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dimanche 7 octobre 2018

[HONG KONG + SINGAPOUR] Conclusion et bilan du voyage





Si vous avez suivi mon récit au jour le jour, vous avez sans doute l'impression que je n'ai rien apprécié de mon dernier voyage, ou presque. C'est vrai que beaucoup de choses m'ont déçue et rebutée, et que je vais en tirer la leçon. De toute évidence, les climats tropicaux ne me valent rien: je les éviterai à l'avenir. Les mégalopoles qui m'électrisaient quand j'étais plus jeune me tapent désormais sur les nerfs; le grouillement humain, le non-respect de mon espace personnel, le vacarme et la pollution m'agressent au-delà du supportable. Je ne dis pas que je vais subitement devenir amatrice de grands espaces déserts, mais quand je vois combien j'ai apprécié notre road trip dans les highlands écossais, et notamment la solitude magnifique de l'île de Skye, j'en déduis que les prochaines fois, je devrais peut-être m'orienter sur des vacances moins urbaines, plus tranquilles. Pour l'an prochain, j'ai un projet au Canada qui se passerait un tiers (un quart?) du temps dans une grande ville et le reste sur la route à visiter des endroits calmes voire isolés. A suivre!

samedi 6 octobre 2018

[HONG KONG] Où même la dernière journée est ratée





Ce matin, je me lève ravie à l'idée de rentrer en Europe, et je sifflote presque de joie en faisant nos bagages. Nous n'avons pas besoin d'un sac supplémentaire par rapport à l'aller: j'ai bazardé en cours de route mes quatre guides papier, mes produits de toilette format mini et deux T-shirts que je n'allais pas remettre, ce qui a libéré un peu de place dans mon sac à dos, et la petite valise de Chouchou n'était pas pleine en arrivant. Mais comme j'ai acheté pas mal de masques cosmétiques imprégnés de liquide, j'ai décidé de mettre la valise en soute histoire d'éviter tout problème. J'y fourre donc notre linge sale (bon courage au curieux qui s'y intéresserait de trop près) et nos liquides ou assimilés. Puis je mets mon MacBook dans le sac à dos que Chouchou trimballe toujours avec lui en journée: notre hôtel est très peu sécurisé, avec bagages en attente laissés dans le couloir et porte d'entrée toujours grande ouverte, et je ne veux pas prendre le moindre risque avec mon laptop. Le reste de nos affaires se répartit naturellement et sans souci. 

jeudi 4 octobre 2018

[HONG KONG] Où je sombre dans l'alcool et le shopping pour noyer ma frustration





Encore trois jours ici. J'ai atteint le stade où j'ai vraiment envie de rentrer. De retrouver mon quotidien, d'avoir des journées moins remplies et plus paisibles. C'est bien, parce que ça me permet de réaliser qu'une vie nomade ne serait pas du tout faite pour moi. J'aime partir, mais j'aime tout autant revenir. Rester sans attaches et sans repères pendant des mois - je ne crois pas que j'y arriverais.

mercredi 3 octobre 2018

[HONG KONG] Où on s'échappe de la ville pour la journée





Hier soir après l'extinction des feux, j'ai soudain été prise de la trouille irrationnelle que la clim', qu'on laisse en marche pendant la nuit, foute le feu à l'hôtel, et je n'ai pas réussi à m'endormir avant d'avoir mis au point et répété plusieurs fois dans ma tête un plan d'évacuation optimal. Comme en plus je me suis réveillée spontanément à 7h30, je ne suis qu'à moitié reposée. Vers 10h, nous quittons l'hôtel et descendons à pied jusqu'aux quais pour prendre le Star Ferry jusqu'à Central et, de là, un autre ferry jusqu'à l'île de pêcheurs de Cheung Chau. Moins de 2€ pour une heure de trajet, c'est assez hallucinant. Après avoir vaguement regardé Hong Kong Island recéder derrière nous, je me plonge dans le bouquin que j'ai commencé le premier jour des vacances - il est génial et je voudrais bien le finir.

