dimanche 21 juillet 2019

La semaine en bref #80




Lundi:
Les e-billets se généralisent; n'ayant pas de smartphone, je devais depuis quelques mois trimballer presque partout mon vieil iPad de 2011, qui prenait beaucoup de place et pesait lourd dans mon sac. Je le troque avec bonheur contre un iPad mini qui m'enchante tant par son format idéal (moitié plus petit que le précédent, mais assez grand pour mes mauvais yeux et mes gros doigts) que par sa légèreté. 
 Il y a les filles dont le partenaire demande la main avec des coeurs dans les yeux. Et puis il y a moi, dont Chouchou doit demander le pouce 37 fois en l'espace de 10 minutes en me tendant l'iPad mini que je ne suis pas fichue de configurer moi-même.

mercredi 17 juillet 2019

Les conversations absurdes #68


CHOUCHOU: Le gouvernement bruxellois est formé, et il a annoncé sa politique générale.
MOI: ...Le gouvernement belge, non? 
CHOUCHOU: Non, non, le gouvernement bruxellois. Celui de la région Bruxelles-Centre. C'est autre chose que le gouvernement belge. 
MOI: Je. Hein. Sérieusement? Pas étonnant que vous soyez le pays au monde avec le plus de ministres par tête de pipe. 
MOI: Du coup, j'espère que le gouvernement de notre rue est stable, car celui de la chambre à coucher menace de se rebeller contre l'irrégularité de nos horaires. 

lundi 15 juillet 2019

Les conversations absurdes #67


CHOUCHOU: Heureusement que je suis fort là où tu es nulle et inversement. Imagine un individu qui cumulerait nos tares à tous les deux. 
MOI: Tu veux dire quelqu'un de désordonné et désorganisé qui oublierait tout tout le temps, qui serait en permanence couvert de taches de bouffe, qui ne saurait pas faire fonctionner un seul appareil électronique et refuserait de conduire ou de fréquenter d'autres gens? Espérance de vie du boulet cosmique: trois jours à vue de nez.

dimanche 14 juillet 2019

La semaine en bref #79




Lundi:
 Ma soeur (en télétravail le lundi) et moi passons la journée à travailler sur sa table de salle à manger pendant que Darklulu, en vacances et désoeuvré après la demi-heure d'exercice physique recommandée par son coach, se plaint de s'ennuyer ferme sans son frère. 
 Le fraîchement motorisé Attila repasse à la maison entre deux soirées pour faire son inscription en fac de médecine. Sa mère l'aide en tapant les infos sur internet. "Catégorie socio-professionnelle," marmonne-t-elle. "Sur-shité", déclare le nouveau bachelier du tac au tac. Enfin, je crois entendre "sur-shité", mais mes contacts Facebook m'informent qu'en réalité, c'est "sur-cheaté", en référence aux jeux vidéo et non à la consommation de substances illégales. Ce qui en dit long sur nos adolescences comparatives, à Attila et à moi. 
 La petite broche homard en soldes que j'ai commandée sur le site des Néréides arrive chez ma mère dans un emballage grand comme une boîte à chaussures, avec des milliards de couches de protection inutiles. Je ne réitèrerai pas l'expérience. 

samedi 13 juillet 2019

Les conversations absurdes #66


CHOUCHOU, tentant de me convaincre d'aller voir une expo: Non mais Bruegel, c'est un peintre extrêmement comique. On lui commandait des sujets religieux, il les foutait tout petits dans un coin de son tableau et sur le reste de la toile, il peignait des scènes de la vie quotidienne flamande. Ou alors, il traitait le thème d'une manière inattendue. Dans "La chute d'Icare", tu vois un paysan en train de labourer au bord de la mer, avec juste un pied qui dépasse de l'eau dans le fond. 
MOI, à contrecoeur: OK, tu le vends bien.
CHOUCHOU, encouragé: Ses tableaux, il faut les REGARDER.
MOI: ...Par opposition à tous les autres peintres dont on va voir les expos les yeux bandés?

jeudi 11 juillet 2019

J'ai (enfin) testé la couverture lourde




Il y a un peu plus d'un an, j'entendais parler pour la première fois des couvertures lourdes (ou couvertures lestées) utilisées dans le traitement des troubles du sommeil et de l'anxiété chronique, particulièrement chez les autistes. Ma première réaction a été un peu sceptique, de l'ordre de "Mouais, je ne vois pas comment c'est censé fonctionner". Puis je me suis rappelé le bien-être inexplicable que je ressentais, enfant, en me glissant sous le lourd édredon en satin safran qui recouvrait le lit de mon arrière-grand-mère. J'ai pensé à mes difficultés d'endormissement toujours plus grandes en été, non seulement à cause de la chaleur elle-même, mais parce qu'elle me dissuade de me couvrir, ce qui entraîne un sentiment de vulnérabilité aiguë et m'empêche de mettre ma vigilance suffisamment en veille pour basculer dans le sommeil. J'ai pensé qu'en effet, ça pouvait être intéressant, mais que le résultat n'était pas garanti. J'ai tendance à rester hermétique aux formes de thérapies alternatives qui fonctionnent pourtant bien sur la plupart des gens - à titre d'exemple, l'hypnose, dont je ne conteste pas l'efficacité dans l'absolu, est absolument sans effet sur moi. Dans ces conditions, j'hésitais à dépenser entre 150 et 200€ pour me retrouver avec un objet encombrant qui ne me servirait peut-être à rien. Mais ces derniers temps, les problèmes liés à mon travail ont poussé mes troubles psychiques et comportementaux à un niveau difficilement gérable, et je me suis enfin décidée à essayer. 

mardi 9 juillet 2019

D'un bout à l'autre



35 ans à redouter de tomber enceinte, à devoir gérer seule la question de la contraception, à assumer tout aussi seule (physiquement et moralement) la fois où il y a eu accident de pilule. 10 ans à entendre que je changerais d'avis sur la question des enfants parce que "toutes les femmes en veulent", puis 15 à m'entendre demander "Mais pourquoi tu n'en veux pas?" sur un ton impliquant que ça relevait quand même d'une pulsion contre-nature et d'un égoïsme monstrueux. Le jugement de tout le monde sur mes choix de vie, tout le temps.

