dimanche 17 novembre 2019

La semaine en bref #97




Lundi:
 La première crève de la saison débute innocemment, par une narine gauche bouchée sans raison apparente. Cette nuit, pour une fois, c'est peut-être moi dont les ronflements empêcheront Chouchou de dormir.

mercredi 13 novembre 2019

Mes trucs anti-migraine




Je suis migraineuse depuis toujours.

Généralement, cela survient de la façon suivante: j'ai eu trop chaud pendant la nuit, et je me réveille avec un mal de tête qui empire au fil de la matinée. S'il devient vraiment très violent, je vomis, et la douleur s'évapore instantanément; sinon, il est parti pour me pourrir toute la journée. En revanche, il persiste rarement jusqu'au lendemain. Il m'arrive parfois, mais c'est beaucoup plus rare, qu'une migraine démarre en journée à cause d'une odeur trop forte ou d'un coup de stress. Enfin, depuis deux ou trois ans, il me semblait que l'alcool bu le soir pouvait être un facteur déclencheur du lendemain - raison pour laquelle j'ai totalement arrêté d'en boire le mois dernier.

mardi 12 novembre 2019

Les conversations absurdes #78


MOI: Tes nouveaux followers risquent d'être bien déçus. Tu les as appâtés avec des bombasses vingtenaires nues alors qu'à partir de lundi, tu ne publieras de nouveau que les photos d'une quinquagénaire dodue emmitouflée jusqu'aux oreilles. 
CHOUCHOU: Tu te fais une fausse idée de mes followers. J'ai beaucoup de gens de notre âge. 
MOI: ...Et les hommes de 50 ans ne s'intéressent pas du tout au corps des femmes de 20, c'est bien connu. 

lundi 11 novembre 2019

La semaine en bref #96





Lundi:
Alors que j'attends le métro à Trône, un monsieur aux cheveux teints en orange me demande avec un fort accent indien: "Doubroukèr?" en désignant le panneau d'affichage sur lequel ne figure aucune station de ce nom. J'essaie de lui expliquer que De Brouckère est sur l'autre ligne et qu'il faut changer à Arts-Loi, mais visiblement, il ne comprend pas l'anglais. Et il traîne une énooorme valise. Du coup, je renonce à rester sur ma ligne jusqu'à Rogier, et je l'accompagne à sa destination. Tant pis pour Waterstones: ce n'est pas comme si je manquais de bouquins à lire! 
 Je retrouve Nelly au Peck 47 pour lui donner les poêles en inox achetées il y a quelques années, et dont nous n'avons jamais su nous servir correctement. Elle et son chéri cuisinent beaucoup; ils en feront sûrement un meilleur usage! En échange, elle m'a apporté des cannelés maison. Je lui dis que je les dégusterai demain; elle me suggère d'en goûter au moins un ce soir, "pendant qu'ils sont bien craquants". Puis nous passons une soirée agréable à discuter autour d'un burger. 
 Mon métro de retour tombe en panne à Parc, et après 20 minutes d'attente vaine, je me décide à finir le trajet à pied. On est mal récompensée de ses bonnes actions, je vous jure. 
 Arrivée chez nous, je dispose les cannelés sur une jolie assiette et j'attends Chouchou (qui avait un événement pro ce soir) pour les partager avec lui. Quand il vient s'asseoir face à moi, il est déjà en train d'engloutir le deuxième. Je pousse les hauts cris. "Mais je croyais que tu avais mangé les tiens et que les autres étaient tous pour moi!" se défend-il. Du coup, obligée de me jeter dessus pour en avoir. "Au moins un ce soir", tu parles: ils ont tous disparu en 5 minutes.

dimanche 10 novembre 2019

Les conversations absurdes #77


CHOUCHOU: Une des modèles que j'ai photographiées hier à la Brussels Tattoo Convention a partagé ma publication. Résultat: j'ai touché 1500 personnes au lieu de 30 d'habitude, et j'ai 32 likes de plus sur ma page Facebook Monsieur Tout-Le-Monde. Et tout ça en quelques heures!
MOI: La fâmâpoâl, c'est toujours vendeur. 
CHOUCHOU: Du coup, j'ai une suggestion pour remonter les stats de ton blog...

vendredi 8 novembre 2019

La quête du New You Zi Hua Cha




Lundi en fin de journée, je suis passée au Nong Cha demander les coordonnées du fabricant de You Zi Hua Cha qui ne veut plus importer vers l'Europe. La patronne m'a expliqué que c'était encore pire: il arrête complètement son activité, d'une part parce qu'il est très âgé et que son fils ne veut pas prendre la relève, d'autre part parce que les thés subtils mais assez chers qu'il produit ne trouvent plus vraiment d'acheteurs en Chine (son pays d'origine et son principal marché). Manque de bol, c'était également lui qui vendait le fabuleux thé au jasmin que j'adorais.

mercredi 6 novembre 2019

Les sacrifices de l'âge




Au début de l'automne, trois incidents se sont produits en succession rapide.

D'abord, mon généraliste m'a annoncé que j'avais 14/9 de tension artérielle - le dernier stade avant une augmentation significative du risque d'AVC. J'ai été à 12/9 toute ma vie d'adulte jusqu'à l'an dernier, où j'étais passée à 13/9. Si ça monte encore d'un point, je devrai prendre des médicaments. J'ai demandé ce que je pouvais faire pour éviter ça; mon docteur a suggéré de commencer par diminuer très sérieusement la charcuterie, le sel et le fromage. La charcuterie, je n'en mange presque jamais. Le sel et le fromage, en revanche, sont deux de mes plus grands plaisirs gustatifs. Et je ne suis pas du tout certaine qu'ils soient seuls responsables de cette tension limite. Mais il faut bien commencer quelque part, et de toute façon, en consommer moins ne peut pas me faire de mal. Avec la modération qui me caractérise, j'ai donc cessé d'utiliser du sel quand je cuisine, renoncé au parmesan sur les pâtes et mis la pédale douce sur l'adjonction de fêta dans à peu près tous les plats qui s'y prêtent vaguement. Au début, j'ai trouvé que ma bouffe n'avait plus aucun goût. Et puis petit à petit, je me suis habituée. Je ne suis pas encore au stade où je ne fais plus la différence, mais je suis confiante: ça viendra. 

mardi 5 novembre 2019

"Un sandwich à Ginza" (Yôko Hiramatsu/Jirô Taniguchi)


