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mercredi 17 octobre 2018

La punition





En octobre 2012, mon père était très malade. Mais parce que je voulais passer notre anniversaire de couple avec Chouchou, le mardi 16, au lieu de faire un crochet par Toulouse comme prévu, je suis remontée directement de Monpatelin à Bruxelles. Ma mère n'ayant prévenu personne (ce dont je m'étonnerai éternellement, étant donnés son incapacité à garder un secret et son besoin de discuter de tout avec tout le monde), j'ignorais que mon père était sous respirateur depuis la veille.

mardi 3 avril 2018

[BELGIQUE] Les cabanes de Rensiwez





Depuis des années, je rêvais de passer une nuit dans une cabane. Mon plan originel impliquait que la cabane en question soit perchée dans un arbre pour coller à un vieux fantasme d'enfant, mais en effectuant des recherches sur internet, j'ai eu le coup de foudre pour les cabanes de Rensiwez dont l'aménagement me semblait beaucoup plus attirant que celui de toutes les cabanes dans un arbre accessibles depuis Bruxelles. Pour mon anniversaire, je me suis donc décidée à réserver - et en m'y prenant un mois à l'avance, pour un lundi soir hors saison touristique, la seule cabane encore disponible sur le site était la Thalia. J'aurais préféré une de celles équipées d'un bain nordique ou mieux encore, d'un sauna, mais je tenais à la date. Donc, en avant pour la Thalia et deux petits déjeuners à base de produits du cru. Montant total de la facture: 160€. 

mercredi 19 octobre 2016

Staying in love





Aujourd'hui, ça fait dix ans que Chouchou et moi sommes ensemble. C'est notre record à tous les deux, et j'avais toujours pensé qu'on ferait un truc grandiose pour fêter ça - et puis finalement, ce n'est pas possible pour de basses raisons matérielles. Mais tant pis. Si j'ai appris une chose pendant les dix années qui viennent de s'écouler, c'est bien qu'à partir du moment où le quotidien est chouette, je n'ai pas besoin de gestes extravagants pour marquer les grandes occasions. Et qu'a contrario, si le quotidien est morne, les gestes extravagants dans les grandes occasions ne suffiront jamais à compenser. Bien sûr, dans l'idéal, on aurait un chouette quotidien ET on ferait des trucs de fous pour marquer les anniversaires, mais ne soyons pas trop gourmands - l'insatisfaction chronique est le meilleur moyen de se rendre malheureux tout seul. 

Or donc, dix ans. Qui n'ont pas été une promenade bordée de rosiers en permanence, loin de là. A un moment, on s'est même retrouvés en thérapie de couple pendant quelques mois, et la dernière fois qu'on a envisagé une rupture, c'était pas plus tard que début août de l'an dernier. Il faut dire que Chouchou est le spécialiste des colères explosives et ravageuses (mais il se soigne), tandis que je suis la spécialiste de l'amputation immédiate et sans appel de toutes les choses et de tous les gens qui me font du mal (mais je me soigne aussi). Je ne sais pas ce qu'il dirait de son côté, mais moi, j'ai beaucoup évolué à son contact. Je suis devenue plus tolérante par rapport à un tas de choses; j'ai appris à lâcher prise sur ce qui était juste une préférence personnelle et non une nécessité absolue.

J'ai aussi découvert que parfois, remporter une discussion constitue une victoire nuisible à l'harmonie du couple - et que dans la plupart des cas, je préfère avoir la paix qu'avoir le dernier mot. Ce n'est pas un renoncement ou un ramollissement de ma part, juste une concession faite à la sérénité de notre foyer. Et ça en vaut la peine parce que Chouchou n'est pas un affreux macho qui en profite, par exemple, pour se décharger sur moi de toutes les tâches communes, mais une personne de grande bonne volonté. Il remarque mes efforts, et ça l'encourage à en faire aussi de son côté. Je crois que c'est à ça qu'on reconnaît une relation - amoureuse aussi bien qu'amicale ou professionnelle - qui en vaut la peine: au fait que l'énergie investie dedans crée un cercle vertueux et que les deux personnes concernées s'en trouvent plus heureuses.

