Affichage des articles dont le libellé est Toulon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Toulon. Afficher tous les articles

samedi 20 octobre 2018

My best of Toulon 2018




Quand je dis "Best of", entendons-nous bien: je n'ai pas tout testé. Il ne s'agit pas d'un palmarès exhaustif, juste des adresses que j'aime, que je fréquente régulièrement et que je suis prête à recommander les yeux fermés. Toutes se situent dans le centre-ville et sont à distance de marche les unes des autres. J'actualise cette liste d'année en année. 

DEJEUNER
Cuisine italienne sublime; pâtes maison préparées le jour même avec des produits importés d'Italie,  et pizza napolitaine dont la recette figure au patrimoine de l'Unesco. Le restaurant s'est dédoublé depuis peu en récupérant un second local situé juste derrière le premier. Terrasse (couverte en hiver). Réservation fortement conseillée. 
Cuisine fraîcheur avec les produits du marché voisin. Déco fantaisiste et colorée. Plats légers et souvent inventifs. Mais le meilleur, ce sont les desserts de Gilles, qu'on peut également savourer l'après-midi avec un thé Mariage Frères ou un chocolat chaud maison. Terrasse presque toute l'année.
O garden, 6 rue Emile Zola (à côté de la cathédrale)
Mon coup de coeur le plus récent. Cuisine multi-culturelle et healthy, avec de grandes salades variées et délicieuses - ma préférée: la Pattaya, d'inspiration asiatique. Service un peu lent aux heures de pointe, mais ça vaut la peine d'attendre. Terrasse quand la météo le permet.

dimanche 19 août 2018

[TOULON] Joana Vasconselos: Exagérer pour inventer à l'Hôtel des Arts





Je n'avais encore jamais entendu parler de cette artiste portugaise, aussi l'exposition en cours a-t-elle été pour moi l'occasion d'une très belle découverte. Joana Vasconselos s'empare d'objets culturellement significatifs - azulejos, virgule Nike, pièce de Tetris, ou urinoir -, les sort de leur contexte et les subvertit avec beaucoup de fantaisie. J'ai particulièrement apprécié ses créations au crochet, colorées et délirantes. Il faut admirer aussi la "Valkyrie" conçue exprès pour l'Hôtel des Arts: une gigantesque guirlande de cravates, de chemises, de costumes et de ceintures d'hommes, nommée "It's raining men", qui se drape sous les plafonds et dans la cage d'escalier. De l'art contemporain accessible même aux réfractaires comme moi! 

lundi 26 février 2018

Le patois provençal appliqué à la littérature et à la traduction





Avoir la pigne = être fortement agacé
"Quand j'achète un livre à 20€ et qu'il me tombe des mains au bout de 50 pages, j'ai la pigne."

Escagasser = massacrer
"Si mes exemplaires de traductrice étaient emballés un peu plus soigneusement, ils n'arriveraient pas tout escagassés."

vendredi 12 janvier 2018

Devant la porte




C'est une tour en bordure d'autoroute. Dix-huit étages, façade crépie en ocre rose et terre de sienne, un nom de rapace et une jumelle cent mètres plus loin. Ma famille y a emménagé en 1980 ou 1981, je ne sais plus trop. J'y ai habité à plein temps jusqu'à ce que je parte faire mes études à Toulouse, puis par intermittence au gré de mes boulots, de mes déménagements et de mes amours. La dernière fois, j'avais 26 ans; je venais de divorcer et je rentrais des USA. Mes parents y sont restés jusqu'en 2006, avant d'aller s'installer en région toulousaine pour se rapprocher de ma soeur et de leurs petits-enfants. Moi, j'y retourne une fois par an pour mes rendez-vous chez l'ophtalmo qui a son cabinet au rez-de-chaussée, celle qui me suit depuis que je porte des lunettes. 

vendredi 3 novembre 2017

[TOULON] "Inside Moebius: L'alchimie du trait" à l'Hôtel des Arts




Si la vie culturelle à Toulon n'est pas toujours aussi riche que je le souhaiterais, il est quand même un très bel endroit qui organise régulièrement des expos magnifiques - et gratuites de surcroît: l'Hôtel des Arts, en bas de l'avenue de la gare et face au Pathé Liberté. Cette fois, l'occasion est encore plus exceptionnelle, puisqu'il s'agit de la toute première rétrospective consacrée à l'oeuvre du bédéaste Jean Giraud, plus connu sous le nom de Moebius et décédé en 2012 au terme d'une immense carrière internationale. 

mercredi 25 octobre 2017

[TOULON] "Marie-Claude" de Mélanie Wenger




Ca fait quelques années déjà que je ne rate aucune des expositions de la Maison de la Photographie à Toulon. J'y ai admiré des artistes que je connaissais, en ai découvert d'autres et me suis parfois plongée dans des thèmes qui n'avaient rien pour m'attirer mais qui ont tout de même réussi à m'émouvoir et parfois à m'instruire (je pense notamment à l'avant-dernière, consacrée au Liban depuis les années 70). 

mardi 25 avril 2017

[TOULON] Adventure Rooms Provence: Gangs of Alcatraz




La toute première salle d'Adventure Rooms Provence, "Réveil difficile", que Chouchou et moi avions jouée il y a deux ans, restait l'échec le plus cuisant de notre carrière d'évadés. Certes, ce n'était que notre 4ème escape game et le premier qu'on faisait à deux seulement, mais tout de même, on avait juré de revenir dès que possible pour faire leur seconde salle. Et cette fois, on s'est dit qu'on allait en profiter pour enrôler un couple d'amis novices mais très désireux de tester le concept...

