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lundi 31 mai 2010

Où je me sens persécutée du cheesecake

Au Hard Rock Café de Roppongi le mois dernier, j'avais commandé un cheesecake avec supplément de coulis de fraises et eu l'immense bonheur de voir arriver ceci sur ma table:


La croûte n'était pas en speculoos mais bien en biscuits digestifs comme il se doit, surmontée d'une garniture crémeuse à souhait et d'un coulis plein de morceaux tellement frais qu'ils remuaient encore. Si ce n'était pas le meilleur cheesecake que j'aie mangé de toute ma vie, il arrivait sans problème dans le tiercé de tête.

Forte de cette très agréable expérience, jeudi dernier, alors que je dînais avec les VIP au Hard Rock Café de Paris, j'ai renoncé à commander le burger qui me faisait envie et pris une simple Cobb Salad pour avoir encore faim pour un dessert. La serveuse m'a annoncé que j'avais de la chance, parce qu'il ne restait plus qu'un seul cheesecake. J'ai poussé un soupir de soulagement intérieur.

Jusqu'à ce qu'elle dépose ça devant moi:


Non, la moutarde ne remplaçait pas le coulis de fraises, c'est juste pour donner une idée de la taille ridicule de la chose. Moins ridicule, cependant, que sa présentation. Un cheesecake dans un verre, sérieusement? Y'a des grands malades dans la vie.

dimanche 8 novembre 2009

Saving private Krissounet

Hier, alors que Chouchou et moi déjeunions dans un bar à nouilles non loin de la Bourse, j'ai reçu un texto: "Salut **** (surnom que je ne suis pas assez stupide pour écrire ici), nous sommes sur Bruxelles pour un week-end impromptu, visite du musée Magritte, vous auriez un peu de temps pour boire un verre ou manger un bout?" C'était signé Kris, un des membres du quatuor infernal avec lequel j'ai sillonné l'Ouest américain trois années d'affilée. Garçon adorable mais plutôt branché foot qu'art moderne, politiquement à droite (personne n'est parfait ^^) et que j'ai toujours connu célibataire jusqu'à... il y a un peu plus d'un an me semble-t-il. Depuis, il s'est mis en couple avec Céline, une fille très jolie, hyper cultivée et elle aussi mordue de voyages. C'est donc en sautant de joie que j'ai répondu que nous étions libres le soir et que nous serions ravis de manger avec eux.

Nous avons réservé une table pour quatre au Cook & Book, qui est ouvert jusqu'à minuit le samedi et dont, après avoir maintes fois savouré le brunch, je voulais tester le restaurant. La conversation durant le repas fut fort instructive. J'y découvris que Krissounet était désormais écoeuré par les questions d'identité nationale et notamment par le sort réservé aux réfugiés politiques, et que bien avant le musée Magritte l'après-midi même, il avait docilement suivi Céline dans son exploration du MoMA durant leur séjour à New York cet été. Un peu plus tard, au rayon manga, en apprenant que Céline adorait Jiro Taniguchi, je lui ai vivement conseillé la lecture du "Gourmet solitaire" que j'avais adoré. Dès qu'elle a eu le dos tourné, Kris l'a pris pour l'acheter. Quand elle a vu qu'il le tenait à la main, ses yeux se sont mis à briller. "Pour toi ou pour moi?" a-t-elle roucoulé. Et mon Krissounet de lâcher avec un geste désinvolte: "Bah toi ou moi, de toute façon, c'est pareil!".

Je pense que la preuve est faite: oui, parfois, le Salut réside dans l'amour.

jeudi 9 octobre 2008

J'adooore!

Le mois dernier, les VIP (mes potes avec qui j'ai fait trois road trips aux USA en 2005, 2006 et 2007) sont repartis, sans moi, se faire un circuit "côte ouest", depuis Los Angeles jusqu'à Vancouver en passant par Seattle. Sur le chemin du retour, ils sont retournés à un endroit que nous avions visité ensemble il y a deux ans. Et aujourd'hui, je reçois ce mail d'Autre Moi avec photo jointe:

Bonjour Autre Moi,

Je t'ai trouvé un truc sympa, durant les vacances, pour ton nouvel appart !!! Une piscine !!!!J'espère qu'elle vous plaira. Bisous,

Moi

(Il faut bien regarder le nom sur le petit panneau au premier plan.)

jeudi 21 août 2008

Une journée à Paris

Je n'ai pas beaucoup dormi et le réveil a été un peu rude ce matin. Mais je suis motivée: à 8h43, je prends le Thalys pour aller passer la journée à Paris. Ca faisait partie des avantages en nature que je m'étais fait miroiter en venant m'installer à Bruxelles; malheureusement, jusqu'ici, la seule fois où j'ai fait la navette en moins de 24h, c'était pour les obsèques de Brigitte en mars dernier.

En ce mercredi 20 août, mon programme est beaucoup plus joyeux bien qu'assez chargé. J'ai une (grosse) liste de courses à faire, un déjeuner avec Editeur Préféré ce midi et un pote à voir avant de reprendre le train en sens inverse. Manque de bol, dans le Thalys, je suis saisie par un affreux mal de ventre comme je n'en avais plus ressenti depuis le début de mon traitement contre l'endométriose. Forcément, ça tombe pile le jour où 1/je n'ai pas la possibilité de rester allongée avec une bouillotte sur le bide 2/fait rarissime, je n'ai même pas un comprimé de Doliprane dans mon sac pour calmer la douleur.

