lundi 30 septembre 2019

La semaine en bref #90



Lundi:
 Traduire une 4ème de couv en urgence en plus de mon quota de pages du jour; finir le dernier tome de la série "The Spellman files" et l'ouvrage au crochet que je dois livrer samedi; faire la séance anniversaire de Yoga with Adriene; tester une recette de chorba blanche; prendre un 2ème billet de Ouigo pour arriver plus tôt à Monpatelin la semaine prochaine: un lundi des plus ordinaires.  
C'est comme si Greta Thunberg, jusqu'ici toujours si calme et factuelle, avait ouvert les vannes de sa rage trop longtemps contenue pendant son intervention devant les Nations Unies. Regarder la vidéo me fait physiquement mal - pour elle, pour l'environnement et pour les générations futures.
 Chouchou ronfle tellement fort que même réfugiée dans la pièce d'à côté avec des bouchons d'oreille, je l'entends encore. Par contre, notre nouveau canapé fait comme je l'imaginais un excellent couchage d'appoint, presque plus confortable que notre vrai lit.

dimanche 29 septembre 2019

Les cinq langages de l'amour




Toujours à la recherche d'outils pour améliorer la communication dans mon couple, je suis tombée cette semaine sur un livre très intéressant appelé "The 5 languages of love" - en français, avec une couverture superbement cucul qui ne m'aurait pas du tout donné envie à elle seule: "Au coeur des 5 langages de l'amour : Le secret des couples qui durent". Oeuvre d'un pasteur baptiste qui travaille également comme conseiller conjugal, il ne date pas d'hier puisqu'il a été publié en 1992, mais j'ai trouvé qu'il développait une classification très pertinente.

jeudi 26 septembre 2019

"Changer l'eau des fleurs" (Valérie Perrin)


Au risque de passer pour la snob que je suis de moins en moins au fil du temps, j'avoue me méfier des grands succès populaires. Une fois, j'ai ouvert un livre de Marc Lévy, parcouru la première page et failli m'évanouir d'horreur dans les rayons de la Fnac. Les prix littéraires, qu'ils soient distribués par les professionnels sur fond de magouilles ou par le public sur la base du plus petit dénominateur commun, ne m'inspirent pas davantage confiance. Surtout sur le créneau du "bouquin pas vraiment feel-good mais débordant d'une humanité poignante". Je garde un souvenir douloureux des trois heures consacrées à m'infliger jusqu'au bout la pomposité de "L'élégance du hérisson". Du moins ai-je eu le bon sens d'abandonner "Mémé dans les orties" vers la page 80 avant de mourir d'une overdose de clichés.

Mais parfois, je tombe sur des exceptions à la règle, tel le très lacrymal "Avant toi". Et bien que je ne comprenne toujours pas l'intérêt de cette enfilade de poncifs qu'est "Les gens heureux lisent et boivent du café", je suis clairement bonne cliente pour les histoires dont l'héroïne reprend goût à la vie après un deuil. C'est donc avec une bonne volonté prudente que j'ai abordé "Changer l'eau des fleurs", deuxième roman d'une autrice qui avait déjà fait un carton avec son premier. Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s'entremêlent? Après "Les oubliés du dimanche", un hymne au merveilleux des choses simples.

mercredi 25 septembre 2019

[BRUXELLES] La Caravane Passe




Nous n'avions pas prévu de dîner dehors ce soir-là. Mais après un après-midi passé à glander chez Chouconut, je n'étais guère motivée pour rentrer à la maison et cuisiner. J'ai googlé "Bruxelles restaurant ouvert le dimanche", et la toute première proposition apparue sur l'écran de mon iPad s'est révélée être un Marocain situé à 700 mètres de là, avec une déco ravissante qui faisait vraiment envie et une note moyenne de 9,1 sur 10. En plus, il était censé ouvrir à 18h: parfait pour rentrer tôt et avoir encore la soirée devant nous. Mais alors que nous quittions le salon de thé pour nous mettre en route, le ciel nous est tombé sur la tête. J'étais en sandales d'été à talons hauts; j'avais déjà des ampoules aux pieds et pas de parapluie. J'ai rouspété que moi et mes idées brillantes, franchement... et envisagé de faire demi-tour. Mais de porte cochère en porte cochère, nous étions déjà à mi-chemin, et retourner au métro aurait pris autant de temps que poursuivre jusqu'à destination. 