Dans "Gangs of Alcatraz", il s'agit bel et bien de s'évader, puisque les joueurs ont été confondus avec des malfrats très dangereux et enfermés par erreur dans une prison de haute sécurité, à San Francisco. Un agent extérieur qui croit à leur innocence tente de les aider en neutralisant les caméras de sécurité et en leur fournissant des indices - mais attention, ils n'ont qu'une heure pour profiter de cette opportunité! Et la tâche s'annonce ardue, puisque la salle affiche un taux de réussite d'à peine 20%...
Pour notre part, très en avance sur la première moitié des énigmes, nous avons ensuite perdu beaucoup de temps avec deux manipulations bien précises, et il nous a manqué dans les vingt ou trente secondes pour terminer. Un peu rageant, mais nous nous sommes bien marrés et nous avons vu la totalité du jeu, ce qui est l'essentiel pour moi. 

Que dire de "Gangs of Alcatraz"? Pour les joueurs qui ont déjà fait "Réveil difficile", il présente de nombreux points communs avec cette première salle, ce qui à titre personnel m'a un peu déçue: j'aurais préféré quelque chose de complètement différent. Pour les autres, aucun souci: le scénario, bien que difficile, est calibré de façon à ce que tout le monde ait toujours quelque chose à faire et que personne n'ait le temps de s'ennuyer. Par rapport au scénario "moyen", "Gangs of Alcatraz" comporte peu de fouille mais beaucoup de gadgets à utiliser - les geeks apprécieront particulièrement. Il y avait trop de codes et de cadenas pour moi, mais là encore, c'est l'appréciation de quelqu'une qui commence à avoir fait vraiment beaucoup de salles et n'est plus intéressée que par les mécanismes de jeu très originaux. Les débutants ou les joueurs n'ayant qu'une poignée d'autres escape games à leur actif s'éclateront sûrement. Nos amis, en tout cas, se sont beaucoup amusés (et moi aussi, malgré les réserves suscitées). 

Petit détail ultra sympa: en fin de partie, tous les participants reçoivent, en plus de rafraîchissements offerts par la maison, une jolie "médaille" en métal frappée du logo de la salle. C'est un souvenir assez génial; j'aurais adoré qu'on m'en donne un similaire dans tous les escape games où je suis passée - ça ferait vraiment une chouette collection. Si vous êtes curieux ou déjà séduits, sachez qu'Adventure Rooms Provence devrait ouvrir, toujours dans le centre de Toulon, un troisième scénario d'ici la fin de l'été.

42 bis rue Victor Clappier
83000 Toulon

Pour nous remercier de notre fidélité et de mes articles, j'ai reçu une réduction de 50% sur le prix normal de ce jeu. 

dimanche 11 décembre 2016

Le Steampunk Café, sympathique food truck vegan à Toulon




Si la nourriture végétarienne fait peu à peu son apparition dans les restaurants à Toulon, ce n'est que depuis quelques mois qu'il est enfin possible de manger vegan grâce au Steampunk Café. Initiative de Nicolas et Ben, récemment rejoints par Arnaud, ce food truck est généralement installé au rond-point de l'artillerie de marine, entre le port et les plages du Mourillon. On peut manger sur place, sur de petites tables pliantes ou des rabanes installées dans l'herbe de la pelouse voisine, ou acheter un repas à emporter. Chaque jour sont proposés 4 plats, dont au moins 2 vegan et au moins 1 avec viande, plus un dessert, le tout fait maison et à la demande, sans gluten ni lactose mais avec plein de goût! 








Le jour de ma visite, même si le dal indien me tentait pas mal aussi, j'ai choisi le pad thaï - un de mes plats préférés au monde, dont je ne me lasse pas d'explorer les variations. Celui-ci était au tofu, accompagné d'une salade de carottes râpées et de chou rouge. Sur le dessus, une sauce soit coriandre-menthe, soit curry. Je l'ai trouvé vraiment délicieux. Tout comme la limonade italienne au pamplemousse et à la fraise, à l'étiquette joliment rétro, que j'avais choisie pour accompagner mon repas. En revanche, je n'ai pas été conquise par le tiramisu vegan du dessert qui avait le malheur de contenir de la cannelle (mon ennemie héréditaire). Montant total de l'addition: 15€. 





Pour information, le Steampunk Café devrait ouvrir un restaurant du même nom à La Garde d'ici le mois de février. 

Rond-point de l'artillerie de marine
83000 TOULON
(Bus n°3 depuis le centre-ville)

mardi 31 mars 2015

[TOULON] Adventure Rooms Provence: Réveil difficile




Vous vous en souvenez peut-être: l'an dernier, je me suis prise de passion pour les escape games, ces jeux en équipe où l'on se fait enfermer dans une pièce avec quelques copains et où on a une heure pour réussir à s'échapper en résolvant diverses énigmes. Après en avoir testé à Paris et à Bruxelles, j'ai été ravie d'apprendre qu'il en ouvrait un dans ma ville natale, pourtant pas réputée pour être à la pointe de la tendance en matière de culture ou de divertissement. Et comme Chouchou descendait avec moi dans le Sud pour mon anniversaire, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée de se le faire en amoureux. Oui, j'avais conscience qu'à deux, on avait peu de chances de réussir une épreuve plutôt prévue pour une équipe de 4, mais l'essentiel, c'est de s'amuser!




Le scénario se nomme "Réveil difficile". Nous avons assisté à une soirée médecine très arrosée la veille, et ce matin, lorsque nous émergeons péniblement, nous ne sommes... clairement pas rentrés chez nous. La politique de secret autour des escape games m'interdit de vous dévoiler la prémisse exacte, mais je peux vous dire qu'elle est super originale, et que si j'avais su de quelle manière la partie commençait, j'aurais eu encore plus envie d'essayer - même si ça nous a fait perdre beaucoup de temps dont nous avons ensuite manqué pour finir. A 2 personnes seulement, on a moins de difficultés à communiquer; on risque moins de rater une information et de fouiller plusieurs fois au même endroit pour rien, mais on manque aussi d'yeux pour repérer les détails et de mains pour effectuer certaines opérations simultanément! 




