lundi 20 mai 2019

La semaine en bref #71




Lundi:
 Je ne veux pas me vanter, mais mon candidat des dernières présidentielles utilise des gifs de Kristen Bell sur son compte Twitter. 
La petite victoire du jour: j'arrive à plaquer complètement mes mains l'une contre l'autre en gomukhasana. La semaine dernière, il me manquait encore tout le bas de la paume et les pouces. C'est dingue que ça se soit débloqué d'un coup alors que je bosse cette posture sans avoir l'impression de progresser depuis des mois.
 Désormais, je qualifierai mes frustrations sur une échelle allant de "Il n'y a plus de Chocapic" à "La fin de Game of Thrones". (Au-delà du twist génial mais si mal amené de l'épisode 5, une analyse hyper-intelligente de la dégringolade de la série depuis qu'elle ne peut plus s'appuyer sur les bouquins.)

dimanche 19 mai 2019

"Les âmes silencieuses" (Mélanie Guyard)


1943. Héloïse Portevin a vingt-et-un ans lorsqu'un détachement allemand s'installe dans son village. Avides d'exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu'elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences... 

2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l'auteur des lettres. 

Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur... et pour le pire.

jeudi 16 mai 2019

Les conversations absurdes #60


CHOUCHOU: Tu veux bien regarder cette sélection de portraits? J'aimerais faire des choses approchantes avec toi. Bon, évidemment, ce ne sont que des pinups de 20 ans, donc il y aura un GROS travail d'adaptation...
MOI: Je t'en prie, insulte-moi lourdement, ça paraît un excellent moyen pour me faire poser sans moufter et avec le sourire. 

mercredi 15 mai 2019

"Enferme-moi si tu peux" (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg)



"Les histoires que je vais vous raconter se déroulent entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Il vaut mieux, en ce temps-là, être un homme, blanc, cultivé et bourgeois.* 

Les femmes et les enfants n'ont aucun droit. Les paysans n'ont plus de terre; ils deviennent pauvres et ouvriers. Les vieux et les malades gênent; on les préfère isolés et enfermés. Ils sont donc toute une population d'exclus: négligeables, corvéables, insignifiants. 

Pourtant, certains d'entre eux, du fond de leur gouffre, ont été touchés par la grâce. Un jour le déclic s'est produit, ils s'en souviennent comme si c'était hier. 

Ils ont entendu une voix, celle d'un esprit, d'un fantôme ou d'un ancêtre. Ils ont su alors qu'il y avait un ailleurs pour eux, et qu'il était intérieur."

dimanche 12 mai 2019

La semaine en bref #70




Lundi:
C'est la matinée des relances! 1, La Redoute qui ne m'a toujours pas remboursé le fauteuil dont j'ai annulé la commande il y a maintenant un mois; 2, l'éditeur qui ne m'a pas communiqué le nombre de feuillets à facturer pour ma dernière trad; 3, l'électricien qui n'a pas répondu à ma demande de rendez-vous. (...Vu comment c'est difficile d'appâter un artisan du BTP, je me dis que le bon plan, ce n'était pas la grande école de commerce que mes parents m'ont poussée à faire ni les études de langue auxquelles j'aspirais: aujourd'hui, je gagnerais sûrement mieux ma vie avec un CAP plomberie.)
 Le loueur de l'appart Air Bnb que nous avions réservé à Munich annule deux semaines avant notre départ pour cause d'embrouille avec son proprio. Branle-bas de combat pour retrouver quelque chose de satisfaisant dans le même budget. C'est pas gagné - surtout que la loi allemande n'autorise les particuliers à sous-louer que 6 semaines par an, et que certains hôtes ont déjà dépassé ce quota.
 Quand les acteurs et les showrunners de "Game of thrones" ont prévenu que beaucoup de spectateurs risquaient de ne pas apprécier la conclusion de la série, j'ai pensé qu'ils parlaient des amateurs de happy end. Comme je kiffe les fins tragiques, je jubilais d'avance. Et puis en fait, je déteste les trois quarts de ce qu'ils sont en train de faire.
 Atteint par la folie des grandeurs, le premier moustique de l'année tente de me piquer à travers la manche de mon sweat tel un carreau d'arbalète capable d'ignorer la présence d'une montagne sur sa trajectoire. Il périt tristement écrabouillé.

vendredi 10 mai 2019

Où je succombe à une nouvelle addiction




Tout est parti de l'incendie de Notre-Dame.

Parmi les nombreux messages attristés que j'ai vus passer sur internet, il y a eu un Instagram-hommage montrant un puzzle nommé "A day in Paris", dont l'illustration avait été réalisée par Jennifer Orkin Lewis alias @augustwren. Comme j'adore cette artiste, j'ai aussitôt cherché le moyen de commander le puzzle en question, en me disant que ça m'occuperait durant la période de chômage technique qui s'annonçait. Malheureusement, ni le fabricant américain ni ses distributeurs n'expédient en Europe. Mais à force de fouiller un peu partout, j'ai trouvé sur eBay un autre puzzle signé Jennifer Orkin Lewis: un design rond crée en hommage à la Women's March. Coup de foudre. Bon, avec les frais de port depuis l'Angleterre, ça revenait trois fois plus cher que le prix en dollars initial, mais tant pis: il me plaisait trop.

mardi 7 mai 2019

Nos vérités contraires




Lors d'un pétage de plombs récent, j'ai jeté des horreurs à la tête de Chouchou, et au cours de la discussion qui a suivi, je me suis excusée en disant que je ne les pensais pas vraiment. Il m'a répliqué que ce qui sort quand on est à bout, c'est toujours la vérité profonde. J'ai contré que pas du tout: lui-même m'avait également balancé des atrocités à l'occasion d'anciennes disputes alors que de toute évidence, il ne les pensait pas. J'ai cité un exemple spécifique et il m'a dit que si si, il le pensait, en expliquant pourquoi. Ce qui ne l'empêche pas de m'aimer, et de me le répéter très souvent sous des formes aussi flatteuses qu'argumentées. Malgré nos accrochages spectaculaires, on va sur nos 13 ans de relation - un fait sans précédent pour lui comme pour moi. Il faut donc croire que l'on pense effectivement des choses très dures l'un sur l'autre, mais que ce négatif est plus que contrebalancé par les qualités qu'on se trouve mutuellement. 

