lundi 30 juillet 2018

La semaine en bref #30





Lundi:
On a récupéré nos lunettes Polette. Chouchou est ravi d'y voir de nouveau: il n'osait plus porter de lentilles et ses vieilles lunettes n'étaient plus du tout adaptées. Et puis, il adore le look de sa monture Linden en bois (moi aussi, d'ailleurs).
 Test du dentifrice solide Lush. Le principe me convient très bien, mais je n'aime pas le goût de fraise un peu chimique. J'essaierai probablement d'autres marques.
 Histoire de se mettre en condition pour cet automne, on regarde l'épisode de "Parts Unknown" consacré à Singapour. Ca donne faim. Et lieu à une discussion animée sur les régimes autoritaires.

Mardi:
 En me levant, je trouve dans ma boîte mail un courrier d'une maison d'édition inconnue au bataillon qui me propose de traduire un roman du français vers l'anglais. Je réponds, brièvement mais poliment, qu'un traducteur de langue maternelle française ne travaille jamais dans ce sens. Deux minutes plus tard, je reçois un "Ne vous sentez surtout pas obligé (sic) de nous remercier de vous avoir contacté (sic). Crétine." De bon matin, j'avoue: ça réveille.
 J'ai deux traductions à rendre fin août; je n'ai reçu de contrat et d'à-valoir pour aucune des deux, l'éditrice de la première part en congé mat' la semaine prochaine et l'éditeur de la seconde est en vacances jusqu'au 20 août. C'est un peu la panique, là.
 Grâce à Sa Carottitude et à ses menaces en majuscules vis-à-vis de l'Iran, Celeste Ng m'a parlé sur Twitter. Oui, je prends toutes les petites satisfactions aujourd'hui. Du coup, je me réjouis aussi qu'Alejandro Palomas like mon Instagram de son dernier roman en VF, et que Clémentine Beauvais me remercie pour mes compliments sur "Brexit romance", qui paraîtra fin août.
 Autre petite satisfaction: trouver ce collier que j'adore soldé à moitié prix chez Les Néréides.
 Je fuis l'appartement vers 15h30 pour aller me mettre au frais quelque part. Hélas, il fait 60° à l'étage du Pain Quot' des galeries royales, et on meurt également de chaud à la terrasse du Baogo où j'ai proposé à Chouchou de me rejoindre pour dîner. Quand nous rentrons chez nous, il est 20h30, et le thermomètre de Trône affiche encore 30°. La nuit, au mépris de la possibilité qu'un malfrat muni d'une grande échelle vide l'appart' pendant notre sommeil (c'est arrivé à la mère de Chouchou, qui habite elle aussi au 2ème étage...), nous laissons la fenêtre de notre chambre grande ouverte. Plutôt cambriolée que changée en Bolino.

Mercredi:
 Puisqu'il fait trop chaud pour avoir faim, et si je jetais toute la nourriture histoire de m'installer dans le frigo?

Jeudi:
 D'après le site du transporteur, un colis m'aurait été remis "en main propre" hier à Monpatelin. Me trouvant actuellement à Bruxelles, j'avoue: je suis curieuse. Le livreur avait-il bu? Une de mes voisines se fait-elle passer pour moi? Suis-je douée d'ubiquité à l'insu de mon plein gré? Si oui, mon autre main a-t-elle disparu, ou est-elle juste sale? Tant de questions sans réponse.
 Continuer à mourir de chaud chez moi, ou braver la canicule pour me transporter dans un salon de thé climatisé? La flemme me pousse à choisir la première solution (et à allumer le four pour préparer un gâteau au matcha, au point où j'en suis). Une heure plus tard, un énorme orage s'abat sur la ville, et je suis bien contente d'être restée à l'abri.
 ...D'autant que j'en ai profité pour réorganiser mes placards de cuisine. Désormais, mes condiments - dont 5 sortes de vinaigre, 4 de sel et environ 120 sauces asiatiques - sont plus accessibles, et j'ai la place de stocker un appareil supplémentaire (râpe électrique? air fryer?).

