mardi 17 septembre 2019

"Dans la mansarde" (Marlen Haushofer)


En avril, je découvrais Marlen Haushofer avec "Le mur invisible" et je me prenais une énorme baffe littéraire. Si énorme, en fait, que je n'osais pas me procurer d'autres romans de cette écrivaine: par comparaison, ils ne pouvaient que me décevoir. Mais il y a une dizaine de jours, alors que je flânais sans but dans ma librairie de quartier, mon regard s'est posé sur un livre de poche dont l'illustration m'a plu. J'ai déchiffré le nom de l'autrice et le titre; avant même de lire la quatrième de couverture, j'ai su que j'allais l'adorer aussi. Mon intuition ne m'avait pas trompée, et comme il ne fait guère plus de 200 pages, je me suis rationnée pour ne pas le finir trop vite. La narration est découpée en 8 jours consécutifs; je l'ai lu de même.

"Dans la mansarde" retranscrit le monologue intérieur d'une épouse bourgeoise, vraisemblablement au début des années 60. Mère de deux enfants et femme au foyer, cette narratrice anonyme passe la plupart de ses journées seule chez elle. Les autres l'indiffèrent. Elle n'a pas d'amies proches, estime ne pas du tout connaître sa fille de 15 ans, et le mari avec qui elle vit en bonne entente depuis près de 30 ans lui demeure à certains égards un étranger. Le regard qu'elle pose sur son entourage est tantôt lucide et amusé, tantôt perplexe ou fataliste. Les conventions ont peu de prise sur elle. La domesticité ne l'intéresse pas; elle s'y plie docilement, comme il convient à une femme de son époque et de sa condition sociale, mais sans y investir grand-chose d'elle-même.

lundi 16 septembre 2019

La semaine en bref #88




Lundi:
Dans sa cinquième saison, "Grace et Frankie" commence vraiment à toucher un nerf sur les maux de la vieillesse. Ca reste drôle par moments, mais désormais je trouve surtout ça flippant. La perte d'autonomie des deux héroïnes, leurs enfants qui avec toute la bonne volonté du monde se mêlent de décider à leur place... Brrr. 

dimanche 15 septembre 2019

[BRUXELLES] Un nouveau Dam Sum à Sainte-Catherine




Ca devait bien faire un an et demi que je n'avais pas assisté à un événement presse. Mais le Dam Sum du parvis de la Trinité est un de nos restos chouchous à Bruxelles; alors, quand j'ai reçu une invitation à l'inauguration de leur deuxième établissement dans un endroit que j'aime beaucoup - le joli quai du Bois à Brûler, tout près de la place Sainte Catherine -, je ne pouvais qu'accepter avec enthousiasme.

mercredi 11 septembre 2019

"Les deux vies de Pénélope" (Judith Vanistendael)


Elle s'appelle Pénélope, mais elle ne brode pas et elle n'attend pas: elle est chirurgienne, et elle sauve des vies. Depuis dix ans, elle a enchaîné pas moins de 32 missions à Alep. Et chaque fois qu'elle rentre en Belgique pour retrouver son mari poète, son adorable fille, sa mère perpétuellement inquiète et sa soeur perpétuellement parfaite, elle se sent un peu plus déconnectée de ce quotidien paisible. Comment prendre au sérieux l'angoisse d'Hélène, 14 ans, qui ne comprend rien à l'ablatif latin alors que Pénélope a rapporté dans ses bagages le fantôme d'une adolescente qu'elle n'a pas réussi à sauver? 

Judith Vanistendael peut se vanter d'être l'autrice de bédé qui m'aura arraché les plus gros sanglots avec "David, les femmes et la mort". Certes, me crever le coeur avec une histoire de père qui se meurt du cancer pendant que le mien agonisait pour les mêmes raisons ne relevait pas précisément du tour de force. Mais c'était si bien fait que même sans connexion personnelle avec le thème, j'aurais été puissamment touchée. La preuve, c'est que je ne me reconnais en rien dans sa nouvelle héroïne, et que "Les deux vies de Pénélope" a quand même fait mouche.

mardi 10 septembre 2019

Cake choco-banane bien moelleux




Je ne suis vraiment pas la reine de la pâtisserie. Sorti des clafoutis, des tartes et des cakes (bref, les trucs inratables), mieux vaut ne rien me demander. Alors quand une impro totale se révèle donner très exactement le résultat que je visais, je ne tiens plus de joie; je note la recette dans un coin et je me dis que je vais même la partager sur mon blog:

dimanche 8 septembre 2019

La semaine en bref #87




Lundi:
 Merci au Trésor Public, qui m'offre une occasion de commencer sainement la semaine, le mois et même l'année scolaire en me délestant au titre de la taxe foncière d'une somme non négligeable que je n'irai pas investir dans des achats-plaisir nuisibles pour ma santé ou celle de l'environnement.
De toute évidence, ni les mouches ni les moustiques n'ont eu le mémo qui disait que l'été était fini et qu'il fallait rentrer chez eux maintenant, bisous et à l'année prochaine.
 Débat acharné sur le concept de libre arbitre vu à travers le prisme a/de la physique quantique b/des bactéries maléfiques de l'intestin. On sait s'amuser à une heure du matin chez les Armalite-MTLM.

samedi 7 septembre 2019

[LOUVAIN] A la découverte du Grand Béguinage




Située à 40 minutes de train de Bruxelles, la petite ville flamande de Louvain possède non pas un, mais deux béguinages. Le plus grand, qui date du 13ème siècle, est aujourd'hui le quartier d'habitation des étudiants et des professeurs de la plus ancienne université catholique d'Europe. Mais le premier jour de septembre, les cours n'avaient pas encore repris, et malgré la météo idéale pour une promenade, on ne croisait pas grand-monde dans ses ruelles: quelques touristes âgés qui peinaient à négocier les pavés extrêmement inégaux, un couple d'amoureux qui volait des bisous dans tous les coins, deux ou trois courageux-mais-pas-téméraires qui avaient mis pied à terre et poussaient leur vélo. Tout était parfaitement tranquille - les conditions idéales pour improviser une séance photo!