Bref, ces dix ans ensemble, ça a été beaucoup de boulot. On a rencontré un tas de difficultés, comme tous les couples je suppose - des difficultés dont il n'est pas toujours socialement acceptable de parler et face auxquelles on se sent souvent très seul, très démuni. On a eu la chance d'être tous les deux extrêmement motivés pour les résoudre. De pouvoir s'appuyer sur un socle solide de valeurs (humanistes et scientifiques) communes. D'avoir un énorme plaisir à passer du temps ensemble même quand il nous arrive des mésaventures. D'être encore capables de discuter de choses sérieuses ou absurdes alors qu'on devrait dormir depuis belle lurette. De se faire beaucoup rire mutuellement. De savoir que chacun pourrait tout à fait se passer de l'autre, mais qu'il est mieux avec que sans. Un boulot gratifiant, donc, et que j'espère poursuivre le plus longtemps possible.

lundi 28 mars 2016

Le plus beau des cadeaux d'anniversaire




Mercredi dernier vers 16h30, j'étais en train de déprimer sec sous la couette. Notre vol du matin pour Genève avait été annulé suite aux attentats de la veille, et le vol de jeudi sur lequel nous nous étions reportés allait sûrement l'être aussi puisque l'aéroport de Zaventem avait annoncé en fin de matinée que les enquêteurs se trouvaient toujours sur place et qu'il n'était pas question de rouvrir pour le moment. J'avais exploré toutes les options alternatives: le train était outrageusement cher (600€ les deux aller-retour), nous bouffait deux jours sur les quatre restants et de toute façon, la SNCF refusait de nous vendre des billets car il était trop tard pour nous les envoyer par la Poste et de toute évidence, nous faire parvenir un PDF à imprimer à la maison était trop compliqué. Même problématique pour la voiture: cher puisque nous devions en louer une, et long avec en plus des risques d'accident. Bref, je voyais mon séjour en Suisse tant attendu s'envoler en fumée. 

Jusqu'à ce que Chouchou, qui rafraîchissait la page de news d'EasyJet toutes les dix minutes pour voir ce que proposait la compagnie, me lance depuis le salon: "Notre vol est reporté au départ de Lille". Branle-bas de combat. Le dernier TGV pour Lille était à 19h13, la valise de Chouchou n'était pas prête et moi je traînais ma peine en pyjama et pas douchée. Nous nous sommes dépêchés de réserver des billets de TGV par internet, de chercher un hôtel - près de l'aéroport, plus que du Formule 1 ou du vraiment cher, donc plutôt près de la gare -, de vérifier les horaires des navettes et de boucler nos préparatifs personnels avant de nous jeter dehors un peu hagards. Notre rue était complètement bouchée par les voitures; Chouchou a suggéré que nous marchions jusqu'au métro. Mais en arrivant à la station Trône, nous l'avons trouvée fermée. Nous avons donc poussé jusqu'à la Porte de Namur, où le métro était fermé aussi mais où nous avons pu prendre un taxi (en plus, pour une fois, le chauffeur était charmant et ne nous a ni secoués ni infligé une musique atroce ou des commentaires navrants). Gare du Midi, des blindés s'alignaient devant l'entrée, il y avait des soldats en armes et des contrôles de sécurité partout, nous avons un peu eu l'impression de fuir un pays en guerre.

Dans le TGV, enfin, nous nous sommes détendus et Chouchou a envoyé un MP à mon ami Philou pour lui demander s'il était libre à dîner ce soir. Je trouvais ça un peu dernière minute, mais Philou a dit oui, et nous avons donc eu le plaisir impromptu de manger des tartines avec lui à l'Arrière-Pays en bavardant de nos voyages respectifs et des villes européennes qui nous avaient plu ou pas. De retour à l'hôtel, nous avons éteint vers minuit, et comme chaque fois que je dois me lever très tôt pour prendre un train ou un avion, je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit de crainte de ne pas entendre le réveil. A 5h10, branle-bas de combat pour se préparer et partir prendre la navette de 6h à destination de l'aéroport. A ce stade, je craignais encore que tout ne s'écroule au dernier moment, que l'employé du comptoir d'EasyJet me dévisage avec de gros yeux ronds en me disant qu'il n'avait jamais entendu parler de cette histoire de report et qu'il n'y avait pas de vol de 8h40 pour Genève. Mais non. J'ai rarement été aussi heureuse de monter dans un avion. 

Comme d'habitude, nous avons pris le train pour rejoindre Lausanne où Funambuline nous attendait à la gare. Il faisait un temps magnifique au bord du Léman et je n'arrêtais pas de répéter en boucle: "Qu'est-ce que c'est beau... qu'est-ce qu'on est bien... qu'est-ce que je suis contente...". Avant d'aller déjeuner à la brasserie de Montbenon, nous avons pris le métro pour descendre jusqu'à Ouchy dire bonjour au lac. Et là, Funambuline nous a révélé le plan que Lady Pops, Shalf, Marika et elle avaient ourdi par MP sur Facebook tout en discutant avec nous sur un fil séparé où ils suivaient nos efforts pour tenter de les rejoindre. Sur une idée de Lady Pops, ces grands malades avaient prévu, au cas où nous serions coincés à Bruxelles, de partir de Lausanne samedi matin avec la Popsmobile, un caquelon, un kilo et demi de mélange moitié-moitié et une bouteille de vin blanc dans le coffre, plus une glacière pour ne pas que la crème double des meringues tourne, et de se taper toute la route jusqu'à Bruxelles afin que j'aie quand même ma fondue d'anniversaire et que je ne sois pas seule pour mes 45 ans. Ceci, alors que Lady Pops partait en vacances avec sa famille, également en voiture, le lundi matin, que Funambuline est actuellement à la limite de la hernie discale et peine à rester en position assise plus d'une heure d'affilée, et que Marika est tellement débordée de boulot qu'elle doit bosser sept jours sur sept pendant tout le mois à venir. 