lundi 8 juillet 2019

La semaine en bref #78




Lundi:
 Après mûre délibération, le verdict est tombé: je n'aime plus l'été. La chaleur me colle la migraine dès le réveil, la clim' me rend malade, sortir avant 18h est inenvisageable et il y a tellement de guêpes à Monpatelin que je n'ose même pas ouvrir les fenêtres pour aérer. Rendez-moi l'hiver où un gros pull et un thé fumant résolvent la plupart des problèmes saisonniers. 

dimanche 7 juillet 2019

18




Il avait dit qu'il ne voulait rien faire pour ses 18 ans, et surtout pas mélanger ses copains du lycée et ceux du hockey. Bien entendu, ses parents n'en ont tenu aucun compte. Hé bien, même quelques centaines de mètres à porter une caisse de champagne sous un soleil de plomb, ça fait les muscles.  Comment ça, LA CLIM DU RESTO EST EN PANNE?  Ma soeur avait dit aux jeunes de venir à 19h30 en pensant qu'ils arriveraient à 20h; moralité: ils sont là à 19h10, et tout le monde crève de soif en attendant le héros du jour, que son père avait prévu d'amener pour 20h15.  C'est normal que les copines d'Attila se ressemblent toutes?  Mon Dieu, mais son meilleur pote a de la barbe★ En principe, le punch, c'est beaucoup de jus de fruits avec un filet de rhum pour parfumer; là, je pense qu'ils ont fait l'inverse. Un (grand) verre et hop! Je suis bourrée.  "Oh, vous êtes l'amie infirmière de ma soeur qui venait tous les jours chez mes parents pour les piqûres anti-phlébite? Mon père vous aimait beaucoup." Regard direct et sourire franc: "C'était réciproque." Ne pas pleurer, ne pas pleurer.  "Pour atténuer les symptômes pénibles de la ménopause, tu devrais essayer l'homéopathie. Ca marche hyper bien", s'enthousiasme une autre amie de ma soeur. Elle a de la chance que l'alcool émousse mes arêtes.  Sous l'influence du punch-qui-tabasse-sa-mémé, je tiens à Darklulu un grand discours dont une petite voix dans ma tête me répète en boucle que j'en serai mortifiée demain matin.  J'ai beaucoup de points communs avec cet enfant, mais il est nettement plus déterminé que moi à son âge. "A la rentrée, je fête mes 13 ans en sport-études à Grenoble. A 16 ans, je serai en Finlande, et à 18 en Amérique du Nord", m'explique-t-il très calmement.  Ces frites sont étrangement délicieuses. Il ne serait pas belge, le cuistot?  Comme on discute de la chaleur étouffante, le très sympathique ex-coach d'Attila déclare que pour sa part, il adore ça, et croit utile de préciser: "Mais je suis canadien". Monsieur, comment te dire? Ton accent à couper au couteau t'avait un brin trahi.

mercredi 3 juillet 2019

Envies de juillet




CULTURE

la saison 3 de "Stranger Things", dès demain!

le revival de "Veronica Mars" sur Hulu (je n'ai pas aimé le film, mais l'affiche et le trailer de cette nouvelle saison me donnent de grands espoirs)

"This is How You Lose the Time War": voyage dans le temps et rivales lesbiennes - il me FAUT ce roman

la nouvelle conférence de Brené Brown sur Netflix: "Le pouvoir de la vulnérabilité" figure dans le top 3 des TED Talks les plus regardés, et celle-ci a l'air tout aussi géniale

SORTIES

un escape game dans la salle Steampunk d'Immersea Paris - et un autre dans la salle Cthulhu, pendant qu'on y est

l'expo de dioramas de Céline Chevrel, à Lille

un cocktail au Sanzaru et un autre chez La famille, à Bruxelles

le spectacle de Dita Von Teese au Cirque Royal (mais c'est en mars prochain, et je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où je serai à ce moment-là...)

SHOPPING

deux pelotes de cette superbe laine We are knitters peinte à la main pour laquelle j'ai de grands projets - elle est épuisée et ne reviendra en stock que début septembre, mais je saurai être patiente

cette besace Nat & Nin: je l'ai déjà eue en deux exemplaires (un beige glacé et un rouge lisse) qui avaient très mal vieilli, mais sa forme est parfaite pour moi et j'adore cette nouvelle teinte "épices" ainsi que sa texture peau de pêche

cette couverture lestée: ça fait des mois que je me tâte pour en acheter une car je suis certaine que ça m'apporterait plus de sérénité le soir au moment de m'endormir, lorsque mes angoisses tendent à être les plus ravageuses

cette broche homard bleu qu'on dirait créée spécialement pour moi (si je me fais un 4ème tatouage un jour, ce sera un homard bleu)

lundi 1 juillet 2019

La semaine en bref #77




Lundi:

Partie de l'appart de Bruxelles vers 9h10, arrivée à l'appart de Monpatelin vers 21h50. Entre les deux, un chouette déjeuner avec la toujours pétillante AF, quelques photos de street art au hasard des rues parisiennes, un délicieux Nagomi Yuzu et de petites emplettes de thé chez Lupicia, 20 mn au téléphone avec Attila, deux mangas et une bédé lus en entier, un roman fini et un autre bien avancé. Au moins, j'arrive à tirer le meilleur parti de ces trajets absurdes. Et j'adore la place isolée dans le Ouigo, qui me donne l'impression de voyager en 1ère pour 19€ le Paris-Toulon.
 Recevoir la nouvelle adresse de Shermane me plonge en plein trip nostalgie: elle habite désormais à quelques centaines de mètres de l'ancienne maison de JC et Brigitte, cet endroit où j'ai de si merveilleux souvenirs mais qui n'existe plus que dans la mémoire des chanceux qui l'ont fréquenté. 

dimanche 30 juin 2019

Héroïnes du moment




Megan Rapinoe, capitaine de l'équipe américaine de football, première athlète blanche à avoir mis un genou en terre pendant l'hymne national afin de protester contre les brutalités policières envers les Noirs, en une de la presse ces derniers jours pour son refus de se rendre à la Maison Blanche. 