mardi 2 octobre 2018

[HONG KONG] Où on retombe sur nos pattes par inadvertance





Malgré la rusticité des lits, nous avons bien dormi tous les deux. En milieu fin de matinée, nous prenons le métro jusqu'à Diamond Hill, dans le nord de Kowloon, pour y découvrir un écrin de verdure niché sous un échangeur autoroutier et cerné par les gratte-ciel: le jardin zen Nan Lian. Contraste aigu entre le cadre hyper-urbain, la foule de visiteuses piaillantes (Chouchou est quasiment le seul homme que j'aperçois) et la sérénité qui se dégage des sublimes bonsaïs, du musée de la menuiserie japonaise ou de la cascade au moulin. Juste à côté, le couvent de Chi Lin abrite dans son enceinte des mares aux nénuphars survolées par des essaims de libellules mutantes et de gigantesques statues de Bouddha dorées à l'or fin. Chouchou me demande de prendre sa photo sous un auvent mais tient à faire lui-même les réglages de son appareil en m'utilisant comme doublure lumière. Pour me mettre à sa hauteur, je grimpe sur une petite margelle, et un garde se précipite vers moi en vociférant. Je saute à terre en bredouillant: "Sorry, sorry!" Après le vol de taxes à Singapour, voilà que je fais dans le vandalisme religieux à Hong Kong.

lundi 1 octobre 2018

[SINGAPOUR-HONG KONG] Où le retour à Hong Kong ne se révèle pas des plus plaisants





Nous arrivons à l'aéroport de Changi samedi en début de soirée. Du terminal 2 où nous a laissés le métro, nous prenons un bus jusqu'au 4 d'où partira notre vol. Dans l'ascenseur puis au comptoir d'embarquement, nous discutons avec le couple le plus chargé du monde (je leur demande s'ils déménagent, l'homme me répond "Presque!") qui prend le même vol que nous. Apprenant où nous vivons, ils nous disent qu'ils connaissent la Belgique car ils sont allés plusieurs fois à Francorchamps pour des courses de Formule 1. Un pilote et sa compagne? Ils en ont le look... et les bagages griffés. Après avoir récupéré nos cartes d'embarquement, passé la sécurité très vite sans même sortir nos appareils électroniques de nos sacs et franchi le portillon automatique de l'immigration en quelques secondes, nous décidons de profiter du temps qui nous reste (plus de 3h30 avant le début de notre embarquement) pour retourner aux terminaux 1 et 3 où nous avons repéré plusieurs attractions intrigantes. En effet, Changi est présenté comme un quasi parc d'amusement, plein de divertissements fabuleux et gratuits pour occuper les voyageurs en transit. 

mercredi 26 septembre 2018

[HONG KONG-SINGAPOUR] Où nous passons la journée en transit (et où celui de Chouchou en prend un coup)





Chouchou et moi sommes levés depuis belle lurette quand nos réveils sonnent, à 9h. J'ai vaguement dormi deux heures, et lui un peu plus, mais on est crevés tous les deux. Nous nous préparons au radar et quittons l'hôtel après avoir remercié la réception pour le très bon service client. A l'aller, le bus A11 était direct, pas cher (environ 5€) et équipé du wifi mais avait mis plus d'une heure à nous amener à North Point. Pour le retour, comme nous sommes peu chargés, nous optons pour la solution métro Island Line + train Airport Express - avec un changement où il faut marcher plusieurs minutes. C'est un peu plus rapide mais pas démentiellement; ça coûte dans les 13€ et il n'y a pas de wifi dans le train. Pas sûre qu'on ait gagné au change. 

mardi 25 septembre 2018

[HONG KONG] Où je veux rentrer chez moi, et plus vite que ça





Le surmatelas a fait son office; j'ai assez bien dormi et je me réveille très tard, vers 11h30. Chouchou n'a plus qu'un jeu de vêtements propres: il est temps de faire une lessive. Le réceptionniste nous a prévenus que le service de nettoyage de l'hôtel revenait un peu cher et indiqué un pressing dans la ruelle voisine, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre 24h ni même ce soir pour récupérer notre linge car nous serons en vadrouille à l'heure de la fermeture. Du coup, je repère une laverie automatique quelques rues plus loin dans le quartier, et nous partons avec mon sac à dos jaune plein de fringues sales qui puent la transpiration. La laverie est minuscule mais super bien fichue et équipée, avec changeur de monnaie, lessive intégrée, ventilateur mécanique dont des flèches collées au mur mènent jusqu'à l'interrupteur... 

lundi 24 septembre 2018

[HONG KONG] Où un cocktail me coûte plus cher que deux repas





J'ai passé une nuit affreuse. Réveillée à 2h30 après seulement une heure de sommeil, j'ai été saisie d'angoisses horribles. J'ai pris un Xanax et, ne parvenant pas à me rendormir, j'ai surfé sur les toilettes pour ne pas déranger Chouchou avant de finir par me recoucher au lever du soleil. Du coup, ce matin, il est déjà 10h30 quand j'ouvre un oeil. Dès que je me connecte à internet, le site de l'hôtel me demande comment je trouve mon séjour. Je réponds que le matelas est atrocement dur. Moins d'un quart d'heure après, coup de fil de la réception: "Voulez-vous qu'on vous installe un surmatelas une fois que vous serez sortis pour la journée?" Ca, c'est du service client. Nous finissons par décoller vers 13h, l'estomac dans les talons, et mangeons donc au resto de dim sum le plus proche de l'hôtel. Super bonne pioche! C'est une sorte de grande cantine où nous mangeons à une table commune, entourés de gens du coin. Nous cochons les plats que nous voulons sur un dépliant, et on nous les apporte avec de petites additions séparées. Tout est parfumé et savoureux, et mes trois dim sum plus mon thé me reviennent à moins de 10€. 

