samedi 19 janvier 2019

Ces autres choses j'ai apprises et qui ont drôlement amélioré ma vie





- Ne me sentir en compétition avec personne d'autre que moi-même (ma soeur, mes collègues, mes amies ont leurs propres qualités, leurs propres défauts et leurs propres luttes; il y aura toujours des gens meilleurs et des gens plus mauvais que moi dans un domaine donné, et on s'en fout parce que la vie n'est pas une épreuve olympique)
- Viser le progrès plutôt que la perfection 
- Avoir confiance en moi 
- Me blinder contre le jugement d'autrui
- Etre consciente de ma chance, et reconnaissante pour tout ce que j'ai plutôt qu'envieuse de ce que je n'ai pas
- Vivre en-deçà de mes moyens (mais pas trop, parce qu'il faut quand même profiter)
- Réclamer l'argent que mes clients me doivent; dire quand j'estime en mériter plus
- Solliciter du boulot sans me sentir humiliée (et ça, c'est très récent...)
- Préférer avoir la paix dans mon couple plutôt que le dernier mot dans les discussions
- Ravaler un trait d'esprit que personnellement je trouve irrésistible s'il risque de blesser quelqu'un
- Ne JAMAIS balancer d'horreurs même sous le coup de la colère (la dispute passera; les mots et la blessure qu'ils ont provoquée resteront)
- Cesser de tenir mes parents responsables pour tout ce qui a foiré dans ma jeunesse
- Savourer les petits bonheurs du quotidien
- Ne pas engager de long débat avec des inconnus sur les réseaux sociaux (en revanche, il m'arrive encore de céder à la curiosité malsaine de lire les commentaires sur des articles polémiques, et le monde me paraît toujours un peu plus moche après)
- Ignorer les injonctions des médias, particulièrement en matière de féminité
- Déconstruire les messages sociaux racistes/sexistes/homophobes
- Remettre mes préjugés en question si on me fournit des arguments valables
- En cas de doute sur le bien-fondé d'une pratique médicale, me référer à la Cochrane Library 
- N'écouter ma mère que d'une oreille distraite et me contenter de "Mmmmh" qui n'engagent à rien quand ce qu'elle dit me fait bondir à l'intérieur
- Utiliser le strict minimum de produits cosmétiques (ma peau me remercie tellement, et mon porte-monnaie aussi)
- Accepter qu'à moins de m'affamer, je ne serai jamais mince - et faire ma paix avec ça; apprécier mon corps tel qu'il est pour tous les services qu'il me rend chaque jour
- Acheter ma taille de vêtements, même si je n'aime pas le chiffre sur l'étiquette (je mérite d'être à l'aise au quotidien plutôt que constamment boudinée dans mes fringues)
- Savoir ce qui me va et éviter le reste (du coup, je porte toujours le même genre de robes, de tops et de chaussures, mais j'ai choisi de considérer ça comme Mon Style)
- Me détacher de la plupart de mes possessions matérielles (la numérisation de la culture aidant vachement)
- Lire sur Kindle (je fais des économies de malade, et je ne vous raconte pas la place que je gagne dans mes bagages)
- Voyager léger (vous avez vu mon sac de Mary Poppins?)
- M'arrêter de boire quand je suis gaie mais pas encore bourrée
- Brancher une prise USB dans le bon sens du premier coup (c'est quand même pas compliqué: faut tourner la jointure vers le bas)


Mon cultivateur de bonnes habitudes

jeudi 17 janvier 2019

Et petit à petit, apprendre à aimer l'hiver





J'ai longtemps détesté l'hiver. Sans aller jusqu'à souffrir de dépression saisonnière, j'avais beaucoup de mal à garder le moral pendant ces quelques mois où je souffrais du froid et du manque de lumière, où je peinais à me lever le matin et avais envie de me coucher avec le soleil en milieu d'après-midi. Je  me plaignais en boucle et vivais les yeux rivés au calendrier, attendant le retour du printemps. Puis vers la quarantaine, comme je sentais le cours du temps accélérer et ma biologie interne ralentir, j'ai eu une sorte de déclic. J'ai commencé à percevoir la beauté de toutes les saisons, à éprouver la nécessité de leur succession, à accompagner ce cycle au lieu de me rebeller vainement contre lui. J'ai collectionné les petits plaisirs spécifiques de l'hiver et développé des stratégies pour pallier ses difficultés. 

mardi 15 janvier 2019

[LIEGE] Génération 80 Expérience





Chouchou et moi sommes nés au début des années 70. Les années 80 sont donc celles de notre adolescence: une période riche en souvenirs et en références culturelles de tout poil. Aussi ne pouvions-nous pas manquer d'aller voir l'exposition qui leur est actuellement consacrée à la gare de Liège Guillemins. Et comme, jusqu'à fin janvier, on peut avoir deux places pour le prix d'une en les achetant sur internet, nous avons voulu en profiter le week-end dernier avant mon retour en France pour les semaines à venir. 

lundi 14 janvier 2019

La semaine en bref #53





Lundi:
★ Je profite des promos de Nouvel An pour m'inscrire à un cours de character design sur Udemy. Je suis super motivée pour dessiner cette année, autant battre le fer pendant qu'il est chaud! 