Ecrivaine et gastronome, autrice de nombreux essais culinaires, Yôko Hiramatsu se penche sur les délices que propose la cuisine japonaise, de la plus populaire à la plus raffinée. "Un sandwich à Ginza" rassemble quantité d'histoires délectables classées en une douzaine de thèmes et illustrées par le regretté Jirô Taniguchi. On y découvre le végétarisme bouddhique à Kamakura, la fête de l'anguille à Narita ou le pot-au-feu de fugu à Osaka, mais aussi les menus de restaurants d'entreprise, les sandwichs au pain de mie de Ginza, la comfort food par excellence que peut être un simple omu-rice, la façon différente de savourer un nabe selon qu'on se trouve dans un cadre moderne ou traditionnel, une toute première dégustation de viande d'ours... La curiosité de l'autrice la pousse également à écumer les restaurants chinois d'Ikebukuro à la recherche des plats régionaux les plus authentiques, ou à se lancer dans une étude des bières belges en pleine percée sur le marché japonais.

dimanche 3 novembre 2019

La semaine en bref #95




Lundi:
L'Agessa m'informe que je suis éligible à la compensation de la CSG pour un montant de X euros, et qu'en conséquent, elle va me verser (X+10%) euros. Pourquoi, je l'ignore. Mais c'est mieux que l'IRCEC, à qui j'ai récemment payé Y euros, et qui m'a aussitôt émis un avis de versement pour (Y-10) euros. En revanche, la date reste un mystère: "au 15 novembre" d'après le site, "courant décembre" d'après le mail que j'ai reçu. Ce sera la surprise.
 Parce que le stand OPI de la boutique duty free de Zaventem était momentanément indisponible, j'ai acheté un rouge Essie à la place. 24h après la pose, il est déjà tout écaillé au bout de mes ongles de touriste qui n'a pourtant pas foutu grand-chose de ses mains récemment. Essie, c'est un peu le Apple du vernis à ongles: joli et user-friendly, mais niveau solidité, zéro.
 Devant un terrarium où seule est visible une mue abandonnée sur une branche, Chouchou commente: "Le serpent s'est barré en laissant son slip". 


samedi 2 novembre 2019

Envies de novembre




CULTURE

"La tempête des échos", le très attendu quatrième et dernier tome de "La Passe-Miroir" de Christelle Dabos

"The Starless Sea", le deuxième roman d'Erin Morgenstern dont j'avais adoré "The Night Circus"

"Explorers on Black Ice Bridge", le troisième tome de la chouette série 9-12 "Le Club de l'Ours Polaire" d'Alex Bell

"Call down the hawk", le nouveau Maggie Stiefvater ayant pour héros Ronan Lynch (un des Raven boys de sa série précédente)

"The Morning Show", nouvelle série avec Jennifer Aniston et Reese Witherspoon

...et la saison 3 d'"Atypical"

SORTIES

la 5ème Bourse 'o' Pop, convention dédiée aux figurines Funko Pop, demain à Bruxelles

une gaufre salée chez Gaufres & Waffles, dans les galeries royales

le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, le dernier week-end du mois à Montreuil (je serai à la soirée d'inauguration si j'arrive à choper une invite)

SHOPPING

le calendrier de l'Avent FunkoPop Harry Potter (que j'ai commandé dès le jour de sa mise en vente, tant je craignais qu'il n'en reste déjà plus début novembre)

deux mini-infuseurs Sakkunnig chez Ikea: ils me seront utiles dans mes efforts pour remplacer le thé par des infusions de plantes cet hiver

la robe à carreaux Mimi Pumpkin; j'envisage assez sérieusement de faire virer une partie de mes droits d'auteur directement chez Collectif

ce pull Emily & Fin rouge et rose pâle - une association de couleurs que j'adore

vendredi 1 novembre 2019

Les conversations absurdes #76


Le "courgette-aubergine" du jour:
CHOUCHOU: Peux-tu venir poser à côté de cette vitrine d'ibis? 
MOI: ...Des kiwis. Ce sont des kiwis. 
MOI, conciliante: Mais OK, ce sont deux noms de 4 lettres avec deux I, tu as pu mélanger.
CHOUCHOU: Mmmh non, ce n'est pas pour ça; c'est juste parce qu'ils se ressemblent. 

Pour les nuls en ornithologie, je me permets de poster ci-dessous une photo de chacune des espèces concernées.


Octobre 2019



jeudi 31 octobre 2019

Lectures d'Octobre 2019




ROMANS:
- The Dutch House (Ann Patchett) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Tout quitter (Anaïs Vanel) ♥︎♥︎♥︎
- Falalalala (Emilie Chazerand) ♥︎♥︎♥︎
- Le prince à la petite tasse (Emilie de Turckheim) ♥︎♥︎♥︎
- Mon année de repos et de détente (Ottessa Moshfegh)
- Magic for liars (Sarah Gailey) ♥︎♥︎♥︎
- The Heavens (Sandra Newman) ♥︎♥︎♥︎
- Evvie Drake starts over (Linda Holmes) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- La tectonique des plaques* (Margaux Motin) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Jeune dragon recherche appartement ou donjon #1 (Kawo Tanuki/Choco Aya) ♥︎♥︎
- Five years #4 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Formica (Fabcaro) ♥︎♥︎
- Une année sans Cthulhu (Thierry Smolderen/Alexandre Clérisse) ♥︎♥︎
- L'imprimerie des sorcières #1 (Mochinchi/Yasuhiro Miyama) ♥︎
- Nagasaki (Agnès Hostache) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Stand still, stay silent #1 (Minna Sundberg) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le Detection Club (Jean Harambat) ♥︎♥︎
- La cantine de minuit #6 (Yaro Abe) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS:
- Midi pile (Rebecca Dautremer) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La maison en thé (Nicolas Zouliamis) ♥︎♥︎♥︎
- 100 ans, tout ce que tu apprendras dans la vie (Heike Faller/Valerio Vidali) ♥︎♥︎♥︎

Les conversations absurdes #75


MOI: C'est terrible cette démarche de stormtrooper que j'ai sur toutes les photos. Y'a des nanas qui ont le pas gracieux et léger; moi, on dirait que j'ai renoncé à envoyer mes branleurs de soldats à Vienne et décidé de prendre la ville personnellement toute seule. 
Consternée, je contemple l'évidence.
MOI: Non mais je vais finir par comprendre qu'il y ait des gens qui me trouvent terrifiante malgré mon mètre 54 et ma voix de Minnie Mouse sous hélium. C'est juste une question d'attitude.
CHOUCHOU: Tout à fait. Tu es le nouveau capitaine Phasma. 
MOI: Euh. La version de voyage, alors. 
CHOUCHOU, mort de rire: ...Un échantillon de Gwendolyne Christie.