samedi 29 juin 2019

Lectures de Juin 2019




ROMANS:
- Une vie de homard (Erik Fosnes Hansen)
- City of girls (Elizabeth Gilbert)
- Magic Charly #1: L'apprenti (Audrey Alwett) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- How to save a life (Sara Zarr) ♥︎♥︎♥︎
- Recursion (Blake Crouch) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Nos mains en l'air (Coline Pierré) ♥︎♥︎♥︎
- The bookshop on the shore (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎
- Queenie Malone's paradise hotel (Ruth Hogan) ♥︎♥︎♥︎
- The tenth muse (Catherine Chung) ♥︎♥︎
- Middlegame (Seanan McGuire) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- La cantine de minuit #5 (Yarô Abe) ♥︎♥︎♥︎
- La lanterne de Nyx #2 (Kan Takahama) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Aspirine #2: Un vrai bain de sang (Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎
- BL Métamorphose #1 (Kaori Tsurutani) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Five years #2 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Time shadows #1 (Yasuki Tanaka) ♥︎♥︎
- March comes in like a lion #13 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Cher corps (Léa Bordier) ♥︎♥︎
- Divines #1 (Kamome Shirahama) ♥︎
- Ces nuances entre nous #1 (Chihiro Hiro) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS:
- La cuisine japonaise illustrée (Laure Kié/Haruna Kishi) ♥︎♥︎♥︎
- Reflexology for beginners (Paula Thayer) ♥︎

mercredi 26 juin 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (58): Chez ta mère




En avril, je testais les (délicieux) cocktails de Chez ta mère, un nouveau bar qui venait d'ouvrir près de la place Fernand Cocq, et je promettais au (charmant) barman de revenir un jour pour tester leur brunch. La semaine dernière, un menu assez alléchant publié sur leur page Facebook m'a décidée à mettre ma menace à exécution.

lundi 24 juin 2019

C'est pas grave




C'est pas grave de franchir le cap d'une nouvelle dizaine: l'essentiel, c'est d'être toujours là.

C'est pas grave d'avoir quelques kilos en trop et de ne pas ressembler aux couvertures des magazines (même les mannequins qui sont dessus ont du mal à se reconnaître): l'essentiel, c'est de se sentir bien dans son corps.

C'est pas grave d'être réfractaire à la méthode KonMari et de vivre dans un appart toujours en bordel malgré ses bonnes intentions: l'essentiel, c'est d'avoir un toit sur la tête et de la joie à mettre dessous - même en désordre.

dimanche 23 juin 2019

La semaine en bref #76




Lundi:
Le matin, j'envoie un texto à Attila afin de lui souhaiter bonne chance pour le bac dont les épreuves commencent aujourd'hui. Le midi, il me répond que "la philo s'est bien passée selon lui, mais que selon le correcteur, c'est différent en général". Au moins, il est lucide. Et drôle. Mais il a d'excellents gènes du côté maternel. Pour le côté paternel, le jury n'a pas fini de délibérer.
 Après des semaines à tourner autour du pot, je finis par m'inscrire sur Creative Bug pour commencer le cours d'illustration à la gouache de Jennifer Orkin Lewis. Assez vite, je m'aperçois que mon carnet a un papier bien trop fin et que mes pinceaux ne conviennent pas. Mais au moins, je suis lancée!

samedi 22 juin 2019

Où je me lance enfin dans le tissage




Début 2018, parmi mes résolutions de Nouvel An, il y avait "apprendre le tissage et réaliser une pièce à suspendre au-dessus de mon canapé", une idée qui me trottait dans la tête depuis un bon moment déjà. Dès le mois de février, je commandais un métier de grande taille (et d'excellente qualité) sur cette boutique Etsy. Les instructions fournies avec étaient bien trop sommaires pour une débutante complète. J'ai regardé une vidéo Youtube pour apprendre à monter la chaîne, puis j'ai posé le métier à tisser dans un coin de mon bureau et je n'y ai plus touché. Je me suis procuré un bouquin qui avait l'air chouette; j'ai lu le début; j'ai pensé: "En fait, il faut vraiment que je voie faire quelqu'un", et j'ai eu la flemme de continuer à coups de vidéos Youtube. J'ai mollement cherché des cours ou des ateliers à Bruxelles, sans rien trouver qui me tente. 

jeudi 20 juin 2019

Les conversations absurdes #65


CHOUCHOU: Pourquoi tu as écrit que je tyrannisais mes provinces dans Rebel Inc.? Je les pacifie, c'est différent. (Une pause.) Enfin, je suis quand même souvent obligé d'envoyer l'armée. (Une autre pause.) Mais c'est la faute des gens. Je leur organise des élections, et ils ne sont jamais contents. Il faut bien que je ramène un peu d'ordre. 
MOI, entre mes dents: Manu, sors de ce corps. 

mercredi 19 juin 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (57): BRUT Food




Sur la recommandation d'une lectrice, dimanche dernier, nous sommes allés tester un nouveau lieu de brunch proche des étangs d'Ixelles. Nous avions pu réserver pour le service de midi sur internet - ce que j'ai apprécié vu que je déteste le téléphone. Conformément au modèle des maisons bourgeoises locales, BRUT est disposé sur trois pièces en enfilade, la cuisine occupant celle du fond. Une serveuse nous a attribué une petite table dans celle de devant et a pris nos commandes de boissons chaudes. Le choix de thés était assez limité: un vert au citron et à la badiane (que nous n'aimons ni l'un ni l'autre), un noir, un rooibos et une tisane à base d'hibiscus. Les boissons froides étaient en supplément de la formule à 25€, et nous n'en avons pris. 

mardi 18 juin 2019

Les conversations absurdes #64


Nous venons d'éteindre la lumière, et nous nous tortillons un moment pour trouver une position confortable l'un face à l'autre. 
CHOUCHOU: Là, voilà. Tu es bien? 
MOI, d'une voix quelque peu étouffée: J'ai le nez dans tes poils de poitrine. Ca chatouille. 
CHOUCHOU, sur un ton très satisfait: C'est là qu'est ta place. Dans le champ des possibles. 
MOI, ronchonnant: Le champ des possibles me donne envie d'éternuer. 

La stratégie anti-patate de canapé


La moitié de l'année étant déjà écoulée, le moment me semblait bien choisi pour faire un petit bilan de mes résolutions 2019. J'avais décidé de développer deux nouvelles habitudes: pratiquer le yoga 20 mn par jour, et dessiner dans mon agenda chaque jour. Au bout de six mois, voici ce que ça donne (les photos ont été prises dimanche):





lundi 17 juin 2019

La semaine en bref #75




Lundi:
 Audrey Alwett me remercie pour ma critique de son dernier roman et la relie sur Twitter, ce qui me fait ultra plaisir. 
Discussion houleuse mais fructueuse sur la gestion des repas, LE point problématique de notre quotidien depuis 12 ans. Un moment difficile, mais de ceux qui font avancer le schmilblick.
 Dans la foulée, je décide d'investir dans une couverture lestée dès que j'aurai été payée pour mon boulot d'avril. J'y songe depuis des mois, et je suis de plus en plus convaincue que ça me ferait beaucoup de bien. 

dimanche 16 juin 2019

"Recursion" (Blake Crouch)


Bonjour, je m'appelle Armalite et je suis accro aux histoires qui me retournent les méninges.

