jeudi 12 décembre 2019

2019: l'année où...




Le fabricant du You Zi Hua Cha a cessé l'exportation vers l'Europe - mais j'ai fini par lui trouver un remplaçant vietnamien à Paris.
Mon ophtalmo bien-aimée a pris sa retraite.
Attila a eu son bac et entamé des études de médecine, tandis que Darklulu partait en sport-études à Grenoble.
J'ai réalisé mon rêve de visiter le château de Neuchswanstein et eu un gros coup de coeur pour la vieille ville de Tallinn.
Je suis retournée à Porto et à Vienne pour un deuxième séjour très réussi.
J'ai connu deux mois de chômage technique suivis par une surprenante embellie professionnelle.
J'ai découvert les bienfaits de la couverture lourde contre le stress et les angoisses.
J'ai (enfin) fait réparer l'éclairage de ma cuisine et acheté un lave-vaisselle.
J'ai investi dans un canapé avec méridienne pour le salon de Bruxelles et un fauteuil de lecture pour la bibliothèque de Monpatelin.
J'ai remplacé mon vieil iPad par un iPad mini que je me suis mise à trimballer partout, tombant ainsi à moitié dans les travers des utilisateurs de smartphone.
J'ai acheté une seule paire de chaussures (des baskets, en plus!).
J'ai été hyper déçue par la fin de "Game of Thrones" et celle de "La Passe-Miroir".
J'ai fini par accepter mes limitations sociales et comportementales de probable autiste.
J'ai fait du yoga très régulièrement, pas tous les jours comme je l'ambitionnais, mais assez souvent pour en retirer un vrai bénéfice et pour que dérouler mon tapis devienne mon premier réflexe chaque fois que je me sentais mal.
J'ai arrêté de boire de l'alcool pour lutter contre mes migraines de plus en plus fréquentes. 
J'ai commencé à avoir des bouffées de chaleur sans pour autant entamer ma ménopause.
Et ma tension déjà en hausse l'an dernier est montée jusqu'à la limite de l'acceptable avant traitement.
De son côté, Chouchou a été diagnostiqué pour de multiples problèmes de santé qu'il traînait sans doute depuis très longtemps.
L'accélération palpable du réchauffement climatique, la montée des extrémismes et la destruction des acquis sociaux en France m'ont souvent donné un sentiment d'apocalypse imminente.

C'est une année où la réalité de notre vieillissement, à Chouchou et à moi, est brusquement devenue très concrète en même temps que le monde semblait s'assombrir d'un coup.
Une année où j'ai eu l'impression de gérer un problème après l'autre et d'être très souvent en position défensive. 
Une année qui, fort logiquement, a donc été marquée par un repli sur mon couple, dans lequel j'ai investi beaucoup d'énergie, et sur mon foyer, rendu le plus douillet possible pour servir de refuge.
Une année où, ne pouvant influer sur l'état du monde, j'ai juste fait de mon mieux pour préserver ma santé mentale et physique, mais aussi améliorer ma bulle quotidienne et me ménager autant de beaux moments que possible.
Je trouve que je n'ai pas trop mal réussi.
Pourtant, il est clair que je finis 2019 dans un état d'esprit beaucoup plus fataliste que positif. Ces dernières semaines, j'ai énormément réfléchi à la façon dont j'aimerais aborder 2020. Je reviens vous en parler dès que j'ai mis tout ça en forme. 

1 commentaire:

nelly poipoi a dit…

La majorité d'entre nous opte pour la stratégie du repli en ces temps bien difficiles. Je n'ose pas me retourner pour contempler cette année qui me semble être l'avertissement que le pire est à venir. Bravo pour ce courage que je me refuse d'avoir.