Ou peut-être que c'est un peu plus compliqué que ça.

lundi 6 mai 2019

La semaine en bref #69




Lundi:
A 8h30, je suis tirée du lit par les livreurs d'Ikea qui m'apportent le fauteuil acheté en remplacement de celui dont j'ai fini par annuler la commande à La Redoute. C'est le même que celui qu'il y avait dans notre Air Bnb de Porto, et bien que je galère un peu pour monter les oreillettes, je le trouve d'un excellent rapport qualité-prix. Je sens que je vais passer beaucoup de temps dans mon nouveau coin lecture! (D'autant que plus tard dans la matinée, un autre livreur m'apporte la jolie couverture que j'ai commandée exprès pour aller avec.)
 Histoire de tromper ma folle impatience en attendant que Chouchou ait fini sa journée de travail et qu'on puisse regarder GoT ensemble malgré les 1000 bornes qui nous séparent, j'attaque un nouveau puzzle, de l'illustrateur Colin Thompson cette fois. J'adore la myriade de détails marrants qu'on ne découvre qu'au fur et à mesure, en observant les pièces de vraiment très près. 

dimanche 5 mai 2019

"La maison de la plage" (Séverine Vidal/Victor L. Pinel)


Julie a récemment perdu son compagnon. Alors qu'elle commence tout juste à remonter la pente, elle apprend qu'un de ses oncles souhaite vendre Les Trémières, la maison située sur la côte Atlantique où sa famille s'est toujours réunie pour les grandes vacances. Ce dernier été tous ensemble risque d'avoir un goût un peu particulier...

"La maison de la plage" remonte le temps pour raconter des moments-clés de la vie des Trémières à trois époques différentes: 2018, où débute le roman graphique, puis 1968, lorsque les grands-parents de Julie firent l'acquisition de la maison, et 1959, à l'arrivée des propriétaires précédents. Un secret lié au papier peint de la chambre jaune sert de fil rouge à toute l'histoire.

J'avoue avoir été assez peu touchée par la dernière partie, vue à travers les yeux d'une fillette de 8 ans dont la réaction à un événement qu'on devine très vite m'a paru quelque peu... exagérée. En revanche, les pages consacrées à Julie et aux siens m'ont beaucoup émue, sans doute parce que j'y ai retrouvé des situations et des sentiments très universels. Les divergences et les querelles au sein d'une fratrie. Le soutien inconditionnel qu'on peut trouver auprès de sa famille (quand on a eu de la chance à la loterie de la naissance). L'ancrage profond que donnent les souvenirs d'enfance et les habitudes partagées. La douceur des amitiés d'adolescence qui survivent à l'âge adulte. La continuité d'une génération à l'autre, d'une époque à l'autre. Et, comme sur la couverture, la force qu'on tire des gens qui nous encadrent pour faire face aux vagues de l'existence. 

vendredi 3 mai 2019

Envies de mai




un brunch au Comptoir Rodin
(de préférence un dimanche où il fait beau, histoire de profiter du jardin)

l'expo "Intimate Audrey"
(avant d'arriver à Bruxelles, j'ignorais qu'elle y était née)

la série "Good omens" d'après le génial roman de Neil Gaiman et Terry Pratchett
(en croisant les doigts pour que l'adaptation soit meilleure que celle d'"American gods")

"With the fire on high", roman jeunesse culinaire avec une héroïne racisée
(en plus, la couverture est belle!)

cette recette de spaghetti à l'avocat et au citron
(sans les câpres, que je n'aime pas)

une boîte de thé Yang Tse Kiang de Christine Dattner
(c'est qu'il va bientôt falloir que je trouve un remplaçant à feu mon Yu Zi Hua Cha...)

ce joli puzzle "Paris in a day", à l'illustration signée Jennifer Orkin Lewis
(mais le fabricant américain n'expédie pas à l'international - je suis tristesse)

et cet autre à thème steampunk, illustré par Lois Sutton
(lui par contre, Amazon.com veut bien me l'envoyer des USA)

ce gilet avec une fusée dans le dos
(même si je ne suis guère fan des longueurs de manches bâtardes - mon coude ne fonctionne PAS comme une barrière thermique; si j'ai froid ou chaud en-dessous, j'ai froid ou chaud aussi au-dessus)

mercredi 1 mai 2019

SPOILERS: Pourquoi j'ai été hyper déçue par l'épisode 3 de la saison 8 de "Game of Thrones"


The Night King is not impressed, and neither am I

La semaine dernière, j'ai A-DO-RE l'épisode 2: 10 ans d'investissement émotionnel dans les personnages qui payaient de la plus belle des façons, avec ce qui ressemblait fort à un très émouvant au revoir général avant le massacre. Connaissant la propension de la série à surprendre ses spectateurs (même s'il n'y a en vérité eu aucun gros coup de théâtre depuis le Red Wedding à la fin de la saison 3), j'avais peur pour tous nos héros. Je me préparais à regarder mourir héroïquement les trois quarts d'entre eux, et d'un côté j'aurais été super triste, mais de l'autre, j'aurais trouvé ça normal et logique. 

mardi 30 avril 2019

Lectures d'Avril 2019




ROMANS:
- A witchcraft mystery #6: A vision in velvet (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- If we were villains (M. L. Rio) ♥︎♥︎
- The hunting party (Lucy Foley)
- The lost & found (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le mur invisible (Marlen Haushofer) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Seven days of us (Francesca Hornak)
- Le putain d'énorme livre du bonheur qui va tout déchirer (Anneliese Mackintosh) ♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #7: Spellcasting in silk (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎
- The half-life of Molly Pierce (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎
- Women of the dunes (Sarah Maine) - en cours
- Miracle Creek (Angie Kim)
- Things in jars (Jess Kidd) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les buveurs de lumière (Jenni Fagan) - en cours
- On ne parle jamais de Dieu à la maison (Ariane Gardel* ♥︎♥︎♥︎♥︎
- You must not miss (Katrina Leno) ♥︎
- The devouring Gray (Christine Lynn Herman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Commonwealth (Ann Patchett) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- Train de nuit dans la voie lactée (Kenji Miyazawa/Hinata Kino) ♥︎♥︎♥︎
- Le retour à la terre #6: Les métamorphoses (Manu Larcenet/Jean-Yves Ferri) ♥︎♥︎
- L'atelier des sorciers #4 (Kamome Shirahama) ♥︎♥︎♥︎
- Magus of the library #1 (Izumi Mitsu) ♥︎♥︎♥︎
- The ancien magus bride #10 (Kore Yamazaki) ♥︎♥︎
- Le patient (Timothé Le Boucher) ♥︎♥︎
- Kakushi Goto #1 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎♥︎

dimanche 28 avril 2019

La semaine en bref #68




Lundi:
Après l'agitation émotionnelle extrême du week-end, je suis contente que ce jour férié nous permette de bosser tous les deux à la maison, sans rien ni personne pour troubler notre quiétude.
 J'ai récupéré mon à-plat facial, et les photos qu'en tire Chouchou ont beaucoup de succès sur Instagram, entrant presque aussitôt dans mon Top 10.