Il y a 3 ans, j'étais scotchée par "Dark matter", uchronie personnelle renversante signée Blake Crouch.

Hier, j'ai probablement raccourci mon espérance de vie de 5 ans en lisant le dernier roman du même auteur.

Pourtant, ça n'avait pas si bien commencé. Dans "Recursion", on suit deux trajectoires en parallèle. Helena Smith est une neuroscientifique brillante qui a dédié son existence à combattre la maladie d'Alzheimer. Dans ce but, elle fabrique une chaise censée enregistrer les souvenirs des patients afin de les leur restituer ultérieurement. Onze ans plus tard, Barry Sutton, inspecteur dans la police de NewYork, est confronté au suicide d'une femme atteinte du Syndrome des Faux Souvenirs, une étrange maladie qui a fait son apparition récemment et dont nul n'est encore parvenu à identifier les causes ou le fonctionnement...

mardi 11 juin 2019

L'étoffe dont on fait les amis



Les relations humaines ont toujours été une chose extrêmement compliquée pour moi. 

Je n'ai pas eu d'amis avant l'âge de 15 ans et mon arrivée dans un club de jeux de rôles fréquenté par des hordes de garçons tout aussi asociaux que moi. Même alors, nos rapports étaient surtout fondés sur le partage d'une activité excitante qui ne nous obligeait pas à aborder quelque sujet personnel que ce soit. Pour le reste, je n'avais aucun point d'accroche avec mes camarades de classe, tous beaucoup plus vieux que moi (et beaucoup plus bêtes, de mon avis qui n'engageait que moi). Ca ne s'est pas arrangé quand j'ai débarqué dans une grande école de commerce où en plus du fossé de l'âge qui s'était encore creusé entre-temps, j'ai été confrontée au fossé de classe sociale et d'ambitions radicalement divergentes qui béait entre eux et moi - ils voulaient conquérir le monde merveilleux de l'entreprise; je n'aspirais qu'à bosser tranquillement dans mon coin sans avoir de comptes à rendre à personne.

lundi 10 juin 2019

"Magic Charly #1: L'apprenti" (Audrey Alwett)


Prenez:
- un jeune héros noir, grand et athlétique, dont les gens se méfient dans la rue alors qu'il est adorable et hyper respectueux des filles;
- sa mère qui est aussi la proviseure de son drôle de lycée, l'Ecole des Allumettes Hurluberlu, et qui peint à ses heures perdues;
- sa grand-mère qui vient juste de refaire surface 5 ans après sa disparition mystérieuse, en ayant complètement perdu la mémoire;
- sa meilleure amie, héritière d'une fabrique de confiserie, qui se pend pour une rebelle et accumule toutes les bêtises possibles;
- une de leurs camarade de classe, éternelle bonne élève plutôt désagréable mais particulièrement douée pour diriger les opérations de nettoyage en grand.
Incorporez-les à un monde apparemment semblable au nôtre, mais où la magie existe. Ceux qui la pratiquent sont appelés "magiciers" et soumis à des règles très strictes - sauf, évidemment, s'ils font partie de l'élite des Académiciens et autres riches habitants de la cité de Thadam. 
Ajoutez quelques artefacts merveilleux, comme une théière perpétuelle qui sert chaque fois un thé différent selon l'humeur de la personne qui va le boire, ou une serpillère animée répondant au doux nom de Pépouze. Plus un crocodile familier, histoire d'apporter un peu de mordant.
Saupoudrez de réjouissantes références aux classiques du genre (Harry Potter et Les Annales du Disque-Monde en tête). 
Laissez cuire à petit feu pendant les deux tiers de l'histoire, le temps que le héros entame très laborieusement son apprentissage. 
Puis, lorsque le mélange commence à prendre, jetez un gros twist en plein milieu, et regardez l'explosion résultante éclabousser les lecteurs ahuris.
Terminez par une confrontation épique et-pic-et-colégram, ponctuée d'un double cliffhanger qui devrait plonger tous les gourmets littéraires dans le désespoir et ne leur laisser qu'une seule phrase aux lèvres: "La suite, et vite!". 
Agrémentez d'une couverture embossée, à l'illustration si jolie que même les accros de la liseuse se jetteront sur la version papier. 
Il ne vous reste plus qu'à servir ce premier tome de "Magic Charly" encore tout chaud et à le dévorer dans la foulée comme il le mérite. 

dimanche 9 juin 2019

La semaine en bref #74




Lundi:
Fenêtre fermée, je ne dors pas parce que j'ai trop chaud. Fenêtre ouverte, je suis réveillée par des petits salopards d'oiseaux qui chantent à gorge déployée dès 4h40. L'été s'annonce bien.
 Nous regardons le dernier épisode de "Good omens". J'ai globalement beaucoup aimé, malgré la disparition de plusieurs de mes scènes préférées du livre. Chouchou, en revanche, a trouvé l'apocalypse riquiqui. Je lui fais remarquer que c'est une histoire de gens, de choix, de pouvoir de l'imagination et pas de grosse baston, mais il semble peu convaincu. 

samedi 8 juin 2019

Les conversations absurdes #63


CHOUCHOU: J'ai eu trois expériences mystiques dans ma vie. Une à Villeneuve-lès-Avignon, une à Kyoto, et une au Crazy Horse. 
MOI: Au Crazy Horse? 
CHOUCHOU: Oui. Tu te souviens, la fois où tu avais pris des places pour aller voir le spectacle de Dita von Teese, et qu'on s'était retrouvés au premier rang? Pendant le numéro du bain noir, elle s'est approchée du bord de la scène, elle s'est retournée et penchée en avant, et là, j'ai vu la lumière. 
MOI: ...
MOI: Si je comprends bien, 33% de tes expériences mystiques, c'était le cul de Dita von Teese. 
CHOUCHOU: Tout à fait. (Silence pensif.) Vu sous cet angle, ça fait beaucoup. Mais dès ma prochaine expérience mystique, ça tombera à 25%.
MOI: Ou ça montera à 50. 

mardi 4 juin 2019

Envies de juin




un bol de spaghetti au nouveau Bavet de la rue du Bailli
(à l'emplacement du regretté salon de thé Umami, parti s'exiler dans le Neuilly bruxellois où je ne mets pratiquement jamais les pieds)

le premier tome de "The Poe clan" de Moto Hagio
(si vous aimez le shôjo et que vous n'avez rien lu de cette autrice au dessin sublime, vous avez raté votre vie)

...et celui de "Time shadows"
(d'un auteur inconnu de moi, mais comment passer à côté d'un manga qui parle de voyage dans le temps?)