vendredi 6 septembre 2019

Les conversations absurdes #71


MOI: Tu veux finir la salade asiatique?
CHOUCHOU: Non, je n'ai plus du tout faim.
MOI: Du coup, on ne prend pas de gyozas aux pommes en dessert?
CHOUCHOU: Mais si enfin!
MOI: Si je comprends bien, tu as partitionné ton estomac comme ton disque dur. Le C réservé au salé est plein, mais il y a encore de la place dans le D dédié au sucré.
CHOUCHOU: Exactement.

mercredi 4 septembre 2019

[LOUVAIN] Les brunchs du dimanche (60): Life Bar




Bien que nous ayions recommencé à manger de la viande deux ou trois fois par semaine après plusieurs années de végétarisme, nous sommes toujours à l'affût de restos vegans où l'expérience nous a appris que nous pouvions nous régaler avec des plats nettement plus sains et digestes que ceux qu'on trouve à peu près partout ailleurs. A l'occasion d'une promenade dominicale dans la ville universitaire de Louvain, nous avons donc décidé de tester le Life Bar sur lequel les avis de clients semblaient excellents, et dont les photos nous faisaient saliver d'avance. 

mardi 3 septembre 2019

Envies de septembre




CULTURE

la toute dernière saison de "The Good Place": j'aime quand des créateurs ont l'intégrité d'arrêter une série qui marche très bien au moment où ils estiment avoir raconté toute leur histoire, et j'ai hâte de voir comment ils vont boucler celle-là

"Miss Islande", d'Audur Ava Olafsdottir dont j'ai adoré les trois premiers romans parus en français, et pas trop aimé les deux suivants - ce qui lui laisse encore assez de crédit pour que j'achète le dernier sans me poser trop de questions

le nouvel Olivier Adams - encore un auteur avec qui j'ai une relation compliquée: je dévore un de ses bouquins sur deux et je m'ennuie profondément avec l'autre; mais "Une partie de badminton" semble être la suite de "Des vents contraires" qui appartient à la première catégorie

"The ten thousand doors of January", une fiction historique qui coche tellement de mes centres d'intérêt et qui a reçu tant de critiques dithyrambiques que c'est l'une de mes sorties les plus attendues de l'année

le numéro de Lodestars dédié à la Suisse (j'ai celui sur le Portugal, c'est une merveille)

SORTIES

la Brussels Cocktail Week: beaucoup d'événements intéressants, il va falloir choisir!

"Obsessions", la nouvelle expo du MIMA

SHOPPING

ce si joli manteau à capuche d'une parfaite teinte automnale: je me l'offrirai sans doute dès que je me serai débarrassée de quelques vieilles pelures qui ne me vont plus

ces ravissantes bottines vertes (mais je n'ai pas besoin de chaussures et de toute façon, elles ne sont pas disponibles dans ma pointure)

ce sérum réparateur vanté par Margaux Motin qui semble avoir la même nature de cheveux que moi - bouclés dans le bas, mousseux-moches sur le dessus si on ne fait rien

cet agenda hebdomadaire 2020 "Alice au Pays des Merveilles": j'en avais marre des Moleskine, mais ni le Flow, ni le Frankie, ni les Rifle Paper Co ne me plaisent cette année, tandis que la couverture de celui-ci...

dimanche 1 septembre 2019

La semaine en bref #86




Lundi:
 Bien que ce soit le troisième tome d'une série dont je n'ai pas fait les deux premiers, la traduction attaquée la semaine dernière coule pratiquement toute seule. Je m'attendais à suer sang et eau jusqu'à la mi-octobre; c'est donc une agréable surprise.
Une heure au téléphone avec ma soeur qui, en compagnie de David, rentre de Grenoble où ils ont laissé Darklulu. Elle a un petit moral et moi la tension à 27, en plus ça coupe tous les quarts d'heure -mais on se marre quand même, et cette conversation me fait beaucoup de bien. 

vendredi 30 août 2019

Lectures d'Août 2019




ROMANS/RECITS:
- The last (Hanna Jameson) ♥︎♥︎♥︎
- Time after time (Lisa Grunwald) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Midnight at the Blackbird Café (Heather Webber) ♥︎♥︎♥︎
- Wayward Pines #1: Pines (Blake Crouch) ♥︎
- The downstairs girl (Stacey Lee) ♥︎♥︎♥︎
- A home from home (Veronica Henry) ♥︎♥︎♥︎
- A wishcraft mystery #1: It takes a witch (Heather Blake) ♥︎♥︎♥︎
- Elsewhere (Rosita Boland) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La calanque de l'aviateur (Annabelle Combes) - en cours
- Confessions of a bookseller (Shaun Bythell) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- I moved to Los Angeles to work in animation (Natalie Nourigat) ♥︎♥︎
- Five years #3 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Le silence des étoiles (Sanäa K.) ♥︎♥︎♥︎
- Laura Dean keeps breaking up with me (Mariko Tamaki/Rosemary Valero-O'Connell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary #9 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎

mercredi 28 août 2019

Les conversations absurdes #70


Extrait d’une conversation sur Messenger
MOI: Je suis au bar de la Poste.
MOI: À la table d’à côté, une étudiante vient de dire à sa copine qu’elle voulait absolument aller faire son Erasmus à Bruxelles parce que, je cite: «C’est tout petit mais très chic».
MOI: Ma perplexité est grande. 
CHOUCHOU: Elle doit aimer la lumière terne et la pluie.
MOI: Ou juste les frites. 
CHOUCHOU: Tout à fait, car comme le dit la chanson: les frites, c’est chic.

mardi 27 août 2019

L'amour est un choix




Il est des couples dont les partenaires sont très en phase quand ils se rencontrent. Mais au fil du temps, ils évoluent dans des directions différentes, finissant par s'éloigner l'un de l'autre jusqu'à la rupture. 