dimanche 23 septembre 2018

[HONG KONG] Où nous prenons de la hauteur





Je pensais que nous nous écroulerions très tôt hier soir et que nous serions levés à 4h ce matin; du coup, j'avais proposé à Chouchou de faire l'ouverture du tram qui monte au pic Victoria, à 7h pétantes. Et puis finalement, je me suis endormie à minuit passé, et il est 8h30 quand j'émerge ce matin. Comme à la maison, quoi. Et comme à la maison, nous mettons deux bonnes heures à nous préparer avant de mettre enfin le nez dehors. Le temps de prendre le métro jusqu'à Admiralty, de faire un arrêt inopiné dans la sublime boutique de thé TWG et de traverser Hong Kong Park, il est déjà 11h lorsque nous nous plaçons dans la très longue file d'attente pour prendre le tram. Nous mangeons les sandwichs achetés chez Prêt-à-Manger (il y en a partout ici) et bavardons avec une dame allemande et son grand fils. Arrivés au guichet, nous prenons un aller-retour que nous payons avec notre carte Octopus, et nous attendons encore un peu.

samedi 22 septembre 2018

[HONG KONG] Où je peine à communiquer avec les autochtones





Je suis extrêmement contrariée lorsqu'après une grosse heure de bus, nous débarquons enfin à trois minutes de marche de notre hôtel, l'Ibis de North Point. Le réceptionniste très sympa nous dégote une chambre qui n'a pas été occupée la nuit dernière et qui est donc disponible tout de suite, bien que le check-in ne soit théoriquement possible qu'à partir du début d'après-midi. La chambre elle-même, en revanche, est assez éloignée de ce à quoi nous avait habitués cette chaîne en Europe: minuscule, avec un matelas dur comme de la pierre. Mais elle est propre, bien équipée, et entre deux immeubles en travaux, nous jouissons même d'une (étroite) vue sur la baie. N'étant pas trop fatigués, nous décidons de ne pas faire de sieste et de partir à la découverte de la ville après avoir juste pris une douche et changé de vêtements.

vendredi 21 septembre 2018

[HONG KONG] Où une fois de plus, le problème n'est pas celui que j'attendais





Nous attendions ce moment depuis six mois, durant lesquels j'ai beaucoup angoissé pour une liste de raisons longue comme le bras d'Elastigirl. Mais le grand jour est enfin arrivé, et jeudi en début d'après-midi, nous embarquons pour Hong Kong sur le vol direct de Cathay Pacific. Petite surprise de dernière minute: cette compagnie a une procédure de sécurité supplémentaire par rapport aux autres; même si on n'a pas de bagages à mettre en soute et qu'on a imprimé sa carte d'embarquement à la maison, on est censé passer par le comptoir de la zone d'accueil pour une vérification de passeport (en plus de celle faite par la douane, oui). Heureusement, cette procédure peut, au moins dans ce cas précis, être effectuée près de notre porte d'embarquement - et c'est heureux, car nous n'aurions jamais eu le temps de faire un aller-retour vers l'entrée de l'aéroport. Bref, je n'aurai transpiré que cinq secondes. 

vendredi 24 août 2018

La partie la plus excitante





Il nous reste moins d'un mois avant le départ pour Hong Kong. Nous avons les billets d'avion, en classe éco mais avec des places convenables; nous avons des passeports tout neufs; j'ai réservé des hôtels pas luxueux mais corrects (celui de Singapour a même une piscine sur le toit!) et situés dans les quartiers qui nous intéressent; je me suis procuré des chaussettes de contention pour ne pas flipper à cause des risques de phlébite pendant le voyage. Miracle des miracles: mon cerveau semble avoir renoncé, sitôt cette dernière source d'angoisse mise derrière moi, à m'en sortir une nouvelle de son chapeau. Là, je me livre à la partie la plus excitante des préparatifs: j'épluche mes guides de voyage et je surfe sur internet pour déterminer ce que nous allons faire une fois sur place.