir les liens sociaux
- s'entraîner à tenir le coup
- apprendre à pardonner
- capter le "flux" au quotidien
- goûter les plaisirs de la vie
- poursuivre des objectifs
- avoir une pratique spirituelle
- prendre soin de son corps

La dernière partie du livre explique comment prolonger les effets positifs de ces activités pour les transformer en bonheur durable.

Je m'intéresse au sujet du bonheur depuis des années. J'ai lu des tas d'ouvrages là-dessus; "Comment être heureux et le rester" est de très loin le plus clair et le plus complet qui me soit passé entre les mains. Extrêmement dense, bien écrit et argumenté, mais néanmoins accessible, il propose des stratégies faciles à mettre en oeuvre par n'importe qui. Pour moins de 7€, un investissement des plus rentables!

mardi 10 septembre 2013

En octobre, luttons ensemble contre la morosité!




Je note que mes articles sur le thème du bien-être, de la pensée positive et du bonheur en général semblent être ceux qui vous interpellent le plus. Comme l'automne arrive, que les jours commencent à raccourcir sérieusement et que la tentation de la déprime va devenir plus forte dans les semaines à venir, j'ai eu l'idée d'organiser un challenge qui s'étalerait sur le mois d'octobre (le temps que je mette tout ça en place).

Chaque soir, je vous proposerais une tâche simple et pratique pour doper votre moral et/ou embellir votre quotidien, à mettre en pratique le lendemain. On discuterait de nos expériences respectives - est-ce que ça a marché ou pas, est-ce qu'on a envie de le refaire ou pas - dans les commentaires des billets correspondants.

Comme ça réclame un certain investissement temps et énergie de ma part, j'aimerais savoir si ça vous intéresse ou pas avant de m'y coller sérieusement. Je serai absente d'internet pendant une grande partie de la journée, mais n'hésitez pas à me laisser votre avis et, pourquoi pas, vos suggestions ci-dessous; je les lirai ce soir avec un grand plaisir! A très vite j'espère. 

PS: J'ai aussi l'idée d'un challenge du type "Un mois de tâches simples et pratiques pour mettre de l'ordre dans votre vie", mais je pense que ce serait plutôt une activité de printemps. On verra dans six mois!

mercredi 4 septembre 2013

Les petites belles choses




Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, j'aime lancer des projets et me fixer des objectifs. Récemment, j'ai eu une idée qui me plaît bien: pendant un mois, faire chaque jour une "petite belle chose", c'est-à-dire une action spontanée qui embellira modestement la vie de quelqu'un d'autre - proche ou inconnu, peu importe. Voici les idées que j'ai déjà testées et approuvées:

- Faire un compliment sincère à une voisine de cabine d'essayage qui hésite en se regardant dans le miroir 
- Laisser son tour dans la file d'attente du supermarché à la personne de derrière qui a l'air pressée
- Choisir (ou mieux encore, fabriquer) une vraie belle carte d'anniversaire et l'envoyer par la Poste
- Offrir une bricole à un proche parce qu'on a pensé à lui en la voyant dans le magasin
- Apporter une part de gâteau encore tiède à la voisine âgée qui n'a pas beaucoup de visites, et en profiter pour lui faire la causette un quart d'heure
- Proposer gratuitement à ses contacts Facebook les objets en bon état dont on souhaite se débarrasser
- ...ou les déposer dans le hall de son immeuble avec une pancarte "Servez-vous"
- Envoyer un paquet remonte-moral à quelqu'un qui traverse une passe difficile
- Apporter chez son médecin les magazines récents qu'on a fini de lire, et les laisser dans la salle d'attente
- Aider un parent de jeune enfant à descendre sa poussette dans l'escalier du métro, ou une vieille dame à monter sa valise dans le porte-bagage du train
- Passer chez un ami souffrant avec un (ou deux) repas maison à réchauffer dans un Tupperware
- Accompagner un proche à un rendez-vous médical qui le fait flipper
- Dire en souriant à la personne qui a fait une grosse bourde et qui ne sait plus où se mettre: "Tout le monde peut se tromper"
- Proposer à des parents épuisés de baby-sitter leurs enfants un samedi après-midi afin qu'ils aient du temps pour eux
- Ecrire une lettre à quelqu'un qui compte pour lui dire pourquoi il compte et le remercier de l'influence positive qu'il a eue
- Transmettre son expérience professionnelle
- Avant de partir en déplacement sans lui, cacher un petit mot tendre ou rigolo dans les affaires de l'être aimé

Mais là, je suis à la recherche de nouvelles idées à mettre en application - quelque chose d'un peu différent. J'ai pensé à jouer les remonteuses de moral urbaines et anonymes en imprimant un message encourageant sur des petits cartes. J'hésite entre "Si vous attendiez un signe, le voilà" et "On ne regrette que les risques qu'on n'a pas pris". J'attendrais un moment où les rues sont désertes pour glisser les cartes dans des boîtes à lettres ou sous des essuie-glaces. Ou bien, j'imprimerais une fausse petite annonce comme celle-ci, et je la collerais sur les poteaux partout où je passe:




Mais je suis preneuse d'idées de tous les types. Vous m'aidez en me racontant les petites belles choses que vous faites parfois?