mercredi 30 octobre 2019

[VIENNE] Un incinérateur, une pizza napolitaine, des dinosaures et une blogueuse anglaise




Nous nous sommes levés tard ce matin; la fatigue s'accumule depuis le début des vacances. De plus, Chouchou doit travailler davantage que prévu. Il est donc déjà midi et demie lorsque nous quittons nous appartement Airbnb. Direction Spittelau, deux stations de métro plus au nord sur la ligne 4. Nous y prenons des photos de l'incinérateur délirant qui est la troisième grosse construction d'Hundertwasser dans Vienne, allant jusqu'à emprunter la ligne 6 (aérienne sur cette partie du trajet) le temps d'une station aller-retour pour bénéficier d'une vue différente. 

mardi 29 octobre 2019

[BRATISLAVA] No photos, and no verrou dans les toilettes




Trois autres capitales européennes sont très facilement accessibles par l'eau ou par le rail depuis Vienne: Prague, Budapest et Bratislava. Connaissant déjà les deux premières, c'est à la dernière que nous avons décidé de faire une excursion aujourd'hui. Nos billets de train, pris hier soir sur l'app de l'OBB, nous ont coûté une quarantaine d'euros pour deux aller-retour sur l'équivalent local d'un InterCités. Je suis surprise de trouver le paysage si plat et dénué d'intérêt entre les deux villes - je m'attendais plutôt à des reliefs montagneux... Mais à peine plus d'une heure après avoir quitté la gare centrale de Vienne, nous débarquons à Brastilava sous un ciel blanc, totalement bouché par la couverture nuageuse. Il fait à peine 7°, la pluie menace, et notre premier aperçu de la capitale slovaque n'est guère encourageant. Nous marchons environ 25 mn pour rejoindre le centre historique, infiniment plus joli et agréable que les quartiers modernes. C'est simple: d'ici, Bratislava me fait penser à Tallinn... en plus petit et en moins bien. 

lundi 28 octobre 2019

[VIENNE] Une malédiction d'invisibilité, des chauve-souris comme s'il en pleuvait et un salon de thé very british




L'automne est arrivé dans la nuit; le soleil s'est fait la malle et la température a chuté de dix degrés. Nous abandonnons donc nos blousons légers pour remettre les manteaux avec lesquels nous sommes arrivés de Bruxelles. Par chance, malgré un ciel qui restera très couvert toute la journée, nous ne recevrons pas une seule goutte de pluie. 

La semaine en bref #94




Lundi:
★ Comment se fait-il que Darklulu, 13 ans, like des Instagrams un soir de semaine à 23h30? Mes parents m'ont envoyée me coucher à 21h30 jusqu'à ce que je quitte la maison après mon année de prépa. Injustice, je crie ton nom. 
 Si je change ma bio Twitter en "Andouille badass", ce sera entièrement la faute de Rock'n'Laurette.

Mardi:
 Chouchou est tout excité de recevoir et de tester aussitôt son Polaroid Lab, qui permet de transformer des photos numériques en Pola. Ne partageant pas sa fascination pour les gadgets, j'avoue que le bouzin me laisse tout à fait froide.


dimanche 27 octobre 2019

[VIENNE] Une bibliothèque fabuleuse, un resto dans une palmeraie, l'expo de l'année et un café-librairie super chill




Dormir une heure de plus cette nuit fut appréciable, mais à vrai dire, nous sommes toujours claqués. Nous partons vers 10h45 et prenons le métro jusqu'à Stephensplatz, puis descendons à pied vers la Hofburg. La bibliothèque nationale d'Autriche est assez bien planquée, et malgré les plans qui pullulent, nous mettons un moment à en localiser l'entrée. Mais une fois dans la salle d'apparat, quel éblouissement! Je trouve ça encore plus magnifique que la bibliothèque du Trinity College à Dublin. Evidemment, pas moyen de s'approcher des livres, et encore moins de monter sur les grandes échelles roulantes ou d'accéder à la mezzanine depuis laquelle on doit se sentir comme le roi du monde. Mais la somme d'ouvrages antiques rassemblés là donne le tournis. 

samedi 26 octobre 2019

[VIENNE] Une terrasse végane en automne, des citrouilles chez Sissi et un double survol de la ville




Ce matin en me connectant à internet, je remarque que Google affiche un splendide drapeau autrichien et je me dis: "Tiens, c'est rigolo, on pourrait croire que c'est la fête nationale". Lorsque nous débarquons au marché de Naschmarkt vers 11h et trouvons tous les étals fermés, force m'est d'admettre que, en effet, c'est bien la fête nationale. Du coup, mon programme de la journée n'est absolument pas réalisable, et je dois basculer en catastrophe sur celui de demain. Alors que je ne porte pas la bonne robe pour ça, scrogneugneu. Heureusement, les végans ne sont pas des feignasses, et le chouette petit resto que j'avais repéré à proximité du château de Schonbrunn est ouvert pour nous servir un brunch non-dominical. En plus, la brume qui recouvrait les berges du Danube à notre réveil s'est dissipée, et un beau soleil nous permet de nous attabler sur la ravissante terrasse aux couleurs automnales. Chouchou commande un petit-déjeuner viennois et moi un assortiment baked beans, oeuf frit, saucisse végane et tofu fumé. Nous nous régalons dans un calme aussi délicieux que le contenu de nos assiettes, et partons à regret lorsque la table voisine de la nôtre est prise d'assaut par quatre mâles blancs bruyants.

vendredi 25 octobre 2019

[VIENNE] Un célèbre architecte, une poignée de faussaires, un mauvais apfelstrüdel et des boucles d'oreille délirantes




Fidèles à nos habitudes, nous passons une grande partie de cette première matinée viennoise à travailler (pour Chouchou) ou préparer la journée à venir (pour moi). Vers 11h, nous nous mettons en route vers la station de métro la plus proche de notre appart' Airbnb. Nous avons acheté hier une carte 72h pour faciliter nos déplacements, et 3 stations de métro devraient nous amener en direct jusqu'à Landstrasse... sauf que dès le premier arrêt, on nous fait descendre du train avec une explication que nous sommes incapables de comprendre. Du coup, il nous faudra pas moins de 8 stations avec 2 changements pour atteindre notre objectif.