vendredi 26 avril 2019

J'ai testé Ouigo, le nouveau TGV low cost de la SNCF




Quand j'ai commencé à faire des aller-retour entre Toulon et Bruxelles, il y a 12 ans, il existait un TGV direct qui faisait le trajet en 5h50 pour 25€ l'aller simple en tarif Prem's. Au fil des ans, le parcours et sa durée se sont allongés avec l'ajout de nouveaux arrêts à Lille et Lyon; parallèlement, les tarifs n'ont cessé d'augmenter dans des proportions ahurissantes. Depuis quelques mois, je ne trouvais plus aucun direct, et la meilleure combinaison possible était devenue: un Thalys à 29€ minimum entre Bruxelles et Paris, une correspondance par RER, et un TGV à 59€ minimum entre Paris et Toulon, soit un total de 88€ en Prem's pour une durée de voyage de 7 à 8h si tout se passait bien (ce qui n'était pas toujours le cas). Aussi, quand j'ai appris la création de TGV low cost, j'ai aussitôt eu envie de tester. 

dimanche 21 avril 2019

La semaine en bref #67




Lundi:
Je me lève sans penser à rien; je me fais un thé sans penser à rien; je m'assois devant mon ordi sans penser à rien; mon regard  tombe sur la fenêtre Facebook restée ouverte hier soir et BAM: un spoiler sur "Game of Thrones". Je suis une cruche de ne pas avoir masqué Entertainment Weekly pour les 6 semaines à venir.
 A 15h40, j'ai bouclé mon quota de pages et je bombarde Chouchou d'ondes mentales suggérant que c'est une heure parfaitement raisonnable pour dîner devant la télé. De toute évidence, je n'ai aucun avenir dans la manipulation mentale.
 "Il est 18h." "Oui, et alors?" "Tu n'as pas encore fini de bosser?" "Non." "Tu travailles trop. C'est mauvais pour la santé."
 A 19h45, je suis enfin de nouveau inspoilable jusqu'à lundi prochain 4h du matin. Par contre, le septuaire de Baelor Notre Dame brûle. 

samedi 20 avril 2019

Les conversations absurdes #59


CHOUCHOU, très sobrement: Si je ne mange pas, mon humeur se dégrade.
MOI, morte de rire: Jolie formule pour dire que tu te changes en monstre bavant et écumant. Tu es incapable de sauter un repas.
CHOUCHOU: Si, je peux, mais il faut que je mange quelque chose.
MOI: C'est bien ce que je dis: tu es incapable de sauter un repas.
CHOUCHOU: Si, si, il faut juste que je fasse une prise de nourriture.
MOI: Autrement appelée...? Repas, bingo.
CHOUCHOU: Mais non, regarde, tout à l'heure dans le train, j'ai mangé juste un Ballisto et après ça allait.
MOI: Oui, car ça n'était l'heure d'aucun repas.

mardi 16 avril 2019

All out of fucks



Hier soir, en me rasseyant devant mon MacBook après avoir vu "Game of Thrones", j'ai découvert que Notre Dame brûlait. Passée la surprise initiale ("Mais comment un incendie a-t-il pu prendre là-dedans?"), j'ai espéré que les pompiers arriveraient à maîtriser le feu avant qu'il se propage aux habitations environnantes, et surtout qu'il n'y aurait pas de victimes. J'ai trouvé ça triste qu'un monument vieux de plus de huit siècles et faisant partie du patrimoine de l'humanité soit touché de la sorte, mais sans plus. 

lundi 15 avril 2019

Les conversations absurdes #58


En vidant la poubelle de la salle de bain, je tombe sur un peigne auquel il manque deux dents. 
MOI, perplexe: Pourquoi tu m'as emprunté un peigne? Et surtout, comment tu as réussi à le casser?
CHOUCHOU, levant à peine les yeux de son ordinateur: Qui te dit que c'est ton peigne?
MOI, ahurie: Euh... A quelle autre entité chevelue vivant sous ce toit veux-tu qu'il appartienne? Le lampadaire Ikea? La collection de cactus? 
CHOUCHOU, sans se départir de son flegme: Qui te dit qu'il ne vient pas de l'extérieur? 
MOI, avec l'impression d'avoir basculé dans la quatrième dimension: Mais comment ça, de l'extérieur?
CHOUCHOU, tout naturellement: Ben oui. Je passe mon temps à perdre mes affaires. Il ne t'est jamais venu à l'esprit que ma distraction fonctionnait aussi dans l'autre sens, et que parfois, j'embarquais sans faire attention des choses qui n'étaient pas à moi? 

dimanche 14 avril 2019

La semaine en bref #66




Lundi:
La Redoute, à qui j'ai déjà signalé 4 fois que je ne rentrais pas chez moi avant fin avril, me contacte encore pour me prévenir qu'une tentative de livraison sera effectuée aujourd'hui. A ce stade, je vais lâcher l'affaire et les laisser renvoyer mon fauteuil pour remboursement. Le plus chouette meuble du monde ne vaut pas un patakès pareil, ni les pics de tension qu'il me file depuis un mois.
★ Les scénaristes de "This is us" ont épuisé mon maigre capital d'empathie. Désormais, tous les personnages m'énervent, et je lève les yeux au ciel à chaque nouveau pseudo-rebondissement. Je propose qu'on file un spin-off à Beth et Zoe et qu'on laisse les autres se démerder loin des écrans de télévision. 

vendredi 12 avril 2019

La fin de l'Annexe




Quand j'ai créé un blog lecture en novembre 2015, j'avais deux objectifs:
- désengorger Le rose et le noir, sur lequel je publiais énormément à l'époque, au point je crois que mes lectrices avaient du mal à suivre le rythme
- être légitime pour demander des services de presse aux éditeurs, et ainsi faire baisser mon énorme budget lecture.

jeudi 11 avril 2019

"Le mur invisible" (Marlen Haushofer)


Une femme d'une quarantaine d'années accompagne sa cousine et l'époux fortuné de celle-ci dans leur chalet de montagne pour y passer le week-end. Le soir de leur arrivée, la cousine et son mari se rendent au village voisin pour faire des courses. Le lendemain matin, ils ne sont toujours pas revenus. La narratrice part à leur recherche et... se heurte à un mur invisible. Très vite, elle découvre qu'humains et animaux semblent s'être instantanément pétrifiés à l'extérieur, et que les stations de radio ont cessé d'émettre. Incapable d'établir l'origine du phénomène, elle entreprend d'organiser son existence solitaire avec un chien, une vache et une chatte pour seule compagnie. 