C'est donc d'humeur modérément joviale que j'entre au Temple du Scrap, LA boutique parisienne dédiée aux fournitures de scrapbooking. Elle est située rue Ernest Cresson, entre les stations de métro Mouton-Duvernet et Denfert-Rochereau (non loin d'un Muji que j'ignore vaillamment: il est un peu trop tôt pour commencer à m'encombrer, et un peu prématuré d'équiper en rangements le futur coin scrap que je n'aurais pas avant début octobre). Première impression en entrant: que des trucs "à la française" que je n'utilise pas. Et les prix, misère!! Même en tenant compte des frais de port, c'est deux fois plus cher que sur les sites de vente basés aux USA. Par contre, en poussant au-delà de la première salle, je m'aperçois qu'il y en a encore deux autres tout aussi grandes: une dédiée aux embellissements et l'autre aux papiers. Le choix est vraiment énorme, autant que dans les plus grands magasins américains que j'ai visités. Et il y a quand même un certain nombre de marques européennes que A Cherry On Top ou Two Peas in a Bucker ne stockent pas. Premier article dans mon panier: un set de tampons acryliques oiseaux Gaïa, raisonnablement marqué 6,50 euros. Je fais assez attention à ce que je prends, mais j'ai quand même du mal à résister à la grande variété de fleurs de toutes les tailles et de toutes les matières. Et puis j'ai envie besoin de transparents imprimés. Au final, je passe en caisse avec me semble-t-il très peu de choses, et la facture se monte à plus de 90 euros. Gloups. L'avantage, c'est que le sac ne va pas me gêner pour la suite: il ne pèse quasiment rien.

J'ai quand même beaucoup traîné à inspecter tous les rayons, et quand je sors de là, il est déjà midi. J'ai rendez-vous à 13h à l'autre bout de Paris, mais je pense avoir le temps de faire un crochet par le Printemps Haussmann où j'espère acheter une recharge 2009 pour mon agenda - parce qu'évidemment, je n'ai pas un Filofax, un Quo Vadis, un Exatime ou toute autre marque dont on trouve les produits partout: j'ai un Agenda Moderne. Or, je ne connais que deux revendeurs qui stockent la gamme, et le second se trouve à Aix-en-Provence. Mais arrivée au Printemps, je scrute vainement le plan des lieux. J'avise un vendeur. "Excusez-moi monsieur, le rayon papeterie ne se trouvait pas au dernier étage?" "Si, mais y'en a plus. Il a été supprimé." Damned. J'imagine que je suis bonne pour chercher ma recharge sur internet.

Je cours jusque chez Editeur Préféré, où j'arrive probablement en retard (de combien, je ne saurais pas le dire: je ne porte jamais de montre). Bones est tout seul à m'attendre dans ses bureaux déserts; moi qui pensais que ses employés étaient enchaînés devant leur ordi 24h/24! Bien que le quartier soit assez pauvre en restos et que beaucoup de commerces soient fermés en ce mois d'août, nous trouvons une table dans un bistrot sympa. Gratin de macaronis au fromage et dame blanche pour lui, suprême de volaille/purée maison et tarte Tatin pour moi. Nous parlons finalement assez peu de boulot, mais beaucoup de nos santés respectives, de nos expériences d'aide à autrui et... des "Maçons du Coeur", une émission de télé-réalité paraît-il particulièrement lacrymale. Comme toujours, c'est un moment agréable: Bones et moi avons en commun d'être totalement open et de parler volontiers de cul, ce qui pimente toujours un peu la conversation :) En sortant du resto, je le raccompagne au siège social de sa boîte, où je tombe sur la très adorable Barbara, DAF de son métier. Elle est proche de JC elle aussi et nous discutons de lui assez longuement. Quand quelqu'un finit par mentionner qu'il est déjà presque 16h, je fais mes adieux en hâte et file expédier le reste de mes courses.

Il ne me reste plus beaucoup de temps; il va falloir trancher dans le vif. Contentons-nous des courses vraiment obligatoires. Le BHV d'abord, où Pénélope "Jolicoeur" Bagieu m'a assuré qu'on vendait des cadres au format du tableau que je lui ai acheté, soit 24x44 cm. J'étais sceptique, mais devant son insistence et après avoir fait chou-blanc chez tous les encadreurs de Bruxelles, je décide de tenter quand même ma chance. Comme je m'y attendais, la vendeuse me rit au nez. Les cadres de ce format-là, ça n'existe pas tout fait, et je suis bonne pour m'offrir du sur-mesure. Argh. Histoire de ne pas être venue pour rien, j'embarque un ravissant miroir qui ira très bien dans notre nouveau logis. Je le regrette presque en découvrant la queue aux caisses: nous sommes à l'étage papeterie, et la rentrée approche à grands pas.

Passage ensuite rue Broca chez mes dealers de comics préférés pour récupérer les trois derniers numéros de Buffy Saison 8 et les deux derniers de Echo (la nouvelle série de Terry Moore après Strangers in Paradise). Je n'ai malheureusement pas le temps de tailler la bavette avec le Philippe chevelu qui s'exclame "Mamzelle Armalite!" en me voyant entrer dans sa boutique. Une fois de plus, je dois retraverser tout Paris pour retrouver Kris devant la gare du Nord à 18h15. Nous buvons un Coca light (enfin, un chacun) dans une brasserie, ce qui me permet de constater que rien n'a changé sur le front de l'amabilité des garçons de café parisiens: elle est toujours absolument inexistante.