"Magic Charly", le nouveau roman d'Audrey Alwett
(dont j'avais a-do-ré "Les poisons de Katharz")

la deuxième saison de "Dark"
(série retourne-méninges par excellence - j'espère qu'il y aura un bon résumé au début, car j'ai totalement oublié qui est qui!)

le sublime ensemble Lego "Stranger Things"
(son prix étant sublime lui aussi, et notre appartement ne s'étant toujours pas changé en Tardis, je me contenterai de l'admirer de loin)

un puzzle Orbicular Geode
(chacun d'eux est une pièce unique, inspiré de la formation des agates, et je bave devant depuis deux semaines)

un abonnement à Superprof.be
(pour trouver des cours particuliers de plusieurs techniques que j'ai envie d'apprendre, notamment le tissage et la céramique)

cette parure de lit ambiance tropicale
(toutes les miennes sont sérieusement défraîchies, et j'adore le motif)

cette robe kaki Cora Kemperman
(pas du tout de saison, je l'avoue, mais il n'y en aura certainement plus d'ici l'automne)

lundi 3 juin 2019

Les conversations absurdes #62




Ce matin, j'ai publié la photo ci-dessus en story Instagram avec la question:
A: Ceci n'a rien à faire dans le frigo car c'est VIDE?
B: Pas du tout, il en reste encore PLEIN?

Dans l'après-midi, Chouchou vient me parler sur Messenger.
CHOUCHOU: Alors, ce sondage, ça donne quoi? 
MOI: 33 A contre 12 B. LE PEUPLE EST DANS MON CAMP.
CHOUCHOU: Il est aussi dans le camp de l'extrême-droite pour le moment. A ta place, je ne me fierais pas à des jugements trop hâtifs. 

dimanche 2 juin 2019

La semaine en bref #73




Lundi:
C'est sympa de distribuer des guides pratiques à toutes les places des trains ICE, mais quand ma correspondance prévue ne figure pas dans la liste, ça me file juste un gros coup de stress.
 La cheffe de bord de notre deuxième train répète ses annonces en quatre langues après chaque arrêt et mange tellement ses syllabes qu'arrivée à Bruxelles, je n'ai toujours pas compris comment elle s'appelle. On dirait que son prénom commence par un F. Falbala? Fleubeuleu? Ftagh'nunu? Le mystère restera entier. 

samedi 1 juin 2019

Lectures de Mai 2019




ROMANS:
- Impossible times #1: One word kill (Mark Lawrence) ♥︎♥︎♥︎
- The gilded wolves #1 (Roshani Chokshi) ♥︎♥︎
- The illumination of Ursula Flight (Anna-Marie Crowhurst) - en cours
- Ma vie en listes (Kristin Mahoney) ♥︎♥︎
- With the fire on high (Elizabeth Acevedo) ♥︎♥︎♥︎
- The last voyage of Poe Blythe (Ally Condie) ♥︎♥︎
- Le show de la vie (Chi Li) ♥︎♥︎
- Les âmes silencieuses (Mélanie Guyard) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The truths and triumphs of Grace Atherton (Anstey Harris) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Malamander (Thomas Taylor) ♥︎♥︎♥︎
- Max Lakeman and the beautiful stranger (Jon Cohen) ♥︎
- A witchcraft mystery #8: A toxic trousseau (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Impossible times #2: Limited wish (Mark Lawrence) - en cours

BEDE/MANGA:
- Comment les paradis fiscaux ont ruiné mon petit-déjeuner (François Samson-Dunlop) ♥︎♥︎
- La maison de la plage (Séverine Vidal/Victor Pinel) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Duellistes: Knight of flowers #2 (Mai Nishikata) ♥︎
- Enferme-moi si tu peux (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- KakushiGoto #2 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #1 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #2 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #3 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Five years #1 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le goût de la papaye (Elisa Macellari) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #4 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Je sors avec un ours (Pamela Ribon/Cat Farris) ♥︎♥︎

DIVERS: 
- Lagom: The swedish art of balanced living (Linnea Dunne) - en cours

vendredi 31 mai 2019

"Le goût de la papaye" (Elisa Macellari)


En Thaïlande, dans la première moitié du 20ème siècle. Le shérif Kunchai destine l'aîné de ses quatre fils à une carrière de médecin. Mais le jeune Sompong se passionne pour les langues. Alors, il s'engage dans l'armée comme élève-officier et décroche une bourse qui lui permettra d'aller étudier à Berlin. Hélas, c'est le moment que choisit le chancelier allemand pour déclarer la guerre à la Pologne. Sompong est donc réaffecté à Rome, et embarque à Singapour pour un voyage en bateau qui durera une vingtaine de jours...

C'est en se basant sur la jeunesse mouvementée de son grand-oncle que l'illustratrice Elisa Macellari a écrit et dessiné son premier roman graphique. Dès l'âge de 5 ans, le petit Sompong apparaît comme curieux du monde, enthousiaste et optimiste: des traits de caractère qui, bien qu'il soit un bon fils, le poussent à défier l'autorité paternelle pour choisir son propre chemin. Malgré les circonstances houleuses, c'est avec des yeux émerveillés qu'il découvre l'Europe du début des années 40 et y rencontre la femme de sa vie. 