D'ordinaire, je ne suis pas très fan de romans post-apocalyptiques - même si peu d'entre eux sont aussi durs que "La route" de Cormac Mccarthy, probablement le plus célèbre de tous. Les seules exceptions à cette règle jusqu'ici étaient "Station Eleven" et "The book of M", que j'ai adorés tous les deux: le premier pour sa poésie du désastre, le second pour son exploration originale du thème de l'identité. L'an dernier, j'ai tenté de lire "Dans la forêt" qui récoltait d'excellentes critiques, et j'ai dû m'interrompre aux deux tiers tellement cette histoire de deux soeurs adolescentes livrées à elles-mêmes dans un monde encore peuplé de gens potentiellement hostiles m'angoissait. Mais au lieu d'invoquer une catastrophe crédible de type pandémie ou attaque nucléaire, "Le mur invisible" part d'un postulat à la limite du fantastique, ce qui m'a tout d'abord évité de trop m'identifier à son héroïne.

Puis très vite, il m'est apparu que le fameux mur n'était qu'un prétexte pour isoler cette dernière, l'obliger à renoncer à sa vie de citadine ordinaire et à tout ce qui faisait son existence pour se métamorphoser au contact de la nature. Et bien qu'il ne se produise quasiment rien durant les deux ans que couvre son carnet de bord, les pages ont défilé toutes seules tant j'étais fascinée par la facilité avec laquelle cette femme banale se résigne à son étrange sort. S'il lui arrive d'avoir peur et de déprimer, on la sent aussi soulagée par la rude simplicité de sa nouvelle vie. Elle passe très peu de temps à ruminer le passé ou à s'interroger sur son avenir au-delà des quelques mois sur lesquels elle doit planifier les travaux agricoles nécessaires à sa subsistance. Au lieu de ça, elle apprivoise la montagne; elle apprend à goûter la satisfaction du labeur manuel, la beauté de ce qui l'entoure, la tendresse qui la lie à ses animaux - et à s'en contenter sans récriminations amères. Sa solitude la renforce, développe sa vie intérieure et la rapproche d'une forme de vérité universelle.

Ecrit par une autrice allemande durant la Guerre Froide, "Le mur invisible" dresse un magnifique portrait de femme contrainte de ne compter que sur elle-même, et qui en des circonstances extraordinaires se découvre des ressources insoupçonnées. Un véritable traité de résilience et de sagesse dont je ne saurais que trop vous recommander la lecture. 

Traduction de Liselotte Bodo et Jacqueline Chambon

mardi 9 avril 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (56): Le Phare du Kanaal




C'est suite à une pub sur Instagram que nous avons décidé de tester le brunch de cet espace de coworking/café dont nous n'avions jamais entendu parler depuis son ouverture, il y a 3 ans. Coup de chance, il faisait très beau dimanche matin à Bruxelles, au point que la plupart des clients qui nous avaient précédés au bord du canal avaient choisi de s'installer en terrasse. Mais je suis une créature d'intérieur qui déteste respirer les gaz d'échappement et qui aime profiter de la déco des restos quand elle est sympa. 

lundi 8 avril 2019

Les conversations absurdes #57


CHOUCHOU: Je suis épaté par la qualité de la photo qui illustre ton dernier article. 
MOI: Parce que d'habitude, je fais des photos de merde, c'est ça? 
CHOUCHOU: Non, mais d'habitude, tu fais du point and click, tu ne cherches pas à raconter une histoire. Là, cette photo est tellement bien qu'on dirait une des miennes. 
MOI: Pour la modestie en revanche, je ne t'arrive toujours pas à la cheville.

dimanche 7 avril 2019

La semaine en bref #65




Lundi:
Cet article sur la réforme des retraites et ses conséquences pour les auteurs achève de me convaincre qu'en admettant que je vive jusqu'à l'âge de 65 ans, je n'aurai de toute façon pas les moyens de m'arrêter de travailler avant d'être tout à fait gâteuse. Joie et bonheur.

vendredi 5 avril 2019

[PORTO] White Rabbit: Stranger Room




Etonnamment pour une ville de taille assez modeste, Porto compte pas moins de 11 enseignes d'escape games, dont beaucoup possèdent plusieurs salles. Pas évident de faire son choix dans ces conditions, surtout quand on est devenu très méfiant suite à plusieurs mauvaises expériences l'an passé. Après moult hésitations, j'ai fini par jeter mon dévolu sur la Stranger Room de White Rabbit pour son thème original.

jeudi 4 avril 2019

Astuces pour atténuer le blues du retour de vacances




Quand on a passé d'excellentes vacances, le retour à son chez soi et à un quotidien plus ou moins folichon peut parfois sembler un peu rude. Au fil des ans, j'ai mis au point quelques astuces pour atténuer mon éventuelle déprime.

mercredi 3 avril 2019

Envies d'avril




la 8ème et dernière saison de "Game of Thrones"
(ENFIN!)

le nouvel album de Timothé Le Boucher
(auteur de mon roman graphique préféré de 2017, "Ces jours qui disparaissent")

la suite du "Retour à la terre" de Manu Larcenet
(le tome précédent date d'il y a dix ans, ce sera amusant de voir l'évolution des protagonistes)

le tome 5 de "La cantine de minuit"
(un de mes mangas préférés du moment)

deux places pour le prochain spectacle de Kyan Khojandi
(mais je ne me vois pas les acheter maintenant alors qu'il ne passera à Bruxelles qu'en février 2020)

...et deux autres pour le Spectacle Drôle de Marina Rollman
(qui ne passe malheureusement pas à Bruxelles, mais ça pourrait faire l'objet d'une virée parisienne)

le cake au lemon curd de Caro
(ça tombe bien, j'en ai rapporté un pot du Portugal!)

cette robe-ballon Cora Kemperman
(pour rejoindre mon assortiment de robes de voyage super faciles à vivre)

lundi 1 avril 2019

[PORTO] Où l'alcoolisme mondain essuie une défaite




Pas facile de trouver un resto ouvert le lundi midi, mais nous tirons le gros lot avec une des suggestions de notre hôte. Le Zé Bota, situé dans une ruelle pavée où nous ne l'aurions jamais découvert par hasard, a des murs tapissés de plaquettes en bois sur lesquelles les clients ont écrit des petits mots et collé des Instax, mais surtout, il sert un bacalhau franchement sublime, et si copieux que nous ne parvenons pas à finir le plat. Croyez-moi, ça n'arrive pas souvent.  "Tu as commandé en portugais et en parlant super vite", s'émerveille Chouchou à la sortie de la boulangerie où nous avons acheté des friands pour le dîner. Je me garde de préciser que j'accentue mes mots comme en espagnol, ce qui est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Moi, pensive devant l'église des Carmes: "Tu sais à quoi on voit qu'on devient des vétérans des city trips au Portugal? On n'a pas photographié un seul azulejo de tout le séjour."