jeudi 24 octobre 2019

Les conversations absurdes #74


MOI: Comment s'appelle ton nouveau joujou? Celui dont tu t'es servi pour me filmer au Smile Safari?
CHOUCHOU: C'est un Jimbal 3.
MOI: Tu m'épelles ça?
CHOUCHOU: J-I-M-B-A-L.
Je tape le nom dans la barre de recherche d'Amazon.
MOI: C'est Gimbal avec un G.
CHOUCHOU, chantant horriblement faux: La la laaaaaaaa... 
CHOUCHOU: Le G et le J, c'est la courgette et l'aubergine de l'alphabet. 

mardi 22 octobre 2019

[BRUXELLES] Smile Safari à Tour & Taxis




Une exposition uniquement composée d'oeuvres rigolotes et colorées, dans lesquelles le public est invité à se mettre en scène sous forme d'Instagrams: tel est le concept du Smile Safari. Loin de la Culture telle qu'on se la représente d'habitude - sérieuse et pas forcément très accessible aux profanes -, il s'agit là d'un véritable musée des vanités, consumériste en diable et donc hyper représentatif de notre époque. Bien que très attirée par son aspect ludique, j'avoue qu'avant de m'y rendre, je grinçais des dents à l'idée de participer à un cirque dont je déplore chaque jour les aspects négatifs. En plus, 21,20€ l'entrée, c'est un peu dur à avaler quand on voit que les billets pour les expositions de grands maîtres dépassent rarement les 15€ - tarif que je trouve déjà élitiste en diable, mais qui peut se justifier par la valeur des oeuvres et les précautions nécessaires pour les protéger. C'est donc en pleine dissonance cognitive que je me suis rendue dimanche après-midi à Tour &Taxis avec un Chouchou tout excité à l'idée de tester son nouveau stabilisateur. 

dimanche 20 octobre 2019

La semaine en bref #93




Lundi:
 Deux migraines en moins d'une semaine, c'est un peu rude. Heureusement, la séance dédiée d'Adriene me sauve la vie.
 Remise de ma grosse trad de fantasy YA, que l'éditrice voulait demain au plus tard. J'aimerais bien souffler un peu avant d'attaquer la prochaine: mon planning est bourré jusqu'à fin janvier. Mais loin de moi l'idée de m'en plaindre!
Autour des sushis que nous avons été chercher au resto local, ma voisine-copine (10 ans de moins que moi) me montre les vidéos prises pendant le concert de Soprano vendredi dernier. Je ne sais pas qui est Soprano. Je lui dis que le concert le plus émouvant de ma vie, c'était Leonard Cohen. Elle ne sait pas qui est Leonard Cohen.

jeudi 17 octobre 2019

Les conversations absurdes #73


Depuis toujours Chouchou confond les animaux (et aussi les couleurs) (et aussi les fleurs) (et aussi les courgettes et les aubergines, mais c'est un autre débat). 
CHOUCHOU: Tu as vu, pendant que tu n'étais pas là, je t'ai envoyé plein de photos de loutres.
MOI, attendrie: Oui, il y en avait de vraiment très mignonnes. 
CHOUCHOU: Le résultat, c'est qu'au lieu d'avoir plein de fâmâpoâls dans mes suggestions Instragram, maintenant, j'ai des loutres et des chinchillas.
MOI, horrifiée: Huuuuu, qu'est-ce que tu fous avec ces rats améliorés?
CHOUCHOU, rétropédalant: Quels rats améliorés? Je te parle des, euh, des lamas qui ne sont pas des lamas. 
MOI, entre deux sanglots de rire: Pas des chinchillas, des alpagas! 

mardi 15 octobre 2019

"Stand still, stay silent" (Minna Sundberg)


90 ans se sont écoulés depuis qu'une maladie mystérieuse appelée la rouille a éradiqué presque toute l'humanité. Seule l'Islande, qui s'est immédiatement coupée du reste du monde, a pu se préserver pour l'essentiel. Le reste de la Scandinavie est ravagé. En Finlande ne subsistent que quelques bastions isolés et presque aucune technologie. Les Suédois jouissent de meilleures conditions de vie et se prennent pour les maîtres du monde connu, mais ne sont plus qu'une vingtaine de milliers. La Norvège a basculé dans le mysticisme. Les Danois, eux, sont résolument athées mais obsédés par la récupération de documents de l'ancien monde.

Epargnés par la contamination à l'inverse de nombreuses espèces animales, les chats sont devenus de féroces guerriers et les meilleurs protecteurs des hommes. Partout sévissent des trolls et des géants redoutables, dont la lumière est la seule faiblesse. Et au sein de l'humanité, de nombreux individus naissent désormais avec des pouvoirs magiques. Lalli l'éclaireur en fait partie. Avec sa cousine Tuuri, une érudite qui rêve d'explorer le monde, il est engagé pour participer à une expédition dans les territoires silencieux...

dimanche 13 octobre 2019

La semaine en bref #92




Lundi:
 Après le climato-scepticisme, le mansplaining grammairien. Et hop, un vieux pote de moins dans mes contacts Facebook. Marre de répéter toujours les mêmes choses à des gens qui ne veulent pas comprendre. 
Généralement, il fait beau jusqu'à la Toussaint dans la région toulonnaise, mais c'est la première année où je dois mettre de la crème solaire avant de sortir au mois d'octobre.
 Arrivée à la fin de mon puzzle "Merveilles d'Europe", je m'aperçois qu'il manque deux pièces. J'ai beau retourner mon salon (petit et peu encombré), je ne les trouve nulle part. Dommage: ce puzzle est  joli et instructif, et je me suis beaucoup amusée à le faire. 

vendredi 11 octobre 2019

Où je cesse de m'en vouloir pour mon décalage




Il y a quelques mois, ma copine Mélanie se lançait dans une démarche pour diagnostiquer un éventuel autisme, et j'expliquais dans ce billet pourquoi je n'avais pas l'intention d'en faire autant. L'analyse était assez claire dans ma tête. Je n'avais pas envie d'investir mon temps, mon argent et mon énergie (trois choses que je refuse de dépenser à mauvais escient) dans un processus réputé long et pénible en France. Je savais que le résultat, même positif, ne résoudrait en rien mes difficultés relationnelles ni ne diminuerait mon hypersensibilité à certains stimuli, deux des choses qui ont eu le plus d'impact négatif sur ma vie. Le seul bénéfice éventuel que je pouvais y voir, ce serait que mettre un nom clinique sur ces symptômes me débarrasserait de la culpabilité qu'ils m'inspirent depuis toujours. Je serais certaine que non, ils ne sont pas juste le produit de ma mauvaise volonté, d'un tempérament capricieux ou d'une incapacité à prendre sur moi. Qu'ils font partie de mon câblage originel, et que lutter contre eux serait aussi vain que me rebeller contre ma petite taille en espérant que ça me fera prendre quelques centimètres. 