Je monte dans mon train à peine trois minutes avant le départ, et sans avoir, contrairement à mon habitude, avalé un sandwich au Subway d'en face. Aux vestiges de la crise de ce matin se mêlent les gargouillis indignés de mon estomac qui n'a rien avalé depuis, oh, au moins cinq heures. Je relis le premier numéro du chouette magazine "entre ARTistes" et dévore mes comics. La saison 8 de Buffy est toujours aussi grosbill; je n'accroche que moyennement. Quant à Echo, je suppose qu'il faut laisser à la série le temps de se mettre en place. Mais je sais déjà que son côté "complot gouvernemental" va beaucoup moins m'intéresser que le triangle amoureux Katchoo/Francine/David.

Arrivée à Bruxelles à 20h47, je déballe fièrement mon miroir pour le montrer à Chouchou. Le coin supérieur droit est en miettes. Décidément, le dieu du shopping n'était pas avec moi aujourd'hui.

dimanche 15 juin 2008

Bon Jovi au stade Roi Baudouin

Après un trèèèès long trajet en tram, les VIP et moi-même sommes arrivés au stade Roi Baudouin à l'heure où le concert était censé commencer. Bien entendu, nous étions à l'opposé de l'entrée des tribunes rouges pour lesquelles nous avions des billets. Le tour du parc a bien dû nous prendre un quart d'heure. A peine installés dans les gradins, nous avons vu deux ou trois voitures aux vitres teintées entrer dans le stade et s'arrêter derrière la scène. Jon Bon Jovi et ses acolytes en sont descendus sous les acclamations du public. Trente secondes plus tard, ils déboulaient sur scène et commençaient directement à jouer.

C'était la première fois que je mettais les pieds dans un stade, et aussi que je voyais un concert de jour et en plein air. J'avoue que ça m'a un peu désarçonnée. D'abord, malgré une affluence très correcte pour un groupe pas vraiment à la mode, la fosse avant et une bonne partie des gradins sont restés vides. Ensuite, la lumière du soleil, fût-il couchant, ce n'est pas ce qu'il y a de plus rock'n'roll. L'obscurité ne s'est vraiment installée qu'à la fin du concert, pour le rappel. J'ai trouvé que ça nuisait à l'ambiance, même si le public dans son ensemble s'est montré très enthousiaste tout du long. Dernière chose: en fin de soirée, il ne faisait que 12° à Bruxelles, et on commençait à grelotter légèrement dans nos blousons de mi-saison.

Pour ce qui est du spectacle lui-même: pas de doute, c'est du show à l'américaine, super bien rodé sans un poil de cul qui dépasse. Les musicos assurent comme des bêtes - en même temps, le contraire serait inquiétant, vu qu'ils tournent depuis presque 30 ans. Richie Sambora est un guitariste hors pair (de plus, comme l'a fait remarquer Autre Moi, il chante mieux que Jon Bon Jovi!); le batteur dont j'ignore le nom a des bras comme mes cuisses et un enthousiasme à la limite de la psychopathie. Quant à Jon, bah, c'est le Ken du hard FM. Il saute dans tous les sens, prend la pose tel un mannequin pour les pages mode de QG, sourit en découvrant un râtelier Pepsodent du plus bel effet, et le tout sans jamais déranger la moindre mèche de ses cheveux savamment brushés. Bien sûr, il n'oublie pas de gratifier le public féminin d'un petit mouvement de danse dos à la salle - et bien sûr, toutes les caméras s'empressent de projeter l'image de son délectable postérieur sur les écrans qui entourent la scène.

Pas de doute, l'énergie et le professionnalisme sont au rendez-vous. Manquent, pour moi du moins, la spontanéité et l'émotion qui auraient pu faire d'un bon concert (car c'en était un) un moment inoubliable. Je reste néanmoins très contente de l'avoir vu, ne serait-ce que pour les cinq minutes où les bras en l'air, j'ai hurlé (faux, très faux) "It's my liiiife, it's now or never, I ain't gonna live foreeeever". Et puis parce que je n'avais pas fait de sortie avec les VIP depuis fort longtemps - mais ceci est une autre histoire.