La semaine en bref #64




Lundi:
Journée de télétravail pour ma soeur. Chacune bosse sur son ordi à un bout de la table en grommelant sur ses problèmes spécifiques. C'est assez drôle, surtout quand elle participe à une vidéoconférence avec des collègues de diverses nationalités et que tout le monde parle business english avec un accent à couper au couteau. 
 Le soir, nous accompagnons Attila-le-mal-surnommé à l'entraînement, et c'est lui qui nous conduit avec son permis B tout neuf (qu'il n'a pas encore le droit d'utiliser sans adulte accompagnateur). Je suis épatée par son assurance au volant et la fluidité de ses manoeuvres. 

dimanche 31 mars 2019

[PORTO] Où notre dimanche n'est pas trop pourri




Même en tenant compte du changement d'heure, je suis réveillée et verticale bizarrement trop tôt.   Ca risque d'être dur de trouver un resto ouvert le dimanche midi dans le quartier. A l'aide, Google Maps! ...Ah ben voilà. Le Vogue Café, à 200 mètres de l'appart', propose un brunch qui m'a l'air tout à fait correct. Réservation instantanée sur The Fork, et on roule!  Chouchou découvre les oeufs Bénédict: "Et donc, c'est un moyen de vendre super cher un oeuf sur une tranche de pain, c'est ça?". En gros, oui. Encore faut-il maîtriser la cuisson de l'oeuf mollet. ★ "Quand tu iras aux toilettes, jette un coup d'oeil au hall de l'hôtel attenant: il est à tomber à la renverse, je n'ose même pas imaginer le prix des chambres." (Après vérification, dans les 230€ la double, ce qui me paraît très raisonnable pour un luxe pareil.) ★ Si je me rappelle correctement mes cours de portugais, ce bus va à Château Fromage. 

Concours "Killer game": la gagnante!




C'est donc Emmanuelle Be qui remporte le livre cette fois. 

Envoie-moi tes coordonnées postales à:  leroseetlenoir@hotmail.com

Merci à toutes pour votre participation, et à bientôt pour d'autres concours

samedi 30 mars 2019

[PORTO] Où il y a un dieu pour les martyrs de l'art contemporain




Entre les mecs bourrés qui ont hurlé dans la rue jusqu'à 2h du matin et les soucis de boulot que j'ai sans douté ruminés jusque dans mon sommeil, je me lève pas reposée du tout et d'assez mauvais poil. Du coup, je décide de sortir l'artillerie lourde: direction les plages de Foz où nous avions passé un 31 décembre idéal fin 2014. Je remercie bien fort le DAB qui alors que j'avais besoin de monnaie pour prendre le tram 1 n'a daigné me filer que des billets de 50.  La météo est exceptionnelle, et des tas de gens très peu habillés bronzent déjà sur le sable. Nous, on se contente d'y patauger péniblement avec nos chaussures pas faites pour, et de tenter de prendre les vagues en photo au moment où elles explosent contre les rochers.  Des coquilles de moules, on peut en ramasser par millions, mais pas moyen de trouver un pauvre oursin entier.  Parce que nous avons réservé par téléphone, le Praia da Luz nous a collés à la terrasse du restaurant de l'étage, et non à celle du rez-de-chaussée où nous avions grignoté des tartines la dernière fois. La carte n'est pas la même; l'addition non plus. Mais on se régale de filets de cabillaud légèrement croustillants, servis avec une cassolette de riz à la tomate et à la menthe que j'arrose d'un bon verre de blanc du Douro (un Flor de Sao José).  A la table de derrière, deux mecs avec des montres à 50 plaques ont commandé le vin et les plats les plus chers, mais... entre le T-shirt jaune et le bas de jogging noir de celui qui me tourne le dos, la moitié d'un cul poilu est parfaitement encadrée par la découpe de son dossier de chaise. Grande classe.  Nous traversons l'avenue pour nous mettre en route vers notre destination suivante, mais je ne parviens pas à m'arracher à la contemplation de la mer. "Ca te dérange si on descend s'asseoir sur la plage genre 20 mn, le temps de cuver digérer un peu?  Le monde à l'envers, c'est Chouchou qui lit un livre en papier de bois d'arbre tandis que je comate allongée en patonnant le sable et en me remplissant la tête du bruit du ressac.  En fait, ma vie idéale, ce serait le Portugal d'octobre à mars et l'Ecosse le reste de l'année. 

Lectures de Mars 2019




ROMANS:
- A witchcraft mystery #1: Secondhand spirits (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #2: A cast-off coven (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #3: Hexes and hemlines (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le pouvoir de Susan (Peter Hoeg) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #4: A witch's wardrobe (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Veronica Speedwell #4: A dangerous collaboration (Deanna Raybourn) ♥︎♥︎♥︎
- Bowlaway (Elizabeth McCracken) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Chambre 128 (Cathy Bonidan)
- Opposite of always (Justin Reynolds) ♥︎♥︎♥︎
- Les fabuleuses aventures d'Aurore (Douglas Kennedy/Joann Sfar) ♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #5: Tarnished and torn (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎
- The Great Believers (Rebecca Makkai) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The truth about keeping secrets (Savannah Brown)
- Happily everlasting #1: Dead man talking (Jana DeLeon) ♥︎

BEDE/MANGA:
- March comes in like a lion #12 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎
- La lanterne de Nyx #1 (Kan Takahama) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Duellistes Knight of Flower #1 (Mai Nishikata) ♥︎♥︎♥︎
- The mortal instruments #1 (Cassandra Clare/Cassandra Jean) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The mortal instruments #2 (Cassandra Clare/Cassandra Jean) ♥︎♥︎♥︎♥︎

vendredi 29 mars 2019

[PORTO] Où on trouve beaucoup trop de liège et pas assez de street art ni d'houmous