Que dire d'autre sans spoiler? Au rayon énigmes, nous avons retrouvé un grand "classique" des escape games, et bien sûr les traditionnels cadenas dont il faut se casser la tête pour trouver la combinaison, mais aussi un tas d'autres épreuves tout à fait inédites dont certaines, très inventives, nous ont donné beaucoup de fil à retordre. En fin de compte, nous avons échoué d'assez loin ("5 ou 10 mn", d'après les estimations de notre maître de jeu Jérôme), donc pas de regrets, d'autant que même pour une équipe de 4, le taux de réussite est de seulement 33%. Nous avons passé un bon moment, et nous reviendrons volontiers essayer la seconde salle qui ouvrira courant avril sur un tout autre thème "plus immersif", paraît-il. Mais cette fois, on rameutera des copains pour mettre plus de chances de notre côté!




42 rue Victor Clappier
83000 TOULON

mercredi 18 février 2015

My best of Toulon 2015




Bon, quand je dis "Best of", entendons-nous bien: je n'ai pas tout testé. Il ne s'agit pas d'un palmarès exhaustif, juste des adresses que j'aime, que je fréquente régulièrement et que je suis prête à recommander les yeux fermés. Toutes se situent dans le centre-ville et sont à distance de marche les unes des autres. 

DEJEUNER
Cuisine italienne sublime; pâtes maison préparées le jour même avec des produits importés d'Italie; et desserts à se rouler par terre, le tout pour un prix hyper raisonnable. Le restaurant se double d'une épicerie. Personnel adorable. Terrasse aux beaux jours. 
Cuisine fraîcheur avec les produits du marché voisin. Déco fantaisiste et colorée. Plats légers et souvent inventifs. Mais le meilleur, ce sont les desserts de Gilles, que l'on peut également savourer l'après-midi avec un thé Mariage Frères ou un chocolat chaud maison. Terrasse presque toute l'année. 
Le resto des artistes, 10 rue de l'Humilité
Je n'y suis pas retournée depuis que les prix ont sérieusement augmenté l'an dernier. Mais le cadre est ravissant dans le genre cosy, et la cuisine délicieuse (bien que déconseillée aux végétariens et aux tout petits appétits). 
La feuille de chou, 15 rue de la Glacière
Cuisine assez classique, de bonne qualité. Y aller aux beaux jours pour profiter des tables sur la place entourée de rues piétonnes, à l'ombres des oliviers. 

GOUTER
La théière, 1 rue Corneille
Sélection de thés de la marque Théodor, servis avec des gourmandises maison: cake, madeleines, toasts briochés - voire la totale, qui porte le doux nom de "Tant pis, je ne dîne pas ce soir". L'endroit sert aussi à déjeuner et fait des brunchs le week-end. Vente de confitures maison avec des parfums originaux et délicieux (je suis fan de la pastèque-citron), ainsi que de chocolats confectionnés par un artisan local. 
Le Chantilly, 15 place Puget
Une institution locale. Service peu souriant, mais belle salle Art Déco avec des banquettes en velours vert très confortables, et toute l'année, terrasse donnant sur la merveilleuse fontaine de la halle aux grains. Crêpes, gaufres, glaces artisanales (très bonnes) et sélection de thés Mariage Frères. Le midi, cuisine de style brasserie. 
L'aparté, 11 rue Paul Lendrin
Voir la rubrique "Déjeuner". 

DINER
Atmosphère feutrée; assiettes très copieuses et joliment présentées. Je recommande particulièrement la plancha de la mer servie avec sa polenta crémeuse, ainsi que les brochettes de fruits frais caramélisés. Aussi bien pour un repas en amoureux qu'un tête-à-tête entre copines. 

TRAITEURS
Sushi Shop, 61 place de la Liberté
Grande variété de sushi, de maki et de California rolls à emporter, à se faire livrer ou à déguster sur place si le temps le permet (tables uniquement à l'extérieur). 
China Fast Food 17, bd de Strasbourg
Tout simplement le meilleur des traiteurs "chinois" de la ville. Possibilité de manger sur place même si personnellement, je trouve leur salle immense et sombre assez peu agréable. 

EXPLOSION DE REGIME
Trois spécialités locales pas franchement light pour lesquelles je me damnerais:
- Les chichi fregi, sorte de churros géants (mais meilleurs, bien meilleurs!) vendus 8 rue Vincent Courdouan. 
- La cade, galette à base de farine de pois chiche qui est à Toulon ce que la socca est à Nice. Le stand "La cade à Dédé" se tient tous les matins en bas du marché du cours Lafayette.
- La tropézienne, la vraie (bon d'accord, ça vient d'un peu plus à l'est...), à emporter ou à déguster sur place chez Micka, au 170 avenue Vauban. Version nature ou aux fraises, en part découpée ou en brioche individuelle. 

LIBRAIRIES
Excellente sélection de livres jeunesse, de bandes dessinées adultes et de cartes postales Plonk & Replonk. Expositions temporaires. Dédicaces. Lectures pour les enfants. Un lieu vraiment accueillant (essayez le canapé rouge, pour voir!). 
Ouverture récente pour ce manga store très bien achalandé, doublé d'un manga café où l'on peut savourer des gourmandises japonaises tout en feuilletant les ouvrages de la bibliothèque. Carte de fidélité donnant 5% de réduction sur tous les livres dès le premier achat. 

PRESSE
La meilleure sélection de la ville se trouve au Relay de la gare SNCF, considérablement agrandi l'an dernier lors des travaux de rénovation. 

CINEMA
Un seul cinéma d'art et d'essai qui passe en VO une sélection de films dignes de ce nom: le Royal, 2 rue du Dr Jean Bertholet. Places à 7,50€. 