jeudi 10 octobre 2019

Courageux Hongkongais


Photo Nicolas Asfouri/AFP

L'an dernier à cette époque, j'étais en voyage à Hong Kong, et j'avais du mal à gérer ma déception. L'écart entre mon imaginaire et la réalité. La chaleur moite qui m'accablait à longueur de journée et de nuit. Mon profond malaise à me trouver au milieu de gens qui criaient beaucoup, souvent, et n'hésitaient pas à me bousculer sans un regard ni un sourire d'excuse. Tout m'agressait dans cette ville, et je regrettais de ne pas avoir plutôt consacré l'essentiel de mes vacances à explorer la plus paisible, moins grouillante Singapour.

dimanche 6 octobre 2019

La semaine en bref #91




Lundi:
 Sophie-Grosquick me propose un déjeuner. Je l'informe que je serai à Toulon puis à Vienne presque tout le mois d'octobre. Elle me traite de Niels Holgerson. Je réponds qu'à mon avis, Niels Holgerson ne filait pas un rein chaque mois à la SNCF et/ou à Brussels Airlines, mais qu'une oie géante me semble un moyen de transport fortement écologique et que je vais envisager de demander ça pour Noël.
 Comme je proteste que l'à-valoir est mal calculé sur le dernier contrat qu'il m'a fait établir, un de mes éditeurs me téléphone pour me rassurer sur le fait que cette fois, il honorera le nombre de feuillets français final. Il en profite pour me dire qu'il a adoré mes deux dernières (très grosses) trads de fantasy, qu'elles auraient pu partir à l'imprimerie sans correction, que je fais toujours du boulot génial et qu'il est extrêmement content de travailler avec moi. Regonflée à bloc je suis.
 Darklulu a le blues. Je lui envoie des encouragements sur Instagram, ainsi qu'une courte vidéo où Chouchou et moi lui faisons des bisous. Il répond: "Merci beaucoup, vraiment,  je vous aime", et mon petit coeur de Tatie se change instantanément en Chamallow fondu. 

vendredi 4 octobre 2019

25 ans de traduction littéraire, veine et déveine




Le mois d'octobre est celui de tous les anniversaires les plus importants de ma vie. Le 19, ma rencontre avec Chouchou. Le 17, la mort de mon père. Et le 4, le début de mon activité de traductrice littéraire. Cette année, cela fait 25 ans que j'exerce ce métier pour lequel je n'ai pas le moindre diplôme. Dans ce laps de temps, j'ai traduit près de 300 ouvrages, essentiellement dans le domaine de l'imaginaire, mais aussi des thrillers, des romans jeunesse, des guides de séries télé et même quelques bédés. Si, crise de l'édition oblige, remplir mon planning devient difficile depuis deux ans, je continue à aimer profondément ce travail et à penser qu'aucun autre ne me conviendra jamais aussi bien.

jeudi 3 octobre 2019

Envies d'octobre




CULTURE

"Une année sans Cthulhu": dans le Lot au milieu des années 80, une bande d'ados joue à "L'appel de Cthulhu", quand soudain... Entre le thème et les dessins trop beaux, ce n'est pas négociable: il me faut cette bédé.

"100 ans : Tout ce que tu apprendras dans la vie": un album magnifiquement illustré qui dresse une longue liste de jolies leçons de vie - j'en ai aperçu quelques extraits et je sais déjà que, même s'il est théoriquement destiné aux jeunes enfants, la vieille adulte que je suis va l'adorer.

"La maison en thé": autre album jeunesse sur un thème qui me parle forcément et avec une atmosphère "Alice au pays des merveilles". Chez le même éditeur (pour qui je travaille, et à qui je vais donc devoir réclamer soit une augmentation soit des services de presse), le très beau pop-up "La maison de Madame M".

"The future of another timeline": une histoire de voyage dans le temps féministe et queer? Bordel, mais PRENEZ MON ARGENT.

SORTIES

"Smile Safari", le "pop-musée le plus instagrammable de Belgique", à Tour et Taxis (Bruxelles)

l'expo Cool Japan sur la culture graphique japonaise, au MAS d'Anvers

la dédicace de Terry Moore durant la comic con FACTS à Gand... si je me décide à braver la foule

un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux - j'en rêve depuis des années et j'avais repéré un lieu possible en Ecosse, mais le sud de la Belgique est quand même plus facilement accessible!

SHOPPING

cette ravissante robe de saison qui a des poches (mais pas de manches - pourquoi?)

deux de ces coussins brodés d'inspiration scandinave pour notre nouveau canapé

ces assiettes à dessert renards de la collection automne-hiver Marimekko, pour nos goûters du dimanche après-midi sur le canapé suscité

mardi 1 octobre 2019

Lectures de Septembre 2019




ROMANS: 
- The ten thousand doors of January (Alix E. Harrow)
- Une partie de badminton (Olivier Adam) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Miss Islande (Audur Ava Olafsdottir) ♥︎♥︎♥︎
- Dans la mansarde (Marlen Haushofer) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The swallows (Lisa Lutz) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The Spellman files #6: The last word (Lisa Lutz) ♥︎♥︎
- Three dark crowns #4: Five dark fates (Kendare Blake) ♥︎♥︎♥︎
- Changer l'eau des fleurs (Valérie Perrin) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- City of ghosts (Victoria Schwab) ♥︎
- The girl who speaks bear (Sophie Anderson) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Let's call it a Doomsday (Katie Henry)