Mardi:
★ J'ai rêvé que je ratais un avion parce que, bien qu'arrivée hyper en avance à l'aéroport, je ne m'étais pas rendu compte qu'il y avait une correspondance dans mon vol et que la destination à guetter sur les tableaux d'affichage n'était pas celle que je croyais. Je me réveille aussi contrariée que si c'était arrivé pour de vrai. 
★ Au saut du lit, nous filmons une nouvelle vidéo pour ma chaîne IGTV. Je vais finir par m'habituer à ma voix criarde et à mes douze mentons. 
★ Qui a acheté tous les poulets rôtis du Delhaize? Et toutes les pâtes brisées et feuilletées des quatre supermarchés les plus proches de chez nous? On voudrait nous affamer qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Chouchou finit par en dénicher une, mais sans gluten et sans lactose. Faute de grives...

dimanche 13 janvier 2019

[LIEGE] Tea Late, un brunch avec Alice au Pays des Merveilles





S'il est un univers avec lequel il est facile de m'appâter, c'est bien celui d'Alice au Pays des Merveilles. Je suis allée au maid's café de Tokyo (pas mal); j'ai fait l'escape game de Leavin Room à Paris (génial); j'ai testé le restaurant à Hong Kong (bof). Alors, quand j'ai vu qu'un salon de thé sur ce thème avait ouvert à Liège en octobre dernier et qu'il récoltait de très bons avis, j'ai immédiatement réservé pour le brunch du samedi. 

mardi 8 janvier 2019

Objectifs personnels: se concentrer sur le processus plutôt que sur le résultat





Ayant eu une discussion sur ce sujet hier, je voudrais revenir sur la définition d'objectifs personnels en début d'année. J'ai déjà expliqué dans ce billet pourquoi j'étais adepte d'une routine quotidienne peu contraignante. Aujourd'hui, je vais replacer cette méthode dans un contexte plus large que je pourrais résumer ainsi: il est plus sûr de se focaliser sur un processus qui dépend de vous que sur un résultat hors de votre contrôle. 

lundi 7 janvier 2019

La semaine en bref #52





Lundi:
Mieux qu'hier mais encore patraque, j'annule notre participation à la soirée Rien de Sophie-Grosquick. Puis je m'attelle à  tout ce qui est passé à l'as pendant que j'agonisais sous la couette: nettoyer la cuisine et la salle de bain, refaire mes racines...
★ Le miracle n'a pas eu lieu: nous sommes le 31 décembre, et M ne m'a pas payée. Donc, sur la somme importante que j'attendais, je ne profiterai pas du double avantage de l'année blanche pour les impôts sur le revenu et la cotisation vieillesse. Une différence à quatre chiffres avant la virgule, quand même. Pour une fois que le fisc nous faisait une fleur! 
★ Du coup, Chouchou et moi discutons d'un projet qui s'il marchait bien nous assurerait une certaine indépendance financière. Franchement, je suis super tentée. J'en ai marre d'être toujours la cinquième roue de la charrette aux yeux des maisons d'édition, qui me payent quand ça leur chante alors que je mets toujours un point d'honneur à respecter mes propres délais. 25 ans que ça dure. Je suis usée. 
★ On regarde "The A.B.C. murders", mini-série en 3 épisodes de 55mn chacun, inspirée du roman d'Agatha Christie mais avec une ambiance glauquissime et un Hercule Poirot qui n'a qu'un très lointain rapport avec le détective belge fat et vaguement ridicule dont j'ai dévoré les aventures autrefois. On peut ne pas apprécier la réécriture du passé du héros ou l'introduction d'une composante xénophobe faisant lourdement allusion à l'actualité; pour ma part, j'ai trouvé ça très bien. 
★ Sans rapport aucun: le dip de poivron fumé de Delhaize poutre du pangolin. 
★ J'ai vu passer deux phrases du discours de Macron et j'ai la tension à 75; du coup, je vais éviter de m'infliger la totalité du bouzin. 
★ Comme je refuse de clôturer l'année dans un état d'esprit pourri, à 23h15, je suis sur mon tapis de yoga et je lance une vidéo d'Adriene. 

dimanche 6 janvier 2019

7 idées pour documenter le quotidien sans se prendre la tête





Chaque fois que je montre mes journaux décorés, je suis frappée par le nombre de gens qui commentent qu'ils trouve ça super chouette et qu'ils aimeraient bien s'y mettre, mais qu'ils ne sauraient pas par où commencer. J'ai déjà traité le sujet des carnets de voyage ici, et mis sur mon IGTV une vidéo dans laquelle je montre le type de choses avec lesquelles j'agrémente mes agendas: masking tape, illustrations découpées dans des magazines, petits autocollants, billets de spectacle ou d'exposition, cartes de restaurant, prospectus, cartes postales, photos, dessins, timbres, étiquettes de produits, plans de ville, feuilles séchées... 