BIEN-ETRE
Manucures et pédicures avec vernis OPI, pose d'extensions de cils, divers types de massages dans une ambiance rose pailletée ultra girly. Carte de fidélité et nombreuses promotions à guetter sur la page Facebook de l'établissement: Pay What You Want, 2 soins pour le prix d'1... Jade vend également une ligne de cosmétiques aux parfums gourmands qu'elle a créés elle-même, et qui font de chouettes cadeaux. 
Les bains de l'Orient, 10 rue Paul Lendrin
Beau hammam avec déco à la marocaine proposant des créneaux horaires pour femmes seules, hommes seuls ou couples, ainsi que des soins de beauté (gommages, massages...). Ne surtout pas se laisser rebuter par l'entrée qui ne paie pas de mine. 

PARAPHARMACIE
La mieux fournie et la moins chère voisine avec le cinéma Pathé Liberté, sur le boulevard du maréchal Leclerc.

VETEMENTS DE CREATEURS LOCAUX
Abyss, 11 rue Paul Lendrin
Vêtements et accessoires d'esprit asiatique, avec de belles matières, un joli mouvement et des prix pas du tout exagérés. 
Couleur des jours et du temps, 64 rue Jean Jaurès
Une mode très structurée qui rappelle le meilleur des années 80. Chacun des modèles peut être réalisé à votre taille et dans la couleur de votre choix. 

Si vous connaissez la ville et avez d'autres adresses à recommander, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires! 

dimanche 12 octobre 2014

J'ai testé: le massage aux pierres chaudes




Cet été, j'ai découvert que le Boudoir de Jade, pour lequel j'avais eu un coup de coeur, proposait des massages aux pierres chaudes, un des rares types que je n'avais pas encore essayé. Du coup, j'ai mis ça dans ma liste d'objectifs de l'automne (axée "je me fais plaisir"), et pris rendez-vous pour la mi-octobre en me disant que les températures auraient fraîchi d'ici là. Manque de chance, il faisait encore 25° samedi à Toulon, mais comme il était un peu tard pour annuler, j'y suis allée quand même. 

En quoi ça consiste, le massage aux pierres chaudes? La cliente, déshabillée à l'exception de sa culotte, est installée à plat dos sur une table avec un masque chaud sur les yeux. Dans un four spécial, l'esthéticienne fait chauffer de petites pierres volcaniques noires et lisses, venues de Bali. Puis elle enduit la peau de la client d'huile de massage également chaude (pas brûlante, hein) et procède à un modelage "normal", mais en tenant une pierre à plat dans sa paume - ou parfois, en utilisant son côté arrondi pour passer dans des creux tel que celui à la base des orteils. La dureté de la pierre est censée apporter un massage plus profond, particulièrement bénéfique pour les muscles noués (ce que les miens étaient ce jour-là grâce aux séances d'exercices infernales de Jessica Smith), et la chaleur dispensée est absorbée plus ou moins vite par le corps selon qu'il manque ou non d'énergie. Inconvénient: l'esthéticienne est oblige de rompre assez souvent le contact avec la cliente pour aller changer de pierre. On commence donc côté face, par les pieds, puis on remonte pour terminer par un massage du visage et du cuir chevelu; ensuite, on remet ça côté pile. 

Qu'est-ce que j'en ai pensé? D'abord, qu'il faisait trop chaud ce jour-là pour ce type de massage, que j'imagine nettement plus agréable au coeur de l'hiver. La faute à mon impatience! Ensuite, que j'ai passé une heure très délassante entre les mains expertes de la charmante Chloé (sur la fin, je m'assoupissais presque...), mais qu'en termes d'effet et de ressenti, je n'ai pas réellement perçu de différence avec un modelage normal. J'ai l'habitude des massages thérapeutiques, pas toujours plaisants sur le coup mais très énergisants; là, il s'agissait plutôt d'un massage relaxant tout en douceur. J'ai d'ailleurs hyper bien dormi la nuit d'après. Le résultat aurait-il été le même avec un autre type de massage? Je crains de devoir retourner au Boudoir de Jade pour m'en assurer. Trop dure la vie. 

71, avenue Vauban
83000 TOULON

lundi 8 septembre 2014

La fabbrica di Marco




A Toulon, j'ai une affection particulière pour la rue Paul Lendrin, surnommée "petit cours Lafayette" parce que le marché qui occupe ce dernier chaque matin se prolonge dans cette artère adjacente et également semi-piétonne. C'est ici que l'on trouve la géniale librairie d'images Contrebandes et la sympathique cassecroûterie L'Aparté, ainsi que les belles créations mode d'Abyss... et, depuis un an tout rond, un restaurant-traiteur italien au sujet duquel j'avais entendu tant de louanges qu'il fallait bien que je finisse par le tester. 




La terrasse est complète à mon arrivée, samedi vers 13h, mais quelques instants plus tard, une dame se lève pour libérer sa table dont je m'empare prestement. Les étals du marché remballés, il fait bon s'installer à l'ombre des arbres pour profiter de la chaleur de fin d'été tempérée par une douce brise. Je bouquine un peu en observant le ballet des trois serveurs qui ne chôment pas beaucoup. Bientôt, une jeune femme vient débarrasser et dresser de nouveau ma table, puis m'apporte l'ardoise avec les plats du jour. Je choisis des caramelle aux olives avec une sauce aux câpres et un verre de vin rouge sicilien (je crois). Malgré l'affluence, j'ai à peine le temps de lire quelques pages que les deux apparaissent devant moi. Le vin est correct sans plus; disons qu'il manque légèrement de subtilité. Par contre, ces pâtes... Mamma mia. Un vrai régal. Bien que la portion soit correcte, j'en aurais facilement englouti le double juste par gourmandise. 




Il me reste un peu de place pour le dessert. Après quelques instants d'hésitation (il y a là une salade de fruits accompagné d'un sorbet au citron maison et d'un petit baba au rhum qui me tente également pas mal), je choisis un gâteau de ricotta au citron "assez proche de la fiadone corse" d'après la serveuse. Effectivement, il est délicieux, même si je n'ai plus assez faim pour en venir complètement à bout. Montant de l'addition: 21€. Ca les vaut largement, autant pour la qualité de la nourriture que pour le dynamisme et le sourire du personnel - sans parler de l'emplacement si agréable. La fabbrica di Marco fait également traiteur/épicerie, et propose uniquement des produits maison ou importés d'Italie. Une adresse à découvrir absolument! 