Malgré l'alèse en plastique peu agréable au contact comme à l'oreille, nous avons très bien dormi et sommes réveillés vers 7h20 par le soleil qui entre à flots dans notre joli studio. Hier soir, j'ai acheté dans une boulangerie un truc qui avait une bonne tête de brioche aux fruits confits, en me disant que ce serait nickel pour notre petit déjeuner d'aujourd'hui. Le KLONK quand je le dépose dans une assiette me met la puce à l'oreille: en réalité, c'est légèrement plus dur et compact que du béton armé. Mais garni de fruits confits, donc.  "C'est plein de gens, grommelle Chouchou qui lutte pour prendre des photos convenables des azulejos de Sao Bento." "Oui, enfin, c'est une gare, quoi." Sur l'esplanade de la cathédrale de Sé, un guitariste coiffé d'une tête de panda en peluche chante "Hit the road, Jack" dos à un superbe panorama. Mais je n'ai pas de monnaie sur moi, et je me refuse à photographier les artistes de rue sans rien leur donner. ★ Rhâ, zut, on n'est pas descendus par les jolis escaliers... mais là, franchement, j'ai la flemme de remonter.  Il faut arrêter d'abattre des arbres pour produire ces flopées d'objets en liège hideux qu'on voit absolument partout, merci, bisous.

jeudi 28 mars 2019

[PORTO] Où l'estomac et les mollets en prennent un coup




Obliger les gens à se lever à 6h30 pour ensuite les faire attendre presqu'une heure dans l'avion que les contrôleurs aériens partiellement en grève lui trouvent un créneau de décollage, ça frise la cruauté mentale. Et le concept des frites servies à bord d'un avion, on en parle?  "On a du liquide pour prendre les tickets de métro?" "Quand tu dis "on", on est bien d'accord que c'est "tu", donc moi, vu que toi tu n'en as jamais?" ★ Et donc, attention amis touristes: si vous choisissez l'option "2 titres", la machine ne vous donne pas 2 fois 1voyage, mais 1 fois 2 voyages ne pouvant être utilisés par 2 personnes différentes.  J'avais totalement oublié qu'au Portugal les "fries" servies avec les burgers sont en fait de simples chips et que par défaut, la viande de boeuf est bien cuite alors que je l'aime saignante.  Une fois de plus, la serveuse pose automatiquement la boisson alcoolisée (un cidre pression) devant Chouchou et la limonade devant moi.  Comment ça, on passe directement du 61 au 65 alors que notre logement est censé se trouver au 63? Une fois n'est pas coutume: notre appartement Air BnB est plus grand et plus agréable que les photos ne le laissaient supposer. Je regrette moins de ne pas avoir pu relouer le T2 sublime près de la gare.  L'exploit du jour: ressortir d'A vida portuguesa les mains vides (Chouchou, en revanche, s'est acheté des sardines).  Désormais, les photos sont autorisées à la livraria Lello, mais l'entrée coûte 5€... récupérables sous forme de bon d'achat. Excellent prétexte pour craquer sur une mignonne édition de "Contes choisis" d'E.A. Poe.  A la caisse, se retrouver derrière les deux filles qui nous précédaient déjà dans la file d'attente pour les distributeurs de tickets de métro, et qui ont acheté par erreur 1 fois 2 voyages.

dimanche 24 mars 2019

La semaine en bref #63




Lundi:
Un barbu pas vilain grille un stop avec une voiture qui ne lui appartient pas et emboutit le bus à bord duquel je me trouve. Plus de peur que de mal, mais ça fleure mauvais pour son karma de la semaine. 
 Mon ophtalmo rentre juste d'un voyage organisé de 10 jours au Japon. Elle me chante les louanges des toilettes locales, massacre consciencieusement les quatre formules de politesse qu'elle a retenues et me conseille d'aller un jour admirer la gare d'Osaka. On papote si longtemps que la machine a le temps d'analyser mon OCT, qui est nickel. Voilà qui va m'épargner deux jours de vaines angoisses. 
 Quiche Cosmique a encore frappé: j'ai doublé le mauvais chiffre dans l'adresse de Kleo; du coup, mon Colissimo ne lui a pas été livré. J'espère qu'elle pourra le récupérer sans trop de soucis.

samedi 23 mars 2019

Concours: "Killer game" (Stephanie Perkins)


La dernière en date de mes traductions est un slasher YA, autrement dit, un roman d'horreur assez gore à destination d'un public d'ados. Ca se passe dans une petite ville américaine paumée au moment d'Halloween, avec une ambiance qui rappelle "Souviens-toi l'été dernier", des personnages un peu marginaux et plutôt divers: l'héroïne est métisse, son meilleur ami trans, sa meilleure amie goth et son petit ami traîne une sale réputation.

Pour gagner un exemplaire de "Killer Game", racontez-moi dans les commentaires de ce billet quelle est votre plus grande peur ou phobie. Clôture du concours samedi 30 mars à minuit; tirage au sort et annonce de la gagnante le lendemain. Envoi en Europe seulement. 

Bonne chance à toutes!

mercredi 20 mars 2019

La tristesse en embuscade




Ce matin, à l'issue de ma visite de contrôle annuelle, mon ophtalmo m'a annoncé qu'elle prendrait sa retraite en juin, et que c'était donc la dernière fois que nous nous voyions. Elle semblait partagée quant à sa décision. "Ma soeur est plus âgée que moi, et beaucoup de mes amis aussi; je voudrais profiter d'eux avant qu'ils deviennent invalides", m'a-t-elle expliqué de sa voix douce. Mais on sentait bien que ce serait dur pour elle d'abandonner son cabinet - pour lequel elle n'a pas encore trouvé de repreneur, les nouveaux médecins ayant tendance à fuir l'exercice libéral. Et aussi, que symboliquement, ça marquerait son entrée dans la vieillesse, qui n'est jamais une perspective très réjouissante. "De plus en plus de portes qui se ferment", a-t-elle commenté sur un ton un peu fataliste. J'ai dit les banalités qu'on dit dans ces cas-là, que je la regretterais mais qu'avec les horaires infernaux qu'elle faisait depuis toujours, elle avait bien mérité de se reposer. Que ça lui ferait du temps pour voyager après sa découverte récente du Japon dont elle était rentrée enchantée. J'aurais dû conclure en lui souhaitant une bonne continuation et partir sans me retourner. 