BEDE/MANGAS:
- March comes in like a lion #14 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les deux vies de Pénélope (Judith Vanistendael) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La vie devant toi (Hideki Arai) ♥︎♥︎
- The Poe clan #1 (Moto Hagio) 
- BL métamorphose #2 (Kaori Tsurutani) ♥︎♥︎
- La lanterne de Nyx #3 (Kan Takahama) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les temps retrouvés #1 (Kei Fuji/Cocoro Hirai) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Mes voisins les esprits #1 (Shirotori Ushio) ♥︎♥︎
- Les Cinq Terres #1: De toutes mes forces (Lewelyn/Jérôme Lereculey) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Marry Grave #1 (Hidenori Yamaji) ♥︎♥︎♥︎

lundi 30 septembre 2019

La semaine en bref #90



Lundi:
 Traduire une 4ème de couv en urgence en plus de mon quota de pages du jour; finir le dernier tome de la série "The Spellman files" et l'ouvrage au crochet que je dois livrer samedi; faire la séance anniversaire de Yoga with Adriene; tester une recette de chorba blanche; prendre un 2ème billet de Ouigo pour arriver plus tôt à Monpatelin la semaine prochaine: un lundi des plus ordinaires.  
C'est comme si Greta Thunberg, jusqu'ici toujours si calme et factuelle, avait ouvert les vannes de sa rage trop longtemps contenue pendant son intervention devant les Nations Unies. Regarder la vidéo me fait physiquement mal - pour elle, pour l'environnement et pour les générations futures.
 Chouchou ronfle tellement fort que même réfugiée dans la pièce d'à côté avec des bouchons d'oreille, je l'entends encore. Par contre, notre nouveau canapé fait comme je l'imaginais un excellent couchage d'appoint, presque plus confortable que notre vrai lit.

dimanche 29 septembre 2019

Les cinq langages de l'amour




Toujours à la recherche d'outils pour améliorer la communication dans mon couple, je suis tombée cette semaine sur un livre très intéressant appelé "The 5 languages of love" - en français, avec une couverture superbement cucul qui ne m'aurait pas du tout donné envie à elle seule: "Au coeur des 5 langages de l'amour : Le secret des couples qui durent". Oeuvre d'un pasteur baptiste qui travaille également comme conseiller conjugal, il ne date pas d'hier puisqu'il a été publié en 1992, mais j'ai trouvé qu'il développait une classification très pertinente.

jeudi 26 septembre 2019

"Changer l'eau des fleurs" (Valérie Perrin)


Au risque de passer pour la snob que je suis de moins en moins au fil du temps, j'avoue me méfier des grands succès populaires. Une fois, j'ai ouvert un livre de Marc Lévy, parcouru la première page et failli m'évanouir d'horreur dans les rayons de la Fnac. Les prix littéraires, qu'ils soient distribués par les professionnels sur fond de magouilles ou par le public sur la base du plus petit dénominateur commun, ne m'inspirent pas davantage confiance. Surtout sur le créneau du "bouquin pas vraiment feel-good mais débordant d'une humanité poignante". Je garde un souvenir douloureux des trois heures consacrées à m'infliger jusqu'au bout la pomposité de "L'élégance du hérisson". Du moins ai-je eu le bon sens d'abandonner "Mémé dans les orties" vers la page 80 avant de mourir d'une overdose de clichés.

Mais parfois, je tombe sur des exceptions à la règle, tel le très lacrymal "Avant toi". Et bien que je ne comprenne toujours pas l'intérêt de cette enfilade de poncifs qu'est "Les gens heureux lisent et boivent du café", je suis clairement bonne cliente pour les histoires dont l'héroïne reprend goût à la vie après un deuil. C'est donc avec une bonne volonté prudente que j'ai abordé "Changer l'eau des fleurs", deuxième roman d'une autrice qui avait déjà fait un carton avec son premier. Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s'entremêlent? Après "Les oubliés du dimanche", un hymne au merveilleux des choses simples.

mercredi 25 septembre 2019

[BRUXELLES] La Caravane Passe




Nous n'avions pas prévu de dîner dehors ce soir-là. Mais après un après-midi passé à glander chez Chouconut, je n'étais guère motivée pour rentrer à la maison et cuisiner. J'ai googlé "Bruxelles restaurant ouvert le dimanche", et la toute première proposition apparue sur l'écran de mon iPad s'est révélée être un Marocain situé à 700 mètres de là, avec une déco ravissante qui faisait vraiment envie et une note moyenne de 9,1 sur 10. En plus, il était censé ouvrir à 18h: parfait pour rentrer tôt et avoir encore la soirée devant nous. Mais alors que nous quittions le salon de thé pour nous mettre en route, le ciel nous est tombé sur la tête. J'étais en sandales d'été à talons hauts; j'avais déjà des ampoules aux pieds et pas de parapluie. J'ai rouspété que moi et mes idées brillantes, franchement... et envisagé de faire demi-tour. Mais de porte cochère en porte cochère, nous étions déjà à mi-chemin, et retourner au métro aurait pris autant de temps que poursuivre jusqu'à destination. 

mardi 24 septembre 2019

Les conversations absurdes #72


Une heure du matin. Nous venons d'éteindre la lumière.
MOI: J'ai trop chaud; tu peux ouvrir la fenêtre?
CHOUCHOU: Tu n'as pas peur que les moustiques rentrent?
MOI: Il pleut fort. Je ne crois pas que les moustiques puissent voler par un temps pareil.
CHOUCHOU: Ils seront peut-être très très motivés à la pensée de faire un repas marocain.
MOI: Amphibie ET devin. Le moustique belge est vraiment un spécimen de compète.

dimanche 22 septembre 2019

La semaine en bref #89




Lundi:
 A 3h du matin, je suis réveillée par le cauchemar récurrent dans lequel je rate un avion pour une destination lointaine (en l'occurrence, les USA où je partais faire un road trip en combi VW avec trois copines). Juste avant de me réveiller, je rêve que mon coiffeur et son mari ont eu les jumeaux prématurés les plus minuscules du monde: le plus grand est à peine aussi long que ma main, et je réussis à égarer le plus petit. Sueurs froides: et si je l'avais écrasé sans le voir? 
La balance affiche mon poids le plus bas depuis 15 mois. Pas spectaculaire, mais encourageant alors que je songe à investir dans un programme de yoga fitness pour contrer les effets de la ménopause.
 Cette savoureuse recette sans l'ombre d'un féculent est devenue un classiques de nos dîners. La saison des asperges belges étant désormais terminée, Chouchou les remplace ce soir par des haricots verts, et ça le fait très bien aussi.

mardi 17 septembre 2019

"Dans la mansarde" (Marlen Haushofer)


En avril, je découvrais Marlen Haushofer avec "Le mur invisible" et je me prenais une énorme baffe littéraire. Si énorme, en fait, que je n'osais pas me procurer d'autres romans de cette écrivaine: par comparaison, ils ne pouvaient que me décevoir. Mais il y a une dizaine de jours, alors que je flânais sans but dans ma librairie de quartier, mon regard s'est posé sur un livre de poche dont l'illustration m'a plu. J'ai déchiffré le nom de l'autrice et le titre; avant même de lire la quatrième de couverture, j'ai su que j'allais l'adorer aussi. Mon intuition ne m'avait pas trompée, et comme il ne fait guère plus de 200 pages, je me suis rationnée pour ne pas le finir trop vite. La narration est découpée en 8 jours consécutifs; je l'ai lu de même.