27, rue Paul Lendrin
83000 TOULON

mercredi 30 juillet 2014

Candylicious Spa by Le Boudoir de Jade, un havre de douceur sucrée à Toulon




Récemment, alors que je descendais à pied depuis la gare de Toulon vers le centre-ville, j'ai repéré une vitrine robe bonbon qui détonnait pas mal au milieu des cabinets d'avocats et de comptables. "Le boudoir de Jade". Mmmh. C'est nouveau, ça, me suis-je dit. Je suis allée voir leur site internet: la carte des soins était impressionnante par sa diversité et sa modernité. Alors, même si les paillettes, les cupcakes et l'hyper-girlytude, c'est pas trop mon truc, la curiosité m'a poussée à prendre rendez-vous pour une pédicure.




Le jour J, j'arrive un peu en avance et suis accueillie par un charmant jeune homme qui me dirige vers la salle d'attente équipée de sièges moelleux, d'un minibar et de piles de magazines féminins. J'en profite pour aller aux toilettes en regardant partout autour de moi. C'est assez étonnant, ce grand appartement de type haussmanien transformé en royaume de la barbapapa, mais même si je ne me sens pas forcément dans mon élément, je dois admettre que la déco du Candylicious Spa est recherchée et cohérente, avec un grand soin apporté aux moindres détails. Outre le bar à ongles où je serai reçue aujourd'hui, plusieurs salles sont réservées au hammam, au bain à remous et aux soins cabine, et l'accueil comprend un espace boutique où sont vendus les cosmétiques aux senteurs gourmandes (meringue, chocolat, cupcake, cookie...) créés par Jade.




A l'heure pile de mon rendez-vous, la maîtresse des lieux en personne vient me chercher et me conduit dans le bar à ongles. Une esthéticienne est en train de faire une manucure à une autre cliente. Je suis invitée à déposer mes affaires dans un coin, ôter mes chaussures et grimper sur un des deux "trônes" pour présenter mes pieds à Jade. La pédicure à la brésilienne dure une demi-heure; elle comprend un ponçage des pieds et des ongles, la pose de chaussons imprégnés d'un produit émollient à base d'acide hyaluronique et de silicone et d'aloé vera, la taille des ongles ("rond ou carré?" me demande Jade) et la pose d'un vernis au choix parmi les dizaines de flacons d'OPI sagement alignés sur la cheminée. 




Pendant la période d'attente, Jade me propose à boire: thé parfum muffin à la myrtille ou cupcake à la fraise, café, sirop aux saveurs acidulées... J'opte pour un thé, que le réceptionniste m'apporte sur un petit plateau dans une jolie tasse accompagnée de bonbons. J'apprécie beaucoup l'attention même si je ne mange pas de sucreries. 




En bavardant avec Jade, j'apprends que le Candylicious Spa vient de fêter ses... 7 ans. Mon redoutable sens de l'observation a encore frappé. Jade semble incroyablement jeune pour quelqu'un qui a créé une entreprise au concept aussi abouti et la gère avec succès depuis tant d'années. Elle m'assure qu'elle est plus vieille que je ne l'imagine; j'en déduis que ses cosmétiques sont d'une efficacité redoutable! Autre surprise: malgré son côté très girly, le spa  propose également des soins pour hommes et a dans sa clientèle des militaires de l'arsenal voisin. L'idée me fait sourire. Cela dit, je me vois très bien revenir avec Chouchou pour une séance de hammam suivie d'un massage en duo. Je meurs d'envie d'essayer les pierres chaudes depuis des années, c'est une occasion parfaite! 




En payant mon soin, je ne peux m'empêcher de sentir les parfums présentés sous cloche sur le comptoir. Comme je m'y attendais, la plupart d'entre eux sont bien trop sucrés à mon goût, mais je craque quand même pour un gommage corps "tarte aux pommes" dont je sais que j'apprécierai l'odeur gourmande cet hiver. Je repars enchantée par mon test et bien décidée à revenir très prochainement. 




71, av. Vauban
83000 TOULON
Ouvert du mardi au samedi, avec ou sans RV

EDIT février 2016: Etablissement en liquidation judiciaire. 

mardi 13 mai 2014

La plage aux fantômes




Quand j'étais gamine, chaque jour de semaine pendant les grandes vacances, ma grand-mère nous traînait ici à pied avec ma soeur. C'était une longue marche pour nos petites jambes, surtout sous un soleil de plomb. Mais à en juger les photos de cette époque qui me montrent hilare en train de m'ébattre au bord de l'eau, je devais bien aimer ça. J'ai su nager assez tôt. Je me faisais des copines d'un jour ou d'une semaine - une fois, deux soeurs dont j'ai encore l'adresse postale en mémoire. Dans les années 70, on ne badigeonnait pas les enfants d'écran total, et je bronzais plutôt bien. J'avais un seau en plastique jaune et un taux de confection du pâté parfait qui avoisinait à peine les 10%. Les grands travaux d'aménagement des anses n'avaient pas encore été réalisés, et il n'y avait guère que deux plages praticables, dont celle du Lido où nous avions nos habitudes. Le jour où on a installé une douche publique qui dispensait un maigre filet d'eau tiédasse pour se rincer avant de se rhabiller, ça a été la fête. En repartant, nous nous arrêtions parfois au marchand de glaces. Il s'appelait Pierre; l'auvent de sa guérite était en toile rayée bleue et blanche et je commandais systématiquement un cornet à la fraise. 

Dès que j'ai été assez grande pour me soustraire à la corvée de plage quotidienne pendant les grandes vacances, je l'ai fait avec joie. A moi les longues heures passées à bouquiner sur mon lit dans un appartement changé en four!

Mais je suis quand même revenue au Mourillon. 