mardi 18 mars 2008

4 jours à Paris : en vrac

JEUDI 13
- J'ai trouvé les Ono de chez Ash au Printemps Haussman. A moins 15% ce jour-là. Mais pas dans la couleur que je voulais, et surtout, pas dans ma pointure: le 36 me tombe des pieds et elles n'existent pas en 35. Uber-déçue j'étais.
- J'ai accepté de faire, pour Editeur Préféré, une trilogie dont chaque tome compte la bagatelle de 660 pages. Et dont la trad doit être bouclée d'ici fin novembre 2009 - en plus des autres séries sur lesquelles je suis déjà engagée. Les vacances ne vont pas me faire mal l'an prochain, c'est moi qui vous le dis.
- La vue de Claire ravissante dans sa petite robe en satin noir et ses jolies sandales m'a dissuadée d'assister à l'inauguration du Salon du Livre. Avec ma tenue spéciale "marchons des heures dans les rues de Paris sans avoir froid ni mal aux pieds", je me sentais limite comme une clocharde à côté d'elle.
- 7: c'est le nombre de vendeurs pakistanais qui sont venus nous proposer des roses, à Kris et à moi, pendant que nous dînions au Paradis du Fruit Bastille. Chaque fois, je leur souriais en secouant la tête. Chaque fois, Kris ronchonnait: "Depuis le temps qu'on s'est pas vus, tu pourrais quand même m'offrir une rose". A la fin, quand j'en voyais un se diriger vers nous, j'avais juste envie de piquer un fou-rire.
- Après le repas, j'ai laissé Kris au bas des escaliers du métro pour reprendre la ligne 5 dans le sens inverse de lui. Pendant que j'attendais mon train, je me suis amusée à photographier, sur le quai d'en face, deux affiches pour les prochains concerts de Kiss et de ZZTop - tout en pestant contre le quidam assis juste dessous. Quand j'ai pu visionner mes clichés sur le MacBook de Hawk, j'ai éclaté de rire: le quidam, c'était Kris.

VENDREDI 14
- J'ai voulu commencer ma journée de shopping dans le Marais. Mauvaise idée: la plupart des boutiques du quartier n'ouvrent pas avant midi. Quelle bande de feignasses ces commerçants parisiens, pffff.
- Le magasin La Redoute des Halles est tout aussi désespérément fermé que celui de Monpatelin. Je sens une conspiration pour m'empêcher d'essayer la petite robe de la page 51.
- Le premier numéro d'Echo, la nouvelle série de Terry Moore, est paru, mais mon dealer de comics ne l'avait pas encore reçu. Damned. Je me suis contentée des 4 derniers Buffy saison 8, en essayant de ne pas rouspéter parce que c'est un éditeur de bédé pour lequel je ne bosse pas qui a emporté la bataille des droits de traduction. Après Harry Potter, je ne suis plus à ça près.
- Deux tops pas spécialement travaillés chez Kookai coûtent 115 euros ces jours-ci. Soit environ le double d'avant le passage à l'euro. Et on essaie de nous faire croire que non, les prix n'ont pas augmenté de façon disproportionnée aux salaires.
- En début de saison, quand je n'avais pas besoin de sous-vêtements, Calvin Klein faisait des boxers en microfibre rouge vif, gris anthracite ou violet foncé. Maintenant qu'il m'en faut, on ne trouve plus que du noir et du chair. Top fun.
- J'ai découvert l'afternoon tea du Virgin Café, sur les Champs-Elysées. Délicieux. Et encore plus quand servi par un charmant jeune homme prénommé Yohann.
- Drôle de dîner que celui de vendredi soir au resto de l'hôtel W. JC et moi, une semaine à peine après les obsèques de sa femme. Le discours est positif mais l'émotion bien présente. Ca me fait du bien de le retrouver même si je déteste ces circonstances.
- Récupération de Hawk sur le quai de la Gare du Nord à presque minuit. La dernière fois que je suis venue le chercher là, c'était en janvier 2007. Comme notre vie a changé depuis... (Nos conditions de séjour aussi, d'ailleurs. L'hôtel des 3 Nations est un bon compromis qualité/situation/prix, mais il ne vaut clairement pas l'hôtel Amour en matière de sexytude.)

SAMEDI 15
- En sortant le matin, je suggère à Hawk de se prendre un Minute Maid à la boulangerie la plus proche de l'hôtel. Il préfère attendre de trouver un café. Après avoir payé un minuscule jus d'orange 4,50 euros au Royal Opéra, il devrait mieux écouter mes conseils la prochaine fois.
- Gap donne toujours les mêmes maudits sacs en plastique bleu marine avec des poignées en ficelle style baluchon de marin. Ils auraient sciemment cherché à faire un truc chiant à trimballer qu'ils n'auraient pas pu mieux inventer. En fin de journée, mains de schtroumpf décoloré et doigts semi-sciés garantis.
- J'ai raté, par manque d'organisation, pas mal d'auteurs que j'aurais aimé voir ou dont j'aurais dû penser à emporter les bouquins pour les faire dédicacer au Salon du Livre. Si je reviens l'an prochain, je me préparerai mieux. Et je penserai à emporter une carte de visite pour ne pas payer l'entrée.
- Chouette soirée chez Editeur Préféré, même s'il manquait quelques têtes que j'espérais voir, comme Barbara ou Mélanie. Je n'ai pas trop eu le temps de discuter avec Bones, mais j'ai eu une première conversation avec Gérard et sa moitié, une deuxième avec Claire-plus-rock'n'roll-qu'il-n'y-paraît et Fred (un collègue traducteur qui a l'immense bon goût de lire et d'apprécier ce blog), une troisième avec Anne que j'aime beaucoup et n'ai guère vue ces dernières années. J'ai également retrouvé le très sympathique Damien et rencontré deux jeunes auteurs anglais charmants, plus un vieil auteur anglais bourru et extrêmement célèbre à qui j'ai eu peur d'adresser la parole. J'ai bu quatre coupes de champagne et je confirme que c'est ma limite avant de me mettre à rire bêtement et à raconter n'importe quoi.