Mon amoureux et moi suivons le chemin inverse. Tout nous séparait lorsque nous avons décidé de faire connaissance "en vrai". Plus de mille kilomètres à vol d'oiseau entre son domicile et le mien, déjà. Une frontière, fût-elle européenne. Et puis il n'était pas DU TOUT mon genre, ni physiquement, ni au niveau du caractère. J'aimais les grands bruns solides et taiseux; il était chauve, de taille moyenne, avec un coeur de pâquerette et un tempérament ultra démonstratif. Au mieux, j'attendais une brève aventure qui m'aiderait à oublier le Chacal Jaune, alias mon ex. 

dimanche 25 août 2019

La semaine en bref #85




Lundi:
Vingt-quatre heures après avoir coupé la clim', hier soir, j'ai capitulé et je l'ai rallumée. Même avec, je n'ai toujours pas réussi à dormir dans ma chambre sous le toit (encore un rêve de gosse dont la réalité se révèle décevante).
 Fin de la relecture et remise par mail de la grosse traduction qui m'occupait depuis presque deux mois. Ca fait du bien! Maintenant, j'attends de voir combien de temps s'écoulera avant que je sois payée. Je table sur fin octobre, mais rien n'est garanti, surtout que ça va faire une sacrée facture.
 Le voisin du rez-de-chaussée monte me signaler que ma clim' coule de nouveau sur son étendoir. Je lui dis que je vais faire de mon mieux, mais que le plus simple, vu la taille de son jardin, serait quand même de mettre son étendoir ailleurs que sous l'évacuation de mon balcon. On en profite pour causer fourmis: il m'apprend que de son côté, il traite tous les quinze jours au niveau du sol, sans résultat. Oh, et qu'il y a des blattes dans les parties communes du bâtiment. Zen, restons zen.

mercredi 21 août 2019

Où mes cuisses-qui-se-touchent testent les pantys Chub Rub




Ma copine Jeanne ayant (bien involontairement) lancé sur Facebook une discussion à propos des cuisses-qui-se-touchent et de la torture que ça peut être l'été, une de ses contacts a déclaré qu'elle avait testé les Chub Rub et qu'elle les trouvait géniaux. J'avais bien vu passer la pub, mais je n'achète jamais aucun "produit miracle" découvert par ce biais. Avec la caution d'une vraie personne, en revanche, j'étais disposée à me laisser tenter: la crème Nok, c'est très bien, mais j'oublie d'en mettre 9 fois sur 10 avant de sortir, et par grosse chaleur il faut la réappliquer toutes les 2h, ce qui n'est pas nécessairement très commode. Sans parler du fait qu'en cas de départ en voyage, j'essaie de limiter les liquides pour faciliter le passage de la sécurité avec mon bagage cabine.

lundi 19 août 2019

"Laura Dean keeps breaking up with me" (Mariko Tamaki/ Rosemary Valero-O'Connell)


Entre sa jolie couverture et son titre intrigant, il était inévitable que ce roman graphique attire mon attention. J'avoue avoir un peu hésité à la vue du nom de Mariko Tamaki: en 2014, je crois avoir été la seule à ne pas apprécier du tout "Cet été-là", encensé par la presse comme par le public. Mais j'étais terriblement attirée par le graphisme noir et rose de Rosemary Valero-O'Connell, son trait épuré et pourtant expressif, la composition dynamique de ses planches - alors, je me suis laissée tenter. 

Frederica Riley a 17 ans. Elle aime l'odeur des fraises mais pas leur goût. A ses heures perdues, elle récupère de vieilles peluches pour fabriquer des hybrides délirants dont elle imagine les conversations. Lors du bal de la Saint-Valentin, elle se fait plaquer pour la troisième fois par sa petite amie Laura Dean. Obnubilée par cette fille ultra-populaire et chroniquement infidèle, Freddy délaisse sa bande d'amis et cherche les conseils d'Anna Vice qui tient une rubrique "Courrier du coeur". Il lui faudra près de 300 pages pour réussir à échapper à cette relation toxique. 300 pages dont j'ai savouré la moindre case avec ravissement.

dimanche 18 août 2019

La semaine en bref #84




Lundi:
Plus de deux heures à tuer gare de Lyon et un compte en banque exceptionnellement pas trop dégarni en ce mois d'août: et si j'allais déjeuner au Train Bleu? Oui, c'est cher, et en plus, aujourd'hui, je tombe sur un serveur assez hautain. Mais je me régale avec mon gigot d'agneau à l'ail confit; mon Graves est fantastique, tout comme la crème au chocolat de mon thé gourmand, et j'adore ce cadre au classicisme luxueux si éloigné de mes habitudes. 

vendredi 16 août 2019

Bosser un jour férié




C'est un de mes grands plaisirs de freelance: bosser les jours fériés. 
Quand il n'y a rien à faire à l'extérieur de toute façon.
Quand tout est calme de l'autre côté de mes fenêtres et que le silence facilite ma réflexion. 
Quand je sais qu'aucun mail professionnel ne va venir troubler ma concentration, que mon solde bancaire ne bougera ni dans un sens ni dans l'autre. 
Quand le monde (ou au moins le pays) est à l'arrêt et que je peux me dispenser d'enfiler mon armure au saut du lit.  
Quand je ne dois pas me dépêcher de boucler mon quota de pages pour avoir le temps de caser ceci ou cela en fin d'après-midi. 
Quand je peux prévoir avec délectation ce que je ferai du jour de repos que je prendrai pour compenser. 
Quand je dois me débrouiller avec ce que j'ai dans le frigo, ce qui simplifie la prise de tête de l'avant-repas. 
Quand rien ne m'oblige à prendre de décision importante et à la mettre en oeuvre dans la foulée. 
Quand je me sens tranquille et délicieusement décalée par rapport au reste du monde (ou au moins du pays). 
C'est peut-être curieux, mais les jours fériés où je travaille ont toujours un petit goût de vacances. 

jeudi 15 août 2019

Evolution de la flamboyance


Galway, octobre 2017

Physiquement, s'il y a une chose que j'aime chez moi, ce sont mes cheveux. Epais, ondulés et faciles à vivre, ils sont l'un des rares attributs qui m'a toujours valu des compliments. Et je me suis pas mal amusée avec tout au long de ma vie. A 15 ans, la coupe de Catherine Ringer me valait le surnom de Rita pendant toute mon année de terminale. A 18 ans, une teinture noir bleuté me donnait l'air de Cléopâtre quand j'étais maquillée, et d'une morte-vivante dans le cas contraire. A 20 ans, la première et dernière permanente de ma vie me transformait en caniche (et ne me permettait bizarrement pas de reconquérir mon ex). A 26, un carré rouge et violet accompagnait mon divorce et mon installation aux USA. A 34, un blond malencontreux gâchait les photos de mon premier voyage au Japon. A 41, un splendide ombré hair rose puis violet me coûtait les yeux de la tête juste après la mort de mon père.