Je me suis sentie aimée, vous n'imaginez même pas. 

(En plus, ils m'ont fait lire leur fil de discussion secret, c'était hilarant, surtout le ABORT MISSION ABORT MISSION de Shalf alors qu'on venait d'annoncer qu'on pouvait partir de Lille mais que Lady Pops au taquet et n'ayant pas vu notre message récapitulait la grande manoeuvre de samedi matin avec sa détermination et son énergie coutumières.) 

Alors voilà. Le monde devient fou, mais j'ai les meilleurs amis qui puissent exister. Pour quelqu'un d'aussi ours que moi, c'est surprenant autant que merveilleux. Je ne sais pas ce que j'ai fait pour les mériter, mais j'espère bien les garder toujours. Et n'avoir plus jamais autant de mal à les rejoindre pour partager un repas à 15 638 calories/tête. 

mardi 22 mars 2016

Où je m'autorise une réaction égoïste



Je vous préviens tout de suite: ceci va être un billet profondément caliméresque. 

Cela fait maintenant cinq semaines que je suis en crise d'angoisse permanente, à mal dormir, à avoir tout le temps envie de pleurer, à lutter chaque jour pour ne pas m'écrouler. J'ai évoqué certaines des raisons ici, je préfère ne pas parler des autres, mais au fond peu importe. Depuis cinq semaines, je tiens en pensant aux quelques jours où nous devions aller en Suisse fêter mon anniversaire au bord du lac Léman, avec des amis très chers que nous voyons bien trop peu souvent. J'ai bossé comme une malade pour terminer la traduction du troisième Claire North aujourd'hui et passé une grosse heure hier soir à faire ma valise en chantonnant "Plus que deux dodos, plus que deux dodos!". Bien sûr, je craignais que le réveil ne sonne pas mercredi matin, ou que la navette de l'aéroport tombe en panne et qu'on rate notre vol, parce que j'avais trop besoin de ces quelques jours de vacances et que je ne pouvais pas m'empêcher d'imaginer tout ce qui pourrait venir les compromettre. 

La possibilité d'un attentat à Zaventem ne m'avait même pas effleurée. 

Pourtant, ce matin en me levant, j'ai découvert que deux explosions venaient d'avoir lieu dans le hall des départs, pile à l'heure où nous nous y serions trouvés si nous avions décidé de prendre un jour de vacances supplémentaire. Première pensée: "On l'a échappé belle". Deuxième pensée (quand même): "J'espère qu'il ne va pas y avoir trop de victimes". Puis j'ai vu une photo des dégâts, et je me suis dit: "Bon, ben pour la Suisse, c'est mort". 

Ne voulant pas faire une croix dessus si vite, j'ai regardé les tarifs des billets de train. Bruxelles-Lausanne, 312 euros l'aller simple par personne. Ah. Euh. Non. 

Après, il y a eu l'explosion à Maalbeek, près des communautés européennes, la fermeture du métro et de la gare Centrale, le relèvement du niveau d'alerte terroriste à 4, l'effet domino sécuritaire, l'impression d'entrer dans un long cauchemar. Les amis qui s'inquiètent sur Facebook, sur Twitter ou par texto. Le décompte des copains bruxellois: "Machine va bien, Truc aussi, tu as des nouvelles de tes nièces?". Chouchou qui tient quand même à aller à ses rendez-vous de boulot cet après-midi, et moi qui dois prendre sur moi très fort pour ne pas le supplier de rester à la maison. 

J'ai peur qu'il lui arrive quelque chose dans la rue. Je sais, c'est peu probable, mais peu probable, c'est déjà trop. 
Je crains que ma soeur et sa famille renoncent à venir nous rendre visite pendant les vacances de Pâques, parce que Cahouète avait déjà été très choqué par les attentats du 13 novembre à Paris. 
Je ne parierais pas non plus sur ma tranquillité d'esprit dans les mois à venir. 
Je suis bien sûr extrêmement triste pour les victimes d'aujourd'hui (et toujours pas le moins du monde haineuse envers quelque catégorie de population que ce soit). 