DIMANCHE 16
- Je me suis levée sans torticolis mais avec la gorge qui gratouillait. Restons stoïque (et filons acheter du Codotussyl dans la première pharmacie ouverte).
- Le Paradis du Fruit Saint-Michel où nous avons déjeuné avec Kris et Autre Moi a changé sa recette de marmite rustique, et pas en mieux. La prochaine fois, je reviendrai à mon sempiternel Paradis Terrestre.
- Ca y est, nous avons récupéré notre Guitar Hero spécialement importé pour nous des USA par les VIP. Ca va rocker ce week-end dans les chaumières!
- Je ferais n'importe quoi par amour. Y compris visiter Notre-Dame un dimanche des Rameaux.
- ...Ou la Tour Eiffel un jour de pluie et de vent. Je n'y étais venue qu'une seule fois, lors de mon premier séjour à Paris avec Père quand j'avais 17 ans. Pfiou, tout ça ne me rajeunit pas.
- Hawk a testé le Subway avec moi et trouvé ça crapuleusement bon. Le contraire m'aurait étonnée.

jeudi 16 août 2007

On est des M&M's tout le monde nous aime!


Armalite dit :
rho chui classe avec mon sac quand même
Armalite dit :
mais chauve, très chauve
Kris dit :
mais non, mais non ^^
Armalite dit :
j'ai la permission de poster ça sur mon blog ?
Kris dit :
c'est pour faire ressortir le lustrage de ta cacahuète
Kris dit :
sûr, fais en ce que tu n'en veux ^^
Armalite dit :
le lustrage de ma cacahuète? mdrrr
Kris dit :
c'est open bar
Armalite dit :
mais pas pour lustrer ma cacahouète hein
Armalite dit :
(je vais en rire longtemps de celle-là)
Kris dit :
ça dépend qui veut lustrer la cacahuète de qui... bref on s'égare là ^^
...Vous aussi, devenez un M&M's!
(De gauche à droite: moi, Junior, Autre Moi et Kris, mode vacances on)

samedi 21 juillet 2007

Copycat

En consultant le blog inscrit juste après le mien et celui de Baud à Persoweb, quelle n'est pas ma surprise de reconnaître l'auteur... Et plus encore de voir que certains de ses posts ressemblent méchamment aux miens. Je ne parle pas des chaînes auxquelles la moitié de la blogosphère a répondu, mais de concepts à moi comme la photo de bord de lavabo mêlant sextoys et objets du quotidien, la mise en scène d'une peluche-mascotte ou les instantanés de 5 ans en 5 ans. On dit que l'imitation est la forme la plus sincère de la flatterie. Mais je n'ai plus de contacts avec cette personne depuis deux ans et demi; j'ignorais même qu'elle me lisait (ou me lisait encore). Alors, j'avoue que ça me fait un peu bizarre.

mercredi 13 juin 2007

Pour une fois, la blonditude de la journee n'est pas de moi

La scene se passe dans l'apres-midi a Sedona, charmante petite ville touristique situee non loin du Grand Canyon, dans l'Arizona.
Vendeur blond peroxyde (a la vue d'Autre Moi): Ooooh, j'adore votre flamant rose!
Autre Moi: Gni?
Vendeur: Oui, votre tatouage.
Autre Moi: Ah. En fait, c'est un dodo.
Vendeur: Un dodo? Kezako?
Moi: Un oiseau originaire de l'ile de la Reunion, qui n'existe plus aujourd'hui.
Vendeur: Comment ca se fait?
Moi: Ben ils ne volaient plus parce qu'ils etaient trop gras et les gens du coin les ont tous attrapes pour les bouffer.
Vendeur: Affreux affreux affreux. Notez, je mange du poulet. Et donc votre amie en avait un?
Moi: Euh les dodos ont disparu depuis deux siecles. Je sais bien qu'elle fait un peu defraichie, mais quand meme.

lundi 11 juin 2007

Je vais bien ne t'en fais pas

Apres plus de 4000 miles en voiture, nous avons juste failli mourir ecrabouilles par un poids lourd quand Kris a grille un feu rouge sur le periph de San Antonio, et tomber en panne d'essence en plein desert (la ou les portables ne fonctionnent pas) un peu avant la frontiere du Nouveau Mexique.
Parce que l'humour noir ne nous fait pas peur, nous avons imagine un film d'horreur a la Hitcher ou nous peririons tous sous les coups d'un serial killer. Nous avons meme choisi les acteurs qui joueraient nos roles. Autre Moi a opte pour Neve Campbell, a qui elle ne ressemble pourtant pas plus que ca, sous pretexte qu'elle s'en sortait generalement a la fin de ce genre de film; Junior a rejete Salma Hayek (trop petite), Penelope Cruz (trop vieille) et Jennifer Lopez (trop pouffe) pour jeter son devolu sur Katie Holmes; il a ete decide a l'unanimite feminine que Kris ne pouvait etre interprete que par Adam Sandler; quant a moi, comme d'habitude, j'ai ecope de Janeane Garofalo, que j'aime beaucoup mais qui n'est pas le summum de la sexitude.
Pour faire un succes au box office, j'ai quand meme peur qu'il nous manque une blonde. J'aurais bien propose Paris Hilton, mais elle est en prison en ce moment, comme toutes les chaines de tele americaines ne cessent de nous le rappeler. Nous suivons ses mesaventures judiciaires avec une fascination melee de degout: n'y a-t-il vraiment pas d'autres sujets plus importants auxquels consacrer des emissions speciales tous les jours depuis une semaine?