dimanche 11 août 2019

La semaine en bref #83




Lundi:
Ce week-end, j'ai découvert l'anime "March comes in like a lion" sur Netflix, et jusqu'à ce que j'aie terminé les deux saisons disponibles, je vais être extrêmement rapide pour boucler mon travail quotidien.

mercredi 7 août 2019

Stratégie de la chute libre




J'émerge d'une période assez difficile. 
Pendant un peu plus d'un an, mon cerveau a oscillé entre "A quoi ça sert de continuer?" les bons jours, et "Tu ferais mieux de chercher la solution la plus rapide et indolore pour en finir" les mauvais. J'ai eu beaucoup de mal à ignorer ses injonctions. 
En cause, mes premières périodes de chômage technique, qui se sont multipliées en s'allongeant à chaque fois. La crainte grandissante de ne plus pouvoir vivre du métier que j'adore. La terreur pure à l'idée de devoir prendre un emploi "normal", avec des gens autour de moi toute la journée et un lieu de travail fixe qui foutrait ma vie en l'air. 
A côté de ça, une actualité de plus en plus anxiogène. L'accélération visible du réchauffement climatique, les mises en garde affolées de la communauté scientifique. La certitude grandissante que nous allons vers un bouleversement total de notre mode d'existence et sans doute une extinction de masse, pas d'ici la fin du siècle comme initialement prévu mais peut-être bien de mon vivant. La rage de voir que les gens en position de pouvoir ne veulent rien faire, parce qu'ils sont assez âgés et assez riches pour penser que les pires effets ne les concerneront pas. 
Bref, une impuissance de plus en plus grande face à des changements tant personnels que généraux qui me terrifient.

mardi 6 août 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (59): Comptoir Rodin




Installé dans un beau bâtiment en brique qui abritait une caserne autrefois, le Comptoir Rodin est un "restaurant de jour", ouvert de 8h30 à 15h30 en semaine et de 10h30 à 16h le week-end. J'avais entendu parler de son brunch réputé délicieux, mais j'avoue que j'étais  freinée par le prix: 29€ par personne, avec seulement une boisson chaude incluse, c'est plus que ce que je paye la plupart de mes repas au restaurant. J'ai donc attendu que nous soyions un peu en fonds pour tester. 

dimanche 4 août 2019

La semaine en bref #82




Lundi:
Levés à 3h45 pour prendre un taxi (remarquablement ponctuel) une demi-heure plus tard. Je n'ai quasiment pas dormi pour la seconde nuit consécutive et je vole aux vapeurs d'essence. Après un Tallinn-Bruxelles sans encombre, nous franchissons la porte de chez nous à 9h, au moment où nous sortirions à peine du lit en temps normal. 
 A mon immense surprise, je reçois un avis de virement pour la première partie de l'à-valoir du bouquin que j'ai commencé à traduire fin juin, et dont je n'attendais pas le paiement avant fin août dans le meilleur des cas. Plus une mensualité d'un autre éditeur, qui risquait d'être reportée au mois prochain pour des raisons administratives. Des semaines qui débutent comme ça, j'en veux bien tout le temps.
 Je retrouve ma couverture lourde avec bonheur: mine de rien, je m'y suis déjà habituée, et j'ai moins bien dormi sans pendant notre city trip.

jeudi 1 août 2019

Envies d'août




CULTURE

"La calanque de l'aviateur", roman feel-good sur lequel j'ai lu d'excellentes critiques

"The downstairs girl" de Stacey Lee, autrice AsAm dont j'avais déjà adoré "Outrun the moon"

Le 9ème et dernier tome du merveilleux "Kamakura diary", manga "tranche de vie" feel-good parmi mes séries préférées de tous les temps

SORTIES
Un déjeuner au Bistrok, à Toulon

Une nuit dans l'hôtel du phare de Corsewall, en Ecosse - à voir pour le printemps prochain

SHOPPING

Le Vogue anglais de septembre, édité par Meghan Markle et plein d'interviews de femmes inspirantes

Ce beau tissu imprimé renards, signé de mon illustratrice chouchou Jennifer Orkin Lewis (sauf qu'il faudrait aussi que j'apprenne à coudre pour pouvoir en faire quelque chose!)

Ce canapé d'angle bleu canard en remplacement de notre convertible Maisons du Monde chocolat, fort défraîchi et surtout un peu trop court pour y dormir confortablement lorsque 50% des membres du foyer empêchent les 50 autres de fermer l'oeil avec leurs ronflements

mardi 30 juillet 2019

[TALLINN] Conseils pratiques et bonnes adresses




Notre city trip à Tallinn était formidable, cinq jours merveilleux qui m'ont envie de recommander cette destination à quiconque voudrait bien m'écouter.

Lectures de Juillet 2019




ROMANS:
- Black Rabbit Hall (Eve Chase) ♥︎♥︎
- But not forever (Jan Von Schleh) ♥︎♥︎
- The bookish life of Nina Hill (Abbi Waxman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The charmed life of Alex Moore (Molly Flatt)
- Ducks, Newburyport (Lucy Ellman) - en cours
- This is how you lose the time war (Amal El-Mohtar) ♥︎♥︎
- The clockmaker's daughter (Kate Morton) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The escape room (Megan Goldin) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- KakushiGoto #3 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎
- La voie du tablier #1 (Ono Kôsuke) ♥︎
- Umami #1 (Ken Niimura) ♥︎

dimanche 28 juillet 2019

[TALLINN] Où je réussis à ne pas m'ennuyer dans un musée d'art




J'ai passé une nuit absolument horrible: réveillée à 1h30, j'ai lutté pour réprimer une attaque de panique jusqu'au lever du jour, en essayant de me convaincre que mon cerveau me mentait et que non, ça ne valait pas la peine de me jeter par la fenêtre pour si peu. J'ai fini par m'endormir épuisée vers 5h du matin. Je refais surface à 9h passées, pas fraîche du tout. Mais il fait super beau; c'est notre dernière journée à Tallinn et j'ai bien l'intention d'en profiter. 