Le dernier jour de mon année de 3ème, avec tous mes copains de classe et le garçon beaucoup plus vieux que moi pour qui j'en pinçais douloureusement depuis le début de la 4ème. Deux ans que je faisais ses devoirs en échange d'un sourire, qu'il me traitait comme sa petite soeur et pelotait les autres filles de notre classe l'une après l'autre. Pour moi, un enfer pré-adolescent. Je savais qu'il repartait au Canada cet été-là et que je ne le reverrais pas. Quand on s'est séparés en fin d'après-midi, j'ai eu du mal à retenir mes larmes tandis qu'il enfourchait sa mobylette sur le parking. 

L'été du bac, avec les potes de mon premier club de jeu de rôles. Une fois, je me suis endormie sur ma serviette et j'ai pris sur le dos un coup de soleil monstrueux qui m'a empêchée de dormir pendant deux ou trois nuits. Une autre fois, pendant qu'on prenait un bain de minuit, on a nagé jusqu'à la plateforme et une bande d'autres jeunes en a profité pour piquer les vêtements qu'on avait abandonnés sur le sable. Je ne me souviens plus comment on les a récupérés (mais on a dû le faire, car je n'ai pas le souvenir d'avoir traversé Toulon à poil en pleine nuit!). 

Dans les mois qui ont suivi mon retour des USA. Je venais faire du roller sur le parking avec les potes de mon second club de jeu de rôles et prenais la descente d'accès avec une trouille folle de me rétamer. J'ai des photos assez gaies d'une de ces séances.

Le dernier week-end de janvier, certaines années. Ma grand-mère continuait à venir se baigner tous les matins avec deux ou trois autres vieilles dames; avant de repartir, elles allaient boire un café dans l'un des restaurants du bord de plage dont les serveurs les avaient prises en affection. Du coup, pour son anniversaire, mon père emmenait souvent toute la famille déjeuner là. 

La première fois que Chouchou est venu me rendre visite pour un long week-end. Je l'ai entraîné sur "ma" jetée. La suite est NSFW. 

En août 2010, quand on s'est mis au géocaching. On a résolu l'énigme d'une multi absolument géniale mais échoué à trouver la cache finale. Frustrés, on a été dîner dans un des restos voisins. La serveuse a mis une demi-heure à prendre notre commande; nos plats sont arrivés encore trois quarts d'heure plus tard; mes frites étaient froides et mon entrecôte pleine de nerfs, mais c'était chouette de regarder le soleil se coucher sur l'eau. 

En septembre 2010. Avec ma soeur et mon cousin, nous avons répandu les cendres de notre grand-mère comme des pirates, en pleine nuit et en totale infraction, dans cette mer qu'elle avait tant aimée. Elle avait 91 ans; elle était gâteuse, aveugle et en maison de retraite depuis une dizaine d'années. Mais dans son délire, elle parlait souvent de la plage. Il nous semblait qu'elle ne pouvait pas reposer ailleurs. 

Et puis sans que je m'en rende compte, trois ans et demi se sont écoulés sans que je remette les pieds ici. 

Samedi après-midi, je suis revenue au Mourillon. La saison n'avait pas encore commencé; les cahutes de sauveteurs étaient encore fermées, et il n'y avait guère que des autochtones sur les pelouses et sur le sable. Peu de courageux se baignaient malgré le drapeau bleu. J'ai longé les premières plages jusqu'au niveau de "ma" jetée. Tenant mes sandales à la main, je me suis avancée dans l'eau froide et transparente. Mes pieds se sont enfoncés dans les graviers du fond. J'ai remué les orteils pour les faire réapparaître. Je suis restée plantée là longtemps, les yeux rivés sur l'horizon, à me remplir les poumons de l'odeur iodée familière et à regarder mes souvenirs défiler. J'étais entourée de fantômes, et j'étais en paix. 




lundi 14 avril 2014

Quand Joël Robuchon crée un divin assortiment de sushi




J'adore la cuisine japonaise, mais très franchement, le poisson cru n'est pas l'ingrédient que je préfère - contrairement à Chouchou, qui pourrait se nourrir exclusivement de thon rouge jusqu'à ce que mort s'en suive. Au fil du temps, nous avons testé différents fournisseurs de sushi/maki/California rolls, et un vainqueur s'est détaché très nettement: Sushi Shop, qui a l'avantage de posséder un point de vente aussi bien à Bruxelles qu'à Toulon, et de livrer à domicile dans des délais ultra-rapides. Si elle ferait sans doute dresser les cheveux sur la tête des puristes, sa carte est de loin la plus variée et la plus inventive que j'aie vue, avec beaucoup d'accords sucrés-salés ou de recettes gentiment piquantes en plus des classiques habituels. De quoi satisfaire tous les goûts. Du coup, quand j'ai été invitée à participer au lunch de présentation de la box imaginée par Joël Robuchon pour Sushi Shop, j'ai sauté de joie et immédiatement répondu présente...




Jeudi dernier à midi et demie, je me suis donc rendue au domicile bruxellois de l'un des fondateurs de la chaîne Sushi Shop, qui compte désormais 105 restaurants à travers le monde (le dernier venant d'ouvrir à Abu Dhabi). J'ai tenté de ne pas me laisser impressionner par l'appartement aux volumes sublimes ou les tirages originaux de Massimo Vitali qui ornaient les murs, mais n'ai pu m'empêcher de complimenter le maître des lieux pour son goût très sûr. Quand il nous a vues, moi et plusieurs autres jeunes femmes armées d'appareils photos, il a immédiatement lancé: "Blogueuses?". Euh, oui. Et c'est vrai que nous étions les seules à mitrailler la table de travail/buffet où officiaient un chef et deux cuisiniers aux gestes habiles. Tous les gens qui buvaient du champagne sur la magnifique terrasse en bavardant d'un air décontracté? Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'ils faisaient dans la vie. Je sais juste qu'ils étaient tous habillés sobre et de bon goût tandis que j'arborais mon pull rouge chat à lunettes, une jupette à carreaux et des collants vert gazon. Du coup, je me sentais assez peu dans mon élément et n'avais guère envie de me mélanger à eux. Ca tombe bien: observer la confection des sushi et Cie en bombardant le chef de questions était tout à fait passionnant! Je vous montre les merveilles que j'ai dégustées? 