dimanche 27 mai 2007

Conversation dans un avion

Kris: (...) C'est super cher.
Moi: Pas grave j'adore faire des cadeaux aux gens que j'aime.
Kris: Ca tombe bien, j'ai tres envie du Vaio qu'on a vu tout a l'heure dans la pub.
Moi: Rectification: aux gens que j'aime et avec qui je couche.
Kris: On va dormir dans le meme lit pendant plus de trois semaines, tu pourrais au moins m'offrir l'ecran!

vendredi 25 mai 2007

La première gaffe des vacances

Je suis partie traverser les Etats-Unis d'est en ouest au volant d'une Chevrolet Trailblazer. J'ai tout prévu : le petit sac à troutrous pour laver les sous-vêtements sans qu'ils se mélangent à ceux de mes compagnons, le spray anti-moustiques tropicaux pour ne pas me faire bouffer toute crue dans les Everglades, la souris de Blanco pour corriger les fautes dans mon journal de bord au fur et à mesure, les adresses de tous les gens auxquels je dois envoyer des cartes postales, la liste détaillée des produits Origins que je dois racheter parce qu'ils coûtent moitié moins cher sur place, un paréo pour planquer ma cellulite au bord de la piscine, les chargeurs de mon téléphone portable, de mon appareil photo, de mon camescope, de mon iPod et de ma tondeuse à foufoune. Toute fière de moi que j'étais en arrivant gare de Lyon (avec deux heures et demie de retard, mais ceci est une autre histoire qui sera racontée ailleurs plus tard).
- Je crois que c'est la première fois que je n'oublie absolument rien, ai-je annoncé triomphalement à Autre Moi.
- Bien sûr, tu as pensé à ton permis de conduire, m'a-t-elle répliqué comme si c'était une évidence et pas une question.
C'est là que j'ai blêmi.

mercredi 23 mai 2007

Vacances J-3 : les échanges de textos (suite)

AUTRE MOI: Quelle heure à Orly vendredi soir?
MOI: Demande à la personne que tu vas chercher. Moi j'arrive gare de Lyon à 17h21.

mardi 22 mai 2007

Vacances J-4 : les échanges de textos

AUTRE MOI: Junior et Autre Moi, môman conseille d'emporter du sirop de pommes reinette.
MOI: Euh, elle a peur qu'il n'y ait pas d'eau potable aux Etats-Unis?
AUTRE MOI: Non, c'est pour que vous alliez aux toilettes :)
MOI: Tu parles de nos problèmes de transit à ta mère. Génial.
***
MOI: Est-ce que l'un d'entre vous a mes billets d'avion?
KRIS: Billets électroniques (nos passeports). On voyage écolo nous madame!
MOI: Et le carburant de l'avion, il est électronique aussi?
KRIS: On t'a pas prévenue? C'est les passagers qui pédalent et courent pour faire tourner les réacteurs. T'as encore de bonnes bases de sport?

mardi 8 mai 2007

C'était il y a un an


Lever 7h30. Le beau-frère d'Autre Moi passe nous chercher chez elle pour nous emmener à l'aéroport. Nous sommes tout contents d'avoir déjà nos places réservées (ensemble, donc) et une seule correspondance. 9h pour Paris-Chicago, 2-3h pour le changement et 2h30 pour Chicago-Denver. Le vol se passe assez agréablement malgré une panne du système vidéo (encore!). Je fais des grilles de sudoku - comme environ la moitié des autres passagers -, dévore "Biographie de la faim" d'Amélie Nothomb qui vient de sortir en poche et attaque "Je l'aimais" d'Anna Gavalda. Premier serrage de coeur avec l'histoire de cette femme qui vient de se faire larguer après des années de mariage sans trop comprendre pourquoi.

Puis le personnel de bord annonce que suite à une panne de générateur (celle-là même qui nous a empêchés d'avoir des vidéos), nous devons nous poser avant Chicago, à Toronto plus exactement. "We're treating this as a serious situation". Autre Moi est livide. Junior fait de son mieux pour la rassurer mais n'en mène pas large non plus. Kris masque son stress en réclamant "à manger et des femmes nues". Moi, ça va. Je suis fataliste. Après une manoeuvre d'approche assez bizarre, nous nous posons à Toronto. Des mécaniciens montent à bord et réparent l'avarie. Pendant ce temps, nous bénéficions enfin de la vidéo et regardons tous les quatre "Nanny McPhee" sur nos écrans individuels.

Au bout de deux heures, l'avion repart pour Chicago. Bien entendu, nous avons loupé notre correspondance. Mais les formalités sont assez vite expédiées, et nous rebookés (en éco+) sur un autre vol qui part à 18h50 au lieu de 16h45. Dans l'aéroport d'O'Hare (celui où Soeur Cadette passe si souvent quand elle est en déplacement pour son boulot), je fais une provision de journaux de fille: Us Weekly (Denise Richards en couv), Red Book, For Me et Elle. Je retire $500 en liquide pour les frais communs et les petites dépenses et avale précipitamment une salade de pâtes. Le Chicago-Denver n'est pas très long. Nous sommes séparés et coincée entre deux inconnus, je me contente de lire.

