dimanche 14 juillet 2019

La semaine en bref #79




Lundi:
 Ma soeur (en télétravail le lundi) et moi passons la journée à travailler sur sa table de salle à manger pendant que Darklulu, en vacances et désoeuvré après la demi-heure d'exercice physique recommandée par son coach, se plaint de s'ennuyer ferme sans son frère. 
 Le fraîchement motorisé Attila repasse à la maison entre deux soirées pour faire son inscription en fac de médecine. Sa mère l'aide en tapant les infos sur internet. "Catégorie socio-professionnelle," marmonne-t-elle. "Sur-shité", déclare le nouveau bachelier du tac au tac. Enfin, je crois entendre "sur-shité", mais mes contacts Facebook m'informent qu'en réalité, c'est "sur-cheaté", en référence aux jeux vidéo et non à la consommation de substances illégales. Ce qui en dit long sur nos adolescences comparatives, à Attila et à moi. 
 La petite broche homard en soldes que j'ai commandée sur le site des Néréides arrive chez ma mère dans un emballage grand comme une boîte à chaussures, avec des milliards de couches de protection inutiles. Je ne réitèrerai pas l'expérience. 

Mardi:
 Darklulu avait présumé de ses forces en déclarant qu'il se lèverait ce matin pour me dire au revoir. Je vais lui faire un bisou dans sa chambre. Les couvertures remontées jusque sous le menton et les cheveux en pétard, il marmonne un "Je t'aime" ensommeillé avant de se rendormir aussi sec. 
Une heure de voiture pour parcourir les 25 km qui séparent le domicile de ma soeur de son boulot (et accessoirement de l'aéroport de Blagnac où elle me dépose au passage). Note à moi-même: la prochaine fois que je râlerai contre mes conditions de travail, me souvenir à quel point je suis contente de ne pas devoir m'infliger une telle épreuve deux fois par jour, cinq jours par semaine. 
 Quelques turbulences pendant la descente et une demi-heure de retard à l'atterrissage, mais une température bénie d'à peine 18° à Bruxelles.

Mercredi:
 Le paiement promis pour aujourd'hui n'a toujours pas été effectué. En revanche, aucun souci pour m'envoyer des épreuves à valider d'ici vendredi prochain. Franchement, je craque. Cette manière de traiter les indépendants est en train de me briser à l'intérieur.

Jeudi:
 J'envoie un mail très poli à mon éditeur afin de le prévenir que j'arrête de bosser jusqu'à ce que j'aie reçu le virement pour mon boulot d'avril et le contrat de la trad commencée il y a plus de deux semaines. L'un et l'autre arrivent en fin de journée. Mais je suis moralement épuisée, et je préfère ne pas penser que je devrai remettre cette guerre des nerfs d'ici deux mois.
 Pour fêter ça, Chouchou et moi organisons notre 13ème anniversaire à Vienne fin octobre. Je serai ravie de revoir la Hundertwasserhaus avec quelqu'un qui ne la trouvera pas hideuse (non, moi non plus, je ne sais pas comment j'ai tenu 7 ans avec mon ex).

Vendredi:
 Chouchou part travailler en me disant "A ce soir" et revient 5 minutes plus tard. Imaginant qu'il a oublié un truc, je plaisante: "Elle est passée vite, cette journée". En fait, il vient de se faire une (énième) entorse à la cheville. J'improvise une poche de glace avec un sac congélation et des glaçons en forme de coeur.
 Sans surprise, la nouvelle conférence de Brené Brown (disponible sur Netflix, très bien sous-titrée en français) est une de ces merveilles qui chamboulent totalement votre point de vue sur la vie, l'amour et tout le reste.

Samedi:
 Après un passage à la Fnac pour regarder les iPad minis et acheter des guides de voyage, nous allons nous poser au Café Chyl le temps de feuilleter ces derniers. Hé, Bratislava ne se trouve qu'à 60km et une heure de train de Vienne: si on profitait de nos vacances d'octobre pour découvrir la capitale slovaque?
 Je résiste aux gâteaux d'AM Sweet à l'heure du goûter, et le soir, je laisse le tiers de mon poulet panko et de mes frites chez Bia Mara. Mon objectif de revoir le 6 en premier chiffre sur ma balance avant la fin de l'été justifie tous les sacrifices.
 Je pensais trouver facilement de la grosse laine acrylique pas trop ruineuse, mais Veritas est en rupture de Laura et n'a de toute façon pas de bleu clair dans cette gamme. Et pour une fois, Internet ne semble pas décidé à venir à mon secours. Si quelqu'un a des suggestions...

Dimanche:
 "The bookish life of Nina Hill" était un parfait petit roman feel good pour me changer les idées en cette semaine pénible (et à moins d'1€ la version Kindle, pourquoi se priver?).
 "Tallinn was under swedish rule from 1561 to 1710, a period remembered as "Good Old Swedish Times" by Estonians who appreciated rational government", m'informe le guide avec lequel je prépare nos vacances-de-dans-10-jours. Je me demande si on pourrait persuader les Suédois de nous envahir d'ici la rentrée...
 Darklulu poste son tout premier Instagram de Tahiti où il vient de se réveiller avec ses parents et son frère après un trèèèèèès long voyage en avion.

6 commentaires:

Véro35 a dit…

Les Polonais ne gardent pas un bon souvenir des Suédois, eux...ils parlent de " déluge suédois" pour évoquer la période de guerre entre Polonais et Suédois au milieu du XVII°S. Ils en parlent encore...

ARMALITE a dit…

@Véro35: Mais aujourd'hui, s'il y a bien un modèle social que je voudrais voir appliqué en France, c'est le modèle suédois...

Allie a dit…

Merci pour la recommandation du roman feel good qui m'a l'air très bien, je note. Et pour Bratislava, n'hésitez pas, une journée suffit à faire le tour de la vieille ville (très jolie) et l'on peut même faire le combo aller en train-retour en ferry jusqu'à Vienne. J'en ai un très bon souvenir (dont un délicieux restau thaï !).

ARMALITE a dit…

@Allie: Oui, ça a l'air petit et joli, et on aura le temps, donc il y a de grandes chances qu'on y aille!

mmarie a dit…

J'arrive peut-être un peu tard mais, pour l'acrylique pas chère, Wibra et/ou Zeeman sont de bonnes ressources. (Que projettes-tu d'en faire ?)

mc a dit…

Parfait, il me fallait un bouquin pas trop compliqué pour passer l'après midi, merci pour la recommendation.