Mais là, pour être honnête, je suis surtout en train de faire une fixette sur la malédiction des anniversaires ratés qui me poursuit depuis toujours. Entre ma grande-mère maternelle enterrée le jour de mes 20 ans, Lucrèce morte dans mes bras la nuit de mes 25 ans, les disputes homériques avec Chouchou pour mes 41 et mes 42 ans, et j'en passe... Pour mes 43 ans, j'avais contourné le truc en allant passer deux jours seule à Aix-en-Provence. Pour mes 44, j'avais organisé un week-end à Paris qui fut très réussi. Cette année, j'étais si impatiente de noyer la déprime des dernières semaines dans un caquelon à fondue, entourée d'amis que j'adore!

Je suppose que je devrais juste me réjouir d'être vivante: tout le monde n'aura pas cette chance. 

Si vous êtes à Bruxelles, prenez bien soin de vous et de vos proches.

mardi 26 mai 2015

10 ans déjà




Aujourd'hui, ce blog a dix ans.

Je n'ai pas vu passer le temps depuis sa création. Dieu sait pourtant que cette décennie fut une période riche en événements. En 2005, je vivais à Monpatelin avec un homme qui ne me correspondait pas du tout, et notre couple commençait à sentir sérieusement le roussi. J'avais acheté un appartement peu de temps auparavant. J'étais un poil déprimée, pas très heureuse de ma vie, mais je ne me résolvais pas encore à tout chambouler. J'avais arrêté la danse et les arts martiaux, je ne bougeais plus du tout. Par contre, j'adorais mes road trips américains entre amis.

En 2015, je partage mon temps entre Monpatelin et Bruxelles. J'ai une vie de couple géniale, et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau. Je viens juste de me mettre au fitness, même si je ne sais pas trop ce que ça donnera à long terme. J'ai perdu des êtres chers et développé beaucoup d'angoisses que je n'avais pas autrefois; en contrepartie, je pense être globalement une meilleure personne. Si je ne voyage pas autant que je l'aimerais, j'espère que ça va s'améliorer dans les années à venir. Beaucoup de choses continuent à me révolter, mais j'ai l'impression d'avoir trouvé le mode d'emploi de la vie.

Et non seulement mon blog n'est pas étranger à ces changements positifs, mais je peux même dire qu'il en fut l'instrument principal. C'est grâce à lui que j'ai rencontré Chouchou et plusieurs de mes amis actuels, mais aussi gardé le contact avec les anciens. C'est lui qui m'a permis d'assouvir mes envies d'écriture et de partage. C'est lui qui me sert de fil conducteur et de témoin. C'est pour l'alimenter que j'ai appris à faire de meilleures photos et multiplié les expériences en tout genre. C'est lui qui me permet de relativiser et de sublimer mes déboires. C'est lui qui m'incite à tenir les engagements que j'ai pris de manière publique, à aller jusqu'au bout de mes résolutions (ou au moins, de la plupart d'entre elles). C'est lui qui m'offre le cadre nécessaire à la réalisation de mes nombreuses idées.

Sans lui, ma vie ne serait tout simplement pas la même.

En dix ans, j'ai écrit plus de 4300 billets - dont une cinquantaine qui ne seront jamais publiés - sur des sujets tellement hétéroclites qu'il m'est impossible de dégager une ligne éditoriale claire. Je n'ai qu'une règle incontournable: ne pas utiliser ce blog pour régler mes comptes. Pour le reste, si j'ai envie de parler de quelque chose, j'en parle. Ca m'amuse d'ailleurs beaucoup de voir que le plus lu de tous mes billets est le compte-rendu de ma première coloscopie, un sujet pas franchement glamour! Quant au billet que dont je suis le plus fière, il n'a pas changé depuis sept ans. Je suis par ailleurs toujours très fan du nom "Le rose et le noir", qui malgré mon évolution continue à me résumer parfaitement, et un peu stupéfaite de voir que malgré mon absence d'efforts pour promouvoir ce blog, il reçoit en moyenne 1500 visiteurs uniques par jour.

Je vous remercie tous de me lire, et je rempile bien volontiers pour dix ans de plus ♥

lundi 18 mai 2015

Rappel: apéro pour les 10 ans du blog




Comme convenu, je serai au bar de l'hôtel Le Berger vendredi soir pour arroser le 10ème anniversaire de mon blog en compagnie de toutes celles d'entre vous qui auront envie de trinquer avec moi. 

Infos pratiques:
Adresse: rue du Berger 24, 1050 Ixelles
Métro: Porte de Namur
Bus: 54 et 71, arrêt Matongé ou Quartier St. Boniface
Horaires: à partir de 17h30 et jusqu'à 20h environ
Prix des consommations: 10€ les cocktails, 5€ la bière (il y a aussi des soft drinks et du vin au verre)

A vendredi?

lundi 27 avril 2015

♥︎ Une déclaration d'amour en bocal ♥︎




Pour mon anniversaire, Chouchou m'avait fait un joli dessin. Pour le sien, j'ai eu moi aussi envie de lui bricoler quelque chose de mes propres mains. M'inspirant de ma happiness jar, j'ai acheté un mignon petit bocal chez Dille & Kamille. Je l'ai décoré avec du masking tape et des autocollants. Puis je l'ai rempli de petits papiers numérotés de 1 à 45 (le nouvel âge de Chouchou) sur lesquels j'avais écrit autant de raisons de l'aimer: ses plus chouettes qualités, des traits de caractère qui m'attendrissent ou me font rire, des souvenirs communs auxquels je tiens particulièrement...