Mai 2019



jeudi 30 mai 2019

[MUNICH] Mes coups de ♥︎




En décidant d'aller y passer quelques jours, nous n'attendions pas grand-chose de Munich elle-même: nous voulions avant tout rendre visite à nos amies M & M, et en profiter pour voir le château de Neuschwanstein qui figurait sur ma bucket list depuis des années. Nous avons été très agréablement surpris par celle que les autochtones appellent "la ville italienne la plus au nord". Certes, nous avons bénéficié d'un bel ensoleillement, mais il paraît que c'est monnaie assez courante dans le coin. Nous ne nous attendions pas à la gaieté des façades colorées et à la verdure omniprésente qui font des promenades à pied un vrai bonheur. Munich a l'air d'un endroit où la vie est douce. Ce n'est pas mon plus gros coup de coeur en tant que destination touristique (mais nous y avons sans doute fait trop peu de choses pour juger...); en revanche, c'est certainement une ville où ça ne me dérangerait pas d'habiter. 

mercredi 29 mai 2019

"KakushiGoto" T1 et 2 (Kôji Kumeta)


Kakushi Goto mène une double vie. A la maison, il est le père solo et ultra dévoué de l'adorable Hime. Au boulot, il est le scénariste et le dessinateur de mangas cochons tels que "La gigue des couilles" ou "Le collant folâtre". Pour bien marquer la séparation entre ces deux domaines, il se change chaque jour sur le chemin de son atelier et signe ses oeuvres d'un pseudonyme. Mais son obstination à cacher son véritable métier à sa fille, qui le croit employé de bureau, entraîne souvent des situations cocasses...

Très visiblement basé sur la carrière de son auteur (qui relate entre deux chapitres les anecdotes réelles dont il s'est inspiré), "KakushiGoto" présente le travail d'un mangaka et toutes ses vicissitudes avec un savoureux mélange d'humour et de réalisme. Le héros est si focalisé sur sa double vie qu'il devient aveugle à ce qui se passe autour de lui, et donne involontairement de faux espoirs à plusieurs célibataires de son entourage. Les tweets dont il ponctue la fin de chacune de ses courtes mésaventures renforcent l'impression qu'il est perpétuellement en décalage avec la réalité. Le charadesign, qui m'avait semblé un peu simpliste au premier coup d'oeil, fait finalement très bien son boulot et accentue la légèreté dégagée par l'ensemble. Si vous cherchez une lecture fraîche et amusante, ce manga pourrait bien vous séduire. La série, qui n'est pas encore terminée, compte actuellement 8 volumes au Japon. Les éditions Vega en ont déjà publié deux en français, et le 3ème est prévu pour juillet. 

Traduction de Ryoko Akiyama

mardi 28 mai 2019

Où des interrogations partagées aboutissent à des réponses contraires



Depuis quelques années, je m'intéresse beaucoup à l'autisme et notamment à sa forme dite "syndrome d'Asperger". Il se trouve que je me reconnais dans 95% de la liste des caractéristiques les plus courantes. Toute petite, déjà, j'avais un comportement si différent de celui des autres enfants de mon âge que mon oncle et ma tante - qui travaillaient dans l'Education Nationale - avaient suggéré à mes parents de me faire tester. Jeune adulte, j'ai tenu à peine trois ans dans le salariat; après ça, j'ai su que si je ne trouvais pas un moyen de gagner ma vie toute seule dans mon coin, je finirais par devenir dingue et/ou me foutre en l'air.

lundi 27 mai 2019

Les conversations absurdes #61


MOI: Tu étais parti aux toilettes? 
CHOUCHOU, distraitement: Oui. Dans ce lieu magique. 
MOI, perplexe: ...Evanesco caca?*

*Ceci est une blague de Potterhead. 

[MUNICH] Où on s'extasie devant l'Eisbachwelle




Ce matin, après une nuit durant laquelle j'ai dû envoyer Chouchou dormir dans la pièce voisine, j'émerge à... 10h30, gasp. J'avais vraiment besoin de récupérer. D'ailleurs, je ne me sens toujours pas en grande forme. Nous sortons brièvement vers 11h30 pour aller à la pâtisserie la plus proche, où nous achetons des gâteaux pour le dîner de ce soir. Mes boots de moto me font tellement mal aux pieds qu'en ressortant de la boutique, je les enlève et rentre à l'appartement en chaussettes. Nous traînons sur nos ordinateurs respectifs jusqu'à 13h, finissons les restes du frigo et ne nous décidons à décoller que vers 15h. C'est de nouveau le bordel dans le métro, mais un maudit changement à Hauptbahnhof (le Châtelet local) plus tard, nous atteignons l'Englischer Garten, un parc absolument immense connu entre autres choses pour abriter un curieux spot de surf. L'Eisbach, affluent de l'Isar, forme ici une boucle artificielle qui génère une vague d'un mètre. Un panneau donne le ton d'entrée de jeu: le canal est étroit et peu profond; il existe un risque non négligeable de se fracasser la tête sur le béton, et les novices sont priés de s'abstenir. 

dimanche 26 mai 2019

[MUNICH] Où je coche une case sur ma bucket list




Après une nuit où je n'ai quasiment pas réussi à fermer l'oeil à cause du combo ronflements de Chouchou + trop chaud avec la couette mais pas assez sans + stress de ne pas entendre le réveil comme chaque fois que je dois me lever tôt pour prendre un train ou un avion, je m'extirpe péniblement du lit à 7h30. A 8h50, nous sommes dans la métro direction la gare centrale où nous devons retrouver M & M. Mais la circulation semble très perturbée; les écrans n'affichent pas le passage des prochains métros; des employés crient en faisant de grands gestes sur le quai, et nous mettons pour démarrer une grosse dizaine de minutes durant lesquelles je flippe à l'idée de rater notre train. Finalement, la marge que j'inclus toujours dans mes calculs d'horaires nous sauve, et nous arrivons au point de rendez-vous une minute avant nos amies. 

samedi 25 mai 2019

[MUNICH] Où nous partons en quête du meilleur poisson-sur-bâton de la ville




Ce matin, pendant que nous déjeunons de tartines de leur délicieux pain brun, j'annonce fièrement à Chouchou:
- Rischart a liké ma photo de ton énorme machin!
Il me fixe sans comprendre. 
- Gâteau, me hâté-je de préciser. Rischart a liké ma photo de ton énorme gâteau. 
Le malentendu dissipé dans l'oeuf, nous nous mettons en route à pied vers 11h, direction le Deutsches Museum qui est un immense musée scientifique sur 8 niveaux. Nous achetons nos billets au guichet, prenons un lunch rapide au café attenant et, voyant l'ampleur de la tâche qui nous attend, décidons de consacrer les quatre heures dont nous disposons aux secteurs qui nous intéressent le plus. 

