dimanche 8 juillet 2018

La semaine en bref #27





Lundi:
★ Après un mois de glandouille pour cause de vacances et de chômage technique, je suis soulagée de reprendre le boulot (et de me rendre compte que, ça va, je n'ai pas perdu la main). Mais ces quelques semaines auront été riches en enseignements.
★ Je passe la soirée à écouter le podcast dans lequel Dax Shepard reçoit Kristen Bell. Au tout début, ils sont en train de se disputer pour de vrai, et l'irritation de Kristen est très palpable, mais elle reste toujours calme et aimante. Sa vision du couple et de la vie en général, qu'elle développe pendant presque deux heures à travers diverses anecdotes, est une merveille de sagesse pragmatique et bienveillante. Chaque fois que je me dis que je ne pourrais pas aimer cette fille davantage, elle trouve un moyen de me prouver le contraire.

Mardi:
★ Ma mère m'appelle pour me remercier: elle vient de recevoir la carte d'Ecosse que j'ai postée le 15 juin à Portree, et qui a donc apparemment rallié le continent à la nage.
★ Le texte dont je comptais entamer la traduction début juin vient juste de tomber. Evidemment, entre-temps, j'ai accepté deux autres bouquins, et comme celui-ci fait presque 1 million de signes, je ne peux proposer qu'une remise à mi-novembre. Ce qui fait trop tard pour le l'éditrice. En même temps, il s'agit d'une série dont je me suis lassée depuis longtemps; donc, s'il faut la refiler à quelqu'un d'autre, je ne vais pas pleurer, bien au contraire.
★ Un éditeur pour qui j'ai traduit des dizaines de bouquins m'a viré mon solde de droits d'auteur pour 2017. 7,32€, ouah. Il va falloir que j'embauche quelqu'un pour m'aider à gérer tout cet argent. (Bon, pour être honnête, l'éditeur en question verse des à-valoir très corrects; du coup il est normal que les droits d'auteur effectifs aient du mal à les rattraper.)
★ Très contente du verdict dans le procès contre les cyberharceleurs de Nadia Daâm. J'espère que ça servira d'avertissement aux trolls de tout poil: si vous dépassez les bornes, on peut vous retrouver. Et vous condamner.

Mercredi:
★ Les relevés de droits au titre de la copie numérique pour 2017 sont tombés: baisse de 10% environ par rapport à l'année précédente. Merci le piratage. Les revenus qui ne cessent de chuter tandis que les charges ne cessent d'augmenter, ça devient tellement systématique qu'il y aurait de quoi en rire si ce n'était pas aussi inquiétant pour toute une profession. Et pour l'avenir de la culture en France.
★ Encore une proposition de trad! Mais cette fois, pour un texte qui n'est pas du tout dans mon registre habituel - un roman de nature avec un style assez particulier et des dialogues avec "accent" de la campagne. Bien qu'il ait l'air chouette, je ne pense pas être la personne la mieux placée pour lui rendre justice. D'un autre côté, si j'arrivais à rendre quelque chose de bien, coucou la crédibilité instantanée en blanche "sérieuse". Mes contacts FB sont unanimes: "Fais-le".
★ Le vin blanc dont mon caviste m'a fait cadeau l'autre jour parce que je n'avais pas aimé celui qu'il m'avait recommandé la fois précédente est fort bon, ma foi.

Jeudi:
★ D'après les couvertures de magazines que j'aperçois au Relay de la gare de Toulon, Vanessa Paradis s'est mariée le week-end dernier. Avec une robe d'une mocheté rare. (Je suis par contre sans avis sur son mari tout neuf).
Mon premier train arrive en retard gare de Lyon; le RER D me passe sous le nez et il y a huit minutes d'attente pour le suivant; TOUS les escalators que je dois prendre sont en panne et la France entière a décidé de se planter sur mon chemin sans bouger avec ses énormes valises. Je déboule gare du Nord ruisselante de sueur et au bout de ma vie, quatre minutes avant le départ de mon Thalys... qui a un quart d'heure de retard. Plus jamais je n'accepte que le site internet de la SNCF me fourgue des correspondances parisiennes à faire en 40 minutes - mon vieux coeur n'y survivra pas.
 Flûte, j'ai réussi à me tromper de taille en commandant la parure de lit à imprimé paon sur La Redoute; mes oreillers orgasmiques carrés sont tout esquichés dans leurs taies rectangulaires. Tant pis, j'ai la flemme de les échanger.