La veille de son anniversaire, j'ai attendu qu'il s'endorme et je me suis levée discrètement pour sortir mon cadeau de sa cachette et le poser sur sa table de chevet, près de son iPhone: comme ça, j'étais certaine qu'il le verrait tout de suite en se réveillant! Si vous cherchez un petit cadeau personnel à faire à quelqu'un que vous aimez, pour une occasion spéciale ou juste comme ça, je suis certaine que vous arriverez facilement à dresser votre propre liste et à la mettre en conserve!

mardi 21 avril 2015

Les 10 ans du blog


Lectrices parisiennes: mes billets de Thalys sont réservés: je serai bien dans votre ville le samedi 27 juin. Comme c'est encore un peu loin et que certaines d'entre vous ne savent pas si elles seront libres à cette date, je referai un appel deux semaines avant, et selon le nombre que vous serez, on verra où on se réunit. Je vise le milieu d'après-midi, genre 16h, car j'aimerais aller voir l'expo Harry Potter à la Cité du Cinéma avant (et aussi digérer mon repas de midi avant de remettre éventuellement ça avec un gâteau!). 

Lectrices bruxelloises: plutôt qu'un goûter le week-end (la dernière fois, j'avais eu beaucoup de mal à trouver un endroit approprié), je vous propose un apéro un soir de fin de semaine. Ce sera nettement plus informel; vous n'aurez pas besoin de me prévenir si vous comptez venir ou pas, ce qui vous permettra de vous décider au dernier moment en cas d'emploi du temps incertain. Donc: je serai au bar de l'hôtel Le Berger le vendredi 22 mai à partir de 17h30 et jusqu'à 20h environ. Je vous rappellerai ce rendez-vous quelques jours avant. 

A bientôt j'espère!

lundi 6 avril 2015

Ronde de cartes d'anniversaire 2015


En fin d'année dernière, pour diverses raisons que j'ai expliquées ici, je décidais d'arrêter les swaps. Mais comme j'adore envoyer et recevoir du "vrai" courrier, dans la foulée, je lançais une ronde de cartes d'anniversaire 2015 avec une trentaine de lectrices fidèles réparties en deux groupes. Ainsi, fin mars, ma boîte à lettres a été inondée d'enveloppes souvent ornées de très jolis timbres, et parfois gonflées par un cadeau surprise. Certaines sont arrivés à Monpatelin après que j'en suis partie, et je ne les trouverai qu'à mon retour, mais voici déjà une bonne partie de la moisson colorée qui m'a fait chaud au coeur:




On notera qu'à 5 contre 4, la team Renards l'emporte de peu sur la team Hippos, tandis que chats et poulpes sont également représentés bien que de manière plus discrète.

Avec tout cela, j'ai également reçu (par ordre d'apparition): de la papeterie Moomin kawaii, un sachet d'excellent tamaryokucha, des fournitures de swap, une étiquette à bagages renard, deux broches en feutrine - un renard et un mouton - ainsi qu'une ravissante bourse cousue et brodée main, une paire de chaussettes renard, un savon Woolworths au packaging rétro et une bougie Geodesis à la divine odeur de bergamote.

Par ailleurs, le cadeau que Chouchou évoquait dans ici a fini par arriver à bon port (et en bon état, ce qui n'était pas gagné d'avance!): c'est un dessin de Brian Kesinger, illustrateur américain au style steampunk dont nous sommes fans tous les deux et à qui on doit notamment les personnages de Victoria et son poulpe domestique Otto.




Il ne me reste plus qu'à lui trouver un cadre pour l'accrocher.

Merci à tous pour ces attentions qui m'ont beaucoup touchée et qui ont contribué à rendre cet anniversaire extrêmement joyeux!

mardi 31 mars 2015

[TOULON] Adventure Rooms Provence: Réveil difficile




Vous vous en souvenez peut-être: l'an dernier, je me suis prise de passion pour les escape games, ces jeux en équipe où l'on se fait enfermer dans une pièce avec quelques copains et où on a une heure pour réussir à s'échapper en résolvant diverses énigmes. Après en avoir testé à Paris et à Bruxelles, j'ai été ravie d'apprendre qu'il en ouvrait un dans ma ville natale, pourtant pas réputée pour être à la pointe de la tendance en matière de culture ou de divertissement. Et comme Chouchou descendait avec moi dans le Sud pour mon anniversaire, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée de se le faire en amoureux. Oui, j'avais conscience qu'à deux, on avait peu de chances de réussir une épreuve plutôt prévue pour une équipe de 4, mais l'essentiel, c'est de s'amuser!