vendredi 24 mai 2019

[MUNICH] Où on ne maigrira probablement pas pendant ces vacances




Après une bonne nuit de sommeil malgré les ronflements déchaînés de Chouchou, je me réveille avec un léger début de migraine. Heureusement, j'ai emporté du Doliprane. Le temps qu'on boive un thé, qu'on fasse notre tour du matin sur internet et qu'on se prépare sans se presser, mon mal de tête n'est plus qu'un mauvais souvenir. On se met en route sous un beau ciel bleu. Premier arrêt dans un café tout près de l'appart': faute d'avoir eu le temps d'acheter quoi que ce soit à manger hier soir, nous dévorons chacun un croissant fourré (abricot pour moi, choco-crème pour Chouchou) en terrasse avant de nous remettre en route. Google Maps nous ayant fait prendre l'itinéraire voiture qui est trois fois plus long que le piéton, nous renonçons à passer par le cimetière sud et mettons directement le cap sur le centre de la ville en commentant la joliesse du paysage urbain.

jeudi 23 mai 2019

[MUNICH] Où notre séjour commence plutôt bien




L'avion depuis Bruxelles était deux fois plus cher, le train sera deux fois plus long mais je m'en fous: j'aime prendre le train, et les ICE sont super confortables - bien plus qu'un TGV pour des prix nettement inférieurs. En plus, j'ai de quoi m'occuper: le dernier Flow, le dernier Respire, et un super roman jeunesse entamé hier soir que je n'ai pas pu me résoudre à abandonner jusqu'à mon retour même si ça m'obligeait à le trimballer en version papier. La campagne allemande qui défile par la fenêtre est pas mal jolie aussi, avec ses bosquets touffus et ses bourgades aux maisons pimpantes toutes bien rangées. Correspondance tranquille à Francfort, mais 40 mn de retard à l'arrivée. 

lundi 20 mai 2019

La semaine en bref #71




Lundi:
 Je ne veux pas me vanter, mais mon candidat des dernières présidentielles utilise des gifs de Kristen Bell sur son compte Twitter. 
La petite victoire du jour: j'arrive à plaquer complètement mes mains l'une contre l'autre en Paschim Namaskarasana. La semaine dernière, il me manquait encore tout le bas de la paume et les pouces. C'est dingue que ça se soit débloqué d'un coup alors que je bosse cette posture sans avoir l'impression de progresser depuis des mois.
 Désormais, je qualifierai mes frustrations sur une échelle allant de "Il n'y a plus de Chocapic" à "La fin de Game of Thrones". (Au-delà du twist génial mais si mal amené de l'épisode 5, une analyse hyper-intelligente de la dégringolade de la série depuis qu'elle ne peut plus s'appuyer sur les bouquins.)

dimanche 19 mai 2019

"Les âmes silencieuses" (Mélanie Guyard)


1943. Héloïse Portevin a vingt-et-un ans lorsqu'un détachement allemand s'installe dans son village. Avides d'exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu'elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences... 

2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l'auteur des lettres. 

Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur... et pour le pire.

jeudi 16 mai 2019

Les conversations absurdes #60


CHOUCHOU: Tu veux bien regarder cette sélection de portraits? J'aimerais faire des choses approchantes avec toi. Bon, évidemment, ce ne sont que des pinups de 20 ans, donc il y aura un GROS travail d'adaptation...
MOI: Je t'en prie, insulte-moi lourdement, ça paraît un excellent moyen pour me faire poser sans moufter et avec le sourire. 

mercredi 15 mai 2019

"Enferme-moi si tu peux" (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg)



"Les histoires que je vais vous raconter se déroulent entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Il vaut mieux, en ce temps-là, être un homme, blanc, cultivé et bourgeois.* 

Les femmes et les enfants n'ont aucun droit. Les paysans n'ont plus de terre; ils deviennent pauvres et ouvriers. Les vieux et les malades gênent; on les préfère isolés et enfermés. Ils sont donc toute une population d'exclus: négligeables, corvéables, insignifiants. 

Pourtant, certains d'entre eux, du fond de leur gouffre, ont été touchés par la grâce. Un jour le déclic s'est produit, ils s'en souviennent comme si c'était hier. 

Ils ont entendu une voix, celle d'un esprit, d'un fantôme ou d'un ancêtre. Ils ont su alors qu'il y avait un ailleurs pour eux, et qu'il était intérieur."

dimanche 12 mai 2019

La semaine en bref #70




Lundi:
C'est la matinée des relances! 1, La Redoute qui ne m'a toujours pas remboursé le fauteuil dont j'ai annulé la commande il y a maintenant un mois; 2, l'éditeur qui ne m'a pas communiqué le nombre de feuillets à facturer pour ma dernière trad; 3, l'électricien qui n'a pas répondu à ma demande de rendez-vous. (...Vu comment c'est difficile d'appâter un artisan du BTP, je me dis que le bon plan, ce n'était pas la grande école de commerce que mes parents m'ont poussée à faire ni les études de langue auxquelles j'aspirais: aujourd'hui, je gagnerais sûrement mieux ma vie avec un CAP plomberie.)
 Le loueur de l'appart Air Bnb que nous avions réservé à Munich annule deux semaines avant notre départ pour cause d'embrouille avec son proprio. Branle-bas de combat pour retrouver quelque chose de satisfaisant dans le même budget. C'est pas gagné - surtout que la loi allemande n'autorise les particuliers à sous-louer que 6 semaines par an, et que certains hôtes ont déjà dépassé ce quota.
 Quand les acteurs et les showrunners de "Game of thrones" ont prévenu que beaucoup de spectateurs risquaient de ne pas apprécier la conclusion de la série, j'ai pensé qu'ils parlaient des amateurs de happy end. Comme je kiffe les fins tragiques, je jubilais d'avance. Et puis en fait, je déteste les trois quarts de ce qu'ils sont en train de faire.
 Atteint par la folie des grandeurs, le premier moustique de l'année tente de me piquer à travers la manche de mon sweat tel un carreau d'arbalète capable d'ignorer la présence d'une montagne sur sa trajectoire. Il périt tristement écrabouillé.

vendredi 10 mai 2019

Où je succombe à une nouvelle addiction




Tout est parti de l'incendie de Notre-Dame.