Lorsque nous atterrissons à Denver, il est déjà 20h30 heure locale, et il fait nuit. Une navette d'Alamo nous emmène au parking du loueur, où un employé bouché me soutient qu'on n'a pas pu régler à l'avance le supplément jeune conducteur pour Junior. Il finit quand même par entendre raison. La Chevrolet Malibu qu'on nous attribue ne plaît pas à Junior, et surtout, le coffre arrive tout juste à accommoder nos quatre sacs (en retirant le hayon). C'est Autre Moi qui s'y colle courageusement pour le premier tour de conduite. Le problème, c'est que notre plan Mapquest part de l'aéroport et pas de chez le loueur, qui se trouve à une bonne distance. Nous nous perdons immédiatement, faisons demi-tour en acquittant deux fois un péage pour rien, demandons notre chemin dans un motel, tournons une bonne demi-heure dans le même quartier désert en quête d'un hôtel qui semble ne pas exister. Nous sommes debout depuis près de 24h, nous ne connaissons pas le code de la route américain et nous n'y voyons absolument rien. Devant un Blockbuster fermé, je finis par alpaguer un Black super sympa qui connaît bien la ville et m'apprend que nous nous trouvons complètement à l'opposé de là où nous voulons aller. Avec son aide, nous parvenons à rejoindre le centre de Denver. Nous apercevons même notre hôtel sur la droite de la route, mais la sortie est loin et nous nous re-paumons en essayant de le rejoindre.

Vers minuit heure locale, enfin, nous nous garons sur le parking du Best Western. Autre Moi est restée admirablement calme alors que je commençais vraiment à angoisser (conduire m'a toujours fait flipper, mais là!). Douche rapide mais extrêmement bienvenue. Mes produits de beauté se sont renversés dans ma trousse de toilette et tout mon sac de voyage empeste CK Summer. Un texto de l'Homme achève de me ratatiner le moral. En réponse à mes messages sur nos déboires aériens et routiers, conclus par un mélodramatique "C'est un cauchemar", il écrit: "Ouais, les Dalton au Nouveau Monde ;) Espérons que la suite sera mieux". Il sort d'où ce smiley clin d'oeil pourri? Il croit que ça y est, on est séparés depuis trois jours et il peut déjà faire comme si on était juste de bons potes?
Argh.
- extrait carnet de voyage, Road Trip USA 2006, lundi 8 mai 2006

lundi 7 mai 2007

Le changement quand même

Il ne reste plus qu'à digérer la déception et voir ce que donnera notre nouveau gouvernement. Je ne suis pas optimiste mais une fois n'est pas coutume, j'espère de tout coeur que j'ai tort. Et c'est la dernière chose que je dirai sur le sujet pour le moment, avant de n'avoir plus un seul ami de droite. (Question: comment une fille aussi branchée politique que moi s'est-elle débrouillée pour avoir un entourage composé à 80% de partisans du camp d'en face? Ca fait partie des grands mystères de la vie.)
De cette élection, je voudrais juste retenir que les Français se sont mobilisés comme jamais auparavant, que des tas de gens qui ne votaient pas jusque là ont développé une conscience citoyenne et fait le nécessaire pour qu'on entende leur voix. Même si cette voix a une tonalité différente de la mienne, je considère que c'est un pas en avant pour la démocratie. Parce qu'un peuple concerné est un peuple qui s'informe, un peuple qui se laisse moins facilement manipuler et qui est davantage en mesure de choisir sa destinée.
D'un point de vue purement personnel, la victoire de Sarko a quand même eu un effet positif immédiat. Elle a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase du manque, le déclic qui a fini par avoir raison de mes réticences naturelles. Hier soir alors qu'on skypait devant la télé, je me suis entendu dire à Hawk: "Après les vacances au Japon, je viens vivre à Bruxelles." Et ce n'était pas juste par dépit, encore moins pour me conformer à la boutade idiote que j'avais faite dans ce blog il y a quelques semaines - puisqu'on ne trouve de toute façon pas de chocolat Cailler en Belgique ;) Je réalisais simplement que je ne voulais pas être loin de Celui que j'aime quand il se passait quelque chose d'important dans ma vie, quelque chose qui me touchait profondément. Que j'avais envie de tout partager avec lui, le bon comme le mauvais. Que sans lui et pour la première fois de mon existence, moi qui ai toujours été si fière de mon indépendance, je me sentais incomplète, amputée d'une partie essentielle de moi-même. Que j'en avais fini de me protéger par principe et que j'étais prête à conjuguer ma vie à la première personne du pluriel.
Les modalités pratiques, on en discutera cet été, quand mon actuelle charrette boulot sera derrière moi et que je me sentirai requinquée par un mois de vacances avec mes amis-de-droite-que-j'aime-fort-même-si-on-n'est-d'accord-sur-rien (mais alors, rien du tout). Il faudra que je passe aux impôts et que je contacte l'AGESSA pour connaître les conséquences fiscales et administratives d'une résidence principale déclarée en Belgique. Dans tous les cas, je pense garder l'appart du Midi de la France comme résidence secondaire où venir prendre le soleil régulièrement, retrouver mes racines et les quelques amis qui me restent dans la région, m'isoler pour pondre au calme le roman-phare du 21ème siècle, ce genre de choses. Et puis dans quelques années (5, par exemple...), si Hawk parvient à devenir free-lance, on pourra toujours se rapatrier ici.
Entre temps, les chats m'accompagneront à Bruxelles, où nous chercherons un appartement plus grand que l'actuel duplex-pour-un de Hawk, et si possible doté d'une salle de bain avec murs. Avantage supplémentaire: ça m'obligera à revoir sérieusement à la baisse ce que je considère comme le minimum d'affaires indispensable à mon bien-être (car il est hors de question que je déménage un 38 tonnes de bouquins et de fringues). Ce sera une parfaite occasion de m'orienter vers la vie matériellement plus légère à laquelle j'aspire depuis un moment et ne parviens pas à me résoudre pour cause d'encroûtage dans mes vieilles habitudes.
Voilà, je ne sais pas si le 6 mai aura marqué un tournant significatif pour la France, mais symboliquement il restera le jour où j'ai décidé de changer de vie.