Le scénario se nomme "Réveil difficile". Nous avons assisté à une soirée médecine très arrosée la veille, et ce matin, lorsque nous émergeons péniblement, nous ne sommes... clairement pas rentrés chez nous. La politique de secret autour des escape games m'interdit de vous dévoiler la prémisse exacte, mais je peux vous dire qu'elle est super originale, et que si j'avais su de quelle manière la partie commençait, j'aurais eu encore plus envie d'essayer - même si ça nous a fait perdre beaucoup de temps dont nous avons ensuite manqué pour finir. A 2 personnes seulement, on a moins de difficultés à communiquer; on risque moins de rater une information et de fouiller plusieurs fois au même endroit pour rien, mais on manque aussi d'yeux pour repérer les détails et de mains pour effectuer certaines opérations simultanément! 




Que dire d'autre sans spoiler? Au rayon énigmes, nous avons retrouvé un grand "classique" des escape games, et bien sûr les traditionnels cadenas dont il faut se casser la tête pour trouver la combinaison, mais aussi un tas d'autres épreuves tout à fait inédites dont certaines, très inventives, nous ont donné beaucoup de fil à retordre. En fin de compte, nous avons échoué d'assez loin ("5 ou 10 mn", d'après les estimations de notre maître de jeu Jérôme), donc pas de regrets, d'autant que même pour une équipe de 4, le taux de réussite est de seulement 33%. Nous avons passé un bon moment, et nous reviendrons volontiers essayer la seconde salle qui ouvrira courant avril sur un tout autre thème "plus immersif", paraît-il. Mais cette fois, on rameutera des copains pour mettre plus de chances de notre côté!




42 rue Victor Clappier
83000 TOULON

vendredi 27 mars 2015

44



35 mn pour faire Monpatelin-Champ de Mars en bus - c'est presque un record
0 nuage dans le ciel bleu-bleu-bleu qui me donne envie de danser de joie
2 poches achetés à la Fnac: "La vie secrète d'Eve Elliott" et "Le livre du roi"
1 géocache trouvée, aux jardins de la Porte d'Italie - et 2 autres qu'on n'a pas pu chercher parce que des Moldus squattaient les coordonnées
1 plat de rigatoni al polpette pour moi et de ravioli al pesto pour Chouchou, plus 1/2 part de gâteau ricotta-citron chacun à la Fabbrica di Marco - miam, et même, super miam!
10 minutes à discuter vite fait avec Kiki près de la fontaine de la Halle aux Grains, en me réjouissant que les choses s'arrangent pour sa famille
5 à 10 minutes: c'est, selon le maître de jeu, ce qui nous a manqué pour terminer l'Adventure Rooms Toulon à deux - mais on s'est bien marrés, et je vous en reparle très vite
2 ans, c'est le temps écoulé depuis l'ouverture du Chicag'Hostel sans que que jamais je ne remarque cet endroit super sympa qui fait aussi salon de thé et, depuis peu, petite restauration - la prochaine fois que Chouchou descend dans le Sud, on se fait leur brunch dominical
3 belles fresques de street art à photographier
21,30€ pour l'examen cytologique que je vais payer au laboratoire même, parce que sinon, la facture arrivera en mon absence et que je ne pourrai pas la régler avant trop longtemps - or je déteste devoir de l'argent
1 billet en petite Une de HelloCoton - je n'y passe plus guère, mais mes stats me renseignent!
1003 Instagrams en fin de journée
2 cartes supplémentaires trouvées dans ma boîte aujourd'hui - celles de Dola et de Ness, pour un total de 9 reçues jusqu'ici
64 amis qui m'ont souhaité mon anniversaire sur ma page Facebook perso - je me sens populaire tout à coup!
583 bisous échangés avec Chouchou en ce jour (calcul approximatif)
3 jours de festivités restants, à Paris à partir d'aujourd'hui

Pour l'instant, je trouve mes 44 ans très réussis.

jeudi 26 mars 2015

Une montgolfière et un homme à moustache




Trop pris par le lancement de son activité professionnelle en free lance, Chouchou ne dessinait plus beaucoup ces derniers temps. Mais il y a quelques semaines, il s'est commandé un stylet pour dessiner sur son iPad, et depuis, il n'arrête plus (il en parle même sur son nouveau blog). Comme ses bédés m'ont toujours fait mourir de rire, je suis ravie. A minuit une, il m'a envoyé le dessin ci-dessus. Une montgolfière et un homme à moustache - me voilà comblée avant même de recevoir mon "vrai" cadeau!

vendredi 17 octobre 2014

Happy week-end




D'un côté, octobre marque un bien vilain anniversaire, et il est cette année placé sous le signe du boulot intensif. De l'autre, c'est un mois que j'adore, et durant lequel survient un autre anniversaire beaucoup plus gai. Cette année, malgré nos surcharges de travail respectives, Chouchou et moi avons donc décidé de nous offrir un week-end en amoureux à Paris pour fêter 8 ans de bisous et de câlins, de fou-rires et de disputes, de voyages et d'aventures. 