Ceci est un HAWAIAN ROLL: crevette basilic, avocat, saumon, kiwi, pomme verte, sauce yuzu mangue. Une véritable explosion en bouche, la douceur du kiwi et de la mangue le disputant à l'acidité du yuzu et de la pomme verte. 




Ceci est un CRISPY LOBSTER ROLL: homard, banane, concombre, sauce yuzu mangue, feuille de soja. Un crustacé noble travaillé avec fraîcheur et originalité. 




Ceci est un SPICY EBI ROLL: crevette tempura, thon épicé, concombre, chips de vitelotte, sauce yuzu. Aussi bon que beau. 

A cela il faut ajouter un sushi de St. Jacques snackée tout à fait étonnant, la St. Jacques étant nappée de sauce de miso blanc passée quelques secondes au chalumeau (comme une crème brûlée!); un tartare de thon et une salade de concombre épicé.

Toutes ces créations de Joël Robuchon sont proposées séparément ou sous forme d'une sushi box contenant l'assortiment suivant:




Je suis soufflée par l'originalité et la qualité gustative des compositions, et commanderai sûrement une box dans les jours qui viennent pour la faire découvrir à Chouchou. Un seul regret: quand je me suis enquise de l'origine des ingrédients, en demandant si Sushi Shop attachait une importance particulière au local ou au bio (par exemple), on m'a répondu qu'ils "faisaient au mieux pour choisir des produits de qualité optimale par rapport à leur cahier des charges, afin de rester dans une fourchette de prix abordable". J'imagine donc que c'est un non. Néanmoins, la box Joël Robuchon mérite vraiment d'être découverte. Elle devrait être disponible jusqu'à fin 2014, avant de céder la place en début d'année prochaine à une autre collaboration avec un grand chef. 

Pour vérifier s'il y a un Sushi Shop près de chez vous, voir les tarifs et commander, c'est ici pour la France et ici pour la Belgique! 

jeudi 5 décembre 2013

L'Aparté, casse-croûterie & salon de thé




Vendredi dernier, alors que je faisais ma traditionnelle balade en centre-ville, j'ai voulu déjeuner dans mon resto d'hiver habituel... où on a refusé de me servir parce qu'il était 13h30. Du coup, j'ai décidé de tester un endroit devant lequel je n'étais arrêtée plusieurs fois en me disant qu'il avait l'air fort sympathique. 




L'Aparté, qui fêtera bientôt son premier anniversaire, est une "casse-croûterie" sans prétention mais chaleureuse, avec des tables et des chaises de récupération toutes dépareillées, des toiles cirées multicolores et une collection de théières ravissantes. Au moment où je suis arrivée, on m'a prévenue qu'il ne restait plus que l'assiette du marché: ça tombait bien, c'était ce que j'avais l'intention de prendre!




Sur mon ardoise apportée très rapidement: une tartelette aux chanterelles avec sa pâte sablée maison, une salade endives-noix-fromage au vinaigre balsamique, et un velouté de lentilles à mourir de bonheur. Gilles, jeune chef plein d'enthousiasme, a gentiment accepté de me livrer son secret: après avoir fait cuire ses lentilles, il les déglace dans du Porto. Si simple et si délicieux à la fois... Et végétarien, de surcroît. Vraiment, je me suis régalée. En dessert, j'étais très tentée par la religieuse aux marrons glacés, mais je n'avais plus vraiment faim et j'ai préféré faire l'impasse. 

Montant de l'addition: 14,40€ pour mon assiette du marché et mon jus d'abricot, servis avec le sourire et une généreuse rasade de bonne humeur. J'étais conquise, bien décidée à revenir à l'heure du goûter pour tester le chocolat chaud de la machine qui trône sur le comptoir et les pâtisseries qui mettent l'eau à la bouche.




Je suis donc repassée mardi en fin d'après-midi. J'hésitais entre un chocolat chaud + rien ou un thé + une pâtisserie. Le choix s'est fait tout seul, puisque la machine à chocolat chaud était vide (même si Maki, ex-traductrice reconvertie dans la cuisine et associée de Gilles, a proposé de m'en préparer un à la casserole). J'ai donc pris un Sencha Mariage Frères et une religieuse chocolat/fleur de sel/crème de marrons maison. Mes aïeux, c'était une vraie tuerie - le truc original, savoureux et même pas lourd qui vous fait oublier combien de cours de Pilates vous devrez enchaîner pour brûler les calories ingurgitées en quelques minutes.

Bref, vous l'aurez compris, l'Aparté est ma nouvelle adresse chouchou à Toulon!

11 rue Paul Lendrin
83000 TOULON
Ouvert du mardi au samedi, 9h30-17h30 ou 18h selon les jours

lundi 16 septembre 2013

Fred Bernard en dédicace chez Contrebandes




Cette semaine, le Dieu des amateurs de bédé était de mon côté: Fred Bernard, auteur des aventures de Jeanne Picquigny et des récentes "Chroniques de la Vigne", dédicaçait samedi après-midi dans ma librairie monpatelinoise préférée. Théoriquement, il était là pour les livres jeunesse qu'il co-signe avec François Roca, mais il a gentiment accepté mon exemplaire de "La patience du tigre" pour l'orner d'une très belle aquarelle représentant son héroïne. 