samedi 27 juillet 2019

[TALLINN] Où mon obstination finit par payer




Je me réveille sur le canapé (au demeurant très confortable) où j'ai fini la nuit pour échapper aux ronflements de Chouchou, contre lesquels même mes bouchons d'oreille sont devenus insuffisants. Après un petit-déjeuner de thé vert et de tartines grillées à la confiture de fraise, nous partons à pied vers le nord de la Vieille Ville. Il fait plus chaud que les jours précédents et malheureusement, notre parcours d'aujourd'hui est assez pauvre en ombres... En traversant la gare ferroviaire, nous croisons des personnes âgées qui vendent des chaussettes en laine et autre bricoles sur des nappes posées à même le sol au bord des rails. Cette curieuse ambiance de marché aux puces clairsemé et un peu miteux nous accompagne sur toute la première partie de notre promenade à travers un quartier industriel délabré, où le soleil cogne très fort et où les voitures comme les passants sont quasi inexistants, mais où fleurissent les street arts plus ou moins réussis. A un moment, nous passons près d'un snack en préfabriqué désert, dont les haut-parleurs claironnent un morceau de country qui recouvre le peu d'autres sons alentour...  Nous finissons par atteindre la civilisation le Telleskivi Creative City, une usine reconvertie où se massent des pop-up stores de marques plutôt obscures, et où des cafés-restos healthy qui se ressemblent tous côtoient un musée de la photographie suédois assez réputé. Ici aussi, nous faisons une belle moisson de street art, mais l'insolation menace et nous ne nous attardons guère. 

vendredi 26 juillet 2019

[TALLINN] Où David Bowie et Depeche Mode nous accompagnent dans l'espace et sous terre




Nous nous levons tard et encore fatigués par la journée d'hier, qui serait passée crème il y a encore 5 ou 6 ans. On se fait vieux, et nos jambes avec nous! Il est plus de 11h quand nous quittons l'appartement pour nous rendre au musée de la ville - que je visite presque à chacun de mes city trips afin d'en apprendre un minimum sur l'endroit où je me trouve. Celui de Tallinn est bien fichu et très intéressant. J'aime surtout l'expo qui retrace les 100 dernières années d'évolution historique par bond de décennie en décennie, les années en "8", la maquette de la Vieille Ville sur laquelle nous trouvons très facilement la maison où nous logeons, la collection de céramiques et de porcelaines, ainsi que la reproduction d'une maison de marchand du XVIIème siècle façon maison de poupée. (Et ici, les marches font une hauteur normale, merci pour mes genoux!)

jeudi 25 juillet 2019

[TALLINN] Où nous faisons le plein de calories et d'églises




Je me réveille spontanément vers 8h30, et comme nous aimons prendre notre temps le matin, il est 10h30 lorsque quittons l'appartement. Nous prenons la direction de l'ancien mur d'enceinte (une des fortifications médiévales les mieux préservées d'Europe), sur lequel on peut monter au niveau de la tour Helleman. Les escaliers en pierre sont étroits, avec des marches si hautes que j'en suis quasiment réduite à les escalader à quatre pattes. Doit-on en déduire que les Estoniens du Moyen-Age mesuraient 2,12 mètres? Ma perplexité est grande (plus que mes jambes, de toute évidence). Mais une fois en haut, on jouit d'une vue sympa sur les toits de la Vieille Ville. 

mercredi 24 juillet 2019

[TALLINN] Où nous tombons sous le charme de la Vieille Ville




Le réveil à 6h pique un peu, d'autant que comme toutes les veilles de départ, je n'ai presque pas dormi. Bizarrement, c'est beaucoup moins difficile de m'arracher à mon lit que si c'était deux heures plus tard et que je devais passer la journée à bosser! Juste le temps de nous doucher et de sauter dans nos vêtements, et nous partons prendre la navette pour Zaventem. Tout se passe sans encombre: pas de bouchons sur la route de l'aéroport, aucune attente au contrôle de sécurité, un embarquement à l'heure et zéro problème de bagages - je pars avec mon sac à dos de 30 litres à moitié plein seulement; Chouchou avec une petite valise cabine noire bourrée massacre. Durant le vol paisible, le ciel est si dégagé que nous pouvons voir le nord de l'Europe défiler en contrebas. Nous nous posons à Tallinn vers 12h30 heure locale (+1 par rapport à la France et la Belgique) et filons tout droit prendre le tram n°4 qui, pour la folle somme d'1€ par personne, nous amène dans le centre-ville en une demi-heure environ. Jusqu'ici, c'est un sans faute. 

mardi 23 juillet 2019

Les conversations absurdes #69


MOI, chatouillant le ventre de Chouchou: Regarde, il y a une araignée qui essaie de se faire un nid dans ton nombril!
CHOUCHOU, sévèrement: Pas d'araignée dans le nombril. 
CHOUCHOU, après un temps de réflexion: Des fleurs, à la limite. 
MOI: ...D'accord, quel genre de fleurs?
CHOUCHOU, très sûr de lui: Des jonquilles.
MOI, surprise car il sait à peine distinguer une rose d'un tournesol: Mais, euh, tu sais à quoi ça ressemble, au moins?
CHOUCHOU: Oui. C'est jaune, avec une sorte de collerette. 
MOI, de plus en plus surprise: Tout à fait. Et tu sais ça parce que...?
CHOUCHOU: A l'école primaire, j'étais Jonquille. 
MOI: ...Pardon?
CHOUCHOU: C'était comme ça qu'on m'appelait. Pour nous faire apprendre le nom des fleurs, on nous en attribuait une chacun, avec l'image correspondante. Moi, j'étais Jonquille. Mon amie Isabelle était Tulipe. Et il y avait un pauvre gars qui s'appelait Crocus.
MOI, rêveuse: "A l'école primaire, j'étais Jonquille"... Only in Belgium.