Les hôtels de charme se sont révélés hors budget, et comme nous avons pris goût à l'Airbnb, nous avons loué pour deux nuits un appartement du côté de la gare du Nord. Dans la semaine, la propriétaire nous a appris que son chauffe-eau venait de lâcher et qu'elle ne pourrait pas le faire remplacer avant notre arrivée. Un peu plus tard le même jour, Chouchou s'est aperçu que pour le lundi soir, il avait pris des billets-retour... Bruxelles-Paris. Le Thalys étant un peu hors de prix au dernier moment, et nos billets Prem's Ticketless n'étant ni remboursables ni revendables, nous testerons donc l'IDbus qui fait le trajet en 4h au lieu d'une et demie - mais qui propose du wifi gratuit à bord. 

Chouchou était tout contrit; je suis tellement déterminée à ce que le week-end se passe bien que j'ai décidé que ce serait juste une expérience nouvelle. Les températures samedi et dimanche devraient être quasi estivales (la douche froide sera moins pénible!), et nous avons des tas d'activités géniales au programme: deux beaux spectacles, la Zen Room de Hint Hunt, l'expo Ghibli... Du coup, je ne serai pas très présente pour valider vos commentaires ou répondre à vos mails, et je rattraperai plus tard mes exercices du challenge minimaliste. Mais j'aurai des tas de choses à vous raconter dès mardi! D'ici là, je vous souhaite un excellent week-end et un bon début de semaine prochaine. 

mercredi 26 mars 2014

Le temps dont on dispose et ce qu'on en fait


Pendant 37 ans, j'ai pensé que la maladie et les accidents fatals n'arrivaient qu'aux autres. Que moi et mes proches vivrions tranquillement jusque vers 80 ans, et qu'après, advienne que pourrait. C'était une évidence indiscutable, le contrat tacite passé avec l'univers. Oh, je savais qu'on finirait tous par mourir, mais: plus tard, beaucoup plus tard. Jusque là, même si la vie pouvait nous malmener de façons diversezévariées, nous jouirions d'une garantie de bonne santé, parce que... Parce que c'était moi et les gens que j'aimais, parce qu'on existait forcément dans une sorte de bulle protectrice et qu'au pire, la médecine moderne faisait des miracles. 

Puis la médecine moderne n'a pas fait de miracle pour Brigitte, et j'ai basculé dans le sentiment inverse. D'intouchable, j'ai eu l'impression d'être devenue une cible et un aimant pour tous les malheurs du monde (mais surtout le crabe). J'ai commencé à vivre avec un tic-tac dans la tête, un compte à rebours qui égrenait les moments forcément peu nombreux qui me restaient à vivre. Je retenais mon souffle en attendant que tombe la mauvaise nouvelle, le verdict qui me condamnerait sans appel possible. Je me sentais menacée de tous les côtés, par l'air que je respirais, par la nourriture que je mangeais, par le soleil qui brillait, par ces putains de centrales nucléaires qui allaient forcément finir par sauter. Tout était devenu suspect et potentiellement dangereux. Je ne faisais plus de projets au-delà de quelques semaines; je ne pouvais même plus envisager la possibilité d'avoir encore du temps devant moi. Je n'étais plus qu'une boule d'angoisses et de panique mal contenue. 

J'ai tenté la psychothérapie et la méditation. J'ai un peu ressorti la tête de l'eau. 

Puis la médecine moderne n'a pas fait de miracle pour mon père non plus. 

Un an et demi plus tard, je commence à grand-peine à trouver un équilibre entre mes deux visions opposées du monde, la naïve et la catastrophiste. J'essaie de me dire que même si rien n'est garanti, j'ai des chances raisonnables de vivre dans une forme raisonnable jusqu'à un âge raisonnable. Je tente de filer un petit coup de pouce au destin en observant une bonne hygiène de vie et en faisant des check-ups médicaux réguliers. Mais je ne perds jamais de vue l'idée que tout pourrait s'arrêter brutalement. Pour faire la paix avec cette idée, je continue à méditer. Je m'efforce de cultiver une certaine forme d'acceptation - et surtout, d'être présente aussi intensément que possible à ma vie quotidienne, de profiter au maximum des petites joies qu'elle m'apporte, d'en créer partout où j'ai la place. De me focaliser sur les choses importantes et de ne pas laisser les autres bouffer mon énergie ou mon moral. 