Vendredi:
 Epuisée par la chaleur insensée (36° en journée, guère moins la nuit) et par cette histoire de contrats manquants, je me décide à prendre mon téléphone pour appeler l'éditeur en vacances. Il m'avoue qu'il a oublié de s'en occuper avant son départ et s'excuse platement, puis promet de me faire envoyer le bouzin par mail dès cet après-midi et verser 80% de l'à-valoir à signature au lieu des 50% habituels, histoire de compenser. En plus, il m'indique à combien d'exemplaires se sont vendus les romans précédents de l'auteure que je traduis pour lui, et la mâchoire m'en tombe. Je ne toucherai pas mes droits d'auteur excédentaires sur ce titre avant juin 2020, mais je suis sûre que d'ici là, j'aurai encore plein d'idées pour les dépenser.
 Un bonheur n'arrivant jamais seul, je reçois l'autre contrat que j'attendais, et qui m'a été envoyé par la Poste mardi. L'enveloppe est arrivée éventrée dans la boîte à lettres de Chouchou - encore un mystère postal qui ne sera jamais éclairci.
 Je m'inscris à un cours sur la neuroplasticité sur Udemy. C'est payant, mais pas plus cher qu'un bouquin sur le même sujet - qui m'intéresse énormément.
 Je me faisais une joie d'assister aux animations de cirque et au feu d'artifice prévus ce soir à Laeken. Mais en arrivant sur place, je constate que le site est poussiéreux et archi-exposé au soleil, qu'il n'y a pas de toilettes, que les seuls food trucks salés proposent frites ou pizza (avec des files d'attente immenses et pas de places libres pour s'asseoir) et qu'il n'y a pas le moindre jongleur de feu ou autre activité un peu photogénique en vue. Je ne me vois pas du tout attendre 2h dans ces conditions.
 Du coup, on retourne en ville. Tous les restos qu'on aime bien ferment à 22h30 alors que le temps d'arriver sur place, il sera à peu près 22h... On finit au Grizzly, que je voulais tester depuis l'ouverture. Il reste juste une petite table en terrasse, à la fraîche, à côté de deux Espagnoles, d'une Grecque et d'un Français qui cherche désespérément à localiser la lune avec son iPhone (mais le ciel est trop couvert sur Bruxelles, pas moyen d'observer l'éclipse). Je bois un Basil smash puis partage avec Chouchou des raviolis aux légumes, des beignets de poulet et une Pavlova. Tout est très bon, servi par des jeunes gens aimables et souriants. Adresse à retenir.

Samedi:
 Il a beaucoup plu cette nuit, et ce matin, nous avons perdu 12° par rapport à hier. Dehors, on revit. Mais notre appartement aux murs très épais va mettre un peu de temps à évacuer la chaleur emmagasinée.
 Quel bonheur d'imprimer mes contrats et les factures correspondantes, puis de filer à la Poste pour les envoyer! Le guichetier avise les adresses sur les enveloppes et me demande: "Vous êtes auteure?" "Non, traductrice littéraire". "Ah, et laissez-moi deviner: l'éditeur X paye au lance-pierre, non? Il est connu pour ça." Ce monsieur a été libraire pendant 25 ans...
 Dans la foulée, nous allons acheter un casque de vélo à Chouchou. Lorsqu'il veut l'étrenner un peu plus tard pour se rendre chez une retoucheuse, il se rend compte que son abonnement Villo ne s'est pas transféré quand il a changé sa carte STIB. Jusqu'à ce qu'il règle le problème, il a donc un casque, mais plus accès à aucun vélo.
 Petit tour rapide au marché Flagey: il est hors de question que la saison des cerises se termine sans que j'en aie mangé une seule fois!
 En sortant du Mima où nous venons de voir l'expo "Get up, stand up!", nous remontons la rue Dansaert pour aller manger une glace chez Gaston quand, peu après avoir dépassé le LIB sur notre gauche, nous apercevons... le LIB sur notre droite. Intrigués, nous traversons pour enquêter. Karoline nous fait coucou de l'intérieur. En fait, Harouna et elle viennent d'ouvrir une boutique pas très loin de leur bar à cocktails pour y vendre des spiritueux et des accessoires de mixologie, ainsi qu'une profusion de plantes. Ouverture officielle en septembre.
 A la table voisine de la nôtre sur la terrasse du Peck 47, une blondinette d'environ 25 ans explique à son compagnon que pendant que tous ses potes lancent leur carrière, achètent un appart', se marient et font des gosses, elle bosse ici en intérim quelques mois puis file à l'autre bout de la planète visiter 2-3 pays d'affilée avec son sac à dos. "J'aurai bien le temps de m'emmerder comme tout le monde plus tard", dit-elle tranquillement. Je me retiens de l'applaudir. Ah, si c'était à refaire!

Dimanche:
 J'ai tellement aimé le premier tome de "Birdcage Castle", acheté hier un peu au hasard, que je ne peux m'empêcher de redescendre à la librairie Flagey après le déjeuner pour me procurer la suite.
 En revanche, je suis la seule personne au monde qui n'a pas été touchée par "Nanette". La première moitié du spectacle m'a ennuyée; la seconde m'a laissée blasée parce que la colère d'Hannah Gadsby, la plupart des femmes que je connais l'ont en elles et l'expriment assez régulièrement, sur les réseaux sociaux ou dans la vraie vie, pour que ça ne soit pas du tout une découverte. En plus, l'artiste souffrait si visiblement sur scène que ça m'a dérangée: je me suis sentie voyeuse et j'ai détesté ça.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

"Crétine" ?! Très haut niveau de professionnalisme...

Le cours sur la neuroplasticité m'intéresse aussi, merci pour le lien :)

Méghane