mardi 24 septembre 2019

Les conversations absurdes #72


Une heure du matin. Nous venons d'éteindre la lumière.
MOI: J'ai trop chaud; tu peux ouvrir la fenêtre?
CHOUCHOU: Tu n'as pas peur que les moustiques rentrent?
MOI: Il pleut fort. Je ne crois pas que les moustiques puissent voler par un temps pareil.
CHOUCHOU: Ils seront peut-être très très motivés à la pensée de faire un repas marocain.
MOI: Amphibie ET devin. Le moustique belge est vraiment un spécimen de compète.

dimanche 22 septembre 2019

La semaine en bref #89




Lundi:
 A 3h du matin, je suis réveillée par le cauchemar récurrent dans lequel je rate un avion pour une destination lointaine (en l'occurrence, les USA où je partais faire un road trip en combi VW avec trois copines). Juste avant de me réveiller, je rêve que mon coiffeur et son mari ont eu les jumeaux prématurés les plus minuscules du monde: le plus grand est à peine aussi long que ma main, et je réussis à égarer le plus petit. Sueurs froides: et si je l'avais écrasé sans le voir? 
La balance affiche mon poids le plus bas depuis 15 mois. Pas spectaculaire, mais encourageant alors que je songe à investir dans un programme de yoga fitness pour contrer les effets de la ménopause.
 Cette savoureuse recette sans l'ombre d'un féculent est devenue un classiques de nos dîners. La saison des asperges belges étant désormais terminée, Chouchou les remplace ce soir par des haricots verts, et ça le fait très bien aussi.

mardi 17 septembre 2019

"Dans la mansarde" (Marlen Haushofer)


En avril, je découvrais Marlen Haushofer avec "Le mur invisible" et je me prenais une énorme baffe littéraire. Si énorme, en fait, que je n'osais pas me procurer d'autres romans de cette écrivaine: par comparaison, ils ne pouvaient que me décevoir. Mais il y a une dizaine de jours, alors que je flânais sans but dans ma librairie de quartier, mon regard s'est posé sur un livre de poche dont l'illustration m'a plu. J'ai déchiffré le nom de l'autrice et le titre; avant même de lire la quatrième de couverture, j'ai su que j'allais l'adorer aussi. Mon intuition ne m'avait pas trompée, et comme il ne fait guère plus de 200 pages, je me suis rationnée pour ne pas le finir trop vite. La narration est découpée en 8 jours consécutifs; je l'ai lu de même.

"Dans la mansarde" retranscrit le monologue intérieur d'une épouse bourgeoise, vraisemblablement au début des années 60. Mère de deux enfants et femme au foyer, cette narratrice anonyme passe la plupart de ses journées seule chez elle. Les autres l'indiffèrent. Elle n'a pas d'amies proches, estime ne pas du tout connaître sa fille de 15 ans, et le mari avec qui elle vit en bonne entente depuis près de 30 ans lui demeure à certains égards un étranger. Le regard qu'elle pose sur son entourage est tantôt lucide et amusé, tantôt perplexe ou fataliste. Les conventions ont peu de prise sur elle. La domesticité ne l'intéresse pas; elle s'y plie docilement, comme il convient à une femme de son époque et de sa condition sociale, mais sans y investir grand-chose d'elle-même.

lundi 16 septembre 2019

La semaine en bref #88




Lundi:
Dans sa cinquième saison, "Grace et Frankie" commence vraiment à toucher un nerf sur les maux de la vieillesse. Ca reste drôle par moments, mais désormais je trouve surtout ça flippant. La perte d'autonomie des deux héroïnes, leurs enfants qui avec toute la bonne volonté du monde se mêlent de décider à leur place... Brrr. 