mardi 19 mars 2019

Les conversations absurdes #56


Hier, Sunalee est passée au Nong Cha et m'a annoncé que leur fournisseur cessait d'exporter mon You Zi Hua Cha bien-aimé vers l'Europe. Entendant mon cri d'agonie résonner jusqu'à Bruxelles, et redoutant probablement de me supporter au réveil à l'état sauvage, Chouchou s'est immédiatement proposé d'aller rafler le reste des stocks. Ce qui suit est notre échange sur Messenger pendant qu'il était à la boutique. 

lundi 18 mars 2019

Better now than 10 years ago




Du temps où j'étais encore sur HelloCoton, parfois, je voyais passer un billet d'une vingtenaire ou d'une tout juste trentenaire qui s'extasiait sur le thème: "Vieillir, c'est merveilleux". Je mourais toujours d'envie de répondre: "Non, bichette. Ce que tu trouves merveilleux, c'est d'être une adulte  avec la liberté de faire ce que tu veux et l'argent nécessaire, plus d'acné, un style vestimentaire enfin potable et la confiance en toi dont tu manquais ado. Mais vieillir, ce n'est pas ça. Vieillir, c'est enterrer les gens qu'on aime les uns après les autres, ne plus se reconnaître dans la glace, être de moins en moins mobile, avoir la mémoire qui flanche et des perspectives de plus en plus limitées. Je doute fort que tu tiennes le même discours dans quelques décennies." (Mais je me taisais parce que l'expérience n'est pas une maladie transmissible et que personne ne m'avait demandé mon avis.)

dimanche 17 mars 2019

La semaine en bref #62




Lundi:
Oh, le food truck Chang Noi, qui prépare un si bon pad thai, est installé à l'entrée de la station Trône! Voilà qui m'évitera de manger un vilain sandwich ou une triste salade dans le train.
 Le magazine féminin que j'ai acheté pour admirer une superbe série de photos de mode avec Marie-Agnès Gillot consacre sa rubrique Voyage du mois à Tallinn, en mentionnant notamment deux bars à cocktails qui ont l'air géniaux. Si ce n'est pas un signe...
 Quand j'arrive à Monpatelin, il fait nuit, et je me rends compte qu'il n'y a aucun lampadaire ni sur le parking de la gare, ni dans les ruelles qui mènent à ma résidence - alors que le quartier est en travaux depuis des mois. Je marche très vite en priant pour ne pas tomber dans une bouche d'égout restée ouverte ou autre trou de la chaussée que je n'aurais pas vu.

mardi 12 mars 2019

[BRUXELLES] Escape Rush: The White House




L'an dernier, nous testions le Submarine Bunker, qui se révéla être une des salle les plus spectaculaires de notre carrière d'évadés internationaux. Du coup, quand l'équipe d'Escape Rush a proposé de nous enfermer dans la Maison Blanche, cadre de leur nouveau scénario, nous avons accepté avec empressement.

dimanche 10 mars 2019

La semaine en bref #61




Lundi:
Yoga progress report: j'arrive de nouveau à m'allonger en avant, ventre, poitrine et épaules au sol en écart facial. Ca ne m'était pas arrivé depuis 12 ans et je suis joie. La régularité, ça paye!
 Je découvre la série des "Witchcraft mysteries" de Juliet Blackwell, et je craque totalement. 9 tomes disponibles et un 10ème à paraître cet été, ça me promet moult délicieuses soirées cocooning.
 Nous réservons nos billets de train pour aller voir M&M à Munich fin mai. Les apparts Air BnB du coin sont assez consternants niveau déco; tant pis, on fera dans l'utilitaire pour cette fois.

"La lanterne de Nyx T1" (Kan Takahama)


Nagasaki, 1878. Orpheline recueillie par sa tante, qui la considère juste comme une bouche supplémentaire à nourrir, Miyo ne possède aucune compétence monnayable - sauf peut-être ce pouvoir qui lui permet, en touchant un objet, de voir ses propriétaires passés et futurs. Elle parvient à se faire embaucher par Momotoshi, un marchand excentrique tout juste rentré de l'Exposition Universelle de Paris avec une myriade d'objets fort exotiques pour le Japon de l'époque...

Beaucoup d'originalité pour ce manga en 6 tomes (terminé en VO). D'abord le format, légèrement supérieur à celui des publications ordinaires, et qui m'a tout juste suffi à déchiffrer certains passages. Ensuite, l'époque, le thème et l'atmosphère, mélange d'Orient et d'Occident, de réalisme historique et de fantastique. Entre les chapitres, l'autrice expose le résultat de ses recherches sur les objets qu'elle met en scène: la première édition japonaise d'"Alice au pays des merveilles", l'apparition des tablettes de chocolat en Europe, la machine à coudre et le développement du prêt-à-porter, la technologie du phonographe... On apprend plein de choses tout en suivant avec plaisir le quotidien de Miyo, ado mal dégrossie qui, au fur et à mesure qu'elle s'instruit, gagne en assurance et s'épanouit dans son nouvel environnement. J'ai juste regretté qu'elle fasse très peu usage de son intéressant pouvoir dans ce premier tome. Raison de plus pour guetter la suite avec impatience!

Traduction de Yohan Leclerc

jeudi 7 mars 2019

Les conversations absurdes #55


CHOUCHOU: Bon sang, c'est le dixième anniversaire du film "Watchmen", tu te rends compte? On l'a vu ensemble! Je me sens vieux...
MOI, philosophe: Ben, on est ensemble depuis 12 ans, et 12 est plus grand que 10, donc...
CHOUCHOU: Je sais, mais je n'ai pas l'impression qu'il s'est écoulé autant de temps. Pour moi, on n'a pas bougé, on est juste devenus un peu plus ronds et un peu plus raides. 
MOI, impitoyable: Parle pour toi. Je fais du yoga tous les jours. Je suis un élastique quinquagénaire. 

mercredi 6 mars 2019

[GAND] Hôtel 1898 The Post, charme discret et confort absolu




L'an dernier, nous étions venus à Gand pour voir une expo au Design Museum, et nous en avions profité pour tester un bar à cocktails recommandé par Gasparde: The Cobbler. Celui-ci se situe au premier étage de l'ancienne poste de la ville, un bâtiment superbe datant de la fin du XIXème siècle dont le rez-de-chaussée est désormais occupé par un petit centre commercial bobo à souhait, et les étages par un hôtel appartenant au réseau Zannier. La simple vision des couloirs à la moquette épaisse et aux murs sombres, décorés de vieux livres, avait suffi à me séduire et me donner envie de revenir passer une nuit dans cet établissement. Bien que j'aie des goûts plutôt minimalistes en matière de déco, associés à une sainte horreur du bling-bling et du kitsch, j'avoue que je ne crache pas du tout sur le luxe bourgeois feutré. Et tout ce que je voyais des chambres du 1898 The Post sur leur site internet me disait que je m'y plairait beaucoup...