dimanche 21 juillet 2019

La semaine en bref #80




Lundi:
Les e-billets se généralisent; n'ayant pas de smartphone, je devais depuis quelques mois trimballer presque partout mon vieil iPad de 2011, qui prenait beaucoup de place et pesait lourd dans mon sac. Je le troque avec bonheur contre un iPad mini qui m'enchante tant par son format idéal (moitié plus petit que le précédent, mais assez grand pour mes mauvais yeux et mes gros doigts) que par sa légèreté. 
 Il y a les filles dont le partenaire demande la main avec des coeurs dans les yeux. Et puis il y a moi, dont Chouchou doit demander le pouce 37 fois en l'espace de 10 minutes en me tendant l'iPad mini que je ne suis pas fichue de configurer moi-même.

mercredi 17 juillet 2019

Les conversations absurdes #68


CHOUCHOU: Le gouvernement bruxellois est formé, et il a annoncé sa politique générale.
MOI: ...Le gouvernement belge, non? 
CHOUCHOU: Non, non, le gouvernement bruxellois. Celui de la région Bruxelles-Centre. C'est autre chose que le gouvernement belge. 
MOI: Je. Hein. Sérieusement? Pas étonnant que vous soyez le pays au monde avec le plus de ministres par tête de pipe. 
MOI: Du coup, j'espère que le gouvernement de notre rue est stable, car celui de la chambre à coucher menace de se rebeller contre l'irrégularité de nos horaires. 

lundi 15 juillet 2019

Les conversations absurdes #67


CHOUCHOU: Heureusement que je suis fort là où tu es nulle et inversement. Imagine un individu qui cumulerait nos tares à tous les deux. 
MOI: Tu veux dire quelqu'un de désordonné et désorganisé qui oublierait tout tout le temps, qui serait en permanence couvert de taches de bouffe, qui ne saurait pas faire fonctionner un seul appareil électronique et refuserait de conduire ou de fréquenter d'autres gens? Espérance de vie du boulet cosmique: trois jours à vue de nez.

dimanche 14 juillet 2019

La semaine en bref #79




Lundi:
 Ma soeur (en télétravail le lundi) et moi passons la journée à travailler sur sa table de salle à manger pendant que Darklulu, en vacances et désoeuvré après la demi-heure d'exercice physique recommandée par son coach, se plaint de s'ennuyer ferme sans son frère. 
 Le fraîchement motorisé Attila repasse à la maison entre deux soirées pour faire son inscription en fac de médecine. Sa mère l'aide en tapant les infos sur internet. "Catégorie socio-professionnelle," marmonne-t-elle. "Sur-shité", déclare le nouveau bachelier du tac au tac. Enfin, je crois entendre "sur-shité", mais mes contacts Facebook m'informent qu'en réalité, c'est "sur-cheaté", en référence aux jeux vidéo et non à la consommation de substances illégales. Ce qui en dit long sur nos adolescences comparatives, à Attila et à moi. 
 La petite broche homard en soldes que j'ai commandée sur le site des Néréides arrive chez ma mère dans un emballage grand comme une boîte à chaussures, avec des milliards de couches de protection inutiles. Je ne réitèrerai pas l'expérience. 

samedi 13 juillet 2019

Les conversations absurdes #66


CHOUCHOU, tentant de me convaincre d'aller voir une expo: Non mais Bruegel, c'est un peintre extrêmement comique. On lui commandait des sujets religieux, il les foutait tout petits dans un coin de son tableau et sur le reste de la toile, il peignait des scènes de la vie quotidienne flamande. Ou alors, il traitait le thème d'une manière inattendue. Dans "La chute d'Icare", tu vois un paysan en train de labourer au bord de la mer, avec juste un pied qui dépasse de l'eau dans le fond. 
MOI, à contrecoeur: OK, tu le vends bien.
CHOUCHOU, encouragé: Ses tableaux, il faut les REGARDER.
MOI: ...Par opposition à tous les autres peintres dont on va voir les expos les yeux bandés?

jeudi 11 juillet 2019

J'ai (enfin) testé la couverture lourde




Il y a un peu plus d'un an, j'entendais parler pour la première fois des couvertures lourdes (ou couvertures lestées) utilisées dans le traitement des troubles du sommeil et de l'anxiété chronique, particulièrement chez les autistes. Ma première réaction a été un peu sceptique, de l'ordre de "Mouais, je ne vois pas comment c'est censé fonctionner". Puis je me suis rappelé le bien-être inexplicable que je ressentais, enfant, en me glissant sous le lourd édredon en satin safran qui recouvrait le lit de mon arrière-grand-mère. J'ai pensé à mes difficultés d'endormissement toujours plus grandes en été, non seulement à cause de la chaleur elle-même, mais parce qu'elle me dissuade de me couvrir, ce qui entraîne un sentiment de vulnérabilité aiguë et m'empêche de mettre ma vigilance suffisamment en veille pour basculer dans le sommeil. J'ai pensé qu'en effet, ça pouvait être intéressant, mais que le résultat n'était pas garanti. J'ai tendance à rester hermétique aux formes de thérapies alternatives qui fonctionnent pourtant bien sur la plupart des gens - à titre d'exemple, l'hypnose, dont je ne conteste pas l'efficacité dans l'absolu, est absolument sans effet sur moi. Dans ces conditions, j'hésitais à dépenser entre 150 et 200€ pour me retrouver avec un objet encombrant qui ne me servirait peut-être à rien. Mais ces derniers temps, les problèmes liés à mon travail ont poussé mes troubles psychiques et comportementaux à un niveau difficilement gérable, et je me suis enfin décidée à essayer. 

mardi 9 juillet 2019

D'un bout à l'autre



35 ans à redouter de tomber enceinte, à devoir gérer seule la question de la contraception, à assumer tout aussi seule (physiquement et moralement) la fois où il y a eu accident de pilule. 10 ans à entendre que je changerais d'avis sur la question des enfants parce que "toutes les femmes en veulent", puis 15 à m'entendre demander "Mais pourquoi tu n'en veux pas?" sur un ton impliquant que ça relevait quand même d'une pulsion contre-nature et d'un égoïsme monstrueux. Le jugement de tout le monde sur mes choix de vie, tout le temps.

lundi 8 juillet 2019

La semaine en bref #78




Lundi:
 Après mûre délibération, le verdict est tombé: je n'aime plus l'été. La chaleur me colle la migraine dès le réveil, la clim' me rend malade, sortir avant 18h est inenvisageable et il y a tellement de guêpes à Monpatelin que je n'ose même pas ouvrir les fenêtres pour aérer. Rendez-moi l'hiver où un gros pull et un thé fumant résolvent la plupart des problèmes saisonniers. 