Aujourd'hui, j'ai 43 ans. J'ignore combien d'anniversaires il me sera donné de fêter après celui-là, combien d'années je partagerai encore avec les gens que j'aime. Beaucoup, j'espère. Et si jamais ça n'était pas le cas? Je me dis que ce qui compte vraiment, c'est moins le temps dont on dispose que ce qu'on en fait. Et que si je n'ai aucune prise (ou très peu) sur la première chose, la seconde en revanche ne dépend que de moi. 

mercredi 25 décembre 2013

Snood ombré bleu et violet




Je cherchais une idée de cadeau d'anniversaire pour Funambuline quand au hasard de mes déambulations chez Veritas, je suis tombée sur d'énormes pelotes de laine ombrée super douce. Gros coup de foudre. J'ai pensé qu'il y avait là matière à confectionner un snood bien douillet pour affronter les températures hivernales polaires de la Gruyérie. Le soir même, je me suis lancée en utilisant mon grand tricotin rectangulaire et le point double avec lequel j'avais déjà réalisé une écharpe




En tout, il m'aura fallu à peu près 10h de travail pour tricotiner une écharpe de 20 picots de large sur 140cm de long. Une petite couture pour la fermer, et hop! Je suis très fan de l'effet ombré, un peu moins du fait que sur la fin de mon ouvrage, le fil est devenu subitement très fin avant de se rompre en plein violet et d'être rattaché par un bête noeud à du bleu pur très épais. La transition n'est pas très heureuse (mais se retrouvera planquée sous les cheveux de la propriétaire quand elle le portera, donc bon). 




Sur les 532 m de fil que comptait la pelote, il doit m'en rester un bon tiers, qui va aller rejoindre le panier à laine en attendant que l'inspiration frappe de nouveau. 

jeudi 17 octobre 2013

Le fantôme du calendrier




D'abord, le premier Noël où il reste une place vide à table. 
Puis la première année qui commence avec une famille amputée. 
Mon premier anniversaire de demi-orpheline.
Le premier anniversaire de mariage de mes parents qui ne sont plus qu'un.
La première fête des pères sans personne à qui la souhaiter.  
Son premier anniversaire manqué - les 67 ans qu'il n'aura jamais. 
Et ce soir, le premier anniversaire de ce coup de fil de ma soeur m'annonçant qu'il avait cessé de respirer. 
Entre ça, les dates ordinaires, le 14 novembre, le 7 janvier, le 3 mai, le 10 juillet, le 29 septembre: tous les autres jours de cette première année d'absence qui s'achève. 
Un de chaque sans lui.
Aucun n'a diminué le vide. Aucun ne s'est écoulé sans que j'y pense et que des larmes amères me piquent les yeux.
Il est le fantôme qui hante désormais mon calendrier. 

samedi 7 septembre 2013

Tatie Pieds-dans-le-Plat


Message laissé sur le répondeur de Soeur Cadette samedi 7 septembre vers 18h:
Ouais salut, c'est la tatie indigne qui voulait souhaiter un bon anniversaire à Cahouète avec un jour de retard. Je viens juste de réaliser quelle date on était. Je suis vraiment désolée mon loulou, et je te fais plein plein de bisous.

Message laissé sur le répondeur de Soeur Cadette samedi 7 septembre vers 18h30:
Re-bonjour, c'est la tatie doublement indigne. Je viens juste de percuter que le 6, c'est l'anniversaire d'Attila, en juillet, et que celui de Cahouète est le 15 septembre. Donc euh voilà, en fait j'étais pas en retard, ne tenez pas compte de mon précédent message, merci. 

mercredi 28 août 2013

67



Cette année, personne ne réclamera d'entrecôte bien cuite avec des frites.
Mon père aurait eu 67 ans aujourd'hui. 
Il n'en finit pas de me manquer. 

dimanche 26 mai 2013

8 ans de rose et de noir



Aujourd'hui, Le rose et le noir fête ses 8 ans. 
Il approche des 3 400 billets et reçoit plus de 40 000 visites par mois.
Son ton comme son contenu ont beaucoup évolué au fil du temps.
Mais je ne me lasse toujours pas de raconter ma vie à des inconnus,
dont certains ont d'ailleurs cessé de l'être. 
J'écris d'abord pour moi, parce que ça me fait du bien,
mais de plus en plus, je le fais aussi pour vous,
parce que j'espère vous informer, vous émouvoir, vous faire rire ou réfléchir. 
Merci de continuer à me lire, de partager mes coups de coeur, vos avis et vos bons plans, 
et puis aussi de m'avoir soutenue dans les moments difficiles de l'année dernière.
Internet, c'est vraiment formidable...


♥♥♥


Illustration empruntée ici