Vendredi:
 La confirmation est tombée: la série-dont-je-me-suis-lassée depuis longtemps va être transmise à quelqu'un d'autre! Peut-être même quelqu'un que je connais bien, ce qui facilitera la communication quand il y aura questions (car il y en aura).
 Je danserais volontiers sur la table, mais aujourd'hui, je me concentre sur le fameux roman de nature que je ne suis pas certaine d'être qualifiée pour prendre, et dont j'ai décidé de traduire le premier chapitre à titre d'essai. Il me semble que je m'en sors honorablement, mais je retiens mon souffle en attendant le verdict de l'éditrice qui pourrait très bien ne pas être du même avis.
 Parce qu'un miracle n'arrive jamais seul: mon compte Hellocoton a enfin été supprimé, tout comme ceux de Kleo et de Sunalee.
 Nous sommes en train d'attendre nos burgers dans un Green Mango presque vide (forcément: il n'y a pas d'écran pour suivre le quart de finale des Diables Rouges...) quand mon téléphone sonne. Attila, à qui j'ai envoyé un texto pour son anniversaire ce matin, m'informe qu'il s'est trompé, que les résultats du bac de français tomberont seulement lundi, et aussi que ses copains et lui ont parié 5€ chacun sur une victoire de la Belgique, que sa mère lui a organisé une fête surprise dont les invités viennent juste de débarquer et qu'il est trop content.

Samedi:
 Au Pêle-Mêle d'Anneessens, je tombe sur Mélodie venue revendre des bouquins (comme moi) pour financer ses futures tresses africaines (pas comme moi).
 Ca nous aura pris plus d'une heure chez Polette, où il y avait beaucoup de monde et où l'organisation n'est pas au top, mais Chouchou aura bientôt de nouvelles lunettes de vue - avec cette monture - et moi de nouvelles solaires - avec celle-là. Coût de l'opération: 80€ pour lui, 60€ pour moi. Ca vaut bien quelques petits inconvénients.
 Pour aller barbecuter chez Sunalee, j'étrenne ma robe sirène et les sandales bleu canard d'il y a 2 ou 3 saisons récemment retrouvées au fond d'un placard. La robe est d'une légèreté fabuleuse; les sandales me serrent trop et déteignent sur mes pieds. On ne peut pas gagner à tous les coups.
 La conversation du dîner, fort plaisante par ailleurs, remue beaucoup de choses en moi. Je me sens très tiraillée en ce moment... mais maintenant que je ne suis plus sur Hellocoton et que j'ai moins de raisons de me censurer, il est possible voire probable que je fasse un article à ce sujet prochainement. Il y a beaucoup de sujets que je suis incapable d'aborder fût-ce avec mon entourage le plus proche mais sur lesquels je peux écrire sans trop de problème. Je suis vraiment une grande grosse inadaptée sociale.

Dimanche:
 Les copines ne m'avaient pas menti: ma piléa pousse comme du chiendent; à cette allure, elle ne va pas tarder à réquisitionner le canapé pour regarder des séries avec nous.
 Contrairement à ce que j'imaginais, ce fut beaucoup plus galère de trouver des logements correspondant à mes critères à Hong Kong qu'à Singapour. On va finir dans du pur fonctionnel: un Ibis pour la première partie des vacances, un hôtel basique pour la seconde. Mais les deux sont propres et bien placés, avec des chambres pourvues d'une fenêtre (ne rigolez pas, ce n'est absolument pas évident là-bas). Comme je ne m'attends pas à ce qu'on y passe beaucoup de temps, on fermera les yeux sur leur absence totale de charme.
 Par contre, je suis très triste que nos dates de séjour ne nous permettent pas d'aller voir une représentation du Hong Kong Ballet: leur Alice au pays des merveilles, notamment, a l'air tout à fait fabuleux. Il faudra que je guette leurs (rares) déplacements en Europe!

3 commentaires:

Clarisse a dit…

"Esquichés"...
Je ne connaissais pas...
J'aime bien ^^

ARMALITE a dit…

@Clarisse: Argot du sud-est! :-D

Anonyme a dit…

Hâte de lire ton article ;)
Bisous Nad:)