dimanche 7 juillet 2019

18




Il avait dit qu'il ne voulait rien faire pour ses 18 ans, et surtout pas mélanger ses copains du lycée et ceux du hockey. Bien entendu, ses parents n'en ont tenu aucun compte. Hé bien, même quelques centaines de mètres à porter une caisse de champagne sous un soleil de plomb, ça fait les muscles.  Comment ça, LA CLIM DU RESTO EST EN PANNE?  Ma soeur avait dit aux jeunes de venir à 19h30 en pensant qu'ils arriveraient à 20h; moralité: ils sont là à 19h10, et tout le monde crève de soif en attendant le héros du jour, que son père avait prévu d'amener pour 20h15.  C'est normal que les copines d'Attila se ressemblent toutes?  Mon Dieu, mais son meilleur pote a de la barbe★ En principe, le punch, c'est beaucoup de jus de fruits avec un filet de rhum pour parfumer; là, je pense qu'ils ont fait l'inverse. Un (grand) verre et hop! Je suis bourrée.  "Oh, vous êtes l'amie infirmière de ma soeur qui venait tous les jours chez mes parents pour les piqûres anti-phlébite? Mon père vous aimait beaucoup." Regard direct et sourire franc: "C'était réciproque." Ne pas pleurer, ne pas pleurer.  "Pour atténuer les symptômes pénibles de la ménopause, tu devrais essayer l'homéopathie. Ca marche hyper bien", s'enthousiasme une autre amie de ma soeur. Elle a de la chance que l'alcool émousse mes arêtes.  Sous l'influence du punch-qui-tabasse-sa-mémé, je tiens à Darklulu un grand discours dont une petite voix dans ma tête me répète en boucle que j'en serai mortifiée demain matin.  J'ai beaucoup de points communs avec cet enfant, mais il est nettement plus déterminé que moi à son âge. "A la rentrée, je fête mes 13 ans en sport-études à Grenoble. A 16 ans, je serai en Finlande, et à 18 en Amérique du Nord", m'explique-t-il très calmement.  Ces frites sont étrangement délicieuses. Il ne serait pas belge, le cuistot?  Comme on discute de la chaleur étouffante, le très sympathique ex-coach d'Attila déclare que pour sa part, il adore ça, et croit utile de préciser: "Mais je suis canadien". Monsieur, comment te dire? Ton accent à couper au couteau t'avait un brin trahi.

mercredi 3 juillet 2019

Envies de juillet




CULTURE

la saison 3 de "Stranger Things", dès demain!

le revival de "Veronica Mars" sur Hulu (je n'ai pas aimé le film, mais l'affiche et le trailer de cette nouvelle saison me donnent de grands espoirs)

"This is How You Lose the Time War": voyage dans le temps et rivales lesbiennes - il me FAUT ce roman

la nouvelle conférence de Brené Brown sur Netflix: "Le pouvoir de la vulnérabilité" figure dans le top 3 des TED Talks les plus regardés, et celle-ci a l'air tout aussi géniale

SORTIES

un escape game dans la salle Steampunk d'Immersea Paris - et un autre dans la salle Cthulhu, pendant qu'on y est

l'expo de dioramas de Céline Chevrel, à Lille

un cocktail au Sanzaru et un autre chez La famille, à Bruxelles

le spectacle de Dita Von Teese au Cirque Royal (mais c'est en mars prochain, et je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où je serai à ce moment-là...)

SHOPPING

deux pelotes de cette superbe laine We are knitters peinte à la main pour laquelle j'ai de grands projets - elle est épuisée et ne reviendra en stock que début septembre, mais je saurai être patiente

cette besace Nat & Nin: je l'ai déjà eue en deux exemplaires (un beige glacé et un rouge lisse) qui avaient très mal vieilli, mais sa forme est parfaite pour moi et j'adore cette nouvelle teinte "épices" ainsi que sa texture peau de pêche

cette couverture lestée: ça fait des mois que je me tâte pour en acheter une car je suis certaine que ça m'apporterait plus de sérénité le soir au moment de m'endormir, lorsque mes angoisses tendent à être les plus ravageuses

cette broche homard bleu qu'on dirait créée spécialement pour moi (si je me fais un 4ème tatouage un jour, ce sera un homard bleu)

lundi 1 juillet 2019

La semaine en bref #77




Lundi:

Partie de l'appart de Bruxelles vers 9h10, arrivée à l'appart de Monpatelin vers 21h50. Entre les deux, un chouette déjeuner avec la toujours pétillante AF, quelques photos de street art au hasard des rues parisiennes, un délicieux Nagomi Yuzu et de petites emplettes de thé chez Lupicia, 20 mn au téléphone avec Attila, deux mangas et une bédé lus en entier, un roman fini et un autre bien avancé. Au moins, j'arrive à tirer le meilleur parti de ces trajets absurdes. Et j'adore la place isolée dans le Ouigo, qui me donne l'impression de voyager en 1ère pour 19€ le Paris-Toulon.
 Recevoir la nouvelle adresse de Shermane me plonge en plein trip nostalgie: elle habite désormais à quelques centaines de mètres de l'ancienne maison de JC et Brigitte, cet endroit où j'ai de si merveilleux souvenirs mais qui n'existe plus que dans la mémoire des chanceux qui l'ont fréquenté. 

dimanche 30 juin 2019

Héroïnes du moment




Megan Rapinoe, capitaine de l'équipe américaine de football, première athlète blanche à avoir mis un genou en terre pendant l'hymne national afin de protester contre les brutalités policières envers les Noirs, en une de la presse ces derniers jours pour son refus de se rendre à la Maison Blanche. 