"Seconhand spirits" (Juliet Blackwell)


Lily Ivory est une sorcière de naissance, que ses pouvoirs ont obligée à fuir la petite ville du Texas où elle avait grandi. Pendant des années, elle a parcouru le monde sans s'attacher à personne - mais à présent, elle estime le temps venu de se fixer quelque part. Elle a choisi San Francisco pour son énergie positive, et ouvert une boutique de vêtements vintage dans l'ancien quartier hippie de Haight Ashbury. Malgré ses hésitations, elle a déjà commencé à tisser des liens: avec Bronwyn, la wiccane herboriste qui la seconde chez Aunt Cora's Closet, avec Conrad, un jeune "punk du caniveau" à qui elle confie de menues tâches en échange d'un solide petit déjeuner, ou avec Maya, une étudiante en arts plastiques dont la mère effectue des travaux de couture pour elle. Mais un jour, alors qu'elle s'est rendue chez une vieille dame au passé douloureux pour y récupérer toute une collection de robes anciennes, Lily entend la plainte de la Llorona, un esprit mexicain connu pour noyer des enfants... 

Absolument tout m'a plu dans "Secondhand Spirits". San Francisco est une ville géniale où j'espère bien retourner un jour, et que j'ai eu plaisir à retrouver dans les pages de ce livre. Le commerce de vêtements vintage qui occupe officiellement les journées de Lily est présenté sous un jour intéressant et attachant. Les personnages secondaires sont nombreux et divers, avec des caractères très distincts - bienveillants pour la plupart, mais pas nécessairement Bisounours. Le familier de Lily, un gobelin-gargouille qui se change en cochon nain pour pouvoir accompagner sa maîtresse sans attirer l'attention (!), apporte une touche d'humour toujours bienvenue. L'intrigue m'a parue assez originale, bien menée, prenante et pas du tout évidente à résoudre.

Mais ce que j'ai le plus adoré, c'est l'héroïne. Lily est une jeune femme très indépendante. Habituée à ne compter sur sur elle-même, elle est souvent mystifiée par les relations humaines, réticente à se laisser approcher sur le plan amical ou amoureux. Pourtant, elle fait preuve de beaucoup de bonne volonté et nous épargne les drames imbéciles aussi bien que les sarcasmes constants qui ont fini par me lasser chez d'autres "femmes fortes" de la littérature récente. Juliet Blackwell en fait un personnage très humain et très crédible, dont on aimerait bien devenir la BFF. Et elle nous laisse entrevoir juste assez de son passé tumultueux pour nous donner envie d'y revenir - je veux vraiment savoir ce qui s'est passé avec ce perroquet fou à Hong Kong.

"Secondhand spirits" est le premier tome d'une série qui en compte actuellement 9, la parution du 10ème étant prévue pour cet été. Je l'ai tellement aimé que j'ai aussitôt enchaîné sur le deuxième. Pour les amateurs du genre, il est décrit comme un "cosy mystery", mais autant vous prévenir: malgré une atmosphère générale très feel good, il contient certains éléments assez sombres en rapport avec la sorcellerie. A l'heure où j'écris ces lignes, la série "A witchcraft mystery" n'est pas traduite en français. Il va sans dire que je serais tout à fait volontaire pour m'en charger!

mardi 5 mars 2019

L'exception Colère




La semaine dernière, je vous parlais de ma technique d'"arbre des développements possibles" pour juguler mes angoisses irrationnelles. On pourrait croire qu'elle fonctionnerait aussi très bien sur la colère - l'autre grande émotion négative qui domine ma vie. Or, ce n'est absolument pas le cas. 

dimanche 3 mars 2019

La semaine en bref #60




Lundi:
Avant de remettre la première moitié de ma trad, je m'attelle à l'adaptation des noms de personnages farfelus. Pas évident de préserver à la fois le sens et la sonorité, mais je trouve que je ne m'en sors pas trop mal. 
 L'éditeur à qui je demande si je vais bien recevoir mon paiement pour la fin du mois, comme convenu, me répond qu'il m'a envoyé un chèque la semaine dernière. Un chèque? En papier? Qu'il faut porter à la banque? Alors qu'il m'a toujours réglé par virement jusqu'ici - comme la totalité de mes clients depuis une bonne vingtaine d'années? Je. Hein.
★ Je découvre avec stupeur que les gif n'ont pas de son. Chouchou essaie de m'expliquer la différence avec une vidéo, et c'est un échange extrêmement frustrant pour nous deux. 
 Oscar de l'Indécence: Micron qui se fait photographier déguisé en mec cool, agenouillé près d'un SDF avec un air concerné, alors qu'il vient juste de sabrer 57 millions d'euros dans les aides à l'hébergement d'urgence. 

samedi 2 mars 2019

Envies de mars




le tome 4 des aventures de Veronica Speedwell
(héroïne de romance policière historique à la langue bien pendue)

le nouveau Sophie Calle
(dont le sujet me touche particulièrement)

ce livre de recettes véganes
(la chaîne Youtube de Bosh! me met sérieusement l'eau à la bouche)

un repas au restaurant inclusif 65 degrés
(quelle merveilleuse idée - par contre, ça va être chaud pour caler ça un midi en semaine)

un abonnement à Find What Feels Good Yoga
(parce que je suis tout à fait obsédée par Adriene et que son message autant que ses cours me fait un bien fou)

cette bougie de soja au pamplemousse et au gingembre
(deux de mes odeurs préférées)

ce masque de sommeil
(hideux mais sûrement très efficace)

ces chaussons Giesswein
(la Rolls autrichienne de la pantoufle, d'après une amie qui en a une paire)

(en rupture sur le site, mais je crois avoir vu la même dans la vitrine d'un magasin au début de la rue Dansaert)

ces solaires pinup YSL
(comme je ne m'imagine pas plus mettre ce prix dans des lunettes de soleil, c'est juste pour le plaisir des yeux - si je puis dire)