mercredi 18 avril 2007

Gare aux blondes mal réveillées

Hier matin, 5h50. Un bip tonitruant me tire de mon sommeil le plus profond. Hébétée, j'ouvre un oeil. J'ai reçu un message vidéo sur mon portable. Les VIP sont en voiture, ils me font coucou et me disent qu'il ne reste plus que X jours avant notre départ aux USA.
Première pensée: Non mais quels enfoirés! Ils savent bien qu'à cette heure-ci, je dors!
Deuxième pensée: Euh qu'est-ce qu'ils foutent en bagnole en pleine nuit un jour de semaine?
Troisième pensée: Et pourquoi il a l'air de faire jour dehors? Y'a pas tant de décalage horaire que ça entre Paris et chez moi...
Quatrième pensée: ZzzzzzZzzzzz
En me levant quatre heures plus tard avec encore des idées de vengeance plein la tête, j'ai réalisé que SFR avait tout simplement dû me livrer en retard un message envoyé le week-end, pendant que j'étais en Belgique. Mais l'espace de quelques instants, j'avoue que j'ai haï mes amis assez fort.

lundi 9 avril 2007

Solitude

C'est un magnifique lundi de Pâques. Le fond de l'air est encore un peu frais mais le soleil déjà radieux. Il fait un temps à se promener dans la campagne en donnant la main à son amoureux et en riant de sentir une brise légère rabattre ses cheveux sur sa figure. Un temps à rouler dans une voiture pleine d'amis qui chantent à tue-tête vers un concert pourri dans un endroit improbable. Un temps à déjeuner en famille sur une terrasse et à végéter la moitié de l'après-midi vautré sur son fauteuil en tenant une conversation décousue. Bref, un temps à partager avec ceux qu'on aime.
Moi, ceux que j'aime sont à Bruxelles, à Paris, à Toulouse, et puis aussi à Lyon, à Nantes, à Lille, au Puy-en-Velay, à Besançon... Comme eux, les morceaux de mon coeur se retrouvent éparpillés à travers la France - voire au-delà - pendant que je reste ici. Et que je souffre de leur absence.
Peut-être que j'aime trop de gens. Peut-être que s'ils étaient moins nombreux, j'arriverais à prendre la décision de déménager pour me rapprocher d'eux. Mais là... Me rapprocher de qui? De l'homme dont je suis dingue et sans lequel je ne supporte plus de dormir? Des amis qui sont comme des extensions de moi-même et me manquent tel un membre fantôme quand je ne les ai pas vus depuis trop longtemps ? De ma famille à laquelle je tiens fort fort fort et de sa dernière addition qui est en train de grandir beaucoup trop vite loin de moi?
La vie file à toute allure; elle est infiniment fragile et je suis écartelée entre ceux qui donnent un sens à la mienne.

vendredi 30 mars 2007

Comme si - 5000 euros ne suffisaient pas à plomber même un moral d'acier

J'ai tellement mal au ventre qu'il me semble que mon stérilet est en train de me perforer une trompe. Et je redoute la deuxième tentative d'extraction dans dix jours.
Hawk vient de repartir à Bruxelles après une semaine pleine de très hauts et de très bas, me laissant complètement sonnée.
Les VIP sont en ce moment à Center Parcs (et m'envoient des vidéos d'eux en train de chanter "Tout de vous" dans la bagnole, ces enfoirés).
J'ai vu l'Homme ce matin - pour nos histoires d'impôts, donc. Comme d'habitude, ça m'a bien secouée en me donnant la désagréable impression d'avoir bifurqué accidentellement sur une réalité qui n'est pas la mienne.
Je ne vois vraiment pas comment je vais finir tout le boulot que j'ai avant de partir en vacances dans deux mois.
Je ne sais pas non plus quand j'aurai le temps de remonter à Toulouse voir ma famille, ni à Paris voir tous mes amis avec lesquels je ne pars pas en vacances.
La gym commence paraît-il à porter ses fruits niveau silhouette, mais je ne vois toujours aucun résultat sur la balance et ça commence à me miner sérieusement. J'ai même pris rendez-vous chez une diététicienne jeudi prochain, c'est dire. Histoire de perdre péniblement deux kilos avant d'en reprendre cinq en un mois passé aux USA.
...Et n'oublions pas que depuis lundi, je suis plus près des 40 ans que des 30.
Ouais, je suis grmlmlml.

lundi 19 février 2007

Solidarité avec Sophie

Un week-end sans moi, c'est comme une salade composée sans salade, vient de déclarer Junior.
Sophie est un kiwi. Je suis une laitue. Blonde à l'intérieur, nombreuse et un peu Caliméro sur les bords. Un vrai cadeau du ciel, quoi...