samedi 29 juin 2019

Lectures de Juin 2019




ROMANS:
- Une vie de homard (Erik Fosnes Hansen)
- City of girls (Elizabeth Gilbert)
- Magic Charly #1: L'apprenti (Audrey Alwett) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- How to save a life (Sara Zarr) ♥︎♥︎♥︎
- Recursion (Blake Crouch) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Nos mains en l'air (Coline Pierré) ♥︎♥︎♥︎
- The bookshop on the shore (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎
- Queenie Malone's paradise hotel (Ruth Hogan) ♥︎♥︎♥︎
- The tenth muse (Catherine Chung) ♥︎♥︎
- Middlegame (Seanan McGuire) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- La cantine de minuit #5 (Yarô Abe) ♥︎♥︎♥︎
- La lanterne de Nyx #2 (Kan Takahama) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Aspirine #2: Un vrai bain de sang (Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎
- BL Métamorphose #1 (Kaori Tsurutani) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Five years #2 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Time shadows #1 (Yasuki Tanaka) ♥︎♥︎
- March comes in like a lion #13 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Cher corps (Léa Bordier) ♥︎♥︎
- Divines #1 (Kamome Shirahama) ♥︎
- Ces nuances entre nous #1 (Chihiro Hiro) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS:
- La cuisine japonaise illustrée (Laure Kié/Haruna Kishi) ♥︎♥︎♥︎
- Reflexology for beginners (Paula Thayer) ♥︎

mercredi 26 juin 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (58): Chez ta mère




En avril, je testais les (délicieux) cocktails de Chez ta mère, un nouveau bar qui venait d'ouvrir près de la place Fernand Cocq, et je promettais au (charmant) barman de revenir un jour pour tester leur brunch. La semaine dernière, un menu assez alléchant publié sur leur page Facebook m'a décidée à mettre ma menace à exécution.

lundi 24 juin 2019

C'est pas grave




C'est pas grave de franchir le cap d'une nouvelle dizaine: l'essentiel, c'est d'être toujours là.

C'est pas grave d'avoir quelques kilos en trop et de ne pas ressembler aux couvertures des magazines (même les mannequins qui sont dessus ont du mal à se reconnaître): l'essentiel, c'est de se sentir bien dans son corps.

C'est pas grave d'être réfractaire à la méthode KonMari et de vivre dans un appart toujours en bordel malgré ses bonnes intentions: l'essentiel, c'est d'avoir un toit sur la tête et de la joie à mettre dessous - même en désordre.

dimanche 23 juin 2019

La semaine en bref #76




Lundi:
Le matin, j'envoie un texto à Attila afin de lui souhaiter bonne chance pour le bac dont les épreuves commencent aujourd'hui. Le midi, il me répond que "la philo s'est bien passée selon lui, mais que selon le correcteur, c'est différent en général". Au moins, il est lucide. Et drôle. Mais il a d'excellents gènes du côté maternel. Pour le côté paternel, le jury n'a pas fini de délibérer.
 Après des semaines à tourner autour du pot, je finis par m'inscrire sur Creative Bug pour commencer le cours d'illustration à la gouache de Jennifer Orkin Lewis. Assez vite, je m'aperçois que mon carnet a un papier bien trop fin et que mes pinceaux ne conviennent pas. Mais au moins, je suis lancée!

samedi 22 juin 2019

Où je me lance enfin dans le tissage




Début 2018, parmi mes résolutions de Nouvel An, il y avait "apprendre le tissage et réaliser une pièce à suspendre au-dessus de mon canapé", une idée qui me trottait dans la tête depuis un bon moment déjà. Dès le mois de février, je commandais un métier de grande taille (et d'excellente qualité) sur cette boutique Etsy. Les instructions fournies avec étaient bien trop sommaires pour une débutante complète. J'ai regardé une vidéo Youtube pour apprendre à monter la chaîne, puis j'ai posé le métier à tisser dans un coin de mon bureau et je n'y ai plus touché. Je me suis procuré un bouquin qui avait l'air chouette; j'ai lu le début; j'ai pensé: "En fait, il faut vraiment que je voie faire quelqu'un", et j'ai eu la flemme de continuer à coups de vidéos Youtube. J'ai mollement cherché des cours ou des ateliers à Bruxelles, sans rien trouver qui me tente. 

jeudi 20 juin 2019

Les conversations absurdes #65


CHOUCHOU: Pourquoi tu as écrit que je tyrannisais mes provinces dans Rebel Inc.? Je les pacifie, c'est différent. (Une pause.) Enfin, je suis quand même souvent obligé d'envoyer l'armée. (Une autre pause.) Mais c'est la faute des gens. Je leur organise des élections, et ils ne sont jamais contents. Il faut bien que je ramène un peu d'ordre. 
MOI, entre mes dents: Manu, sors de ce corps. 

mercredi 19 juin 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (57): BRUT Food




Sur la recommandation d'une lectrice, dimanche dernier, nous sommes allés tester un nouveau lieu de brunch proche des étangs d'Ixelles. Nous avions pu réserver pour le service de midi sur internet - ce que j'ai apprécié vu que je déteste le téléphone. Conformément au modèle des maisons bourgeoises locales, BRUT est disposé sur trois pièces en enfilade, la cuisine occupant celle du fond. Une serveuse nous a attribué une petite table dans celle de devant et a pris nos commandes de boissons chaudes. Le choix de thés était assez limité: un vert au citron et à la badiane (que nous n'aimons ni l'un ni l'autre), un noir, un rooibos et une tisane à base d'hibiscus. Les boissons froides étaient en supplément de la formule à 25€, et nous n'en avons pris. 

mardi 18 juin 2019

Les conversations absurdes #64


Nous venons d'éteindre la lumière, et nous nous tortillons un moment pour trouver une position confortable l'un face à l'autre. 
CHOUCHOU: Là, voilà. Tu es bien? 
MOI, d'une voix quelque peu étouffée: J'ai le nez dans tes poils de poitrine. Ca chatouille. 
CHOUCHOU, sur un ton très satisfait: C'est là qu'est ta place. Dans le champ des possibles. 
MOI, ronchonnant: Le champ des possibles me donne envie d'éternuer. 

La stratégie anti-patate de canapé


La moitié de l'année étant déjà écoulée, le moment me semblait bien choisi pour faire un petit bilan de mes résolutions 2019. J'avais décidé de développer deux nouvelles habitudes: pratiquer le yoga 20 mn par jour, et dessiner dans mon agenda chaque jour. Au bout de six mois, voici ce que ça donne (les photos ont été prises dimanche):