Mais sorti du contexte exceptionnel d'un voyage, le quotidien peut paraître un sujet aride - peu inspirant et pas très intéressant à immortaliser. Pourtant, j'ai toujours un plaisir énorme à reprendre mes vieux carnets - dont les premiers remontent à près de 40 ans! - et à voir ce qui a évolué à la fois en moi et autour de moi; c'est un excellent moyen de mesurer le chemin parcouru. Et si vous avez ou envisagez d'avoir un jour des enfants, quel trésor pour eux plus tard...

samedi 5 janvier 2019

La masse et le marteau





Ceci est une partie du texte qui accompagnait un récent Instagram d'Alexandria Ocasio-Cortez (à droite sur la photo), une des femmes les plus inspirantes de 2018:

"Ma mère est née et a grandi à Puerto Rico. Elle a pratiquement élevé ses frères et soeurs, dans la pauvreté, pendant que sa propre mère travaillait sans arrêt pour qu'ils aient un toit et de quoi manger. Elle a rencontré mon père, un garçon du Bronx qui rendait visite à sa famille sur l'île,  quand elle était encore très jeune. Ils se sont mariés et installés à New York; elle ne parlait même pas anglais. Mes parents sont partis de rien: nouvelle langue, nouvelle vie, nouveau tout. Puis je suis arrivée, et ils ont déménagé pour recommencer à zéro afin que je bénéficie d'une bonne éducation. Ma mère lavait les sols, conduisait des bus scolaires, répondait au téléphone. Tout ce qu'il fallait faire, elle l'a fait - pour moi. A la mort de mon père, elle s'est retrouvé mère célibataire de deux enfants, et elle a encore dû repartir de zéro. Nous avons failli perdre notre maison; alors, nous l'avons vendue et nous nous avons recommencé, encore et encore et encore. 

vendredi 4 janvier 2019

Envies de janvier




un cocktail chez The Modern Alchemist, suivi d'un dîner au Penafidélis
(bar à cocktails qui vient d'ouvrir à Saint-Gilles et resto portugais situé non loin de là, recommandé par ma belle-soeur et son compagnon)

cette recette de hash browns
(même si les fêtes sont passées, la saison pousse à manger nourrissant...)

le Mademoiselle George de Paul Marius en safran
(j'avoue: j'ai un peu triché et je me le suis déjà offert pour Noël)

ce sweat Lochers... et celui-là...
(c'est affreux, j'ai envie de commander presque toute leur collection!)

cette fabuleuse bague poulpe, ou mieux, ce homard bleu qui est un peu mon emblème personnel
(aucun des deux ne conviendrait à mes petits doigts boudinés, snif)

"The Dreamers", le nouveau Karen Walker Thompson
(son premier roman "L'âge des miracles" avait été mon gros coup de coeur de 2012)

la suite du génial "Truly Devious"
(mais comment ça, je n'ai pas écrit de billet sur le premier tome? argh, je suis comme le lapin blanc: en retard, en retard en retard!)

la rétrospective Grayson Perry à la Monnaie de Paris
(hélas, elle se termine le 3 février, et je doute de pouvoir y aller d'ici là)

le film "La saveur des ramen"
(de la bouffe japonaise, des vues de Singapour - tout pour me plaire, mais je n'ai pas réussi à le voir au cinéma, et le DVD ne sort pas avant le mois de juin...)



Mon cultivateur de bonnes habitudes

mardi 1 janvier 2019

Commencer petit, être régulier


Je fais partie de ces gens qui tentent perpétuellement de remédier à leurs défauts, d'adopter de bonnes habitudes, de développer de nouvelles compétences. Parfois ça marche, et parfois ça échoue spectaculairement. A force d'essais et d'erreurs, j'ai fini par apprendre deux ou trois choses sur la définition d'objectifs personnels et le meilleur moyen de les atteindre. Par exemple: la fatigue décisionnelle nous guette tous. Au quotidien, nous n'avons pas un stock de volonté infini. Donc, il est inutile d'essayer de tout changer dans sa vie du jour au lendemain. Si une patate de canapé gourmande décide au 1er janvier d'entamer un régime draconien et de faire une heure de sport par jour jusqu'à ce qu'elle ait perdu 10 kilos, le printemps la trouvera déprimée par son échec, plus pauvre d'un abonnement d'un an dans un club de fitness où elle aura mis les pieds 3 fois, frustrée de bonne bouffe et probablement lestée de 2-3 kilos rebond supplémentaires.