Parmi les nombreux messages attristés que j'ai vus passer sur internet, il y a eu un Instagram-hommage montrant un puzzle nommé "A day in Paris", dont l'illustration avait été réalisée par Jennifer Orkin Lewis alias @augustwren. Comme j'adore cette artiste, j'ai aussitôt cherché le moyen de commander le puzzle en question, en me disant que ça m'occuperait durant la période de chômage technique qui s'annonçait. Malheureusement, ni le fabricant américain ni ses distributeurs n'expédient en Europe. Mais à force de fouiller un peu partout, j'ai trouvé sur eBay un autre puzzle signé Jennifer Orkin Lewis: un design rond crée en hommage à la Women's March. Coup de foudre. Bon, avec les frais de port depuis l'Angleterre, ça revenait trois fois plus cher que le prix en dollars initial, mais tant pis: il me plaisait trop.

mardi 7 mai 2019

Nos vérités contraires




Lors d'un pétage de plombs récent, j'ai jeté des horreurs à la tête de Chouchou, et au cours de la discussion qui a suivi, je me suis excusée en disant que je ne les pensais pas vraiment. Il m'a répliqué que ce qui sort quand on est à bout, c'est toujours la vérité profonde. J'ai contré que pas du tout: lui-même m'avait également balancé des atrocités à l'occasion d'anciennes disputes alors que de toute évidence, il ne les pensait pas. J'ai cité un exemple spécifique et il m'a dit que si si, il le pensait, en expliquant pourquoi. Ce qui ne l'empêche pas de m'aimer, et de me le répéter très souvent sous des formes aussi flatteuses qu'argumentées. Malgré nos accrochages spectaculaires, on va sur nos 13 ans de relation - un fait sans précédent pour lui comme pour moi. Il faut donc croire que l'on pense effectivement des choses très dures l'un sur l'autre, mais que ce négatif est plus que contrebalancé par les qualités qu'on se trouve mutuellement. 

Ou peut-être que c'est un peu plus compliqué que ça.

lundi 6 mai 2019

La semaine en bref #69




Lundi:
A 8h30, je suis tirée du lit par les livreurs d'Ikea qui m'apportent le fauteuil acheté en remplacement de celui dont j'ai fini par annuler la commande à La Redoute. C'est le même que celui qu'il y avait dans notre Air Bnb de Porto, et bien que je galère un peu pour monter les oreillettes, je le trouve d'un excellent rapport qualité-prix. Je sens que je vais passer beaucoup de temps dans mon nouveau coin lecture! (D'autant que plus tard dans la matinée, un autre livreur m'apporte la jolie couverture que j'ai commandée exprès pour aller avec.)
 Histoire de tromper ma folle impatience en attendant que Chouchou ait fini sa journée de travail et qu'on puisse regarder GoT ensemble malgré les 1000 bornes qui nous séparent, j'attaque un nouveau puzzle, de l'illustrateur Colin Thompson cette fois. J'adore la myriade de détails marrants qu'on ne découvre qu'au fur et à mesure, en observant les pièces de vraiment très près. 

dimanche 5 mai 2019

"La maison de la plage" (Séverine Vidal/Victor L. Pinel)


Julie a récemment perdu son compagnon. Alors qu'elle commence tout juste à remonter la pente, elle apprend qu'un de ses oncles souhaite vendre Les Trémières, la maison située sur la côte Atlantique où sa famille s'est toujours réunie pour les grandes vacances. Ce dernier été tous ensemble risque d'avoir un goût un peu particulier...

"La maison de la plage" remonte le temps pour raconter des moments-clés de la vie des Trémières à trois époques différentes: 2018, où débute le roman graphique, puis 1968, lorsque les grands-parents de Julie firent l'acquisition de la maison, et 1959, à l'arrivée des propriétaires précédents. Un secret lié au papier peint de la chambre jaune sert de fil rouge à toute l'histoire.

J'avoue avoir été assez peu touchée par la dernière partie, vue à travers les yeux d'une fillette de 8 ans dont la réaction à un événement qu'on devine très vite m'a paru quelque peu... exagérée. En revanche, les pages consacrées à Julie et aux siens m'ont beaucoup émue, sans doute parce que j'y ai retrouvé des situations et des sentiments très universels. Les divergences et les querelles au sein d'une fratrie. Le soutien inconditionnel qu'on peut trouver auprès de sa famille (quand on a eu de la chance à la loterie de la naissance). L'ancrage profond que donnent les souvenirs d'enfance et les habitudes partagées. La douceur des amitiés d'adolescence qui survivent à l'âge adulte. La continuité d'une génération à l'autre, d'une époque à l'autre. Et, comme sur la couverture, la force qu'on tire des gens qui nous encadrent pour faire face aux vagues de l'existence. 

vendredi 3 mai 2019

Envies de mai




un brunch au Comptoir Rodin
(de préférence un dimanche où il fait beau, histoire de profiter du jardin)

l'expo "Intimate Audrey"
(avant d'arriver à Bruxelles, j'ignorais qu'elle y était née)

la série "Good omens" d'après le génial roman de Neil Gaiman et Terry Pratchett
(en croisant les doigts pour que l'adaptation soit meilleure que celle d'"American gods")

"With the fire on high", roman jeunesse culinaire avec une héroïne racisée
(en plus, la couverture est belle!)

cette recette de spaghetti à l'avocat et au citron
(sans les câpres, que je n'aime pas)

une boîte de thé Yang Tse Kiang de Christine Dattner
(c'est qu'il va bientôt falloir que je trouve un remplaçant à feu mon Yu Zi Hua Cha...)

ce joli puzzle "Paris in a day", à l'illustration signée Jennifer Orkin Lewis
(mais le fabricant américain n'expédie pas à l'international - je suis tristesse)

et cet autre à thème steampunk, illustré par Lois Sutton
(lui par contre, Amazon.com veut bien me l'envoyer des USA)

ce gilet avec une fusée dans le dos
(même si je ne suis guère fan des longueurs de manches bâtardes - mon coude ne fonctionne PAS comme une barrière thermique; si j'ai froid ou chaud en-dessous, j'ai froid ou chaud aussi au-dessus)

mercredi 1 mai 2019

SPOILERS: Pourquoi j'ai été hyper déçue par l'épisode 3 de la saison 8 de "Game of Thrones"


The Night King is not impressed, and neither am I

La semaine dernière, j'ai A-DO-RE l'épisode 2: 10 ans d'investissement émotionnel dans les personnages qui payaient de la plus belle des façons, avec ce qui ressemblait fort à un très émouvant au revoir général avant le massacre. Connaissant la propension de la série à surprendre ses spectateurs (même s'il n'y a en vérité eu aucun gros coup de théâtre depuis le Red Wedding à la fin de la saison 3), j'avais peur pour tous nos héros. Je me préparais à regarder mourir héroïquement les trois quarts d'entre eux, et d'un côté j'aurais été super triste, mais de l'autre, j'aurais trouvé ça normal et logique.