"Dans la mansarde" retranscrit le monologue intérieur d'une épouse bourgeoise, vraisemblablement au début des années 60. Mère de deux enfants et femme au foyer, cette narratrice anonyme passe la plupart de ses journées seule chez elle. Les autres l'indiffèrent. Elle n'a pas d'amies proches, estime ne pas du tout connaître sa fille de 15 ans, et le mari avec qui elle vit en bonne entente depuis près de 30 ans lui demeure à certains égards un étranger. Le regard qu'elle pose sur son entourage est tantôt lucide et amusé, tantôt perplexe ou fataliste. Les conventions ont peu de prise sur elle. La domesticité ne l'intéresse pas; elle s'y plie docilement, comme il convient à une femme de son époque et de sa condition sociale, mais sans y investir grand-chose d'elle-même.

lundi 16 septembre 2019

La semaine en bref #88




Lundi:
Dans sa cinquième saison, "Grace et Frankie" commence vraiment à toucher un nerf sur les maux de la vieillesse. Ca reste drôle par moments, mais désormais je trouve surtout ça flippant. La perte d'autonomie des deux héroïnes, leurs enfants qui avec toute la bonne volonté du monde se mêlent de décider à leur place... Brrr. 

dimanche 15 septembre 2019

[BRUXELLES] Un nouveau Dam Sum à Sainte-Catherine




Ca devait bien faire un an et demi que je n'avais pas assisté à un événement presse. Mais le Dam Sum du parvis de la Trinité est un de nos restos chouchous à Bruxelles; alors, quand j'ai reçu une invitation à l'inauguration de leur deuxième établissement dans un endroit que j'aime beaucoup - le joli quai du Bois à Brûler, tout près de la place Sainte Catherine -, je ne pouvais qu'accepter avec enthousiasme.

mercredi 11 septembre 2019

"Les deux vies de Pénélope" (Judith Vanistendael)


Elle s'appelle Pénélope, mais elle ne brode pas et elle n'attend pas: elle est chirurgienne, et elle sauve des vies. Depuis dix ans, elle a enchaîné pas moins de 32 missions à Alep. Et chaque fois qu'elle rentre en Belgique pour retrouver son mari poète, son adorable fille, sa mère perpétuellement inquiète et sa soeur perpétuellement parfaite, elle se sent un peu plus déconnectée de ce quotidien paisible. Comment prendre au sérieux l'angoisse d'Hélène, 14 ans, qui ne comprend rien à l'ablatif latin alors que Pénélope a rapporté dans ses bagages le fantôme d'une adolescente qu'elle n'a pas réussi à sauver? 

Judith Vanistendael peut se vanter d'être l'autrice de bédé qui m'aura arraché les plus gros sanglots avec "David, les femmes et la mort". Certes, me crever le coeur avec une histoire de père qui se meurt du cancer pendant que le mien agonisait pour les mêmes raisons ne relevait pas précisément du tour de force. Mais c'était si bien fait que même sans connexion personnelle avec le thème, j'aurais été puissamment touchée. La preuve, c'est que je ne me reconnais en rien dans sa nouvelle héroïne, et que "Les deux vies de Pénélope" a quand même fait mouche.

mardi 10 septembre 2019

Cake choco-banane bien moelleux




Je ne suis vraiment pas la reine de la pâtisserie. Sorti des clafoutis, des tartes et des cakes (bref, les trucs inratables), mieux vaut ne rien me demander. Alors quand une impro totale se révèle donner très exactement le résultat que je visais, je ne tiens plus de joie; je note la recette dans un coin et je me dis que je vais même la partager sur mon blog:

dimanche 8 septembre 2019

La semaine en bref #87




Lundi:
 Merci au Trésor Public, qui m'offre une occasion de commencer sainement la semaine, le mois et même l'année scolaire en me délestant au titre de la taxe foncière d'une somme non négligeable que je n'irai pas investir dans des achats-plaisir nuisibles pour ma santé ou celle de l'environnement.
De toute évidence, ni les mouches ni les moustiques n'ont eu le mémo qui disait que l'été était fini et qu'il fallait rentrer chez eux maintenant, bisous et à l'année prochaine.
 Débat acharné sur le concept de libre arbitre vu à travers le prisme a/de la physique quantique b/des bactéries maléfiques de l'intestin. On sait s'amuser à une heure du matin chez les Armalite-MTLM.

samedi 7 septembre 2019

[LOUVAIN] A la découverte du Grand Béguinage




Située à 40 minutes de train de Bruxelles, la petite ville flamande de Louvain possède non pas un, mais deux béguinages. Le plus grand, qui date du 13ème siècle, est aujourd'hui le quartier d'habitation des étudiants et des professeurs de la plus ancienne université catholique d'Europe. Mais le premier jour de septembre, les cours n'avaient pas encore repris, et malgré la météo idéale pour une promenade, on ne croisait pas grand-monde dans ses ruelles: quelques touristes âgés qui peinaient à négocier les pavés extrêmement inégaux, un couple d'amoureux qui volait des bisous dans tous les coins, deux ou trois courageux-mais-pas-téméraires qui avaient mis pied à terre et poussaient leur vélo. Tout était parfaitement tranquille - les conditions idéales pour improviser une séance photo!

vendredi 6 septembre 2019

Les conversations absurdes #71


MOI: Tu veux finir la salade asiatique?
CHOUCHOU: Non, je n'ai plus du tout faim.
MOI: Du coup, on ne prend pas de gyozas aux pommes en dessert?
CHOUCHOU: Mais si enfin!
MOI: Si je comprends bien, tu as partitionné ton estomac comme ton disque dur. Le C réservé au salé est plein, mais il y a encore de la place dans le D dédié au sucré.
CHOUCHOU: Exactement.

mercredi 4 septembre 2019

[LOUVAIN] Les brunchs du dimanche (60): Life Bar




Bien que nous ayions recommencé à manger de la viande deux ou trois fois par semaine après plusieurs années de végétarisme, nous sommes toujours à l'affût de restos vegans où l'expérience nous a appris que nous pouvions nous régaler avec des plats nettement plus sains et digestes que ceux qu'on trouve à peu près partout ailleurs. A l'occasion d'une promenade dominicale dans la ville universitaire de Louvain, nous avons donc décidé de tester le Life Bar sur lequel les avis de clients semblaient excellents, et dont les photos nous faisaient saliver d'avance. 