dimanche 15 septembre 2019

[BRUXELLES] Un nouveau Dam Sum à Sainte-Catherine




Ca devait bien faire un an et demi que je n'avais pas assisté à un événement presse. Mais le Dam Sum du parvis de la Trinité est un de nos restos chouchous à Bruxelles; alors, quand j'ai reçu une invitation à l'inauguration de leur deuxième établissement dans un endroit que j'aime beaucoup - le joli quai du Bois à Brûler, tout près de la place Sainte Catherine -, je ne pouvais qu'accepter avec enthousiasme.

mercredi 11 septembre 2019

"Les deux vies de Pénélope" (Judith Vanistendael)


Elle s'appelle Pénélope, mais elle ne brode pas et elle n'attend pas: elle est chirurgienne, et elle sauve des vies. Depuis dix ans, elle a enchaîné pas moins de 32 missions à Alep. Et chaque fois qu'elle rentre en Belgique pour retrouver son mari poète, son adorable fille, sa mère perpétuellement inquiète et sa soeur perpétuellement parfaite, elle se sent un peu plus déconnectée de ce quotidien paisible. Comment prendre au sérieux l'angoisse d'Hélène, 14 ans, qui ne comprend rien à l'ablatif latin alors que Pénélope a rapporté dans ses bagages le fantôme d'une adolescente qu'elle n'a pas réussi à sauver? 

Judith Vanistendael peut se vanter d'être l'autrice de bédé qui m'aura arraché les plus gros sanglots avec "David, les femmes et la mort". Certes, me crever le coeur avec une histoire de père qui se meurt du cancer pendant que le mien agonisait pour les mêmes raisons ne relevait pas précisément du tour de force. Mais c'était si bien fait que même sans connexion personnelle avec le thème, j'aurais été puissamment touchée. La preuve, c'est que je ne me reconnais en rien dans sa nouvelle héroïne, et que "Les deux vies de Pénélope" a quand même fait mouche.

mardi 10 septembre 2019

Cake choco-banane bien moelleux




Je ne suis vraiment pas la reine de la pâtisserie. Sorti des clafoutis, des tartes et des cakes (bref, les trucs inratables), mieux vaut ne rien me demander. Alors quand une impro totale se révèle donner très exactement le résultat que je visais, je ne tiens plus de joie; je note la recette dans un coin et je me dis que je vais même la partager sur mon blog:

dimanche 8 septembre 2019

La semaine en bref #87




Lundi:
 Merci au Trésor Public, qui m'offre une occasion de commencer sainement la semaine, le mois et même l'année scolaire en me délestant au titre de la taxe foncière d'une somme non négligeable que je n'irai pas investir dans des achats-plaisir nuisibles pour ma santé ou celle de l'environnement.
De toute évidence, ni les mouches ni les moustiques n'ont eu le mémo qui disait que l'été était fini et qu'il fallait rentrer chez eux maintenant, bisous et à l'année prochaine.
 Débat acharné sur le concept de libre arbitre vu à travers le prisme a/de la physique quantique b/des bactéries maléfiques de l'intestin. On sait s'amuser à une heure du matin chez les Armalite-MTLM.

samedi 7 septembre 2019

[LOUVAIN] A la découverte du Grand Béguinage




Située à 40 minutes de train de Bruxelles, la petite ville flamande de Louvain possède non pas un, mais deux béguinages. Le plus grand, qui date du 13ème siècle, est aujourd'hui le quartier d'habitation des étudiants et des professeurs de la plus ancienne université catholique d'Europe. Mais le premier jour de septembre, les cours n'avaient pas encore repris, et malgré la météo idéale pour une promenade, on ne croisait pas grand-monde dans ses ruelles: quelques touristes âgés qui peinaient à négocier les pavés extrêmement inégaux, un couple d'amoureux qui volait des bisous dans tous les coins, deux ou trois courageux-mais-pas-téméraires qui avaient mis pied à terre et poussaient leur vélo. Tout était parfaitement tranquille - les conditions idéales pour improviser une séance photo!