C'est toujours un plaisir de rencontrer un auteur dont on aime le travail, dans des circonstances où on a vraiment la possibilité de discuter avec lui. Contrebandes offre un cadre idéal pour ça avec son espace "salon" meublé de fauteuils en velours, et Fred Bernard est du genre à bavarder volontiers en dessinant. Son éditeur venait de le forcer à ouvrir sur Facebook une page d'auteur qu'il ne savait absolument pas comment gérer; en vieille routarde, je me suis donc fendue de quelques conseils avisés avant de le laisser à ses fans suivants. Et je suis repartie ravie de cette sympathique rencontre.




dimanche 15 septembre 2013

Les rivages de Jacques Henri Lartigue




Je me plains toujours de l'absence de vie culturelle digne de ce nom à Monpatelin. Pour une fois qu'il y avait une expo d'un photographe que j'aime, je ne pouvais pas rater ça (même si j'ai failli, pour la seule raison que je ne connaissais pas son existence avant qu'un ami qui en revenait justement la signale à mon attention). 

"Rivages" rassemble près d'une centaine de photos en noir et blanc dont les plus anciennes datent de la fin du XIXème siècle et les plus récentes du début des années 1950. Toutes ont en commun d'avoir été prises au bord de l'eau: à Hyères, à Cannes ou à Nice, à Biarritz, à Trouville ou à Etretat. Il est d'ailleurs amusant de constater combien l'ambiance diffère selon qu'on se trouve sur les plages de Méditerranée ou de l'océan Atlantique. Jacques Henri Lartigue photographie la mer étale ou les flots déchaînés, tire le portrait à ses amis ou aux femmes de sa vie. Certains de ses clichés, comme cette baigneuse assise de dos près d'une cabane de plage en toile rayée, auraient pu être pris aujourd'hui; d'autres sont fermement ancrés dans leur époque. Au fil du temps, on voit les maillots de bain éclaircir et diminuer, jusqu'à finir par dévoiler un sein coquin. Les voitures font leur apparition en nombre sur les accotements. Et on est frappé par la qualité technique que l'artiste parvenait à obtenir avec un matériel qui ferait pleurer de rire n'importe quel propriétaire d'iPhone.

Pour la petite histoire, comme je m'approchais de l'accueil pour demander si j'avais le droit de prendre des photos (réponse: non, car l'oeuvre de Lartigue est entrée dans le patrimoine national), j'ai entendu un homme d'un certain âge s'exclamer sur un ton furieux qu'il ne supportait pas l'artiste, parce que c'était honteux de s'être cantonné à photographier la classe bourgeoise en villégiature au bord de l'eau pendant que des soldats mouraient au front et qu'il aurait pu descendre dans les tranchées pour témoigner de leur sort. Aurait pu? Peut-être. Aurait dû: pourquoi? Heureusement que les artistes étaient et sont encore libres de choisir le sujet qui les inspire... En tout cas, si vous êtes dans les parages et que vous supportez qu'un photographe ne soit pas forcément taillé dans le bois dont on fait les grands reporters de guerre, allez donc goûter le charme suranné de ces "Rivages". 

Jusqu'au 29 septembre à la
Maison de la photographie
Rue Nicolas Laugier
(face à la place du Globe)
83000 Toulon
Entrée libre
Fermé le dimanche et le lundi

lundi 30 janvier 2012

Les P'tits Chefs



Installé depuis mai dernier entre la place de la Liberté et l'avenue de la Gare, ce restaurant tenu par deux frères s'est déjà taillé une excellente réputation pour sa cuisine raffinée et ses prix raisonnables. N'écoutant que notre estomac intégrité bloguesque, Chouchou et moi sommes allés le tester samedi midi.

Dans une salle de 25 ou 30 couverts, dont mon père qualifierait la déco beige et brun de "sobre et de bon goût", nous avons découvert la carte et ses différentes déclinaisons. Menus à 27, 33 et 40€ offrant chacun le choix entre 2 des 6 entrées, plats et desserts par ailleurs proposés séparément; formule à 16,50€ avec un plat du jour et un dessert le midi, mais surtout menu surprise à 19€ le soir, qui doit permettre au cuisinier d'écouler les ingrédients des plats ayant eu moins de succès ce jour-là tout en permettant aux curieux de faire un bon repas sans se ruiner. Je trouve que c'est une excellente idée.

Chouchou et moi avons tous deux opté pour le menu intermédiaire et choisi systématiquement des plat différents. En entrée, pour lui des rillettes de saumon à l'aneth servies sur un carré d'ardoise plat, pour moi un millefeuille tomates/ricotta aux éclats de truffe présenté dans une assiette ronde et blanche plus traditionnelle. Le dressage est joli, et on sent bien le goût de la truffe, mais je trouve dommage que le cuisinier ait choisi de faire une couche épaisse de chaque ingrédient plutôt que deux fines; le plat aurait été plus subtil et aurait mieux mérité son nom.




En plat principal, pour Chouchou une daurade et sa julienne de légumes, pour moi un mignon de porc et sa polenta crémeuse aux girolles. Les portions sont d'une bonne taille, ni minuscules ni trop copieuses, de quoi garder un peu de place pour le dessert à la fin. Par contre, je déplore qu'elles soient servies avec une pauvre baguette sèche: un bon pain aux céréales, ou quelque chose d'un peu sophistiqué eût été le bienvenu. J'ai pris du vin rouge, de la seule sorte proposée au verre - un Estérel honnête mais pas bouleversant; dommage qu'il n'y ait pas plus de choix. Bon point, en revanche, pour le prix modéré des bouteilles ainsi que pour le service souriant et rapide, mais pas envahissant.



En dessert, bavarois aux fruits exotiques pour Chouchou, fondant au chocolat avec coeur de chocolat blanc pour moi. Je cale avant la fin. Petit tour aux toilettes: elles sont grandes et très propres, équipées de tout le nécessaire pour se laver les mains et d'un détecteur de mouvement qui évite d'avoir à manipuler l'interrupteur (oui, je sais, mais c'est important les toilettes!). Nous réglons l'addition sans mauvaise surprise et sortons très contents de notre repas. Une bonne adresse où déguster de la cuisine classique mais savoureuse dans une ambiance calme.


32, rue Gimelli
83000 TOULON