mardi 3 septembre 2019

Envies de septembre




CULTURE

la toute dernière saison de "The Good Place": j'aime quand des créateurs ont l'intégrité d'arrêter une série qui marche très bien au moment où ils estiment avoir raconté toute leur histoire, et j'ai hâte de voir comment ils vont boucler celle-là

"Miss Islande", d'Audur Ava Olafsdottir dont j'ai adoré les trois premiers romans parus en français, et pas trop aimé les deux suivants - ce qui lui laisse encore assez de crédit pour que j'achète le dernier sans me poser trop de questions

le nouvel Olivier Adams - encore un auteur avec qui j'ai une relation compliquée: je dévore un de ses bouquins sur deux et je m'ennuie profondément avec l'autre; mais "Une partie de badminton" semble être la suite de "Des vents contraires" qui appartient à la première catégorie

"The ten thousand doors of January", une fiction historique qui coche tellement de mes centres d'intérêt et qui a reçu tant de critiques dithyrambiques que c'est l'une de mes sorties les plus attendues de l'année

le numéro de Lodestars dédié à la Suisse (j'ai celui sur le Portugal, c'est une merveille)

SORTIES

la Brussels Cocktail Week: beaucoup d'événements intéressants, il va falloir choisir!

"Obsessions", la nouvelle expo du MIMA

SHOPPING

ce si joli manteau à capuche d'une parfaite teinte automnale: je me l'offrirai sans doute dès que je me serai débarrassée de quelques vieilles pelures qui ne me vont plus

ces ravissantes bottines vertes (mais je n'ai pas besoin de chaussures et de toute façon, elles ne sont pas disponibles dans ma pointure)

ce sérum réparateur vanté par Margaux Motin qui semble avoir la même nature de cheveux que moi - bouclés dans le bas, mousseux-moches sur le dessus si on ne fait rien

cet agenda hebdomadaire 2020 "Alice au Pays des Merveilles": j'en avais marre des Moleskine, mais ni le Flow, ni le Frankie, ni les Rifle Paper Co ne me plaisent cette année, tandis que la couverture de celui-ci...

dimanche 1 septembre 2019

La semaine en bref #86




Lundi:
 Bien que ce soit le troisième tome d'une série dont je n'ai pas fait les deux premiers, la traduction attaquée la semaine dernière coule pratiquement toute seule. Je m'attendais à suer sang et eau jusqu'à la mi-octobre; c'est donc une agréable surprise.
Une heure au téléphone avec ma soeur qui, en compagnie de David, rentre de Grenoble où ils ont laissé Darklulu. Elle a un petit moral et moi la tension à 27, en plus ça coupe tous les quarts d'heure -mais on se marre quand même, et cette conversation me fait beaucoup de bien. 

vendredi 30 août 2019

Lectures d'Août 2019




ROMANS/RECITS:
- The last (Hanna Jameson) ♥︎♥︎♥︎
- Time after time (Lisa Grunwald) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Midnight at the Blackbird Café (Heather Webber) ♥︎♥︎♥︎
- Wayward Pines #1: Pines (Blake Crouch) ♥︎
- The downstairs girl (Stacey Lee) ♥︎♥︎♥︎
- A home from home (Veronica Henry) ♥︎♥︎♥︎
- A wishcraft mystery #1: It takes a witch (Heather Blake) ♥︎♥︎♥︎
- Elsewhere (Rosita Boland) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La calanque de l'aviateur (Annabelle Combes) - en cours
- Confessions of a bookseller (Shaun Bythell) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- I moved to Los Angeles to work in animation (Natalie Nourigat) ♥︎♥︎
- Five years #3 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Le silence des étoiles (Sanäa K.) ♥︎♥︎♥︎
- Laura Dean keeps breaking up with me (Mariko Tamaki/Rosemary Valero-O'Connell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary #9 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎

mercredi 28 août 2019

Les conversations absurdes #70


Extrait d’une conversation sur Messenger
MOI: Je suis au bar de la Poste.
MOI: À la table d’à côté, une étudiante vient de dire à sa copine qu’elle voulait absolument aller faire son Erasmus à Bruxelles parce que, je cite: «C’est tout petit mais très chic».
MOI: Ma perplexité est grande. 
CHOUCHOU: Elle doit aimer la lumière terne et la pluie.
MOI: Ou juste les frites. 
CHOUCHOU: Tout à fait, car comme le dit la chanson: les frites, c’est chic.

mardi 27 août 2019

L'amour est un choix




Il est des couples dont les partenaires sont très en phase quand ils se rencontrent. Mais au fil du temps, ils évoluent dans des directions différentes, finissant par s'éloigner l'un de l'autre jusqu'à la rupture. 

Mon amoureux et moi suivons le chemin inverse. Tout nous séparait lorsque nous avons décidé de faire connaissance "en vrai". Plus de mille kilomètres à vol d'oiseau entre son domicile et le mien, déjà. Une frontière, fût-elle européenne. Et puis il n'était pas DU TOUT mon genre, ni physiquement, ni au niveau du caractère. J'aimais les grands bruns solides et taiseux; il était chauve, de taille moyenne, avec un coeur de pâquerette et un tempérament ultra démonstratif. Au mieux, j'attendais une brève aventure qui m'aiderait à oublier le Chacal Jaune, alias mon ex. 

dimanche 25 août 2019

La semaine en bref #85




Lundi:
Vingt-quatre heures après avoir coupé la clim', hier soir, j'ai capitulé et je l'ai rallumée. Même avec, je n'ai toujours pas réussi à dormir dans ma chambre sous le toit (encore un rêve de gosse dont la réalité se révèle décevante).
 Fin de la relecture et remise par mail de la grosse traduction qui m'occupait depuis presque deux mois. Ca fait du bien! Maintenant, j'attends de voir combien de temps s'écoulera avant que je sois payée. Je table sur fin octobre, mais rien n'est garanti, surtout que ça va faire une sacrée facture.
 Le voisin du rez-de-chaussée monte me signaler que ma clim' coule de nouveau sur son étendoir. Je lui dis que je vais faire de mon mieux, mais que le plus simple, vu la taille de son jardin, serait quand même de mettre son étendoir ailleurs que sous l'évacuation de mon balcon. On en profite pour causer fourmis: il m'apprend que de son côté, il traite tous les quinze jours au niveau du sol, sans résultat. Oh, et qu'il y a des blattes dans les parties communes du bâtiment. Zen, restons zen.