vendredi 6 septembre 2019

Les conversations absurdes #71


MOI: Tu veux finir la salade asiatique?
CHOUCHOU: Non, je n'ai plus du tout faim.
MOI: Du coup, on ne prend pas de gyozas aux pommes en dessert?
CHOUCHOU: Mais si enfin!
MOI: Si je comprends bien, tu as partitionné ton estomac comme ton disque dur. Le C réservé au salé est plein, mais il y a encore de la place dans le D dédié au sucré.
CHOUCHOU: Exactement.

mercredi 4 septembre 2019

[LOUVAIN] Les brunchs du dimanche (60): Life Bar




Bien que nous ayions recommencé à manger de la viande deux ou trois fois par semaine après plusieurs années de végétarisme, nous sommes toujours à l'affût de restos vegans où l'expérience nous a appris que nous pouvions nous régaler avec des plats nettement plus sains et digestes que ceux qu'on trouve à peu près partout ailleurs. A l'occasion d'une promenade dominicale dans la ville universitaire de Louvain, nous avons donc décidé de tester le Life Bar sur lequel les avis de clients semblaient excellents, et dont les photos nous faisaient saliver d'avance. 

mardi 3 septembre 2019

Envies de septembre




CULTURE

la toute dernière saison de "The Good Place": j'aime quand des créateurs ont l'intégrité d'arrêter une série qui marche très bien au moment où ils estiment avoir raconté toute leur histoire, et j'ai hâte de voir comment ils vont boucler celle-là

"Miss Islande", d'Audur Ava Olafsdottir dont j'ai adoré les trois premiers romans parus en français, et pas trop aimé les deux suivants - ce qui lui laisse encore assez de crédit pour que j'achète le dernier sans me poser trop de questions

le nouvel Olivier Adams - encore un auteur avec qui j'ai une relation compliquée: je dévore un de ses bouquins sur deux et je m'ennuie profondément avec l'autre; mais "Une partie de badminton" semble être la suite de "Des vents contraires" qui appartient à la première catégorie

"The ten thousand doors of January", une fiction historique qui coche tellement de mes centres d'intérêt et qui a reçu tant de critiques dithyrambiques que c'est l'une de mes sorties les plus attendues de l'année

le numéro de Lodestars dédié à la Suisse (j'ai celui sur le Portugal, c'est une merveille)

SORTIES

la Brussels Cocktail Week: beaucoup d'événements intéressants, il va falloir choisir!

"Obsessions", la nouvelle expo du MIMA

SHOPPING

ce si joli manteau à capuche d'une parfaite teinte automnale: je me l'offrirai sans doute dès que je me serai débarrassée de quelques vieilles pelures qui ne me vont plus

ces ravissantes bottines vertes (mais je n'ai pas besoin de chaussures et de toute façon, elles ne sont pas disponibles dans ma pointure)

ce sérum réparateur vanté par Margaux Motin qui semble avoir la même nature de cheveux que moi - bouclés dans le bas, mousseux-moches sur le dessus si on ne fait rien

cet agenda hebdomadaire 2020 "Alice au Pays des Merveilles": j'en avais marre des Moleskine, mais ni le Flow, ni le Frankie, ni les Rifle Paper Co ne me plaisent cette année, tandis que la couverture de celui-ci...

dimanche 1 septembre 2019

La semaine en bref #86




Lundi:
 Bien que ce soit le troisième tome d'une série dont je n'ai pas fait les deux premiers, la traduction attaquée la semaine dernière coule pratiquement toute seule. Je m'attendais à suer sang et eau jusqu'à la mi-octobre; c'est donc une agréable surprise.
Une heure au téléphone avec ma soeur qui, en compagnie de David, rentre de Grenoble où ils ont laissé Darklulu. Elle a un petit moral et moi la tension à 27, en plus ça coupe tous les quarts d'heure -mais on se marre quand même, et cette conversation me fait beaucoup de bien.